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Riesling Blanc 2021
Domaine Einhart
La robe de ce riesling du domaine Einhart est d’un beau jaune orangé. Le premier nez est tout en finesse, légèrement musqué, avec des notes de pomelo et de fleur de pissenlit. Le second nez est plus frais et minéral avec des arômes de thym, d’herbes aromatiques et de silex. La bouche attaque avec vivacité et une belle verticalité, la minéralité est typique du calcaire. Les herbes sèches reviennent avant une fin de bouche persistante dotée d’une remarquable salinité. Le riesling, seigneur des cépages de l’Est, trouve ici une expression digne de sa noblesse. La légère macération pelliculaire réussit à ce cépage, et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Les vignes, âgées de vingt-cinq ans, croissent sur les terroirs de muschelkalk (calcaire oolithique) du lieu-dit Kreutzweg. Les raisins sont vendangés à la main, puis passés en presse directe. La macération, sur levures indigènes, se déroule entre quatre et huit jours. L’élevage sur lies fines est de dix mois en foudre de bière centenaire (spécialité alsacienne) et précède une mise en bouteilles sans filtration. De la vigne au chai, ce vin a été réalisé sans aucun intrant ni ajout de sulfite. Le carafage est recommandé afin qu’il déploie ses ailes et exprime ses notes minérales.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer [faire lien], il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.
BB "Hondos" Rouge 2019,
Partida Creus
Antonella Gerosa et Massimo Marchiori, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. C’est pourquoi leur domaine est aussi important sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne.
Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des exclamations de joie.
Ce 100 % bobal est un rouge racé et finement sauvage provenant de la parcelle Hondos, construit sur un cépage courant en Espagne mais dont l’expression est ici très originale. Robe rouge cerise sombre ; au nez, du bonbon, des fleurs douces, des fruits frais, de la violette, du thym. En bouche, beaucoup de distinction : une acidité droite et de la griotte, de la prune mûre, du poivre noir, une petite touche saline en finale. À servir bien frais.
1984 Rouge 2020,
La Senda
La Bodega La Senda est la création de Diego Losada, enfant du Bierzo, une région au nord-ouest de la province de León, bordée au nord par les Asturies et à l’ouest par la Galice. Les pèlerins qui se rendent à Compostelle par le Camino francés ou le Camino de invierno peuvent admirer ses magnifiques paysages où d’anciennes parcelles de vigne couvrent les sommets des collines. La viticulture remonte à l’époque romaine, mais la région fut à tel point traumatisée par la crise du phylloxéra qu’on n’y replanta la vigne qu’à partir du milieu du XXe siècle, sans arrachages massifs, ce qui donne à ces vignes une moyenne d’âge de quarante à soixante-dix ans. Né à Ponferrada, dans le Bierzo du Nord, Diego n’a jamais été adepte du compromis. Résolument radical, épris de liberté et de rigueur, il applique d’abord cette disposition à la musique dans le groupe de heavy metal qu’il forme avec ses camarades de lycée. C’est au vin, plus tard, qu’il consacrera cette même passion, étudiant la chimie organique à l’université et s’initiant aux aspects scientifiques de la viticulture. Mais la rigidité scientifique et les méthodes conventionnelles, découvertes sur quelques domaines où il travaille, ne le satisfont pas. Attiré par une viticulture plus proche de la terre, Diego récupère quelques parcelles pour mettre en valeur, le plus naturellement possible, le terroir du Bierzo. En 2012, il crée à la périphérie de sa ville natale le domaine La Senda, dont le nom signifie « le sentier ». Ses vins seront comme lui : honnêtes, francs, naturels et expressifs. Non gratifiés de l’appellation d’origine, ils sont le pur reflet de leurs sols et de leur climat, de la personnalité et de l’énergie de leur créateur.
Ce rouge 100 % mencia (un descendant du trousseau) est issu de sols argilo-calcaires très riches en quartz, en fer et en ardoise, à environ 650 mètres d’altitude dans le sud du Bierzo. Les vignes sont âgées de soixante-dix à quatre-vingt-dix ans. Les raisins macèrent trois à quatre jours dans de vieux fûts de chêne, et les vins sont élevés sept mois en fûts de chêne français et en foudres. Pas d’ajout de sulfite, pas de filtration. Robe grenat sombre, nez d’ardoise chauffée avec des accents fruités — le mariage de la cerise et du caillou —, une bouche pleine et juteuse : un vin éclatant, parfaitement fidèle à son terroir. Le carafage est recommandé.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Orange Blanc 2019
Château Lafitte
Cette cuvée Orange est issu de petit manseng, cépage emblématique du Jurançon. Elle est issue d’une macération de 21 jours en jarre de terre cuite, ce qui lui donne cette belle robe fauve, ce nez puissant et ces tannins souples et fondants. Un véritable trésor à garder jusqu’à dix ans en cave (encore faut-il y parvenir).
