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Les historiens font remonter la Genèse du vin à il y a plus de huit mille ans, dans la région du Caucase là où le vin était élevé en kvrevris (ou qvrevris), des amphores de 3500 litres enterrées dans le sol. Traditionnellement, le vin rouge a toujours été ce que l'on considère aujourd'hui un vin rouge bio mais la mention "bio" apparait elle à la fin du XXe siècle, comme une réaction face à l'hyper-industrialisation du vin. En effet, c'est dans un contexte de globalisation du vin au sortir de la Seconde Guerre Mondiale que les grandes exploitations viticoles commencent à industrialiser le marché mondial à coup de bouteilles pleines d'intrants et produits chimiques de synthèse avec pour objectif d'obtenir des rendements élevés et une production standardisée, c'est la naissance de ce qu'on appelle le vin conventionnel. Le bio est donc une réponse logique au conventionnel, il est plus respectueux de l'environnement et répond à un cahier des charges stricte qui encadre la production du vin, des vendanges à la mise en bouteille en passant par la fermentation alcoolique.
Le vin biologique rouge c'est donc un vin rouge issu de l'agriculture biologique. Le bio au sens large (vin rouge mais aussi vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) a d'abord répondu au cahier des charges européen de 1991 qui encadrait les principes de l'agriculture bio à la vigne. Ce n'est qu'en 2012 qu'est publié un nouveau cahier des charges européen déclarant cette fois une réglementation de l'agriculture bio également en cave.
Comme mentionné plus haut, le vin rouge issu de l'agriculture bio existe théoriquement depuis toujours mais ce n'est que depuis 2012 qu'il est encadré et réglementé par un cahier des charges stricte à la vigne comme en cave. Au sens large, le bio doit être composé de raisins certifiés bio, de même que le sucre, le moût ou l'alcool utilisés lors de la chaptalisation et le mutage. Aussi, le vin bio proscrit certaines pratiques de vinification comme par exemple la désalcoolisation, l'électrodialyse ou bien la thermovinification. L'Union Européenne ordonne également un taux de sulfite inférieur de 50 mg/L par rapport aux vins conventionnels, soit 100 mg/L maximum pour les vins rouges bio.
Le processus de vinification d'un vin rouge biologique suit les mêmes grandes étapes que pour un vin rouge conventionnel, avec une approche davantage soucieuse et respectueuse du fruit et de son environnement.
Dans les vignes, les pesticides de synthèse, engrais chimiques et herbicides sont proscrits, ce qui permet au sol de rester fertile et riche en micro-organismes, et à la vigne de développer des raisins plus concentrés en tanins et arômes.
Les vendanges se font majoritairement à la main afin de préserver l'intégrité des grappes. Les baies sont triées avec soin, ce qui garantit que seules les grappes saines entrent dans la cuve.
Vient ensuite la macération, étape durant laquelle le jus reste en contact avec les peaux, le vin acquiert alors toute sa couleur, ses tanins, ses arômes (avec souvent des notes de fruits rouges, fruits noirs, épices ou sous-bois).
En bio, la fermentation va souvent se faire avec des levures indigènes, celles qui sont présentes naturellement sur le raisin et dans l'environnement du chai. On vient ainsi préserver toute l'identité du terroir et on obtient alors un profil aromatique moins standardisé.
Aussi, tout ce qui est intrant œnologique est encadré, l'ajout des sulfites est autorisé mais limité, ce qui va permettre de stabiliser le vin tout en laissant s'exprimer sa personnalité. En revanche, tout ce qui est correction artificielle (tanin industriel, acidifiant, levure aromatique) est souvent déconseillée voire interdite.
Quant à l'élevage, il peut s'effectuer en cuve, en fût ou en amphore, selon le style recherché par le vigneron. L'objectif en bio n'est pas de maquiller le vin, mais plutôt de l'accompagner.
Oui, il y a des sulfites dans le vin rouge biologique, en quantité limitée cependant. En agriculture biologique, on autorise l'ajout mesuré de sulfites afin de permettre une meilleure stabilisation du vin. La législation européenne fixe des seuils maximums de sulfites ajoutés, nettement en dessous de l'agriculture conventionnelle avec en bio un ajout maximum de sulfites de 100mg/L pour les vins rouges (versus 150mg/L en conventionnel). Libre ensuite au vigneron d'en ajouter encore moins, voire ne pas en ajouter du tout.
