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Coup de Foudre Rosé 2021,
Domaine Bois Moisset
Une robe rose trouble qui donne déjà soif, un nez qui n’exprime son fruit et sa fermentation qu’avec discrétion alors que la bouche, au contraire, s’épanouit avec une grande opulence et beaucoup de rondeur, faisant de ce Coup de foudre un vin très facile à boire. La texture en bouche est douce, enveloppante, soyeuse, avec une matière fruitée et gourmande. Les bulles sont fines et vives, avec une finale tonique et tendue. Du début à la fin de la dégustation, des notes d’orange amère et d’écorce d’agrume confite, une jolie astringence minérale et une amertume qui anoblit encore l’ensemble, équilibrant le fruité velouté. Une magnifique quille que ce Coup de foudre, que l’on pourrait croire vinifié en foudre étant donné son nom, mais ce n’est pas le cas : nous avons ici un vin entièrement bio et naturel, cent pour cent cabernet sauvignon, pressé dès la récolte et fermenté en jus frais dans une chambre où la température est maintenue à 19 °C. Cette fermentation alcoolique est suivie d’une fermentation malolactique et le vin est mis en bouteille sans filtration. La prise de mousse se fait en bouteille avec levures indigènes et, bien entendu, sans sulfites ajoutés à aucune phase de la vinification. Dégorgeage en décembre. Nous conseillons de mettre ce beau vin debout au frais pendant une journée avant de l’ouvrir afin d’éviter un débordement excessif à l’ouverture.
Pour en savoir plus
Le nom de Gaillac, région où se situe le domaine de Bois-Moisset, aux mains de Sylvie Ledran et Philippe Maffre, est associé aux vins depuis l’Antiquité ; il s’agit du plus vieux vignoble de France, avec deux mille ans d’histoire et une impressionnante ampélothèque de cépages autochtones anciens. C’est aussi une région d’une beauté éblouissante, surnommé « la Toscane française » en raison de ses douces collines plantées de bocages et de sa luminosité quasi florentine. De nombreux domaines, en même temps que celui de Bois-Moisset, mettent en valeur cet héritage viticole d’une richesse unique. En même temps qu’un domaine planté de vignes, il s’agit d’une ferme en polyculture biologique qui vend directement sa production de lentilles, d’huile de tournesol, de farines de céréales et de jus de raisin. Un troupeau de vaches de races locales anciennes y prospère également et des chambres d’hôtes sont proposées à la belle saison. C’est dans ce petit paradis rural que naissent des vins naturels typiques de leur origine et de leur terroir, sur quinze hectares de boulbènes, des sols graveleux et sablo-limoneux charriés par le Tarn pendant des milliers d’années. L’encépagement est dominé par la syrah et le duras, mais la richesse ampélographique du Gaillacois (braucol, prunelart, loin-de-l’œil…) se manifeste également dans les cuvées du domaine de Bois-Moisset, qui consistent particulièrement en vins rouges d’un fruité croquant, concentrés mais aux tannins déliés et délicats.
Argile Blanc 2020,
Château Lafitte
Argile est un jurançon sec, 100 % petit manseng, obtenu en presse directe, fermenté et élevé en jarre de terre cuite. Ce vin doté d’une personnalité affirmée vous surprendra par son équilibre, sa longueur et sa franche minéralité. Frais, long et vivace sur une ligne continue entre la tension et le fruit, sublimée par une palette aromatique singulière due à la fermentation et au vieillissement en terre cuite. C’est un vrai copain pour les huîtres et les fruits de mer, mais il se déguste très bien tout seul. Vendangés manuellement à la mi-septembre, les raisins sont sains et scrupuleusement triés. Le petit manseng se prête à l’élaboration de vins très fins, aux arômes reflétant fidèlement leur terroir et leur région. Sans additifs chimiques à la vigne ou au chai, sans ajout de sulfites. Gardez-le en cave de deux à cinq ans.
