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On fait souvent remonter la Genèse du vin au septième millénaire avant notre ère, dans le Caucase là où le vin était élevé en kvrevris (ou qvrevris), de grandes jarres de 3500 litres enterrées dans le sol. Traditionnellement, le vin a toujours été comme ce que l'on considère aujourd'hui bio mais la mention "vin bio" apparait elle à la fin du XXe siècle, en réaction à l'hyper-industrialisation du vin. En effet, c'est dans un contexte de globalisation du vin au sortir de la Seconde Guerre Mondiale que les productions viticoles commencent à inonder le marché mondial à coup de vins remplis d'intrants et produits chimiques de synthèse afin d'obtenir des rendements plus élevés et une production plus standardisée, c'est ce qu'on appelle le vin conventionnel. Le vin bio est donc une réponse logique au vin conventionnel, il se veut plus respectueux de l'environnement et répond à un cahier des charges stricte qui encadre la production du vin.
Le vin biologique est donc un vin (vin rouge, vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) issu de l'agriculture biologique. Le vin bio a d'abord répondu au cahier des charges européen de 1991 encadrant les principes de l'agriculture biologique seulement à la vigne. Ce n'est qu'en 2012 qu'est publié un nouveau cahier des charges européen stipulant cette fois une réglementation de l'agriculture biologique également en cave.
Comme susmentionné, le vin issu de l'agriculture bio existe théoriquement depuis toujours mais ce n'est donc que depuis 2012 qu'il est encadré et réglementé par un cahier des charges stricte à la vigne comme au chai. Pour faire un résumé succinct de ses obligations, le vin bio doit être composé de raisins certifiés biologiques, tout comme le sucre, le moût ou l'alcool qui sont utilisés lors de la chaptalisation et le mutage. Aussi, son cahier des charges interdit certaines pratiques de vinification comme la désalcoolisation, l'électrodialyse ou la thermovinification. L'Union Européenne ordonne également un taux de sulfite inférieur de 50 milligrammes par litre par rapport aux vins conventionnels, soit 100 milligrammes par litre maximum pour les vins rouges bio et 150 milligrammes par litre maximum pour les vins blancs bio.
Le secteur du bio est en plein essor, il représente près de 10% des surfaces viticoles mondiales en 2021 avec une croissance de +3.2% par rapport à 2020 et +78% en 10 ans. La France est leader dans le domaine en accueillant près d'un tiers des vignes biologiques mondiales, suivie de ses voisins italiens et espagnols. Mais l'agriculture biologique n'est pas seulement un bienfait pour l'environnement, c'est également un vecteur de bien-être social. Selon une étude menée par Riccardo Vecchio, l'industrie des vins issus de l'agriculture biologique crée 50% d'emplois en plus que l'industrie du vin conventionnel, offrant des emplois d'ailleurs plus stables avec un tiers des exploitations certifiées embauchant un ou plusieurs salariés permanents, contre un sur cinq pour les exploitations non certifiées.
Quels sont les différents labels bio reconnus en France?
C'est l'INAO qui délègue les activités de contrôle et de certification Agriculture Biologique à des organismes certificateurs indépendants et agréés, dont Agrocert, Bureau Veritas Certification France, Certipaq bio, Certis, Certisud, Ecocert, Qualisud, Bureau Alpes Contrôles. Tous les ans, les vignobles certifiés sont auditées par un de ces organismes, en cas d'irrégularité c'est un catalogue unique de mesures qui est appliqué. Un projet de label pour identifier les exploitations en phase de conversion (sur une ou plusieurs années) est également à l'étude.
Cependant, pour certains vignerons le label AB est trop souple et laisse place à une agriculture qui se veut biologique mais qui présente des dérives à certains égards industrielles, avec notamment un soutien de la grande distribution qui tente de s'accaparer ces nouvelles opportunités de marché. Dès lors, deux nouveaux labels voient le jour: Nature & Progrès et Bio Cohérence présentent un cahier des charges plus strict avec notamment l'interdiction de vente par les canaux de grande distribution, une mesure dont la mise en place vise à favoriser le circuit court.