Autrement, il y aura également toujours des traces naturelles de sulfites, d'une part générés par la grappe naturellement afin de se protéger de son environnement, d'autre part libérés les levures lors de la fermentation alcoolique.
Choisir un vin rouge bio peut sembler complexe au début, alors on vous donne quelques repères simples afin de vous aider à faire un choix éclairé et adapté à vos goûts.
Un vin rouge certifié bio porte toujours un logo officiel comme la feuille verte européenne. C'est ce label qui garantit l’absence de pesticides synthétiques sur les raisins, toutefois il ne dit rien sur la vinification. Pour aller plus loin, il faut alors aller regarder des labels comme Demeter ou Biodyvin qui assurent une démarche encore plus exigeante.
Ensuite, comme pour tous les vins rouges, il existe des profils très différents allant des vins fruités et légers (Gamay, Pinot Noir, Grenache) aux vins structurés et tanniques (Cabernet Sauvignon, Mourvèdre) en passant par des vins ronds et gourmands (Merlot, Syrah, Malbec). Le cépage et la région peuvent donc orienter votre choix selon vos préférences.
Il faut par ailleurs noter que l'industrie du bio présente une certaine démarche philosophique de la part du vigneron, qui parfois compte autant que le label de la bouteille. Certains producteurs vont même plus loin que le vin bio avec le vin biodynamique ou le vin nature (avec un faible taux de sulfites et cahier des charges plus strict).
Enfin, il faut savoir que les vins rouges bio peuvent évoluer différement avec le temps car ils contiennent souvent moins de sulfites (ils sont moins stables. Il est donc conseillé aux non-initiés de commence par des millésimes jeunes, qui sont plus accessibles et expressifs.
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87 produits
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Magnum Tonton Rouge 2015
Vincent Wallard
Ce 100 % cabernet franc provient du négoce ligérien de Vincent Wallard. Issus de sols argilo-calcaires, les raisins sont vinifiés en mille-feuille (macération pelliculaire opérée en couches superposées de raisins égrappés et de grappes entières afin de contrôler l’astringence des tannins) avant un élevage de vingt mois. Excellent pour accompagner Viandes Rouges et champignons sauvages (cèpes par exemple…), il pourra être gardé vingt ans.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Maquis Rouge 2015
Domaine Vinci
Lledo quoi ? Voici un rouge profond produit à partir de lledoner pelut, cépage d’origine catalane peu connu au bataillon. On retrouve dans la cuvée Maquis la quintessence du sol argilo-calcaire, la générosité du Roussillon en plus. Les raisins sont vinifiés en grappes entières foulées aux pieds, puis passées en cuve de ciment. Un nez enjôleur aux notes de framboise, confirmé en bouche, avec un grain tannique assez marqué.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Magnum Pinot Noir 2020
Domaine Einhart
Un rouge velouté et bien mûr cent pour cent pinot noir, à l’arôme intense, parfumé et doucement fruité. La robe profonde, violacée, évoque la cerise noire. Le premier nez est sublimé par des arômes de fruits noirs (mûre, cassis, cerise noire) avec une pointe de fraîcheur fondue dans un léger boisé vanillé. Le second nez est plus ouvert, sur des arômes d’orange sanguine, d’amande amère et de kirsch. En bouche, les petits fruits sont toujours là, soutenus par des tannins présents mais bien fondus, et mènent vers une fin de bouche tout en velours reposant sur une jolie fraîcheur. Beaucoup de persistance et de longueur. Les pinots noirs dont il est issu, âgés d’une trentaine d’années, croissent sur les terroirs de muschelkalk (calcaire coquiller) de Dittelsberg-Albermohn et sont vendangés à la main, puis égrappés. La macération, sur levures indigènes, se déroule entre dix et douze jours. L’élevage d’un an sur lies fines, en demi-muid, précède une mise en bouteilles sans filtration. De la vigne au chai, ce vin a été réalisé sans aucun intrant. Le carafage est recommandé afin qu’il s’exprime pleinement dans toute sa finesse et sa grâce.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer, il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.