Pour en savoir plus
Château Lafitte est situé en Béarn, sur le noble terroir de Jurançon, origine de superbes vins liquoreux et de vins secs qui n’ont rien à leur envier. Depuis le XIVe siècle, Monein, commune où se trouve le domaine, est niché dans un exceptionnel milieu naturel, riche et vallonné. Au XVIe siècle, les vignes occupaient déjà une part importante de la propriété, et elles ont perduré jusqu’à nos jours. Philippe et Brigitte Arraou, les actuels propriétaires, ont entrepris de relancer la viticulture sur le site, aidés depuis 2012 par leur fils Antoine, vigneron aussi passionné que ses parents. Château Lafitte est désormais exploité en biodynamie et en agroforesterie : cinq hectares de sols marno-calcaires typiques de l’appellation, sur un relief accidenté et pouvant devenir très froid en hiver. Les cépages rois de Jurançon, petit manseng et gros manseng, représentent l’essentiel de l’encépagement. Également typique de Jurançon et des Pyrénées-Atlantiques en général, la viticulture en hautains, c’est-à-dire surélevée et palissée très haut, est pratiquée. Comme elle l’était d’ailleurs dans beaucoup de vignobles primitifs, donc certains sont encore actifs (Portugal, Espagne, Géorgie…). Sur ce beau domaine, les expérimentations vinicoles sont légion : élevage en jarres de terre cuite pour les vins secs, solera pour les moelleux en barriques non ouillées, toitures photovoltaïques pour le chai, récupération des eaux de pluie, vinification gravitaire. Le château Lafitte produit aussi bien des jurançons moelleux que des vins secs tranquilles et un pétillant naturel très réussi, Funambule.
Hüpnos Blanc 2019
Sous le Végétal
Hüpnos (« le sommeil » en grec) doit son nom aux pentes du volcan endormi sur lesquelles se trouvent ses terrasses de vignes, vendangées la nuit. C’est une cuvée de vin blanc sec obtenue sur deux lieux-dits d’une remarquable austérité. Vin de macération, il présente une grande fraîcheur minérale et un fruit gourmand, prolongé par des notes de fruits confits.
Où ?
Sur le flanc d’un volcan éteint, au lieu-dit Agii Sarandides, et sur le mont Karvounis. Sols basaltiques et calcaires.
Les vignes
Muscat à petit grain de Samos, cultivé en agriculture biologique en conversion à la permaculture. Les vignes sont taillées en gobelet. Vendanges manuelles nocturnes, afin de conserver la fraîcheur des polyphénols et d’assurer une parfaite macération.
Vinification
Jus de goutte obtenu par macération en cuve d’inox par diffusion de quarante jours, grappe entière. Vinification sans aération ni stabilisation, seuls un débourbage, un remontage et un ouillage sont réalisés. Vinification en fûts Stockinger de 500 litres. Vin sans intrants, non filtré, mis en bouteille par gravité et transféré par pompe péristaltique en bouteilles noires assurant un vieillissement. Élevage en bouteilles avec bouchon de liège bio sans paraffine, scellé par un mélange de paraffine et de cire d’abeille noire.
Vino Rosso Rouge 2017
Corva Gialla
Fruits rouges, notes minérales et terriennes, arômes tertiaires, épices et tabac : voilà résumé le profil de Vino Rosso, le rouge emblématique de l’Azienda Corva Gialla, avec de belles notes d’évolution et un corsé prononcé mais sans excès. La richesse, due à une forte teneur en sucres naturels à la fermentation, et la maturité polyphénolique sont remarquables, ainsi que l’équilibre entre velouté et tannicité, légèreté et corps, rondeur et acidité. Au nez, des notes d’épices telles que cannelle, poivre noir et fenouil ; en bouche, le vin est corsé et les fruits rouges dominent : cerise mûre, framboise et fraise. Les fruits noirs et la prune en sont pas en reste, et de délicieux arômes de fruits séchés (pruneau, figue) s’associent aux épices en finale. Vino Rosso est un 100 % sangiovese issu de vignes plantées à 450 mètres d’altitude sur une parcelle aux sols volcaniques exposée à l’ouest. La vendange est éraflée et macère environ trois semaines en cuves de fibre de verre, avec un remontage ou un pigeage quotidien au besoin. L’élevage de Vino Rosso est de douze mois en fûts de châtaignier et d’au moins deux ans en bouteilles avant sa commercialisation.
Pour en savoir plus
L’azienda Corva Gialla (« corneille jaune ») est un domaine viticole du Latium, en Italie, situé aux confins de l’Ombrie dans l’Alta Tuscia Viterbese. Une région volcanique considérée comme une des plus belles d’Italie et caractérisée par ses calanche, de hautes formations rocheuses en tuf délimitant des vallées profondes creusées par de nombreux cours d’eau et torrents. C’est à Lubriano, face à Civita di Bagnoregio, que se trouve Corva Gialla. L’Alta Tuscia se révèle une pépinière de jeunes talents viticoles consacrés au nature qui valorisent ces terres déshéritées au cours de l’histoire. Fondé en 2017, le domaine compte quatre hectares cultivés par Beatrice Arweiler, originaire d’une autre région viticole, entre Rhin et Moselle. La nouvelle propriétaire a également planté une oliveraie (variétés frantoio et leccino) et aménagé le domaine en polyculture-élevage. Les vignes ont été plantées avec l’aide de Gian Marco Antonuzzi, du domaine Le Coste. Le sol volcanique friable se prête magnifiquement à la viticulture et à la plantation de cépages tels que grechetto d’Umbria, trebbiano, vermentino, sangiovese ou ciliegiolo. Les vins du domaine sont foncièrement italiens, c’est-à-dire conçus avant tout pour le plaisir. Ils sont droits, profonds et faciles à boire, exprimant la forte minéralité de leurs sols.