A noter qu'il existe de nombreux autres labels catégorisant les vins bio qui présentent un cahier des charges plus strict. Demeter et Biodyvin encadrent les vins biodynamiques ou issus d'une vinification en biodynamie, une viticulture ésotérique qui considère la vigne comme un écosystème vivant avec une législation plus rigoureuse sur les opérations réalisées en cave. Plus strict que la biodynamie (ou vin biodynamique), le label Vin Méthode Nature propose une charte du vin nature avec un accent mis sur le faible ajout de sulfites dans le vin et l'usage de levures indigènes. Terra Vitis et Haute Valeur Environnementale sont deux labels qui agissent en faveur du développement durable, passant par la préservation de la biodiversité, des stratégies phytosanitaires et une gestion de la fertilisation et de l'irrigation des sols.
Enfin, il convient également de rappeler que de nombreux viticulteurs refusent d'être catégorisés dans un label quel qu'il soit car cela reviendrait à renier le principe du contre-modèle agricole: s'émanciper des normes standardisées, ne pas rentrer dans des cases. On peut y voir un moyen pour le vigneron de s'affirmer comme unique et identitaire.
En quoi consommer du vin bio est meilleur pour l'environnement ?
L'une des grandes forces des vignerons bio c'est leur capacité à redonner vie aux sols ainsi qu'à la faune et flore environnante. En France, la viticulture concentre 20% de l'usage des pesticides agricoles, contre seulement 3% des surfaces agricoles. La viticulture biologique s'impose donc comme un espoir écologique: peu voire pas d'utilisation des produits phytosanitaires, un recours aux engrais organiques et au compost, une réduction jusqu'à un tiers des émissions de CO2 par rapport au vin conventionnel. Avec un meilleur respect de la vigne, on assiste d'un côté à une renaissance des sols qui vient ralentir l'érosion et favoriser la faune et flore souterraine, et d'un autre côté à une renaissance des pollinisateurs (abeilles, papillons...) grâce à une présence de vie de plus en plus accrue entre les vignes (haies, plantes sauvages, arbustes...).
La viticulture biologique permet également une meilleure gestion de l'eau avec notamment moins de stress hydrique (plus de matière organique dans les sols permet de mieux retenir l'eau) et surtout une plus faible irrigation artificielle (on privilégie plutôt la résilience de la vigne). Chaque cuvée, chaque millésime, chaque bouteille, en bref chaque vin issu de l'agriculture biologique est donc directement influencé par les aléas climatiques, ce qui permet de produire un vin (vin rouge, vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) à la personnalité propre et bien marquée.
En quoi consommer du vin bio est-ce meilleur pour la santé ?
Nul ne peut nier que l'alcool et donc le vin est dangereux pour la santé et est à consommer avec modération, néanmoins là où le vin conventionnel peut contenir des résidus de pesticides, intrants et produits chimiques, le vin biologique lui réduit la présence de ces substances nocives. Il regorge également de bactéries et levures vivantes qui peuvent avoir des bienfaits sur le microbiote, parmi lesquels on retrouve une amélioration du fonctionnement des vaisseaux sanguins, une amélioration de la protection des cellules du cerveau contre les dommages cognitive, une réduction du risque de certains types de cancer (et notamment le cancer du sein), une meilleure digestion grâce à la production d'enzymes digestives stimulées par le vin.
Une autre qualité indéniable du vin biologique pour la santé, c'est la réduction des sulfites, ces conservateurs utilisés massivement dans le vin conventionnel pour stabiliser le vin. A quantité équivalente ingérée, un vin biologique causera moins de maux de tête le lendemain qu'un vin conventionnel !
Quels sont les avantages à faire du bio pour les vignerons ?
Quand on parle de vin bio, on pense souvent à la santé de notre planète ou de notre corps mais on pense bien moins souvent à celle de nos vignerons. Il n'est malheureusement pas rare d'observer des cas de cancers ou problèmes respiratoires chez les viticulteurs, à cause des produits chimiques de synthèse utilisés comme les pesticides, herbicides, fongicides ou engrais. A l'inverse, le vin bio a pour ambition la réduction drastique de ces substances, une viticulture biologique est donc bénéfique pour ceux qui travaillent la vigne au quotidien.