Gamay Rouge 2020,
Domaine de l'Octavin
Belle acidité, belle minéralité, beaucoup d’arôme et une souplesse qui s’affirme dans le verre. Dans quelque sens qu’on le prenne, ce gamay est très gamay : fruité, juteux, doté d’agréables notes de framboise, de mûre, de réglisse et de cerise. Mayga Gamay offre également une légère touche perlante qui réveille un mort. Les raisins viennent du domaine de Pierre Boyat, à Leynes, en Beaujolais et macèrent pendant vingt jours en grappes entières.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Grenabar Rouge 2021,
Domaine de l'Octavin
Grenabar 2021 est un vin joyeux, fruité et à la limite du rosé, tirant résolument sur la cerise au marasquin, l’orange sanguine et la pastèque, avec des tannins d’une bonne maturité une acidité modérée qui le rend très adaptable. Originellement, il était à base de grenache et de colombard. Il est, pour ce millésime, constitué de carignan et de vermentino (rolle) produits en biodynamie sur sols granitiques et quartzeux (SCEA L’Authentique de Claude Ughetto à Carpentras). Il est réalisé au moyen d’une trempette de vermentino en grappes entières dans le moût de carignan obtenu en presse directe. Cette macération se déroule pendant trois semaines. La mise en bouteilles a été faite en juin 2022. C’est un vin rouge qui s’étend aussi aux accords traditionnellement associés aux vins blancs. Très polyvalent et frais au palais.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Cathédrale Rouge 2020
Danis dans la Vigne
Une cuvée monumentale, entre verticalité et finesse
Avec Cathédral 2020, le domaine Danis dans la vigne signe un vin puissant, complexe et méditatif, à l’image de son nom évocateur. Cette cuvée d’exception associe Malbec et Cabernet Franc, deux cépages nobles du Sud-Ouest, sur un terroir argilo-calcaire travaillé en agriculture biologique. Un vin naturel, vivant, sans intrants œnologiques, qui fait le pari du temps long : 3 ans d’élevage en barriques, ouillées une seule fois par an, dans une approche oxydative volontaire, suivis d’un an de repos en cuve inox, puis d’un affinage d’un an en bouteille.
Un processus rare et exigeant, qui donne naissance à un vin au profil aromatique profond, à la texture soyeuse, et à la complexité remarquable, capable de traverser les années avec grâce.
Un vin noble, ample, patiné
Dès le premier regard, la robe sombre aux reflets grenat annonce la richesse du vin. Le nez s’ouvre sur des fruits noirs et rouges compotés, évoluant vers des notes d’amande grillée, de cacao, d’épices douces et de sous-bois. En bouche, la matière est dense, veloutée, mais jamais lourde. Le Cabernet Franc apporte une fraîcheur bienvenue, qui équilibre la puissance du Malbec. La finale, longue et harmonieuse, laisse apparaître une touche saline et légèrement fumée.
Cathédral 2020 est une cuvée de gastronomie par excellence, taillée pour des accords ambitieux : viandes rouges, gibiers à plume, plats à la truffe, ou même certains fromages affinés. À servir entre 16 et 18°C, sans besoin de carafage. Ce vin peut être bu dès maintenant ou conservé 10 ans et plus.
Fleurie Rouge 2022,
Domaine Bélicard
Au sein de l’AOP Fleurie, terroir emblématique du Beaujolais, le Domaine Bélicard élabore des vins d’une grande élégance, fidèles à l’expression du Gamay Noir. Certifiée en agriculture biologique (AB, Eurofeuille), cette cuvée est issue de vignes de 39 ans implantées sur des sols granitiques, apportant à la fois finesse et structure.
Un Fleurie puissant et structuré
Vinifié selon la tradition beaujolaise, avec une macération en grappes entières, ce vin bénéficie d’un élevage de 10 mois en barrique, qui affine ses tanins et enrichit sa palette aromatique. Ce travail minutieux confère au millésime 2022 une belle structure tannique, tout en respectant la pureté du fruit.
Un nez expressif et une bouche charnue
Au nez, ce Fleurie bio dévoile des arômes intenses de fruits rouges mûrs, accompagnés d’une subtile touche boisée. En bouche, l’attaque est ample, les tanins bien présents, apportant une belle matière et une finale persistante. Cet équilibre entre fruit et structure en fait un vin de caractère, taillé pour la garde.
Servi à 14-16°C, ce Fleurie AOP accompagne idéalement des Viandes Rouges grillées, des gibiers à plume ou encore un veau rôti. Sa structure lui permet également d’être apprécié à l’apéritif, en accompagnement de charcuteries fines. Avec un potentiel de garde de 5 ans, il gagnera en complexité et en finesse au fil du temps.