Vin naturel sans sulfites ajoutés
Va avec : Cuisines d'Asie, Viandes rôties
Argile Blanc 2018
Chateau Lafitte
Ce 100 % petit manseng, fermenté et élevé en jarre de terre cuite, vous surprendra par son équilibre et sa franche minéralité. Frais, long et vivace sur une ligne continue entre la tension et le fruit. Un vrai copain pour les huîtres et les fruits de mer, mais il se déguste très bien tout seul. Gardez-le en cave de deux à cinq ans.
Vin naturel sans sulfites ajoutés
Hydromel,
L'Arbre aux Abeilles
L’hydromel sec tranquille de l’Arbre aux abeilles est élaboré à partir d’un miel floral et méditerranéen des collines du piémont cévenol, où Yves-Élie et Chantal ont quelques ruches, sédentaires comme les autres. Le nez subtil rappelle l’odeur des ruches en été.
Eveil Blanc 2024
Le Domaine Einhart signe ici une cuvée tout en fraîcheur et en subtilité, fruit d’un assemblage inspiré de trois cépages emblématiques d’Alsace : Riesling, Auxerrois et Gewurztraminer. Cet Eveil 2024, est une ode à la liberté d’expression du raisin, sans artifice ni intervention superflue.
Issu de vignes cultivées en agriculture biologique certifiée sur des sols argilo-calcaires, Eveil est le reflet fidèle de son terroir. La vinification respecte l’énergie du fruit : le Riesling et l’Auxerrois sont pressés directement, tandis que le Gewurztraminer bénéficie d’une légère macération de 24 heures pour enrichir la matière et offrir une dimension aromatique plus complexe. L'élevage d’un an en cuve inox préserve toute la fraîcheur naturelle du vin.
À la dégustation, la robe claire et lumineuse annonce un nez expressif, floral et délicatement fruité. La fleur d’oranger, la rose, la verveine et les fruits blancs s’entrelacent dans une bouche fluide, désaltérante, portée par une belle tension et une aromatique raffinée. C’est un vin vivant, digeste et direct, qui se prête à de nombreuses occasions.
Servi frais (10-12°C), Eveil accompagnera avec élégance des poissons crus, un risotto aux herbes fraîches ou encore une volaille aux agrumes. Avec son profil naturel et sincère, il se déguste jeune, dans les deux ans, pour profiter pleinement de sa vivacité.
XLC Xarel Lo Culinaries Blanc 2022
Partida Creus
Exclusivité Culinaries ! Ce fruit de notre collaboration avec nos Catalans-Piémontais préférés, Antonella et Massimo, est un superbe blanc sec de Catalogne, une cuvée unique et rare, et nous sommes fiers de vous présenter son premier millésime. Classée Vino de Mesa (vin de table) et entièrement composée du cépage autochtone catalan xarel·lo, cette cuvée Culinaries est conçue sur le modèle du XL Xarel·lo du domaine, avec des différences notables. L’élevage du vin est plus prolongé et se fait en demi-muid (gros fût de 500 à 650 litres), ce qui lui procure une micro-oxygénation qui favorise sa complexité et son ampleur. C’est donc une version « augmentée » du XL, et il goûte déjà admirablement, avec une promesse de grande stabilité. Fumé, minéral, ce Vino de Mesa (vin de table) est déjà un classique, offrant une expression pure et typique du xarel·lo. Vous pouvez associer XL Xarel·lo Culinaries avec le meilleur des produits de la mer, des poissons, des Viandes Blanches, des volailles rôties, grillées ou cuisinées en sauce…
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
Gentiane
La Jeannette
« L’Auvergne est un secret plus qu’une province, on ne la cherche jamais autant que quand on l’a déjà trouvée. » Cette belle phrase d’Alexandre Vialatte exprime, d’une certaine façon, la recherche des créateurs de La Jeannette. Ces Auvergnats pur jus ont eu la merveilleuse idée de remettre au goût du jour la gentiane, cette liqueur traditionnelle d’Auvergne qui se boit surtout en apéritif et se mêle volontiers à la liqueur de cassis. Vous la connaissez : elle a illuminé maints zincs de bar de son éclair jaune vif, tirant légèrement sur le vert, dans le tintement des glaçons. Vous l’avez peut-être trouvée, d’une marque à l’autre, un peu trop sucrée. C’est précisément sur sa saveur qu’ont travaillé les créateurs de La Jeannette.
