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On fait souvent remonter la Genèse du vin au septième millénaire avant notre ère, dans le Caucase là où le vin était élevé en kvrevris (ou qvrevris), de grandes jarres de 3500 litres enterrées dans le sol. Traditionnellement, le vin a toujours été comme ce que l'on considère aujourd'hui bio mais la mention "vin bio" apparait elle à la fin du XXe siècle, en réaction à l'hyper-industrialisation du vin. En effet, c'est dans un contexte de globalisation du vin au sortir de la Seconde Guerre Mondiale que les productions viticoles commencent à inonder le marché mondial à coup de vins remplis d'intrants et produits chimiques de synthèse afin d'obtenir des rendements plus élevés et une production plus standardisée, c'est ce qu'on appelle le vin conventionnel. Le vin bio est donc une réponse logique au vin conventionnel, il se veut plus respectueux de l'environnement et répond à un cahier des charges stricte qui encadre la production du vin.
Le vin biologique est donc un vin (vin rouge, vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) issu de l'agriculture biologique. Le vin bio a d'abord répondu au cahier des charges européen de 1991 encadrant les principes de l'agriculture biologique seulement à la vigne. Ce n'est qu'en 2012 qu'est publié un nouveau cahier des charges européen stipulant cette fois une réglementation de l'agriculture biologique également en cave.
Comme susmentionné, le vin issu de l'agriculture bio existe théoriquement depuis toujours mais ce n'est donc que depuis 2012 qu'il est encadré et réglementé par un cahier des charges stricte à la vigne comme au chai. Pour faire un résumé succinct de ses obligations, le vin bio doit être composé de raisins certifiés biologiques, tout comme le sucre, le moût ou l'alcool qui sont utilisés lors de la chaptalisation et le mutage. Aussi, son cahier des charges interdit certaines pratiques de vinification comme la désalcoolisation, l'électrodialyse ou la thermovinification. L'Union Européenne ordonne également un taux de sulfite inférieur de 50 milligrammes par litre par rapport aux vins conventionnels, soit 100 milligrammes par litre maximum pour les vins rouges bio et 150 milligrammes par litre maximum pour les vins blancs bio.
Le secteur du bio est en plein essor, il représente près de 10% des surfaces viticoles mondiales en 2021 avec une croissance de +3.2% par rapport à 2020 et +78% en 10 ans. La France est leader dans le domaine en accueillant près d'un tiers des vignes biologiques mondiales, suivie de ses voisins italiens et espagnols. Mais l'agriculture biologique n'est pas seulement un bienfait pour l'environnement, c'est également un vecteur de bien-être social. Selon une étude menée par Riccardo Vecchio, l'industrie des vins issus de l'agriculture biologique crée 50% d'emplois en plus que l'industrie du vin conventionnel, offrant des emplois d'ailleurs plus stables avec un tiers des exploitations certifiées embauchant un ou plusieurs salariés permanents, contre un sur cinq pour les exploitations non certifiées.
Quels sont les différents labels bio reconnus en France?
C'est l'INAO qui délègue les activités de contrôle et de certification Agriculture Biologique à des organismes certificateurs indépendants et agréés, dont Agrocert, Bureau Veritas Certification France, Certipaq bio, Certis, Certisud, Ecocert, Qualisud, Bureau Alpes Contrôles. Tous les ans, les vignobles certifiés sont auditées par un de ces organismes, en cas d'irrégularité c'est un catalogue unique de mesures qui est appliqué. Un projet de label pour identifier les exploitations en phase de conversion (sur une ou plusieurs années) est également à l'étude.
Cependant, pour certains vignerons le label AB est trop souple et laisse place à une agriculture qui se veut biologique mais qui présente des dérives à certains égards industrielles, avec notamment un soutien de la grande distribution qui tente de s'accaparer ces nouvelles opportunités de marché. Dès lors, deux nouveaux labels voient le jour: Nature & Progrès et Bio Cohérence présentent un cahier des charges plus strict avec notamment l'interdiction de vente par les canaux de grande distribution, une mesure dont la mise en place vise à favoriser le circuit court.
A noter qu'il existe de nombreux autres labels catégorisant les vins bio qui présentent un cahier des charges plus strict. Demeter et Biodyvin encadrent les vins biodynamiques ou issus d'une vinification en biodynamie, une viticulture ésotérique qui considère la vigne comme un écosystème vivant avec une législation plus rigoureuse sur les opérations réalisées en cave. Plus strict que la biodynamie (ou vin biodynamique), le label Vin Méthode Nature propose une charte du vin nature avec un accent mis sur le faible ajout de sulfites dans le vin et l'usage de levures indigènes. Terra Vitis et Haute Valeur Environnementale sont deux labels qui agissent en faveur du développement durable, passant par la préservation de la biodiversité, des stratégies phytosanitaires et une gestion de la fertilisation et de l'irrigation des sols.
Enfin, il convient également de rappeler que de nombreux viticulteurs refusent d'être catégorisés dans un label quel qu'il soit car cela reviendrait à renier le principe du contre-modèle agricole: s'émanciper des normes standardisées, ne pas rentrer dans des cases. On peut y voir un moyen pour le vigneron de s'affirmer comme unique et identitaire.
En quoi consommer du vin bio est meilleur pour l'environnement ?