Hedyos Rouge 2023
Domaine de Bois-Moisset
Hedyos est un vin rouge du terroir de Gaillac (Occitanie), biologique et naturel, réalisé par le Domaine Bois-Moisset et classé Vin de France. Une syrah classique du Midi, remarquable par sa légèreté et sa buvabilité.
Vinification
Hedyos est un cent pour cent syrah, réalisé sans aucun intrant chimique et fermenté par levures indigènes. La vendange de syrah macère deux semaines en grappes entières.
Dégustation
Une légèreté épicée caractérise Hedyos, vin rouge du Domaine Bois Moisset. La syrah se révèle fluide, souple et minérale, avec une dominante d’épices douces et des notes d’olives noires. À associer assurément avec des plats méditerranéens, de la tapenade, une bagna cauda ou une anchoïade, des pizze et des pissaladières.
En savoir plus sur le domaine Bois-Moisset
Au cœur du plus ancien vignoble de France — celui de Gaillac, dans le Tarn —, Sylvie Ledran, Philippe Maffre et leur fils Hippolyte veillent sur leur domaine de Bois-Moisset, une propriété viticole associée à une activité de polyculture-élevage, le tout en agriculture biologique. Gaillac est fameux pour ses nombreux et très anciens cépages autochtones, et son héritage viticole est d’une richesse unique.
Vaches et vignes
Le domaine Bois-Moisset héberge également un troupeau de vaches de races locales anciennes et des chambres d’hôtes sont proposées à la belle saison. C’est dans ce petit paradis rural que naissent des vins naturels typiques de leur origine et de leur terroir, sur quinze hectares de boulbènes, des sols graveleux et sablo-limoneux charriés par le Tarn pendant des milliers d’années.
Cépages autochtones
L’encépagement est dominé par la syrah et le duras, mais les vins du domaine Bois-Moisset reflètent la richesse ampélographique du Gaillacois (braucol, prunelart, loin-de-l’œil, mauzac, braucol, ondenc…). Les vins rouges sont d’un fruité croquant, concentrés mais aux tannins déliés et délicats, les blancs ont du caractère et les pet’ nat’ sont particulièrement savoureux.
Chateau roulant Rouge 20/21
Benoit Camus
Château roulant est un vin rouge du Beaujolais, biologique et nature (certification Ecocert), à base de gamay. Classé Vin de France, il est réalisé par Benoît Camus dans son domaine des Pierre dorées, au sud de l’appellation. Son nom évoque la vie itinérante que menait naguère le vigneron, ex-saisonnier agricole.
Vinification
Les vignes de gamay du Beaujolais croissent sur sols argilo-calcaires. Les parcelles, très escarpées, interdisent toute mécanisation du travail. La vendange, manuelle, passe en macération semicarbonique de trois semaines. L’élevage, en cuve de béton, est de quinze mois.
Dégustation
Les beaujolais des Pierre dorées sont structurés, de longue garde et d’un magnifique fruité. Ici, après avoir admiré une robe grenat éclatante, on trouve la fraise, la framboise, la cerise rouge et la canneberge, avec une belle acidité en milieu de bouche faisant place à une finale riche et voluptueuse. Fraîcheur et acidité, cuir, terre et quelques notes animales. Merveilleuse richesse en bouche que l’on aura plaisir à accompagner de charcuteries et de salaisons, de volailles de telles que pigeon ou canard. Ou encore de Viandes Rouges .
En savoir plus sur Benoît Camus
On pourrait le croire itinérant, avec ses cuvées nommées « Château roulant » ou « Vagabond », mais pour Benoît Camus, c’est un souvenir de sa vie d’avant, quand il était saisonnier agricole en vallée du Rhône et jusqu’en Roussillon. Depuis 2003, il s’est fixé en Beaujolais du Sud, sur le terroir des Pierres dorées, pour y faire des vins biologiques (Ecocert) et nature.
Nature avant, nature toujours
Avant l’achat de son domaine de sept hectares des mains d’un vieux vigneron, les vignes n’avaient pas encore vu de pesticides ni d’additifs chimiques. Beaucoup, en Beaujolais, travaillaient ainsi. Il réalise sa première cuvée en 2006, « nature sans le savoir », dit-il. Une brève tentative de pulvérisation chimique pour traiter le ver de la grappe le dissuade définitivement d’ajouter quoi que ce soit à la vigne ou au chai. Il acquiert la certification biologique Ecocert et continue à faire du nature.