Vino Rosso Rossetto Rouge 2021,
Corva Gialla
Le fruit et la buvabilité avant tout : Rossetto a été conçu pour être joyeux et facile à boire. L’Azienda Corvagialla a cherché à favoriser un maximum d’acidité dans la vendange afin d’obtenir un vin agréable avec une note fruitée bien présente : cerise et fraise, au nez comme en bouche. Ce vin est un glouglou distingué, un vin de plaisir et de détente entre amis auquel on aimera revenir à toutes occasions. Rossetto est un 100 % sangiovese provenant de la parcelle la plus vigoureuse du vignoble : constituée de sols volcaniques, elle est orientée à l’ouest et située à 450 mètres d’altitude. La vendange est éraflée et macère environ trois semaines avec un remontage ou un pigeage quotidien selon nécessité. Après la fermentation, Rossetto est élevé en cuves de fibre de verre jusqu’à la mise en bouteille au mois de mars.
Pour en savoir plus
L’azienda Corva Gialla (« corneille jaune ») est un domaine viticole du Latium, en Italie, situé aux confins de l’Ombrie dans l’Alta Tuscia Viterbese. Une région volcanique considérée comme une des plus belles d’Italie et caractérisée par ses calanche, de hautes formations rocheuses en tuf délimitant des vallées profondes creusées par de nombreux cours d’eau et torrents. C’est à Lubriano, face à Civita di Bagnoregio, que se trouve Corva Gialla. L’Alta Tuscia se révèle une pépinière de jeunes talents viticoles consacrés au nature qui valorisent ces terres déshéritées au cours de l’histoire. Fondé en 2017, le domaine compte quatre hectares cultivés par Beatrice Arweiler, originaire d’une autre région viticole, entre Rhin et Moselle. La nouvelle propriétaire a également planté une oliveraie (variétés frantoio et leccino) et aménagé le domaine en polyculture-élevage. Les vignes ont été plantées avec l’aide de Gian Marco Antonuzzi, du domaine Le Coste. Le sol volcanique friable se prête magnifiquement à la viticulture et à la plantation de cépages tels que grechetto d’Umbria, trebbiano, vermentino, sangiovese ou ciliegiolo. Les vins du domaine sont foncièrement italiens, c’est-à-dire conçus avant tout pour le plaisir. Ils sont droits, profonds et faciles à boire, exprimant la forte minéralité de leurs sols.
Rencontre Rouge 2020,
Domaine Bois Moisset
Le nez de Rencontre est subtil, chargé de fruits rouges, avec des notes forestières prononcées : champignon, humus, un peu de cuir, d’épices et de violette. On trouve en bouche un fruit bien présent, très agréable, résolument poivré, et les beaux tannins fins et précis se lovent avec grâce jusqu’à une finale très tactile qui a de la mâche. C’est un vin de fort caractère qui surprend par sa belle structure. Sa robe est dense et soutenue, comme celle d’un bordeaux. Ce vin du terroir gaillacois est à base de cépages locaux : 40 % syrah et 40 % braucol, complétés par 20 % de duras, le tout fermentant dans la même cuve. La vendange est éraflée. La macération est de trois semaines en cuve de béton thermorégulée, avec levures indigènes. Le braucol et le duras sont cofermentés. Quelques remontages seulement. Le jus de presse et le jus de goutte sont assemblés avec 20 % de jus de goutte de duras pour ajouter le côté poivré. L’élevage se fait également en cuve. Nous vous conseillons le carafage pour ce Rencontre qui, sans jeu de mots, est une vraie rencontre qui vaut réellement le détour.