L'une des grandes forces des vignerons bio c'est leur capacité à redonner vie aux sols ainsi qu'à la faune et flore environnante. En France, la viticulture concentre 20% de l'usage des pesticides agricoles, contre seulement 3% des surfaces agricoles. La viticulture biologique s'impose donc comme un espoir écologique: peu voire pas d'utilisation des produits phytosanitaires, un recours aux engrais organiques et au compost, une réduction jusqu'à un tiers des émissions de CO2 par rapport au vin conventionnel. Avec un meilleur respect de la vigne, on assiste d'un côté à une renaissance des sols qui vient ralentir l'érosion et favoriser la faune et flore souterraine, et d'un autre côté à une renaissance des pollinisateurs (abeilles, papillons...) grâce à une présence de vie de plus en plus accrue entre les vignes (haies, plantes sauvages, arbustes...).
La viticulture biologique permet également une meilleure gestion de l'eau avec notamment moins de stress hydrique (plus de matière organique dans les sols permet de mieux retenir l'eau) et surtout une plus faible irrigation artificielle (on privilégie plutôt la résilience de la vigne). Chaque cuvée, chaque millésime, chaque bouteille, en bref chaque vin issu de l'agriculture biologique est donc directement influencé par les aléas climatiques, ce qui permet de produire un vin (vin rouge, vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) à la personnalité propre et bien marquée.
En quoi consommer du vin bio est-ce meilleur pour la santé ?
Nul ne peut nier que l'alcool et donc le vin est dangereux pour la santé et est à consommer avec modération, néanmoins là où le vin conventionnel peut contenir des résidus de pesticides, intrants et produits chimiques, le vin biologique lui réduit la présence de ces substances nocives. Il regorge également de bactéries et levures vivantes qui peuvent avoir des bienfaits sur le microbiote, parmi lesquels on retrouve une amélioration du fonctionnement des vaisseaux sanguins, une amélioration de la protection des cellules du cerveau contre les dommages cognitive, une réduction du risque de certains types de cancer (et notamment le cancer du sein), une meilleure digestion grâce à la production d'enzymes digestives stimulées par le vin.
Une autre qualité indéniable du vin biologique pour la santé, c'est la réduction des sulfites, ces conservateurs utilisés massivement dans le vin conventionnel pour stabiliser le vin. A quantité équivalente ingérée, un vin biologique causera moins de maux de tête le lendemain qu'un vin conventionnel !
Quels sont les avantages à faire du bio pour les vignerons ?
Quand on parle de vin bio, on pense souvent à la santé de notre planète ou de notre corps mais on pense bien moins souvent à celle de nos vignerons. Il n'est malheureusement pas rare d'observer des cas de cancers ou problèmes respiratoires chez les viticulteurs, à cause des produits chimiques de synthèse utilisés comme les pesticides, herbicides, fongicides ou engrais. A l'inverse, le vin bio a pour ambition la réduction drastique de ces substances, une viticulture biologique est donc bénéfique pour ceux qui travaillent la vigne au quotidien.
Bien que l'agriculture biologique demande davantage d'efforts physiques et organisationnels, elle expose largement moins les viticulteurs aux produits toxiques. L'utilisation de méthodes alternatives est par ailleurs bénéfique d'un point de vue psychologique dans la mesure où certains producteurs déclarent que la qualité du vin bio produit offre et apporte un sens profond à leur métier, et selon un cercle vertueux, cela permet de préserver une relation respectueuse, attentive et intuitive à leur travail du vin.
Mais l'agriculture biologique est également synonyme de circuit court et donc de soutien des économies locales avec un jeu gagnant pour tous : le consommateur dispose d'une traçabilité totale des bouteilles consommées et le producteur dispose d'un revenu qui reflète davantage la réalité de son travail. On obtient donc un système vertueux où le viticulteur dispose de davantage de moyens financiers, il peut donc se permettre d'expérimenter de nouvelles choses (nouveaux cépages par exemple) et ainsi augmenter la satisfaction de ses consommateurs.
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Pierra Menta Blanc 2022
Jean-Yves Péron
Pierra Menta est un exceptionnel vin blanc sec de Savoie biologique, biodynamique et nature fait par Jean-Yves Péron. Classé Vin de France, Pierra Menta est à base de cépage gringet. Le vigneron compte planter d’autres ceps de cette variété ancienne, jusqu’à en obtenir un demi-hectare.
Vinification
Le gringet, qui compose à 100 % Pierra Menta, est un cépage blanc endémique de Haute-Savoie historiquement lié à la commune d’Ayse, près de Bonneville. Les vignes de Jean-Yves Péron sont plantées près d’Albertville, sur parcelle micaschisteuse plein sud. Le gringet est longtemps resté cantonné à la région bonnevillaise et donne traditionnellement des vins mousseux à faible degré et à haut rendement. C’est un cépage intéressant, fruité, peu alcoolique, aux notes de coing et à forte minéralité. Les gringets de Pierra Menta macèrent deux semaines en carbonique puis sont pigés deux mois, et l’élevage est d’un an en barriques de 300 litres.
Dégustation
Le coing se manifeste dès l’attaque olfactive et gustative, et la minéralité soutient cette note. Fruits blancs, floralité, beaucoup de structure et une belle acidité. Une longueur incroyable, aussi… On en remercie Jean-Yves et l’on embraye sur les accords mets-vins : poissons, fruits de mer, huîtres et cuisines du Moyen-Orient.