Le terroir des Pierre dorées
Le sud du Beaujolais, argilo-calcaire, produit des vins plus structurés et plus puissants que ceux des terrains granitiques du Nord. C’est le profil que présentent les rouges de Benoît Camus, des vins naturels droits, denses et de longue garde, avec une belle acidité et des tannins bien fondus, sans oublier un fruité abondant, riche et séduisant.
Vin paillé Rouge 2012 (37,5 cl)
Marie et Vincent Tricot
Le vin de paille de Marie et Vincent Tricot est une curiosité, à n’en pas douter : c’est un vin doux 100 % gamay d’Auvergne, entièrement bio et naturel, réalisé comme un vin de paille du Jura. La vendange est séchée sur paille, dans un grenier, avant pressurage. On n’a pas l’habitude du gamay ainsi vinifié, et même du rouge ainsi vinifié.
C’est une expérience, mais le résultat justifie largement l’audace. La dessiccation sur paille concentre le sucre dans la baie de raisin et accentue les saveurs. Il ne reste plus qu’une goutte dans chaque grain, mais quelle goutte ! Doux, caressant, sirupeux, complexe, ce vin paillé est un régal. Sa robe se présente non pas rouge franc mais ambrée, et le nez est une véritable corbeille de fruits légèrement confiturés : prune, pruneau, raisins secs, fraise. Il est possible qu’une refermentation se fasse en bouteille, ce qui peut donner une attaque perlante à ce vin, mais elle disparaît vite. En bouche, une délicieuse douceur, beaucoup de fraise et d’amabilité. Très facile à boire.
Pour en savoir plus
Au sein de la génération de vignerons auvergnats qui, à l’aube du XXIe siècle, font renaître de ses cendres le vignoble de cette belle province volcanique du massif Central en mode bio et naturel, Marie et Vincent Tricot font figure de pionniers, et leur nom est fort connu de ceux qui aiment le vin nature de longue date. Après un parcours viticole bigarré qui les a menés du Beaujolais au Chili et du Chili aux Costières-de-Nîmes, ils atterrissent en Auvergne, au pied du puy de Dôme, sur la commune d’Orcet où ils reprennent la vigne de Claude Prugnard, une terre qui n’a pas vu le moindre intrant chimique depuis une trentaine d’années. Le domaine est situé en coteau, sur la rive gauche de l’Allier, dans une zone argilo-calcaire volcanique voisine des vignobles de Châteaugay, de Chanturgue et de Corent. Ils en font l’acquisition en 2003 et, depuis, confectionnent des vins de gamay d’Auvergne, de chardonnay et de pinot noir, avec un peu de sauvignon blanc et de muscat. Ces vins, rares et recherchés, sont principalement écoulés en vente directe. Ils présentent un profil droit et flamboyant, et s’expriment avec autant de caractère que de simplicité.
Munjebel MC Rouge 2020
Cornelissen
Munjebel MC, vin rouge de Sicile biologique (Eurofeuille), biodynamique et nature, est réalisé par Frank Cornelissen. Il est classé DOP (AOP) Etna Rosso/IGP Terre Siciliane Nerello Mascalese. Il provient de la contrada Monte Colla, une parcelle en terrasses très escarpée, magnifiquement exposée au soleil et au vent, juste en face du mont Etna. Les vignes de nerello mascalese, plantées en 1946, croissent sur un sol argilo-sableux.
Vinification
La vendange est égrappée et légèrement foulée, puis macérée soixante jours sur les peaux. Le vin est élevé 18 mois en cuve et 18 mois en bouteille. Pas de collage, légère filtration.
Dégustation
Riche et puissant, tout en élégance, Munjebel MC est un peu l’hermitage de l’Etna. Robe intense d’un rouge profond et saturé, notes de rose rouge et de fruits rouges sauvages. Matière, richesse et épaisseur, bouche aromatique soutenue par une fraîche acidité. Vous l’accorderez avec des Viandes Rouges et des plats méditerranéens. Essayez un jambon noir de Bigorre ou une viande de wagyu grillée ou rôtie de la maison Aitana.
En savoir plus sur Frank Cornelissen
Figure incontournable et universellement respectée du vin naturel, biologique et biodynamique, le Belge Frank Cornelissen, vigneron conquis par la Sicile, est un classique. Cet homme en questionnement constant vit en résonance humaine et cosmique avec son terroir : il a su démontrer que la minéralité puissante d’un grand sol volcanique pouvait être mise en valeur par la naturalité de ses vins.