Pour en savoir plus
Le nom de Gaillac, région où se situe le domaine de Bois-Moisset, aux mains de Sylvie Ledran et Philippe Maffre, est associé aux vins depuis l’Antiquité ; il s’agit du plus vieux vignoble de France, avec deux mille ans d’histoire et une impressionnante ampélothèque de cépages autochtones anciens. C’est aussi une région d’une beauté éblouissante, surnommé « la Toscane française » en raison de ses douces collines plantées de bocages et de sa luminosité quasi florentine. De nombreux domaines, en même temps que celui de Bois-Moisset, mettent en valeur cet héritage viticole d’une richesse unique. En même temps qu’un domaine planté de vignes, il s’agit d’une ferme en polyculture biologique qui vend directement sa production de lentilles, d’huile de tournesol, de farines de céréales et de jus de raisin. Un troupeau de vaches de races locales anciennes y prospère également et des chambres d’hôtes sont proposées à la belle saison. C’est dans ce petit paradis rural que naissent des vins naturels typiques de leur origine et de leur terroir, sur quinze hectares de boulbènes, des sols graveleux et sablo-limoneux charriés par le Tarn pendant des milliers d’années. L’encépagement est dominé par la syrah et le duras, mais la richesse ampélographique du Gaillacois (braucol, prunelart, loin-de-l’œil…) se manifeste également dans les cuvées du domaine de Bois-Moisset, qui consistent particulièrement en vins rouges d’un fruité croquant, concentrés mais aux tannins déliés et délicats.
Vers la Maison Rouge 2019,
Jean-Yves Péron
Robe claire, belle richesse aromatique avec de petites notes muscatées, toucher de bouche tannique joliment arrondi par un passage en barriques de plusieurs vins (ce qui arrondit les tannins sans boiser le vin). Vers la Maison rouge 2019 (le nom provient de la parcelle principale) garde les caractéristiques de la cuvée — beau vin rouge de soif vif et énergique, à la grande minéralité, d’aspect clair et limpide, presque rosé, offrant en bouche des notes de groseille et de petits fruits rouges — mais en raison de son élaboration, il présente une structure plus solide. En effet, il s’agit d’un millésime particulier de Vers la Maison rouge, vin rouge de mondeuse vinifié sur peaux en macération carbonique mais élaboré cette fois selon le principe de la « repasse » : après assemblage est effectuée une refermentation (ou plusieurs refermentations successives) sur des marcs de raisin de divers cépages. Cette opération produit des rouges présentant des caractéristiques de vin blanc de macération (vin orange), notamment pour la structure et la charpente. Ici, la cuvée 2019, pour éviter une volatile qui risquait de se manifester pour ce millésime, a été mise à refermenter sur des marcs de mondeuse, puis de jacquère, et enfin de muscat. On obtient ainsi un vin clair, structuré, plus proche de la couleur désirée. Pour fondre davantage les tannins, après les refermentations sur marc, le vin est remis en barriques pour un élevage de huit à dix mois, ce qui explique que ce 2019 soit commercialisé en 2020. Pas de filtration, de collage ni d’ajout de sulfites.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
BB Bobal Ancestral Rouge Pétillant 2019
Partida Creus
Frais et acidulé, parfait vin d’apéritif et de table, tout cela fait une belle carte d’identité pour BB Bobal Ancestral, pétillant naturel de Partida Creus. Son très joli bouquet de fruits rouges additionné d’une touche d’écorce d’agrumes et d’une sensation crémeuse en bouche se combine avec une structure solide et une saveur intense. Si l’on peut lui trouver une affinité spéciale avec les poissons bleus crus ou cuits (sardine, maquereau, chinchard, thon ou anchois, les accords ne sont là qu’à titre indicatif) BB Bobal Ancestral est parfait avec toute sorte de mets, des poissons et fruits de mer aux viandes grillées ou rôties. Comme sa dénomination l’indique, c’est un 100 % bobal, cépage courant en Espagne mais dont l’expression est ici très originale. À servir bien frais.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
€66,00
Prix unitaire par€66,00
Prix unitaire parAuxey Duresses Les Crais Blanc 2020
Je t'ai dans la peau Blanc, 2018
Nicolas Chemarin
Profond, terrien et extrêmement complexe, ce vin orange présente une belle couleur vieil or et des notes finement oxydatives, noix et noisette, débouchant sur une palette fruitée exotique. Beaucoup de caractère et des promesses d’évolution considérables. Comme son nom l’indique, Je t’ai dans la peau est une affaire d’épiderme. De peau de raisin, bien sûr, puisqu’il s’agit d’un blanc de macération, expérience réalisée par Nicolas avec diverses nuances depuis 2009 pour obtenir des vins à la personnalité marquée. L’objectif n’est pas d’obtenir des vins orange exubérants à l’italienne ou à la méridionale, mais des macérations maîtrisées avec du fruit et de la profondeur. La vendange provient de la même parcelle que celle de P’tit Grobis blanc : tout chardonnay bien entendu, sols granitiques caillouteux. Le millésime 2017 est réalisé en macération pure. Celle-ci est courte : de cinq à sept jours. L’élevage est de trois ans en fûts. Superbe équilibre à savourer, à classer sans hésiter dans la catégorie des beaujolais fous.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé P’tit Grobis en qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Danslezetoiles Rouge 2019
Es d'aqui Jean Louis Pinto
Cet assemblage de braucol, de carignan et de muscat cultivés sur sols argilo-calcaires a été vinifié en amphore. Les notes de fruits noirs confits et de cuir s’ajoutent aux notes fruitées et herbacées pour le plus grand plaisir des aventuriers du vin nature. Beaucoup de présence aromatique, de caractère et d’originalité.