En savoir plus sur Jean-Yves Péron
Jean-Yves Péron incarne avec talent la renaissance en bio, biodynamique et nature du vignoble savoyard, qui repose sur des sols variés et de nombreux cépages autochtones (jacquère, altesse, mondeuse…). À son chai de Chevaline, dans les Bauges, il vinifie les raisins de ses parcelles de Conflans, près d’Albertville, et de Fréterive, dans la vallée de l’Isère.
Biodynamie d’altitude
Le travail de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et escarpées, ses vignes de montagne en microparcelles, travaillées la main, ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. Tous les vins de Jean-Yves Péron sont sans sulfites, issus de raisins vendangés à la main, vinifiés en grappes entières et foulés aux pieds dans la cuve. Pour toutes les cuvées, la goutte et la presse sont assemblées, puis élevés sur lies au minimum un an, en barriques de deux ou trois vins, amphores ou foudres, avant assemblage final. Elles doivent être conservées à une température inférieure à 18 °C. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Négoce italo-savoyard
Depuis 2011, une activité de négoce permet à Jean-Yves Péron d’acheter la vendange de vignerons bio voisins et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : c’est la série I Vicini, qui lui permet de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Les Œillets Amphore Blanc 2022
Jean-Yves Péron
Les Œillets Amphore est un vin blanc sec de macération élaboré en Savoie par Jean-Yves Péron. Biologique, biodynamique et nature, c’est un blanc 100 % jacquère, sans intrants ni ajout de sulfites, classé Vin de France.
Vinification
Les Œillets provient à du même terroir que celui de La Petite Robe (les sols argilo-calcaires du lieu-dit Les Marches, au pied du mont Granier), mais il est vendangé plus tardivement pour obtenir une maturité phénolique plus poussée et une plus forte concentration tannique. La macération carbonique de quatre ou cinq jours est suivie d’un mois de pigeage en cuve. Au moins un an d’élevage en amphore de terre cuite.
Dégustation
Doté d’une belle minéralité d’une tension polie par le passage en terre cuite, Les Œillets Amphore de Jean-Yves Péron est un blanc atypique, aux notes aromatiques puissantes sans aucune trace de bois. Beaucoup de fruit et d’agrumes confits. Les Œillets a de la mâche, de la texture, un toucher de bouche tannique et une note d’oxydation ménagée. La tension est forte, équilibrée par une note d’abricot. Vous lui accorderez tous vos meilleurs plats.
En savoir plus sur Jean-Yves Péron
Jean-Yves Péron incarne avec talent la renaissance en bio, biodynamique et nature du vignoble savoyard, qui repose sur des sols variés et de nombreux cépages autochtones (jacquère, altesse, mondeuse…). À son chai de Chevaline, dans les Bauges, il vinifie les raisins de ses parcelles de Conflans, près d’Albertville, et de Fréterive, dans la vallée de l’Isère.
Biodynamie d’altitude
Le travail de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et escarpées, ses vignes de montagne en microparcelles, travaillées la main, ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. Tous les vins de Jean-Yves Péron sont sans sulfites, issus de raisins vendangés à la main, vinifiés en grappes entières et foulés aux pieds dans la cuve. Pour toutes les cuvées, la goutte et la presse sont assemblées, puis élevés sur lies au minimum un an, en barriques de deux ou trois vins, amphores ou foudres, avant assemblage final. Elles doivent être conservées à une température inférieure à 18 °C. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Négoce italo-savoyard
Depuis 2011, une activité de négoce permet à Jean-Yves Péron d’acheter la vendange de vignerons bio voisins et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : c’est la série I Vicini, qui lui permet de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
TP Trepat Rouge 2021
Partida Creus
À base de trepat, ancien cépage autochtone catalan, ce vin rouge classé en Vino de Mesa (vin de table) offre beaucoup de fraîcheur avec des notes de fruits rouges et noirs (prune, grenade, cerise, framboise), d’herbes méditerranéennes, et des tannins bien fondus, avec des touches de cuir et une texture souple. En bouche, il est vif, léger et équilibré, avec de la souplesse. Il permet un très large éventail d’accords gustatifs.
Pour en savoir
plus Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
Château Bonnet Eden Rouge 2021
Les Vignobles Andre Lurton
On découvre d’abord une belle robe vermeille, profonde et d’un joli rouge cerise avec quelques reflets violets qui s’atténueront à mesure que le vin prendra de l’âge. Le nez de cette cuvée Eden offre des notes de pivoine, de fruit rouge croquant (cerise, griotte) rehaussées d’un peu de poivre. En bouche, le vin attaque franchement, avec beaucoup de fruit et de fraîcheur. La structure tannique est moyenne et les tannins sont bien fondus. On remarque un très joli volume en milieu de bouche. La sensation olfactive de cerise croquante et juteuse est confirmée en bouche. Nous avons ici un vin très gourmand, digeste, très facile à boire, où les notes fruitées s’expriment librement, avec l’ampleur du sans-soufre. On l’appréciera à l’apéritif et en toute autre occasion, mais on le voit surtout à table, avec des plats point trop sophistiqués, des plats de bonne humeur — de belles Viandes Rouges grillées, des magrets de canard bien dorés, des salades de campagne : aux gésiers de canard confit, aux lentilles… La digestibilité des vins est un concept qui nous tient de plus en plus à cœur ; les bordeaux rouges en ont longtemps tenu le flambeau et nous vous invitons à en faire l’expérience avec ce joli entre-deux-mers rouge. Château Bonnet cuvée Eden est réalisé, pour la culture et la vinification, en biocontrôle (ensemble de méthodes de protection du végétal fondé sur l’utilisation de mécanismes naturels). Il est vinifié en œuf de béton et classé en Vin de France. Aucun ajout de sulfite n’a été fait, ni à la vigne ni au chai.