Un terroir idéal pour la vinification parcellaire
À Passopisciaro, en Sicile, dans le nord de la vallée de l’Etna, les 19 parcelles couvrent 24 hectares de sols basaltiques répartis sur de nombreux lieux-dits (contrade) entre 600 et 900 mètres d’altitude à flanc de volcan. C’est, dit Frank Cornelissen, la « côte de Nuits de la Sicile ». Les contrade de Frank Cornelissen sont toutes cultivées en biodynamie et vinifiées séparément : il décide des assemblages en fonction de la qualité de chacune.
La noblesse du nerello mascalese
Le nerello mascalese est la variété dominante et constitue à lui seul les plus grandes cuvées. Ce cépage rouge traditionnel de la vallée nord de l’Etna donne des vins hyperminéraux en raison de son cycle végétatif long. Autres cépages de l’azienda : nerello capuccio, minella bianco, minella nera, alicante bouschet, malvasia, catarratto, moscadella, grecanico dorato, carricante…
Ganache Rouge 2021,
Domaine de l'Octavin
Un vin complexe, novateur et délicieux, obtenu au bout de huit semaines de macération en grappes entières. La mise en bouteilles a été faite en juin 2022. Ganache n’est pas loin de grenache, ça y est, vous avez compris, et le gamay se met de la partie. Le fameux cépage méridional, cultivé en biodynamie et vendangé à Carpentras (SCEA L’Authentique de Claude Ughetto), vinifié dans le Jura, ne se sent pas du tout dépaysé : rien ne l’empêche de déployer ses notes effrontément fruitées – cerise, fraise fraîche et confite, framboise, mûre, prune, fruits secs – relevées de prune, de poivre noir, d’épices et de chocolat. Tout ça ? Oui. Ne vous étonnez pas d’une légère réduction à l’ouverture : aérez le vin, carafez, ou faites un peu attendre dans le verre, elle s’envolera.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Pinot Noir Rouge 2021
Domaine Einhart
La robe profonde, violacée, de ce Pinot noir du domaine Einhart évoque la cerise noire : nous sommes en présence d’un rouge velouté et bien mûr, cent pour cent pinot noir issu de la propriété, à l’arôme intense, parfumé et doucement fruité. Le premier nez est sublimé par des arômes de fruits noirs (mûre, cassis, cerise noire) avec une pointe de fraîcheur fondue dans un léger boisé vanillé. Le second nez est plus ouvert, sur des arômes d’orange sanguine, d’amande amère et de kirsch. En bouche, les petits fruits sont toujours là, soutenus par des tannins présents mais bien fondus, et mènent vers une fin de bouche tout en velours reposant sur une jolie fraîcheur. Beaucoup de persistance et de longueur. Les pinots noirs dont il est issu, âgés d’une trentaine d’années, croissent sur les terroirs de muschelkalk (calcaire coquiller) de Dittelsberg-Albermohn et sont vendangés à la main, puis égrappés. La macération, sur levures indigènes, se déroule entre dix et douze jours. L’élevage d’un an sur lies fines, en demi-muid, précède une mise en bouteilles sans filtration. De la vigne au chai, ce vin a été réalisé sans aucun intrant chimique ni ajout de sulfite. Le carafage est recommandé afin qu’il s’exprime pleinement dans toute sa finesse et sa grâce. Le format magnum n’a que du bien à lui faire, accentuant son velouté et sa profondeur.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer [faire lien], il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.
Côtes du Rhône Rouge 2024
Ce Côtes-du-Rhône du domaine des Grandes Serres est ce que son nom implique : un vin rouge de la basse vallée du Rhône, biologique et nature, en AOC-AOP Côtes-du-Rhône-Villages. Il fait partie de la série nature « Comics » du domaine (voir l’étiquette).
Vinification
Le Côtes-du-Rhône du Domaine des Grandes Serres est issu de syrah à 80 %, avec 5 % de chaque cépage suivant : grenache, mourvèdre, cinsault, le tout cultivé sur sols calcaires et gréseux. Les vendanges sont manuelles, les raisins sont égrappés et macérés sur les peaux pendant trois semaines. Après pressurage, le vin repose huit mois en cuve d’inox.
Dégustation
Un bon côtes-du-rhône dense, gourmand et fruité, sans la petite morsure des sulfites, ça vous tente ? Ce côtes-du-rhône fait partie de la série bio et nature « Comics » du domaine et viendra toujours à point quand vous aurez envie d’un vin rouge chaleureux, fruité et adapté à toutes les circonstances.