Bien que l'agriculture biologique demande davantage d'efforts physiques et organisationnels, elle expose largement moins les viticulteurs aux produits toxiques. L'utilisation de méthodes alternatives est par ailleurs bénéfique d'un point de vue psychologique dans la mesure où certains producteurs déclarent que la qualité du vin bio produit offre et apporte un sens profond à leur métier, et selon un cercle vertueux, cela permet de préserver une relation respectueuse, attentive et intuitive à leur travail du vin.
Mais l'agriculture biologique est également synonyme de circuit court et donc de soutien des économies locales avec un jeu gagnant pour tous : le consommateur dispose d'une traçabilité totale des bouteilles consommées et le producteur dispose d'un revenu qui reflète davantage la réalité de son travail. On obtient donc un système vertueux où le viticulteur dispose de davantage de moyens financiers, il peut donc se permettre d'expérimenter de nouvelles choses (nouveaux cépages par exemple) et ainsi augmenter la satisfaction de ses consommateurs.
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Mensonge à Papa Rouge 2021
Belly Wine Experiment
Frais, souple, fruité, léger et gouleyant, Mensonge à papa est un délicieux vin d’apéritif, de partage, de soif, de table et de bonne compagnie. Il porte haut la bannière du gamay des deux régions : Auvergne (de Châteaugay, près de Riom, sur terrain calcaro-volcanique) et Beaujolais (de Rivolet, sur granites bleus). Il résulte en effet de l’assemblage à parts égales de ces deux origines du même cépage, avec certes un air de famille partagé mais aussi une différence marquée : le gamay d’Auvergne possède davantage d’acidité. Mensonge à papa constitue donc, en quelque sorte, une ode au gamay. Les raisins sont d’abord lentement pressurés, puis leur moût est ajouté à des grappes entières (de gamay, surprise !) pour une macération carbonique de quinze jours. L’élevage se déroule pendant une année en cuve de fibre de verre. Aucun intrant chimique n’est ajouté au cours de la culture et de la vinification, et notamment aucun sulfite. Classé en Vin de France et titrant 13,5 %, il fera merveille à l’apéritif ou à table, ou juste pour passer un bon moment.
Pour en savoir plus
Fondé et dirigé par Claire Sage et Aimé Duveau, situé à Chanteuges (Haute-Loire), Belly Wine Experiment est une expérience autant qu’un négoce de vinification. Le binôme de créateurs a de qui tenir : Claire est la sœur de Daniel Sage, adepte de l’élevage sous-marin des vins mais surtout importateur de vins catalans. De là la présence de cépages catalans dans les assemblages de Belly Wine Experiment, à côté de cépages bourguignons, auvergnats ou jurassiens, volontiers dans la même bouteille. Aimé est le fils de Manu Duveau, vigneron-poète d’Auvergne, ex-tailleur de pierre et grand vinificateur de gamays locaux à son domaine de l’Égrappille. La spécificité de Belly Wine Experiment est l’exotisme (au sens propre) des assemblages, le xarel·lo de Catalogne pouvant côtoyer par exemple le gamay du Puy-de-Dôme avec le plus grand naturel. Les vins sont réalisés en macération semicarbonique, sans ajouts d’intrants chimiques ni manipulation excessive au chai. La maison est également connue pour ses poirés, vineux et de très haute qualité.
Magnum Munjebel MC Rouge 2013,
Frank Cornelissen
L’intensité de la robe est superbe, un rouge profond et saturé. Notes de rose rouge et de fruits rouges sauvage, très affirmés et puissants. Une grande richesse de texture, matière et épaisseur, et une bouche riche et aromatique soutenue par une fraîche acidité. Voici un millésime déjà vénérable de ce pur nerello mascalese qui provient de la contrada Monte Colla (signification des initiales MC), une parcelle très escarpée, disposée en terrasses et magnifiquement exposée au soleil et au vent, juste en face du mont Etna. Le sol y est argilo-sableux. Les vignes, plantées en 1946, donnent un vin riche et puissant, tout en élégance. C’est un peu l’hermitage de l’Etna. La vendange est éraflée et légèrement foulée, puis macérée soixante jours. Pas de collage, légère filtration avant la mise en bouteilles.