Pour en savoir plus
Lurton est un nom qui résonne avec force dans tout le Bordelais : cette dynastie de vignerons, actuellement représentée en france par une dizaine de propriétaires de châteaux viticoles et une société (les Vignobles André Lurton) rassemblant plusieurs domaines, s’est illustrée à la tête de propriétés prestigieuses dont plusieurs crus classés, de château-cheval-blanc à château-d’yquem en passant par château-climens… Le château Bonnet est le berceau de la dynastie Lurton, plantée à la fin du XIXe siècle par le liquoriste Léonce Récapet, un visionnaire de la viticulture qui a transmis le virus à la plupart de ses descendants. Ce beau domaine de l’Entre-Deux-Mers compte cent vingt hectares de vignes. il est, de façon classique, planté de cabernet sauvignon, de merlot, de sauvignon blanc et de sémillon, et produit des vins blancs, rosés ou rouges. Sous l’impulsion de sa nouvelle directrice Mathilde Bazin de Caix et sur des parcelles sélectionnées, il a pris récemment la direction de la viticulture et de la vinification en biocontrôle, ainsi que du vin naturel sans intrants chimiques ou exogènes ajoutés à la vigne ou au chai. il s’agit pour l’instant de la seule cuvée Eden, mais nous en espérons d’autres dans l’avenir proche.
VNR Vinel lo Ancestral Rouge Pétillant 2019
Partida Creus
La belle robe rubis clair de VN Vinel·lo Ancestral fait déjà envie et sa légèreté en alcool (10,5 %) est propice aux apéros qui se prolongent et aux grandes tablées à la fraîche. Effervescent, fruité, très frais, aux notes florales et levurées, doté d’une note finale très longue. Facile à boire, glouglou mais avec une grande distinction, VN Vinel·lo Ancestral est un pétillant naturel rouge résultant d’un assemblage riche et foisonnant de cépages autochtones : d’abord sumoll et trepat en dominante, suivie se samsó (cinsault), garrut (mourvèdre), ull de perdiu, queixal de llop et grenache noir, récoltés sur sols à prédominance calcaire. L’assemblage est sujet à variation selon les millésimes. Après foulage, les moûts des différents cépages fermentent les uns après les autres et sont ajoutés progressivement, prolongeant ainsi la fermentation par levures indigènes. La fermentation se termine en bouteille, pendant dix mois, sur lies fines. Pas de filtration, pas d’intrant, pas de sulfite ajouté.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
€143,00
Prix unitaire par€143,00
Prix unitaire parNuits-Saint-Georges Les Charmottes Rouge 2020
Sumoll Rouge 2019,
Cyclic Beer Farm
Cyclic Beer Farm, c’est un binôme de copains barcelonais, Alberto et Joshua. Basés dans la capitale catalane, ils ont deux volets à leur activité : la bière (Cyclic Beer) et le vin (Cyclic Wine). Les bières, inspirées du modèle belge, se déclinent en gammes surprenantes et bigarrées où les cocktails de levures savamment dosées et les brassins maison s’allient à des macérations variées de fruits, de légumes, d’herbes et de marcs de raisins de variétés catalanes traditionnelles, ces derniers prélevés après la fermentation de leurs vins — car le second volet, c’est le vin, exclusivement réalisé à base de cépages catalans autochtones. Vinificateurs de négoce, Alberto et Joshua vont eux-mêmes vendanger à la main des domaines viticoles bio de toute la Catalogne et rapportent la vendange dans leur chai-atelier brassicole de La Sagrera (Barcelone). Ils y trient les raisins, les foulent aux pieds et cuvent les moûts exclusivement à l’aide de levures indigènes. En fonction du type de vin, la macération pelliculaire se fait sur les peaux et les rafles entre un et trois jours pour les blancs et entre six et quinze jours pour les rouges. Le jus de goutte est ensuite transféré sans pressurage dans des cuves en acier inoxydable où la fermentation se poursuit avant la mise en bouteille. Les peaux et les rafles, et parfois une partie du jus, sont ensuite utilisées pour la macération des bières saison : intéressante synergie entre la bière et le vin. Aucun sulfite n’est ajouté à la vinification ; rien n’est ajouté ni retiré au vin, qui n’est jamais filtré. La vendange et les autres opérations viticoles sont décidées en fonction du calendrier lunaire.
