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Cotillon des dames Blanc 2019,
Jean-Yves Peron
En Savoie, à Chevaline, près du lac d’Annecy, Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature. Ses rouges de mondeuse sont magnifiques, ses blancs de cépages locaux anciens – jacquère, altesse, bergeron, persan – ne le sont pas moins.
D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il s’est vite laissé entraîner par la vigne et a suivi une formation d’œnologue à Bordeaux. Son vignoble actuel, trois hectares en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui, mais aussi en Italie du Nord : pour lui, c’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de multiplier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Le vin savoyard a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens ! Jean-Yves Péron incarne la renaissance de ce très beau vignoble.
Cette cuvée est construite autour du cépage local jacquère cultivé sur sols calcaires, additionné d’altesse de terrain schisteux. Il arrive au vigneron d’ajouter de la roussanne et de la mondeuse en pressurage direct. Les raisins sont vinifiés séparément et assemblés environ deux mois avant la mise en bouteille. L’idée est de pouvoir contrôler précisément l’évolution du jus et d’équilibrer le vin en fonction du comportement de chaque cépage. Les macérations, selon la variété, vont de dix jours à six mois, toujours avec pigeage. L’élevage est d’un an en barrique. C’est un blanc complexe, élégant et sur le fruit, et une des cuvées phares du vigneron.
Madloba Blanc 2018,
Domaine des Miquettes
Le domaine des Miquettes associe, avec beaucoup de talent, le terroir et les traditions viticoles du Rhône et celles de la Géorgie, dont la viticulture est un modèle pour Paul Estève et Chrystelle Vareille, créateurs du domaine. Celui-ci, situé en Ardèche, se trouve au sud de l’appellation Saint-Joseph. Paul a fait ses classes auprès de René-Jean Dard et François Ribo, deux grandes figures du vin naturel en vallée du Rhône. Avec Chrystelle, il commence par récupérer la ferme de la famille de Paul avec deux ares de vigne, puis en 2004 la totalité du domaine, lequel compte à présent 4,3 hectares. Les cépages blancs sont situés autour de la maison, les cépages rouges sont plantés sur coteaux escarpés, entre 300 et 450 mètres d’altitude. Les parcelles reposent sur un socle de granit avec des sols légers : granits à micas noirs, schistes et gneiss. Tout est cultivé en bio (Écocert) avec pratiques biodynamiques. Les vignes sont soignées et fortifiées à l’aide de décoctions de plantes et d’argile. Les sols sont travaillés au cheval ou au treuil et à la pioche. Aucun intrant chimique n’est ajouté au travail viticole. Les vendanges sont entièrement manuelles.
La grande spécificité du domaine des Miquettes reste l’emploi des techniques géorgiennes, inspiré par leur passion pour ce pays du Caucase, berceau du vin, où des techniques de vinification vieilles de huit mille ans sont encore en vigueur. Au cœur de cette viticulture est le qvevri, la jarre enterrée où se déroule toute la vinification : fermentation avec macération pelliculaire et élevage. Ils partent à la découverte de ce pays et en reviennent avec la décision d’élever tous leurs vins en jarres enterrées. Ils en ont vingt-six, mais distinguent les tinajas (jarres espagnoles) pour les fermentations-macérations et les « amphores » enterrées pour l’élevage. Aucun soufre n’est ajouté. Pour les rouges comme pour les blancs, la terre cuite gomme l’astringence et la transmute en une texture veloutée, une matière fruitée et souple.
Madloba blanc (« merci » en géorgien) est un assemblage de 50 % marsanne et 50 % viognier. Les vignes sont plantées à 350 mètres d’altitude, sur une parcelle en coteau aux sols de granites et de micas noirs. Le vin est élevé un an en qvevri, amphores enterrées dans le chai à la mode géorgienne. Ce vin n’est pas sans rappeler ses équivalents géorgiens élevés en terre cuite avec ses notes florales et épicées, sa tension minérale sur une texture ample et une sapidité intense. Tout-terrain quant aux accords.
Magnum BB "Hondos" Rouge 2018
Partida Creus
Antonella Gerosa et Massimo Marchiori, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. C’est pourquoi leur domaine est aussi important sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne.
Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des exclamations de joie.
Ce 100 % bobal est un rouge racé et finement sauvage provenant de la parcelle Hondos, construit sur un cépage courant en Espagne mais dont l’expression est ici très originale. Robe rouge cerise sombre ; au nez, du bonbon, des fleurs douces, des fruits frais, de la violette, du thym. En bouche, beaucoup de distinction : une acidité droite et de la griotte, de la prune mûre, du poivre noir, une petite touche saline en finale. À servir bien frais.
VNR Rouge 2019,
Partida Creus
Le domaine Partida Creus est aussi important sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture biologique, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des exclamations de joie.
VN, Vinel·lo, est un assemblage de cépages autochtones particulièrement réussi : il se compose de samsó (cinsault), garrut (mourvèdre), trepat, ull de perdiu, queixal de llop, sumoll et grenache noir, récoltés sur sols à prédominance calcaire. La vinification est faite individuellement selon les variétés. Pas de filtration, pas d’intrant, pas de sulfite ajouté. Un classique souple et hyperfruité « à la jurassienne », un vin pour tous les jours, facile à boire, avec une expression fraîche de toute beauté et des notes de grenade.