Pour en savoir plus
Incontournable du vin naturel, figure universellement respectée dans cette catégorie de vins, Frank Cornelissen est un classique. Cet homme en questionnement constant vit en résonance humaine et cosmique avec son terroir contrasté : il a su démontrer que la minéralité puissante d’un grand sol volcanique pouvait être mise en valeur par la naturalité de ses vins. La brillance, la droiture et le fruité exquis de ses cuvées lui valent l’admiration même des récalcitrants au « nature ». Ce sont de bons vins d’initiation.
Son azienda sicilienne se trouve à Passopisciaro, dans le nord de la vallée de l’Etna. C’est, dit-il, la « côte de Nuits » de l’Etna pour la grande diversité de ses vins répartis sur de nombreuses localités (contrade) à différentes altitudes. Le climat est continental et rude, voire neigeux, en hiver, mais très chaud et ensoleillé de juin à septembre. L’altitude donne aux vins tension et élégance. Les vignes cohabitent avec une polyculture méditerranéenne : oliviers, amandiers, potagers… (Frank produit aussi de l’huile d’olive). L’âge des vignes va de quarante ans à plus de cent ans. Les parcelles, au nombre de dix-neuf, sur vingt-quatre hectares en tout, sont toutes en altitude, entre 600 et 900 mètres, sur plusieurs coulées volcaniques. Elles sont toutes vinifiées séparément : Frank décide de l’assemblage en fonction de la qualité des vins de chaque parcelle. En général, sept ou huit crus sont réalisés en dehors des vins génériques (rosé, rouge de base et blanc). Les sols sont constitués de différents types de basalte, entre poudre et roche, avec un drainage parfait qui permet de faire des vins concentrés et fins.
Le nerello mascalese domine l’encépagement du domaine. Ce grand cépage rouge traditionnel de la vallée nord de l’Etna constitue l’unique cépage des grandes cuvées. Son cycle végétatif est long, ce qui permet à la vigne de travailler sur le sol et de capter sa minéralité dans le fruit. Parmi les autres cépages, citons : nerello capuccio, minella bianco, minella nera, alicante bouschet, malvasia, cattaratto, moscadella, grecanico dorato, carricante…
Saint Joseph Cuvée Madloba Rouge 2020
Paul Estève
Vallée du Rhône - Saint-Joseph AOC AOP
Le fruit est dense, net et précis, les tannins sont fins, onctueux et pleins de fraîcheur, et la minéralité est subtile. Même l’intensité d’une syrah du Rhône laisse apparaître ce « goût d’eau », cette fluidité désaltérante qui est la marque que Chrystelle Vareille et Paul Estève désirent donner à leurs vins. Avec ses notes florales et épicées, sa tension minérale sur une texture ample et une sapidité intense, ce vin n’est pas sans rappeler les vins de qvevri géorgiens élevés en terre cuite. Madloba (« merci » en géorgien), en AOP Saint-Joseph, est un cent pour cent syrah. Les vignes, âgées de bientôt quarante ans, sont plantées à 350 mètres d’altitude, sur une parcelle en coteau aux sols de granites et de micas noirs. La vendange fermente en tinajas, jarres de terre cuite non enterrées, et après pressurage le vin retourne en tinaja pour un élevage d’un an. Ce mode d’élevage favorise la texture du vin, adoucit les tannins et développe le fruit. Tout-terrain quant aux accords, Madloba rouge peut tout se permettre.
Pour en savoir plus
Paul Estève et Chrystelle Vareille sont les créateurs du domaine des Miquettes, dont la grande spécificité est l’emploi des techniques géorgiennes. Ils se passionnent en effet pour ce pays du Caucase, berceau du vin, où des techniques de vinification vieilles de huit mille ans sont encore en vigueur. Au cœur de cette viticulture est le qvevri, la jarre enterrée où se déroule toute la vinification : fermentation avec macération pelliculaire et élevage. Ils partent à la découverte de ce pays et en reviennent avec la décision d’élever tous leurs vins en jarres enterrées. Ils en ont vingt-six, mais distinguent les tinajas (jarres espagnoles) pour les fermentations-macérations et les « amphores » enterrées pour l’élevage. Aucun soufre n’est ajouté. Pour les rouges comme pour les blancs, la terre cuite gomme l’astringence et la transmute en une texture veloutée, une matière fruitée et souple.