Pour en savoir plus
Enfant de l’Ariège, Jean-Louis Pinto a choisi de rester au pays et de faire des vins qui ressemblent à leur terroir, d’où le nom Es d’Aqui (« C’est, il est d’ici ») qu’il a donné à son négoce de vinification, situé à Moulin-Neuf, commune proche de l’Aude, entre Mirepoix et Limoux. Une région où autrefois, les vignes abondaient, jusqu’aux grosses attaques de mildiou au début du XXe siècle. Jean-Louis achète des raisins cultivés en bio par d’autres vignerons, ses amis, en qui il a toute confiance. Il ne se contente pas d’acheter le produit, il surveille la nouaison, la maturation, et fait des passages réguliers jusqu’au mois d’août, afin de connaître le raisin avant de le vendanger. Il le vinifie chez lui selon des méthodes naturelles, pratiquant de longues macérations en grappes entières. La macération de trois semaines est fréquente chez lui, ainsi que les pressurages très doux au pressoir vertical. Il a, dit-il, « beaucoup de vignes en commun » avec son ami Anthony Tortul (La Sorga, faire lien). Son aire de collecte s’étend sur tout le Languedoc, et notamment dans l’Hérault, autour d’Adissan, de Faugères et de Saint-Chinian, ainsi que dans l’Aude (Limoux) et le Tarn (Gaillac), deux terroirs qui lui sont chers. Il se trouve que les sols typiques du Languedoc – schistes, basaltes, cailloux, argilo-siliceux – lui plaisent particulièrement pour la fraîcheur qu’ils donnent aux vins. « Je fais des vins du Sud, dit-il. Je cherche surtout des terroirs qui donnent de la fraîcheur, même si les vins titrent 14 degrés. » Les cépages sont, bien entendu, typiquement languedociens : grenache, carignan, mauzac, cinsault, braucol, duras et sauvignon. Les rouges les plus puissants sont réalisés dans cinq jarres en terre cuite, qui l’aident à contrôler l’extraction et à donner à ses vins, dit-il, « un côté très cristallin ». Le sol, le lieu, on l’a compris, sont de toute première importance pour lui : encore une fois, le nom de son domaine Es d’Aqui n’a pas été choisi par hasard.
Magnum Nuria Muscat d'Alexandrie Blanc 2017,
En Penedès (Catalogne), à Sitges, au cœur du parc naturel du Garraf, Manel Avinyo et son frère Joan ont repris le domaine familial, que Manel a rebaptisé Clos Lentiscus Même si Barcelone n’est qu’à une demi-heure de route, la beauté du paysage est saisissante et l’immersion dans la nature est totale : les forêts méditerranéennes côtoient les garrigues catalanes (thym, romarin, ciste, pistachier lentisque qui a donné son nom à l’exploitation…). Le pays du Penedès possède également une longue histoire viticole. Dans ses douces collines se niche le Clos Lentiscus, en appellation Penedés, sur vingt hectares de terrains sablonneux et argilo-calcaires exposés plein sud à 225 mètres d’altitude. Selon des documents historiques, la famille de Manel et Joan Avinyo y est implantée depuis au moins le XIVe siècle. Longtemps, les raisins furent vendus aux coopératives locales, mais dès la reprise du domaine par les deux frères, le bio et la biodynamie succèdent aux pratiques conventionnelles, toute la vendange va dans les cuvées maison, et les pratiques biologiques et biodynamiques permettent à cette belle propriété de renouer avec son prestige d’autrefois : au XIXe siècle, ses vins étaient vendus en France et jusqu’aux Amériques. Très vite, Manel reçoit un surnom : The Bubbleman, hommage à son talent pour vinifier les cavas, ces blancs pétillants caractéristiques du nord-est de la péninsule Ibérique, à partir de variétés indigènes dont la Catalogne a le secret : sumoll, ull de llebre, xarel·lo, malvoisie de Sitges, cartoixà vermell, cariñena (carignan), qu’accompagnent tempranillo et muscat d’Alexandrie. Les vignes sont anciennes, parfois centenaires. Aucun additif de synthèse n’est employé à la vigne, et les opérations telles que plantation, taille, épamprage et vendanges sont dictées par les phases lunaires. La pollinisation est facilitée par la présence de ruches ; des moutons contribuent à la fertilisation et au contrôle du couvert végétal. Ringo, le cheval blanc, se charge du travail des sols.