Ce vin rouge tout sumoll (cépage traditionnel catalan) provient de vignes quasi centenaires plantées à Mas Llorenç, dans le Bas-Penedès, sur sols calcaires. L’altitude de la parcelle est de 260 mètres. La vendange est triée, foulée au pieds à raison de dix pour cent, puis passe vingt-sept jours de macération semicarbonique. Après un second foulage très modéré, la fermentation se poursuit en cuves d’acier inoxydable. Ce vin porte bien la signature du cépage, avec une attaque très fraîche, une belle acidité, une complexité fruitée et des tannins modérés. Son degré modeste d’alcool en fera un bon vin d’apéritif et de réunion d’amis. Il fera un tabac dans un barbecue d’été.
Trepat Rouge 2019,
Cyclic Beer Farm
Cyclic Beer Farm, c’est un binôme de copains barcelonais, Alberto et Joshua. Basés dans la capitale catalane, ils ont deux volets à leur activité : la bière (Cyclic Beer) et le vin (Cyclic Wine). Les bières, inspirées du modèle belge, se déclinent en gammes surprenantes et bigarrées où les cocktails de levures savamment dosées et les brassins maison s’allient à des macérations variées de fruits, de légumes, d’herbes et de marcs de raisins de variétés catalanes traditionnelles, ces derniers prélevés après la fermentation de leurs vins — car le second volet, c’est le vin, exclusivement réalisé à base de cépages catalans autochtones. Vinificateurs de négoce, Alberto et Joshua vont eux-mêmes vendanger à la main des domaines viticoles bio de toute la Catalogne et rapportent la vendange dans leur chai-atelier brassicole de La Sagrera (Barcelone). Ils y trient les raisins, les foulent aux pieds et cuvent les moûts exclusivement à l’aide de levures indigènes. En fonction du type de vin, la macération pelliculaire se fait sur les peaux et les rafles entre un et trois jours pour les blancs et entre six et quinze jours pour les rouges. Le jus de goutte est ensuite transféré sans pressurage dans des cuves en acier inoxydable où la fermentation se poursuit avant la mise en bouteille. Les peaux et les rafles, et parfois une partie du jus, sont ensuite utilisées pour la macération des bières saison : intéressante synergie entre la bière et le vin. Aucun sulfite n’est ajouté à la vinification ; rien n’est ajouté ni retiré au vin, qui n’est jamais filtré. La vendange et les autres opérations viticoles sont décidées en fonction du calendrier lunaire.
Les tannins ont la part belle dans ce vin rouge 100% trepat (cépage traditionnel catalan) ; ils s’affirment dès l’attaque avec une acidité croquante. Rustique et fruité, revigorant, presque un glouglou (il a besoin d’un peu de temps et de repos pour le devenir tout à fait). Les raisins croissent sur une parcelle argilo-calcaire à Prenafeta (commune de La Conca de Barberà) et l’âge des vignes est de deux ans. L’altitude est de 400 mètres. La vendange, manuelle, est foulée puis macérée douze jours sur peaux et rafles, avec un pigeage tous les deux jours. Un second foulage très doux précède la seconde phase de la fermentation en cuves d’acier inoxydable.
Tinto Cosecha BCDC Rouge 2018
Bodegas Coruña del Conde
BCDC (ce sont les initiales de la bodega) est un 100 % tempranillo issu de vignes plantées à plus de mille mètres d’altitude. De la vigne au chai, tout le travail est artisanal et fait dans le respect de la nature. La vendange est éraflée et macère trente jours en cuves. Les fermentations alcoolique et malolactique se font toutes deux en cuve, ensuite le vin est élevé cinq mois en vieilles barriques de chêne français de 500 litres. Ce 2018 a été mis en bouteilles en mai 2020, puis, selon la pratique espagnole, s’y est reposé quelques mois avant sa commercialisation. C’est un rouge à la robe dense et sombre, corsé, plein de personnalité, qui accompagnera bien les Viandes Rouges et les grillades.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Whisky Français Single Malt Coperies
Vintage Spirit Garage
Coperies est un whisky single malt cent pour cent français provenant d’une unique distillerie, la vénérable maison Merlet & Fils, en Charente-Maritime. Il porte la marque de sa région jusque dans son nom : « coperies » est un mot très ancien qui signifie « moissons » en vieux charentais. Cette appellation fait référence à l’identité française de ce breuvage — dont tous les ingrédients sont français — mais aussi, au-delà, à ses racines spécifiquement charentaises. L’orge dont il est issu est cultivé, malté et brassé en France avant d’être distillé et vieilli à la distillerie Merlet & Fils.
Son élaboration est le fruit d’un savoir-faire pluricentenaire, employé pour la production de la plus prestigieuse des eaux-de-vie de vin et appliqué ici aux céréales. La première étape est celle de la distillation en double passe, dans des alambics charentais en cuivre, qui donne des eaux-de-vie de malt rondes et élégantes. Le vieillissement se déroule en fûts de chêne français, en observant un équilibre entre barriques neuves et anciennes afin de moduler l’apport du bois et de la chauffe : on obtient ainsi de subtiles notes épicées et des tanins soyeux. Le whisky est surprenant, remarquable par la douceur et la rondeur de ses accents. Il est floral, fruité et d’une finesse inégalée. Au nez se révèle d’abord une vanille très discrète, une légère touche de caramel. En bouche, c’est la texture lisse et fluide qui étonne, tout en souplesse : aucune brûlure alcoolique ne vient faire entrave aux notes douces, aromatiques et finement épicées de ce whisky. La pureté du single malt est très apparente. Il sera merveilleux pur, avec un glaçon qui fera ressortir sa tendresse, et pourra aussi se prêter à la préparation de cocktails. C’est, nous le précisons, une excellente façon d’entrer dans le monde du whisky pour ceux qui n’ont pas l’habitude de ce breuvage : il ne les agressera pas et leur procurera une initiation en douceur.