Le domaine, situé en Ardèche, se trouve au sud de l’appellation Saint-Joseph. Paul a fait ses classes auprès de René-Jean Dard et François Ribo, deux grandes figures du vin naturel en vallée du Rhône. Avec Chrystelle, il commence par récupérer la ferme de la famille de Paul avec deux ares de vigne, puis en 2004 la totalité du domaine, lequel compte à présent 4,3 hectares. Les cépages blancs sont situés autour de la maison, les cépages rouges sont plantés sur coteaux escarpés, entre 300 et 450 mètres d’altitude. Les parcelles reposent sur un socle de granit avec des sols légers : granits à micas noirs, schistes et gneiss. Tout est cultivé en bio (Écocert) avec pratiques biodynamiques. Les vignes sont soignées et fortifiées à l’aide de décoctions de plantes et d’argile. Les sols sont travaillés au cheval ou au treuil et à la pioche. Aucun intrant chimique n’est ajouté au travail viticole. Les vendanges sont entièrement manuelles.
Cuvée Expériment Rosé 2020,
Belly Wine Experiment
Un rosé qui en a beaucoup à raconter, faisant en quelque sorte le grand écart entre Catalogne et Auvergne. Du fruit, de la fraîcheur, de la vivacité, du nerf, une belle robe rubis clair. Officiellement classée en rouge en douane car elle contient du vin blanc, cette cuvée rosée Experiment est issue de gamay d’Auvergne et de xarel·lo de Catalogne à parts égales. Le gamay subit une macération semicarbonique en grappes entières pendant quinze jours, puis il est assemblé au xarel·lo foulé avec ses rafles et macéré cinq jours. Classé en Vin de France et titrant 12,7 %, le vin est obtenu sans aucun intrant chimique, ni à la vigne ni au chai. Il est vieilli en cuves de fibres de verre.
Pour en savoir plus
Fondé et dirigé par Claire Sage et Aimé Duveau, situé à Chanteuges (Haute-Loire), Belly Wine Experiment est une expérience autant qu’un négoce de vinification. Le binôme de créateurs a de qui tenir : Claire est la sœur d'Adrien Sage, adepte de l’élevage sous-marin des vins mais surtout importateur de vins catalans. De là la présence de cépages catalans dans les assemblages de Belly Wine Experiment, à côté de cépages bourguignons, auvergnats ou jurassiens, volontiers dans la même bouteille. Aimé est le fils de Manu Duveau, vigneron-poète d’Auvergne, ex-tailleur de pierre et grand vinificateur de gamays locaux à son domaine de l’Égrappille. La spécificité de Belly Wine Experiment est l’exotisme (au sens propre) des assemblages, le xarel·lo de Catalogne pouvant côtoyer par exemple le gamay du Puy-de-Dôme avec le plus grand naturel. Les vins sont réalisés en macération semicarbonique, sans ajouts d’intrants chimiques ni manipulation excessive au chai. La maison est également connue pour ses poirés, vineux et de très haute qualité.