Pureté, élégance et une minéralité croquante due au calcaire caractérisent les productions de Clos Lentiscus. La note d’oxydation ménagée, quand elle se fait sentir, ne domine pas la dégustation et les vins ne sont jamais déviants. Les cavas sont réputés exubérants, mais ceux de Clos Lentiscus n’ont jamais plus de deux grammes de sucre résiduel par litre. Le domaine produit aussi des vins tranquilles, rouges, blancs et rosés.
Núria est le nom de la fille de Manel, qui a assisté son père dans la réalisation de ce beau vin d’apéritif qui fera merveille avec toutes les cuisines de Méditerranée, avec le supplément de plaisir et de convivialité que permet le format magnum. 100 % muscat d’Alexandrie, un raisin sucré à gros grains, c’est un pétillant blanc frais et aromatique issu de pressurage direct. La première fermentation à base de levures indigènes se fait dans des dames-jeannes de 55 litres et la seconde fermentation se déroule en bouteilles. Vingt-quatre mois d’élevage sur lies fines et dégorgement manuel.
Nuria Muscat d'Alexandrie Blanc 2018
Ce domaine viticole est situé à Sitges, en Catalogne, au cœur du parc naturel du Garraf. Manel Avinyo et son frère Joan ont repris le domaine familial, renommé Clos Lentiscus par Manel. Même si Barcelone n’est qu’à une demi-heure de route, la beauté du paysage est saisissante et l’immersion dans la nature est totale : les forêts méditerranéennes côtoient les garrigues catalanes (thym, romarin, ciste, pistachier lentisque qui a donné son nom à l’exploitation…). Le pays du Penedès possède également une longue histoire viticole. Dans ses douces collines se niche le Clos Lentiscus, en appellation Penedés, sur vingt hectares de terrains sablonneux et argilo-calcaires exposés plein sud à 225 mètres d’altitude. Selon des documents historiques, la famille de Manel et Joan Avinyo y est implantée depuis au moins le XIVe siècle. Longtemps, les raisins furent vendus aux coopératives locales, mais dès la reprise du domaine par les deux frères, le bio et la biodynamie succèdent aux pratiques conventionnelles, toute la vendange va dans les cuvées maison, et les pratiques biologiques et biodynamiques permettent à cette belle propriété de renouer avec son prestige d’autrefois : au XIXe siècle, ses vins étaient vendus en France et jusqu’aux Amériques. Très vite, Manel reçoit un surnom : The Bubbleman, hommage à son talent pour vinifier les cavas, ces blancs pétillants caractéristiques du nord-est de la péninsule Ibérique, à partir de variétés indigènes dont la Catalogne a le secret : sumoll, ull de llebre, xarel·lo, malvoisie de Sitges, cartoixà vermell, cariñena (carignan), qu’accompagnent tempranillo et muscat d’Alexandrie. Les vignes sont anciennes, parfois centenaires. Aucun additif de synthèse n’est employé à la vigne, et les opérations telles que plantation, taille, épamprage et vendanges sont dictées par les phases lunaires. La pollinisation est facilitée par la présence de ruches ; des moutons contribuent à la fertilisation et au contrôle du couvert végétal. Ringo, le cheval blanc, se charge du travail des sols.
Élégance, pureté et une minéralité croquante due au calcaire caractérisent les productions de Clos Lentiscus. La note d’oxydation ménagée, quand elle se fait sentir, ne domine pas la dégustation et les vins ne sont jamais déviants. Les cavas sont réputés exubérants, mais ceux de Clos Lentiscus n’ont jamais plus de deux grammes de sucre résiduel par litre. Le domaine produit aussi des vins tranquilles, rouges, blancs et rosés.