Pur malt première tourbe, Eau de vie d'orge maltée bio, Distillerie Ergaster
Distillerie Ergaster
C’est le whisky tourbé d’Ergaster, vieilli dix-huit mois en fûts neufs de chêne français puis en fûts de réemploi à proportions égales de banyuls, de cognac et de pineau des Charentes. Le nez est floral, musqué, et finit sur une vague minérale et terreuse. L’attaque est douce, fumée et saline, bien charpentée, puis cède à du cuir, de la fève de cacao et une note de pruneau. La finale est chaude, boisée, laissant en bouche des arômes d’amande grillée. Ceux qui aiment la tourbe adoreront, ceux qui n’ont jamais essayé pourront s’initier.
Vagabond Rouge 2022
Benoit Camus
Vagabond est un vin rouge biologique (Ecocert) et nature du Beaujolais, réalisé par Benoît Camus à base de gamay. Ce Vin de France est produit au sud de l’appellation, sur le terroir des Pierre dorées. Son nom évoque la vie de saisonnier agricole qui était celle du vigneron avant l’achat de ses vignes en Beaujolais.
Vinification
Croissant sur sols argilo-calcaires, les vignes de gamay du Beaujolais sont cultivées et vendangées manuellement, le terrain escarpé interdisant toute mécanisation du travail. La vendange passe en macération semicarbonique de quinze jours. L’élevage, en cuve de béton, est de douze mois.
Dégustation
Deux cuvées de Benoît Camus sont pour le moment disponibles, celle-ci est la plus « douce » des deux. C’est un beaujolais biologique et nature au fruité riche et éclatant — fraise, framboise, canneberge, cerise, groseille — que nous conseillons de boire bien frais. L’acidité et la fraîcheur sont remarquables, et le vin offre des notes d’humus et de pierre mouillée. Une touche d’épices : noix de muscade. C’est un vin très aromatique, un charmeur qui appréciera de côtoyer des charcuteries, des salaisons, des Viandes Rouges et des volailles rôties.
En savoir plus sur Benoît Camus
On pourrait le croire itinérant, avec ses cuvées nommées « Château roulant » ou « Vagabond », mais pour Benoît Camus, c’est un souvenir de sa vie d’avant, quand il était saisonnier agricole en vallée du Rhône et jusqu’en Roussillon. Depuis 2003, il s’est fixé en Beaujolais du Sud, sur le terroir des Pierres dorées, pour y faire des vins biologiques (Ecocert) et nature.
Nature avant, nature toujours
Avant l’achat de son domaine de sept hectares des mains d’un vieux vigneron, les vignes n’avaient pas encore vu de pesticides ni d’additifs chimiques. Beaucoup, en Beaujolais, travaillaient ainsi. Il réalise sa première cuvée en 2006, « nature sans le savoir », dit-il. Une brève tentative de pulvérisation chimique pour traiter le ver de la grappe le dissuade définitivement d’ajouter quoi que ce soit à la vigne ou au chai. Il acquiert la certification biologique Ecocert et continue à faire du nature.
Le terroir des Pierre dorées
Le sud du Beaujolais, argilo-calcaire, produit des vins plus structurés et plus puissants que ceux des terrains granitiques du Nord. C’est le profil que présentent les rouges de Benoît Camus, des vins naturels droits, denses et de longue garde, avec une belle acidité et des tannins bien fondus, sans oublier un fruité abondant, riche et séduisant.
Fleckstein Blanc 2021
Domaine Einhart
Vous aimez le riesling ? Vous adorez le riesling d’Alsace ? Vous allez succomber à la tentation de Fleckstein, un vin pur, charmeur, minéral et cristallin, 100 % riesling, titrant 13,5 %. Tous les raisins sont issus du domaine Einhart et cultivé sur le grand terroir calcaire des coteaux de Rosheim, au lieu-dit Fleckstein, sur une veine ferrugineuse située à 1,5 mètre de profondeur et un plaquage de loess permettant de garder beaucoup de fraîcheur et de pureté calcaire dans ce vin, dont l’acidité horizontale est typique des muschelkalk du Trias moyen. Les parcelles, inclinées à 10 %, sont exposées sud-est et l’âge moyen des vignes est de quarante ans. La vendange est travaillée en presse directe et fermentée par levures indigènes. L’élevage est d’un an sur lies totales en foudre alsacien (barrique d’environ mille litres). Nous vous conseillons de carafer ce Fleckstein afin qu’il exprime toute sa vitalité.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer [faire lien], il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.
Les Orgues Rouge 2019,
Frédéric Gounan
Fruit, minéralité, droiture, fruits rouges nets et savoureux : l’expression volcanique et minérale des sols basaltiques à travers le pinot noir, unique à l’Auvergne, est incomparable. Les Orgues est un pur pinot noir d’Auvergne obtenu en biodynamie sur des sols argilo-calcaires riches en granite et en basalte. La vendange est foulée et vinifiée en grappes entières. L’élevage en fûts est de trente mois. Ce vin appelle des plats traditionnels solides, des potées, des soupes à la fourme d’Ambert, de pountis ou des saucissons en brioche.