GT Garrut Ancestral Rouge pétillant 2019
Partida Creus
Par sa vivacité et ses profondes notes de fruits noirs, GT Garrut Ancestral rappelle le meilleur du lambrusco, mais c’est encore autre chose. C’est un monocépage atypique mais ô combien réjouissant qui mérite que l’on se penche sur sa typicité originale. Sa robe violacée à l’exubérante mousse rosée, exprimant déjà au nez des notes de mûre, est déjà tout un programme. GT Garrut présente de belles qualités terriennes, juteuses et intenses ; il est très typé fruits noirs et notamment mûre (mûre de ronce ou mûre d’arbre). Belles notes de fruits rouges aussi, et une délicieuse acidité. Il est entièrement à base de garrut, également appelé monastrell, un cépage catalan apparenté au mourvèdre. Ce vin brillant et parfait pour les mois d’été est issu de vendanges manuelles. Entièrement égrappés, les raisins macèrent pendant trois jours avec un pigeage toutes les trois heures, et la fermentation alcoolique sur levures indigènes se déroule pendant quatre mois en cuves d’inox, suivi de vingt mois en barriques de chêne. Non filtré, non collé, pas de sulfites ajoutés. GT Garrut sent la treille de famille, l’artisanal, le vin sans contraintes.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
€330,00
Prix unitaire par€330,00
Prix unitaire parMagnum Saint Romain sous le Chateau Clos du Cerisier Blanc 2020
€74,00
Prix unitaire par€74,00
Prix unitaire parSaint-Romain Sous Roche Qvevris Rouge 2018
Conciliabulle Rosé Pétillant 2018
Es d'aqui Jean Louis Pinto
Ce très beau pétillant naturel rosé est une macération à base de muscat et mourvèdre en cuves séparées, avec un ajout de jus de presse Un vin joyeux, vif, qui fera merveille à l’apéritif.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Magnum Rosso Rouge 2011
Le Coste
Ce généreux rouge italien est issu d’un assemblage composé majoritairement de grechetto (variété locale apparentée au sangiovese), les cépages secondaires étant cannaiolo, colorino, ciliegiolo, vaiano, variétés autochtones complantées dans les vignes sur les sols volcaniques du domaine Le Coste. La fermentation dure environ un mois en cuve de chêne français et en cuve de châtaigner. Rosso est par la suite élevé en foudre de chêne slovène. Au premier coup d’œil, une belle couleur rubis, une bouche croquante et juteuse, où l’on retrouve des notes de fruits rouges et noirs.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Le Coste Blanc 2010
Le Coste
Un assemblage de malvasia et de moscato du domaine Le Coste, Eden volcanique de vins natures situé aux confins de la Toscane et de l’Ombrie. Une couleur orangée, un nez aromatique qui unit des notes herbacées et de fruits confits. Même combat en bouche avec en sus des touches légèrement compotées.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
€53,00
Prix unitaire par€53,00
Prix unitaire parMagnum I'm Natural Don't Panic #7 Rouge 2018
Coruna del Conde
La gamme I’m Natural, Don’t Panic de Julien López est constituée de vins de macération. Ce rouge 100 % tempranillo est à la fois puissant et souple ; sa fraîcheur est le résultat d’un climat d’altitude qui soumet les vignes à de fortes amplitudes thermiques. Joli bouquet de fruits rouges et bel équilibre de douceur et de minéralité. À servir avec tapas, grillades, volailles.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Xarab Garnacha Rouge 2009
Sur coteaux de schiste exposés au sud, à 1 300 mètres d’altitude, Manuel Valenzuela a réalisé, au sein de la série Xarab, cet étonnant rouge liquoreux à base de raisins de cépages grenache et cabernet sauvignon passerillés sur pied et vendangés en décembre. Le vin est riche, intense et généreux, chargé de fruits rouges confits.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Coteau Libre Blanc 2015
Domaine Le temps retrouvé
Deux grenaches pour le plaisir d’un, et pas n’importe lesquels : grenache blanc et grenache gris issu de vignes plantées en terrasses sur des sols argilo-siliceux. Avec un élevage de quatre ans en fûts, Coteau libre fait partie de ces vins dont la texture se perçoit au nez. En bouche, une belle densité et une longueur des plus honorable.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Rosé 2016,
Domaine Le temps retrouvé
Assemblage de grenache et de carignan pour un rosé qui ne fait pas dans la demi-mesure, issu des parcelles argilo-calcaires du domaine du Temps retrouvé. Au nez, des notes de groseille et de framboise qui se retrouvent en bouche escortées d’une belle acidité. À boire en apéritif, en écoutant Le Cœur grenadine de Laurent Voulzy.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Tequila Calle 23 Blanco
Vintage Spirit Garage
Ce premier chef-d’œuvre de Sophie Decobecq, jeune Française installée au Mexique depuis une quinzaine d’années pour y fabriquer de la tequila traditionnelle, est une production limitée, mise en bouteille après une double distillation en alambics traditionnels.
Comme le mezcal, autre alcool mexicain, la tequila est un produit issu de l’agave, plante de la famille des asperges (le saviez-vous ?) aux longues feuilles épaisses et succulentes bordées d’épines. La plante est presque entièrement comestible : on mange ses fleurs (qui n’apparaissent qu’une seule fois dans la vie de l’agave), ses feuilles riches en sève, ses tiges florales sucrées et sa sève, qu’on appelle aguamiel en raison de sa douceur. On en extrait aussi du sucre. Depuis l’époque précolombienne, on transforme la sève de la tige florale en un vin sucré appelé pulque. C’est à partir du cœur de la plante, notamment de l’agave bleu (nommé agave tequilana), qu’on distille le pulque issu de la fermentation de l’aguamiel pour obtenir la tequila. Le mezcal, lui, peut être obtenu à partir d’une quinzaine de variétés d’agave.