Núria est le nom de la fille de Manel, qui a assisté son père dans la réalisation de ce beau vin d’apéritif qui fera merveille avec toutes les cuisines de Méditerranée. 100 % muscat d’Alexandrie, un raisin sucré à gros grains, c’est un pétillant blanc frais et aromatique issu de pressurage direct. La première fermentation à base de levures indigènes se fait dans des dames-jeannes de 55 litres et la seconde fermentation se déroule en bouteilles. Vingt-quatre mois d’élevage sur lies fines et dégorgement manuel.
Perill Noir Rouge 2012
Clos Lentiscus
Élégance, pureté et une minéralité croquante due au calcaire caractérisent les productions de Clos Lentiscus. La note d’oxydation ménagée, quand elle se fait sentir, ne domine pas la dégustation et les vins ne sont jamais déviants. Les cavas sont réputés exubérants, mais ceux de Clos Lentiscus n’ont jamais plus de deux grammes de sucre résiduel par litre. Le domaine produit aussi des vins tranquilles, rouges, blancs et rosés.
Il s’agit d’un domaine familial que Manel Avinyo et son frère Joan ont hérité de leurs parents, en Penedès (Catalogne), au cœur du parc naturel du Garraf. C’est à Manel qu’il doit son nom de Clos Lentiscus. Même si Barcelone n’est qu’à une demi-heure de route, la beauté du paysage est saisissante et l’immersion dans la nature est totale : les forêts méditerranéennes côtoient les garrigues catalanes (thym, romarin, ciste, pistachier lentisque qui a donné son nom à l’exploitation…). Le pays du Penedès possède également une longue histoire viticole. Dans ses douces collines se niche le Clos Lentiscus, en appellation Penedés, sur vingt hectares de terrains sablonneux et argilo-calcaires exposés plein sud à 225 mètres d’altitude. Selon des documents historiques, la famille de Manel et Joan Avinyo y est implantée depuis au moins le XIVe siècle. Longtemps, les raisins furent vendus aux coopératives locales, mais dès la reprise du domaine par les deux frères, le bio et la biodynamie succèdent aux pratiques conventionnelles, toute la vendange va dans les cuvées maison, et les pratiques biologiques et biodynamiques permettent à cette belle propriété de renouer avec son prestige d’autrefois : au XIXe siècle, ses vins étaient vendus en France et jusqu’aux Amériques. Très vite, Manel reçoit un surnom : The Bubbleman, hommage à son talent pour vinifier les cavas, ces blancs pétillants caractéristiques du nord-est de la péninsule Ibérique, à partir de variétés indigènes dont la Catalogne a le secret : sumoll, ull de llebre, xarel·lo, malvoisie de Sitges, cartoixà vermell, cariñena (carignan), qu’accompagnent tempranillo et muscat d’Alexandrie. Les vignes sont anciennes, parfois centenaires. Aucun additif de synthèse n’est employé à la vigne, et les opérations telles que plantation, taille, épamprage et vendanges sont dictées par les phases lunaires. La pollinisation est facilitée par la présence de ruches ; des moutons contribuent à la fertilisation et au contrôle du couvert végétal. Ringo, le cheval blanc, se charge du travail des sols.
Entièrement composé du cépage catalan traditionnel sumoll, c’est un rouge nature dont la fraîcheur doit beaucoup au sol calcaire local. La vendange est éraflée et macère quinze jours. L’élevage, en fûts de chêne français, dure trente mois. Calme, profond, intense et structuré, ce vin magnifique et ciselé accompagnera tout ce qu’il y a de meilleur.
UL Rouge 2019
Partida Creus
Partida Creus est un domaine situé en Catalogne, créé par deux Piémontais originaires des Langhe (où l’on s’y connaît en vins), Antonella Gerosa et Massimo Marchiori. Ils mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone, mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. C’est pourquoi leur domaine est aussi important sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne.
Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des exclamations de joie.
Ce nouveau rouge de Partida Creus est à base du cépage ancien et autochtone appelé ull de llebre, ce qui, vous l’aurez deviné, signifie “œil de lièvre”. Ce que vous devinerez moins facilement, c’est qu’il s’agit de la dénomination catalane du tempranillo. C’est en fait une ancienne version locale de ce cépage bien ibérique, que Massimo et Antonella ont bichonnée à leur manière. Le vin est d’une grande originalité : derrière la minéralité, le fruit (noir), la myrtille et la fraîcheur, on remarque des tannins d’une grande finesse et des herbes aromatiques. Un vin sérieux, un peu grave mais les vins graves rendent joyeux, le saviez-vous ? Sa longueur en bouche est étonnante. Le carafage est vivement conseillé pour que ce vin puisse jouer sa musique personnelle jusqu’aux notes les plus fines.