€11,00
Prix unitaire par€11,00
Prix unitaire parCyprès de Toi Rosé 2020,
Fond Cyprès
Ce domaine languedocien repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Au cœur du vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
Une jolie robe d’un rose saumon tendre, fraise des bois, mais ne vous y trompez pas : ce rosé ne vous chantera pas une berceuse. Puissant et affirmé, sec à souhait, joliment équilibré entre fruit et acidité, il n’a pas oublié son malbec d’origine, dont il est issu en presse directe. Si vous le servez très frais quand il fait très chaud, on vous en remerciera, car c’est sa vocation. Vif, acidulé, bourré de caractère, il est à boire en toute occasion et à tout moment de la journée.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
€45,00
Prix unitaire par€45,00
Prix unitaire parSkin Contact Feel Good Savagnin Blanc 2019
€102,00
Prix unitaire par€102,00
Prix unitaire parNuits-Saint-Georges Les Damodes Rouge 2019
€125,00
Prix unitaire par€125,00
Prix unitaire parMagnum Saint Romain Combe Bazin Blanc 2019
Allé Canto Liquoreux Rouge 2016 (37,5 cl)
Antony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Ce vin monocépage à base d’alicante bouschet provient des sols argilo-calcaires ferrugineux de Cessenon-sur-Orb, dans l’aire d’appellation de Saint-Chinian. Les vignes croissent sur une très ancienne parcelle (soixante-dix ans). La vendange, tardive, est triée grain par grain et la vinification est effectuée en amphore ouverte. La macération se déroule pendant trois mois, et le vin est élevé en dames-jeannes pendant quatre ans. Tout cela produit un vin très puissant et aromatique, avec un nez kirsché, végétal et frais, fumé et chocolaté, olive noire, qui ne laissera pas indifférent. La bouche est pleine, très peu tannique pour un alicante, et l’on peut difficilement faire plus frais en présence d’une vendange tardive. La tenue à l’air est remarquable (plus de six mois) et le potentiel de garde est d’une bonne vingtaine d’années.
Eternel Retour Blanc 2019,
La Sorga
Antony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Frédéric Nietzsche, sur l’étiquette, savoure un verre de vin, et c’est tout le bien qu’on lui souhaite. Est-ce pour dire qu’on est tenté de revenir sans cesse à ce blanc de macération ? Seule la dégustation vous le dira… Le cépage est unique, un mauzac jaune vendangé sur sol de poudingues à Castelreng, dans la haute vallée de Limoux. La vendange se fait en deux tries et la vinification se fait en trempette (macération de baies ou de grappes entières dans du moût obtenu en presse directe) pendant quarante-cinq jours. L’élevage, sur lies, se prolonge huit mois en cuve. Voilà un vin qui ne va pas laisser indifférent avec son nez de pomme cuite confirmé par une sensation de tarte Tatin en bouche ! Au nez également, épices douces, safran, jus de rôti, on goûte déjà la complexité. En bouche aussi, complexité, floralité, beurre salé, et pourtant fraîcheur. Ce vin ira littéralement avec tout.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Sorga Blanc 2019,
La Sorga
Antony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Tout simplement baptisé « blanc », parce qu’il est blanc. C’est tout ? La réalité est nettement plus complexe. Ce vin provient d’un terroir de poudingues situé à Castelreng, dans la vallée de Limoux. Il est entièrement composé de mauzac jaune (vignes de trente ans d’âge). La vendange est effectuée en deux tries, puis passe en pressurage direct sans débourbage. L’élevage, sur lies, se prolonge huit mois en cuve. Le poudingue, c’est de la caillasse agglomérée, un sol d’origine fluvlale : cette caillasse se retrouve joliment dans le nez de ce vin tout en fleurs blanches, avec des notes de citron et de pomme verte. La bouche est hyper-rafraîchissante et remarquablement minérale (toujours les cailloux), avec une finale complexe et florale sur les fruits blancs. Ce blanc est merveilleusement pur, c’est de l’eau de roche, il peut accompagner une déclaration d’amour si vous voulez illustrer la pureté de vos sentiments. En d’autres circonstances, servez-le sur tout ce qui est poisson. Il peut se garder une dizaine d’années.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Cailloux Rouge 2019,
Patrick Bouju
Cette cuvée est élaborée à partir de vieilles vignes de pinot noir et de gamay sur sols basaltiques, marno-calcaires et sableux. La vendange est égrappée aux trois quarts et le reste est en grappes entières ; le tout macère un mois en fûts. C’est un vin rouge sauvage, fumé, long et persistant, marqué par des notes intensément minérales : cailloux, métal. Cependant, le fruit est présent et juteux. L’impression d’ensemble est dense et concentrée, le vin pourra est à boire dès maintenant mais pourra encore attendre quelques années. Température de service : 14-16 °C. Ouvrir vingt minutes avant dégustation.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Bergecrac blanc 2020,
Château Barouillet
30 % sauvignon blanc, 30 % sauvignon gris, 20 % sémillon, 20 % chenin sur sols argilo-calcaires, un quatre-quarts de cépages blancs qui se plaisent dans la région. La vendange passe en pressurage direct avant un débourbage à froid. La fermentation par levures indigènes préserve la typicité et l’originalité des terroirs ; il n’y a pas de fermentation malolactique. Le vin est élevé en cuve sur lies fines pour une courte période à l’abri de l’air. Ni collé ni filtré, il est vivant et évoluera en bouteille. Son nez, assez atypique, est peu marqué par les arômes du sauvignon mais offre des notes beurrées, légèrement grillées et toastées, témoins de son élevage sur lies. En notes secondaires, du floral, du fruité : pêche et agrumes. En bouche, du pamplemousse et une rétroolfaction de fleurs musquées telles que chèvrefeuille ou glycine. Fraîcheur, gras et arômes se partagent l’ensemble. Servir à 9-11 °C.
Va avec : Huîtres et Coquillages, Poissons crus, Poissons cuisinés, Poissons grillés
€312,00
Prix unitaire par€312,00
Prix unitaire parJéroboam Auxey Duresses Les Crais Blanc 2018
€26,00
Prix unitaire par€26,00
Prix unitaire par