Calle 23 commence par la sélection minutieuse de plants d’agave bleue croissant sur les plateaux de l’État de Jalisco, entre Tepatitlan et Arandas. Après la récolte, les feuilles sont coupées pour ne laisser que le cœur, appelé piña en raison de sa ressemblance avec un gros ananas. Les piñas sont cuites dans de grands autoclaves en acier inoxydable pendant une quinzaine d’heures, refroidies et pressées. L’aguamiel résultant fermente naturellement pour devenir pulque, étape préalable à une double distillation en alambic de cuivre, jusqu’à ce que le distillat atteigne entre 52 et 54 degrés d’alcool. On lui ajoute alors de l’eau de source pour le ramener à 40 degrés. Ne subissant aucun vieillissement, Calle 23 Blanco est prête à mettre en bouteilles.
Cristalline, incolore, elle est le jus d’agave dans son expression la plus pure. Au nez, elle évoque l’agave en sortie de cuisson avec ses notes herbacées. Au palais, elle attaque avec douceur et moelleux, exprimant la saveur caractéristique de la plante, complétée en fin de bouche par des notes de fruits blancs (pomme acidulée, poire), d’amande et de noix fraîche. Douce et moelleuse, dépourvue d’agressivité, plus veloutée que mordante, c’est une bonne tequila d’initiation pour ceux qui connaissent encore mal ce breuvage. À déguster seule et bien fraîche, ou en cocktail (on ne présente plus la margarita, voyez notre recette ci-dessous), elle est incomparable.
Comment faire une margarita ? SOS Culinaries ! On va opter pour la slush margarita, à la glace pilée, parce qu’en fin de compte tout le monde préfère ça. Il vous faut juste un bon blender. Nous vous conseillons de la préparer en grande quantité pour régaler plein de copains. C’est parti : pour quatre personnes, 20 cl de tequila Calle 23 Blanco, 10 cl de Cointreau ou de Triple Sec, 20 cl de jus de citron vert fraîchement pressé, 80 cl de glaçons, et des tranches de citron vert pour servir. N’oubliez surtout pas 3 cuillerées à soupe de fleur de sel pour le bord du verre, c’est primordial.
Commencez par étaler le sel dans une soucoupe. Frottez le bord des verres avec une tranche de citron vert, enrobez le bord des verres de sel, réservez. Dans le blender, réunissez la tequila, le Cointreau, le jus de citron vert et la glace. Pulvérisez le tout sans pitié jusqu’à l’obtention d’une neige liquide de texture homogène. Versez dans les verres (sans déranger le sel), garnissez d’une tranche de citron vert et servez immédiatement. Vous pouvez aussi servir en pichet, mais les verres doivent être salés de toute façon.
€48,00
Prix unitaire par€48,00
Prix unitaire parKetsa Blanc 2015
Domaine Fond Cyprès
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Vino Rosso Rouge 2015
Corvagialla
Le rouge de Corvagialla est un sangiovese issu de vignes plantées à 450 mètres d’altitude sur une parcelle aux sols volcaniques exposée à l’ouest. La vendange est éraflée et macère environ trois semaines, avec un remontage ou un pigeage quotidien au besoin. L’élevage est de vingt-quatre mois en fûts de châtaignier. Le vin est gardé six mois en bouteilles avant sa commercialisation.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Calvados "Premium 6 Ans"
Domaine de la Flaguerie
Le Calvados Premium 6 Ans séduit par sa couleur dorée et ses arômes fruités de pommes fraîches. Vieilli en fûts pendant six ans, il révèle au nez des notes florales et mentholées. En bouche, son attaque franche laisse place à une belle tonicité et une finale épicée.
Polyvalent, ce calvados s’apprécie pur, sur glace, ou en cocktail, et incarne le savoir-faire traditionnel normand.