BB "Hondos" Rouge 2019,
Partida Creus
Antonella Gerosa et Massimo Marchiori, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. C’est pourquoi leur domaine est aussi important sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne.
Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des exclamations de joie.
Ce 100 % bobal est un rouge racé et finement sauvage provenant de la parcelle Hondos, construit sur un cépage courant en Espagne mais dont l’expression est ici très originale. Robe rouge cerise sombre ; au nez, du bonbon, des fleurs douces, des fruits frais, de la violette, du thym. En bouche, beaucoup de distinction : une acidité droite et de la griotte, de la prune mûre, du poivre noir, une petite touche saline en finale. À servir bien frais.
La Barbacana Rouge 2019,
La Senda
La Bodega La Senda est la création de Diego Losada, enfant du Bierzo, une région au nord-ouest de la province de León, bordée au nord par les Asturies et à l’ouest par la Galice. Les pèlerins qui se rendent à Compostelle par le Camino francés ou le Camino de invierno peuvent admirer ses magnifiques paysages où d’anciennes parcelles de vigne couvrent les sommets des collines. La viticulture remonte à l’époque romaine, mais la région fut à tel point traumatisée par la crise du phylloxéra qu’on n’y replanta la vigne qu’à partir du milieu du XXe siècle, sans arrachages massifs, ce qui donne à ces vignes une moyenne d’âge de quarante à soixante-dix ans. Né à Ponferrada, dans le Bierzo du Nord, Diego n’a jamais été adepte du compromis. Résolument radical, épris de liberté et de rigueur, il applique d’abord cette disposition à la musique dans le groupe de heavy metal qu’il forme avec ses camarades de lycée. C’est au vin, plus tard, qu’il consacrera cette même passion, étudiant la chimie organique à l’université et s’initiant aux aspects scientifiques de la viticulture. Mais la rigidité scientifique et les méthodes conventionnelles, découvertes sur quelques domaines où il travaille, ne le satisfont pas. Attiré par une viticulture plus proche de la terre, Diego récupère quelques parcelles pour mettre en valeur, le plus naturellement possible, le terroir du Bierzo. En 2012, il crée à la périphérie de sa ville natale le domaine La Senda, dont le nom signifie « le sentier ». Ses vins seront comme lui : honnêtes, francs, naturels et expressifs. Non gratifiés de l’appellation d’origine, ils sont le pur reflet de leurs sols et de leur climat, de la personnalité et de l’énergie de leur créateur.
La Barbacana porte le nom de la parcelle qui a produit les raisins, un vignoble plus que centenaire planté sur sols schisteux, ferreux et quartzeux à 650 mètres d’altitude. L’encépagement se compose principalement de garnacha tintorera (90 %), avec dix pour cent de mencia. La vendange est macérée en fûts de châtaignier et pressée avant la fin de la fermentation, après quoi le moût repose onze mois en foudre de châtaignier de 650 litres. Pur, profond, complexe, ce vin possède une belle acidité et une non moins belle longueur. C’est un rouge fruité et juteux qui accompagnera les spécialités les plus rustiques du terroir espagnol.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Esprit Attila Rouge 2018
La Sorga
Anthony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscat, grenache, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Esprit Attila se compose de carignan à soixante pour cent (vignes de cent treize ans) et de syrah à quarante pour cent. Ces deux cépages sont vendangés sur les sols argilo-calcaires ferrugineux de Lagrasse, dans les Corbières. La vinification, en grappes entières, se fait en cépages séparés pendant quatre-vingt-dix jours en quasi-infusion avant l’assemblage, suivi d’un élevage en cuve de béton pendant un an et d’un second élevage d’un an en bouteilles, comme un grand rouge d’Espagne. Le nez est d’emblée très aromatique et l’on y retrouve à foison les caractères des deux cépages : myrtille, cassis, olive noire… La bouche est pleine, gourmande, extrêmement fraîche et typique de son millésime, avec des notes de violette.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Funambule Blanc pétillant 2019,
Château Lafitte
Pétillant naturel 100 % gros manseng, tout droit sorti de cet extraordinaire vignoble qu’est le Jurançon, Funambule tient droit sur son fil. Le nez est immédiatement conquis par une grande fraîcheur aromatique qui se poursuit en bouche par d’euphorisantes notes de citron et de mandarine. Parfait équilibre de solidité et de délicatesse, il accompagne un repas de l’apéritif au dessert.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Va avec : Charcuterie, Fromages à pâte dure