Pour en savoir plus
Issu d’une famille de paysans établie sur la commune de Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme) depuis au moins deux siècles, Frédéric Gounan fut dans une première vie mécanicien et créateur de prototypes pour la marque française de motos Voxan, dont le siège était à Issoire. Il s’est détourné du monde industriel pour se consacrer au vin avec sa compagne Caroline. Il entend tirer partie des magnifiques terroirs de son village natal, bien loin de faire « pisser la vigne », comme on faisait autrefois : il constate que tout ce qui sort de cette terre possède des qualités gustatives exceptionnelles. Il reprend des parcelles de gamay d’Auvergne, plante d’autres cépages, et finit par produire des cuvées qui comptent parmi les plus savoureuses et les plus recherchées d’Auvergne. Sur cette terre de la chaîne des puys, les pinots noirs croissent sur des sols noirs basaltiques, les sauvignons et les pinots gris reposent sur des sols blancs argilo-calcaires cailloutés de basalte. Adepte de l’agriculture biologique et biodynamique, Frédéric applique également des méthodes qu’il juge appropriées au climat et au terroir : pour faciliter la photosynthèse dans ce climat rude et contrasté, il pratique le palissage en lyre qui permet d’aérer et d’exposer au soleil le feuillage des vignes, garantie de fruits mûrs à la vendange. Toujours mécanicien dans l’âme, il fabrique ses outils et bricole ses tracteurs selon ses besoins. Ses vins sont rares et distingués, très recherchés des amateurs : à petit domaine (moins de deux hectares), petite production (par le volume, non par l’esprit).
Cidre Fermier 2020,
Florian Bourrienne
Ce cidre fermier millésime 2020 de Florian Bourrienne porte encore la douceur de sa jeunesse, mais il est tout à fait mûr pour être bu. Il offre en effet des notes déjà amples, évoluées, rondement fruitées, qui sont la marque distinctive de ce producteur. Vous pouvez le faire attendre encore au moins quatre ou cinq ans, il acquerra progressivement des notes plus aérées, plus amples encore et plus végétales évoquant le foin, les fleurs et la prairie, ainsi que des saveurs de pomme mûre confite qu’on aime à retrouver dans les cidres fermiers de Florian. La bulle est douce et fine, la palette aromatique demande à se déployer, et d’ailleurs, à ce propos, nous vous conseillons de carafer ce cidre. Ses compagnons fidèles seront les fruits de mer frais, fumés ou séchés, cuisinés, ainsi que les charcuteries cuites à l’ancienne et les galettes de sarrasin.
Pour en savoir plus
Ce qui différencie principalement Florian Bourrienne des autres producteurs de cidre, c’est qu’il réalise des cidres de garde, destinés à évoluer au fil des années. Son verger est en plein Calvados, dans le pays d’Auge, mais hors AOC afin de préserver la liberté et la singularité de ses cidres. On peut parler, sans hésitation, de cidre nature, car le cidriculteur va au-delà du bio pour respecter la méthode d’élaboration traditionnelle, délicate, patiente et exigeant un énorme travail. De son verger de quinze hectares planté en haute tige, il obtient des cidres de garde, excellents à boire dans leur jeunesse mais somptueux au bout de plusieurs années. L’assemblage est soigneusement dosé selon les caractéristiques de chaque millésime. La production des fruits est entièrement bio et les processus de fermentation — il y en a deux pour le cidre de tradition — sont lents et patients, afin que le cidre se fasse dans le bons sens, à partir des levures naturelles. Celles-ci sont conservées dans le cidre grâce à une filtration légère qui respecte tous les éléments vivants capables de polir le goût et les arômes, mais aussi faciliter la prise de mousse, qui doit être juste : ni trop forte ni trop faible. C’est difficile à gérer, mais le résultat en vaut largement la peine. Ce sont des cidres maîtrisés, éminemment délicieux, marqués par une douceur et une rondeur de pomme extraordinaires. Avec le temps, ils acquièrent des notes d’acidité et d’astringence qui renforcent avec grâce leur belle palette aromatique. Des cidres de goût et de plaisir, aussi délicieux à table qu’à l’apéritif.
Le Litre Arbitre Blanc 2020,
Château Lafitte
Le Litre Arbitre, blanc sec bien marqué par les fruits blancs et le citron, est délicieusement minéral et vif, prévu pour toutes occasions, et se boit aussi tout seul avec plaisir. Il est si bien taillé pour les réunions de bons amis que Château Lafitte a décidé de le verser directement en bouteille d’un litre. Le breuvage est obtenu par pressurage direct de différents cépages d’une très vieille parcelle complantée dont on ne connaît nullement la date de naissance. L’assemblage comprend en tout cas les classiques petit manseng et gros manseng du terroir du Jurançon. Les vendanges se font entre copains, la viticulture et la vinification (100 % biodynamie) se font sans le moindre ajout de substances chimiques ou de sulfites. Fruité à souhait, prévu pour la convivialité la plus intense, et pas même une tête d’épingle de sulfites ajoutés. Ce vin se conservera très longtemps si on lui en laisse l’occasion.