En savoir plus sur le Domaine des Grandes Serres
Le Domaine des Grandes Serres, créé en 1977 sous le signe du respect de l’environnement et du terroir, représente l’excellence et la vitalité, en mode bio et naturel, de la prestigieuse appellation Châteauneuf-du-Pape, où il couvre 12 hectares. Pour réaliser ses vins de propriété et de négoce, il récolte, achète des raisins, vinifie et élève sur un périmètre étendu, centré autour de Châteauneuf et des Côtes-du-Rhône méridionales et s’étendant à des zones telles que Lirac ou les Costières de Nîmes.
Un engagement bio sans ostentation
Une grande partie des cuvées du Domaine des Grandes Serres sont biologiques et sans sulfites ajoutés, sans que la maison s’en vante publiquement. Modestement, Samuel Montgermont, directeur général du domaine, explique que les conditions géologiques et climatiques, en particulier le mistral, favorisent la santé du vignoble et permettent de se passer d’intrants. Si les étiquettes ne se prennent pas au sérieux, les vins sont tout ce qu’il y a de solide, en plus d’être frais et savoureux.
Covenant Rouge 2020
Danis dans la Vigne
Un Malbec d’exception, mûri dans le silence du chai
Covenant 2020, c’est le temps long et la patience comme philosophie. Une cuvée très singulière signée Danis dans la vigne, façonnée avec une rare minutie. Ce 100 % Malbec, cultivé en agriculture biologique sur les sols argilo-calcaires du Cahors profond, est vinifié naturellement, sans intervention œnologique superflue, avec une macération courte, puis élevé pendant trois ans en barriques, ouillées une seule fois par an. Une méthode exigeante, audacieuse, qui permet au vin de se concentrer, de s’oxyder lentement, de s’arrondir dans une dynamique quasi oxydative, avant un passage en cuve inox pendant un an, puis un repos d’un an en bouteille.
Un vin mûr, complexe, abouti, qui tranche avec l’image parfois brute du Malbec. Covenant porte bien son nom : un véritable pacte entre le temps, la matière et le geste vigneron.
Profond, enveloppant, méditatif
Dès le service, le vin s’ouvre sur une robe sombre, aux reflets grenat profonds. Le nez est envoutant : cacao amer, épices douces, fruit noir compoté, truffe, presque un soupçon de cuir. En bouche, c’est une expérience à part. La texture est veloutée, ample, mais parfaitement équilibrée. La longueur est remarquable, persistante, saline en finale. On sent un vin en pleine maturité, prêt à être dégusté, mais aussi armé pour la garde.
Covenant 2020 est taillé pour les viandes rouges nobles, le gibier, un plat à la truffe, ou même un dessert au chocolat noir pour les plus audacieux. À servir à 16-18°C, sans carafage, dans un grand verre qui lui laisse le temps de respirer.
Fleurie Rouge 2021,
Domaine Bélicard
Au sein de l’appellation Fleurie AOP, réputée pour ses vins fins et élégants, le Domaine Bélicard, certifié en agriculture biologique (AB, Eurofeuille), signe une cuvée qui exprime toute la délicatesse du Gamay Noir. Issu de vignes de 38 ans enracinées sur des sols granitiques, ce millésime 2021 se distingue par sa fraîcheur et son caractère acidulé.
Un Fleurie tout en finesse et en fraîcheur
Vinifié selon la méthode traditionnelle Beaujolaise, avec une macération en grappes entières, ce vin profite d’une extraction douce, préservant toute la pureté du fruit. L’élevage de 10 mois en barrique apporte complexité et élégance, tout en respectant l’expression naturelle du terroir.
Un nez éclatant et une bouche aérienne
Dès l’ouverture, ce Fleurie bio dévoile un nez frais et friand, marqué par des notes acidulées de fruits rouges croquants, évoquant la framboise et la groseille. En bouche, l’attaque est vive et soyeuse, offrant une belle tension minérale et une finale élégante et persistante.
Servi à 14-16°C, ce Fleurie AOP est idéal pour un apéritif raffiné, des grillades estivales ou une salade gourmande. Sa fraîcheur en fait un compagnon parfait pour des moments conviviaux, et son potentiel de garde de 5 ans lui permettra d’évoluer vers des arômes encore plus subtils.