Pour en savoir plus
Château Lafitte est situé en Béarn, sur le noble terroir de Jurançon, origine de superbes vins liquoreux et de vins secs qui n’ont rien à leur envier. Depuis le XIVe siècle, Monein, commune où se trouve le domaine, est niché dans un exceptionnel milieu naturel, riche et vallonné. Au XVIe siècle, les vignes occupaient déjà une part importante de la propriété, et elles ont perduré jusqu’à nos jours. Philippe et Brigitte Arraou, les actuels propriétaires, ont entrepris de relancer la viticulture sur le site, aidés depuis 2012 par leur fils Antoine, vigneron aussi passionné que ses parents. Château Lafitte est désormais exploité en biodynamie et en agroforesterie : cinq hectares de sols marno-calcaires typiques de l’appellation, sur un relief accidenté et pouvant devenir très froid en hiver. Les cépages rois de Jurançon, petit manseng et gros manseng, représentent l’essentiel de l’encépagement. Également typique de Jurançon et des Pyrénées-Atlantiques en général, la viticulture en hautains, c’est-à-dire surélevée et palissée très haut, est pratiquée. Comme elle l’était d’ailleurs dans beaucoup de vignobles primitifs, donc certains sont encore actifs (Portugal, Espagne, Géorgie…). Sur ce beau domaine, les expérimentations vinicoles sont légion : élevage en jarres de terre cuite pour les vins secs, solera pour les moelleux en barriques non ouillées, toitures photovoltaïques pour le chai, récupération des eaux de pluie, vinification gravitaire. Le château Lafitte produit aussi bien des jurançons moelleux que des vins secs tranquilles et un pétillant naturel très réussi, Funambule.
€17,90
Prix unitaire par€17,90
Prix unitaire parLa Syrah de la Pinède Rouge 2020,
Fond Cyprès
Dense, ample et généreuse, cette syrah est prête à boire mais peut encore attendre. Elle porte en elle la fraîcheur et l’ombrage de son environnement forestier et une certaine gravité qui n’est pas rare dans les vins des Corbières fondés sur ce type d’assemblage. On y trouve des notes de garrigue et d’herbes méditerranéennes. Issue d’une parcelle de vignes jeunes (entre seize et vingt ans) exposée au nord et au vent cers du nord-ouest, bordée de pins et de cyprès qui la protègent et la rafraîchissent, la vendange de syrah qui a servi à faire ce vin est égrappée, doucement extraite, fermente en cuves de béton, et l’élevage du vin est d’un an en vieilles barriques. C’est un vrai vin du Sud, né du soleil et fidèle reflet de la terre.
Pour en savoir plus
Ce domaine languedocien repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Dans le vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
Oolithe blanc 2020
Domaine Einhart
Oolithe, vin blanc de macération, possède une robe abricot pâle et envoie au nez une belle minéralité, une grande fraîcheur et la droiture de son cépage prédominant, le sylvaner. Les arômes de pomme fraîche le subliment. Le second nez s’ouvre plus amplement sur la fleur de sureau, le muguet et les écorces d’agrumes. En bouche, l’attaque est vive, fraîche et minérale, menant vers une finale épicée et persistante. La dénomination Oolithe est une allusion directe aux calcaires oolithiques qui composent le sol de muschelkalk dont il est issu (parcelles situées à Weingarten et Oberer Altenberg). Sur ce sol croissent sylvaner et gewurztraminer, les deux cépages qui composent, ce vin, respectivement à 60 pour cent et à 40 pour cent. L’âge moyen des vignes est de trente ans. La vendange, manuelle, est éraflée, et la brève macération, sur levures indigènes, se déroule pendant quatre jours. L’élevage se fait sur lies fines, en cuves d’inox, avant une mise en bouteilles sans filtration. De la vigne au chai, ce vin a été réalisé sans aucun intrant. Le carafage est recommandé afin qu’il s’exprime pleinement dans toute sa grâce florale.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer, il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.
Pinot Noir 2020,
Domaine Einhart
Un rouge velouté et bien mûr cent pour cent pinot noir, à l’arôme intense, parfumé et doucement fruité. La robe profonde, violacée, évoque la cerise noire. Le premier nez est sublimé par des arômes de fruits noirs (mûre, cassis, cerise noire) avec une pointe de fraîcheur fondue dans un léger boisé vanillé. Le second nez est plus ouvert, sur des arômes d’orange sanguine, d’amande amère et de kirsch. En bouche, les petits fruits sont toujours là, soutenus par des tannins présents mais bien fondus, et mènent vers une fin de bouche tout en velours reposant sur une jolie fraîcheur. Beaucoup de persistance et de longueur. Les pinots noirs dont il est issu, âgés d’une trentaine d’années, croissent sur les terroirs de muschelkalk (calcaire coquiller) de Dittelsberg-Albermohn et sont vendangés à la main, puis égrappés. La macération, sur levures indigènes, se déroule entre dix et douze jours. L’élevage d’un an sur lies fines, en demi-muid, précède une mise en bouteilles sans filtration. De la vigne au chai, ce vin a été réalisé sans aucun intrant. Le carafage est recommandé afin qu’il s’exprime pleinement dans toute sa finesse et sa grâce.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer, il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.