Beaucoup de liqueurs traditionnelles ont été dépoussiérées ces dernières années. Généralement, ce dépoussiérage consiste en un désucrage, accompagné d’une intensification des saveurs et d’une ferme intention de miser sur le sauvage, le bio et le naturel. Pour La Jeannette, c’est gagné. Les produits sont 100 % auvergnats : d’abord, des racines de gentiane fraîches récoltées sur les pentes des volcans d’Auvergne. C’est l’élément principal. Ensuite, de la verveine citronnelle, également connue des liquoristes auvergnats, une infusion de pêches de vigne et une touche de menthe poivrée.
Une petite gorgée et vous comprenez tout de suite que vous n’êtes plus dans la gentiane de pépé, même si c’est une grand-mère qui se rit de vous sur l’étiquette. Vous percevez d’abord que nul excès de sucre ne vient dissimuler la fraîcheur des ingrédients. Car l’attaque est fraîche : la menthe poivrée chevauche la note amère continue de la gentiane. C’est très équilibré et très réussi. En milieu de bouche, la verveine s’impose et ajoute à la sensation générale de fraîcheur. C’est une belle amertume, la saveur qui guérit tout et qui remonte le moral. Inutile de dire que tous les cocktails incluant une note d’amertume lui sont permis (negroni, americano, spritz…), mais nous la trouvons si délicieuse que nous l’apprécions seule sur de la glace, ou avec un de nos tonics préférés, Hysope.
En plus, la Jeannette s’implique : elle roule pour la sauvegarde de la gentiane sauvage. Pendant une campagne Ulule, un euro par bouteille vendue a été reversé à une association auvergnate dédiée à la préservation de cette précieuse racine, favorisant sa réimplantation dans son milieu naturel. Si notre apéro peut en plus être écolo, qui s’en plaindra ?
Ah ! Ramon !!! Rouge 2017
La Sorga
Antony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Ah ! Ramon !!! est un assemblage bien tassé : aramon, cinsault, terret bourret, noir de La Calmette, alicante bouschet, mais c’est clairement l’aramon qui domine. Les vignes approchent le siècle d’âge. Les raisins proviennent de Vieussan, dans l’aire d’appellation de Saint-Chinian, sur sols schisteux. Tous les cépages assemblés macèrent quarante jours en jarre de grès, en quasi-infusion. La moyenne est égrappée manuellement, et tout ce qui est moins mûr ou moins joli est pressé directement. L’élevage se poursuit en jarre de grès pendant un an. Le profil est empyreumatique (entendez grillé, rôti), distingué, camphré, chargé de cerise noire, de tabac, de garrigue et d’épices douces. La bouche est tout en finesse avec un profil très bourguignon, également fumé et kirsché : des caractéristiques finalement assez typiques de l’aramon. Ce vin sera un bel bel accompagnement pour des pâtes cuisinées (lasagnes) ou des côtes d’agneau, mais il peut tout faire. Potentiel de garde : vingt ans.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Hydromel châtaignier,
L'Arbre aux Abeilles
L’hydromel à base de miel de châtaignier de l’Arbre aux abeilles est un demi-sec unique en son genre. En bouche, c’est un dialogue entre le sucré et l’amertume caractéristiques du miel de châtaignier : notes boisées, forestières, caramélisées. Servez-le à l’apéritif ou avec desserts, gibiers, pâtés, foie gras et autres charcuteries.
€16,00
Prix unitaire par€16,00
Prix unitaire parToile de Fond Blanc 2022
Fond Cyprès
Jolie texture, fluidité, notes d’agrumes (citron) et une vivacité séduisante. Nous vous présentons pour la première fois Toile de fond blanc, le petit frère en blanc de Toile de fond rouge. Ce blanc classé Vin de France est d’une grande fraîcheur, une non-filtration expliquant sa robe légèrement nébuleuse. Joli blanc de soif glouglou à souhait, il est à base de grenache blanc et de roussanne croissant sur la même parcelle et donc partageant les qualités de leur sol natal. Ces raisins sont issus de la très belle vendange 2022, entièrement vinifiés en cuve d’inox et mis en bouteille au printemps. C’est typiquement un vin d’été, pour fruits de mer crus, poissons crus et tapas délicates. À boire avant l’automne.
Pour en savoir plus
Ce domaine languedocien repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Dans le vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
MO Mondeuse Rouge 2020
Patrick Bouju
Patrick Bouju, au sein de son répertoire de négoce, nous donne ici son interprétation du cépage mondeuse de Savoie, utilisé ici à 100 %. Les raisins subissent une courte macération, suivie d’un élevage en amphore.
Pour en savoir plus
Près de Billom, la Limagne clermontoise s’élève vers l’est pour former une zone vallonnée au climat doux, dominée par des buttes volcaniques. C’est la Toscane auvergnate, ainsi nommée à cause de sa ressemblance avec la province italienne. Ce pays de polyculture vivrière était autrefois couvert de vignes et était le domaine privilégié du gamay d’Auvergne, une souche ancienne robuste, origine de vins denses, profonds et fruités. C’est là que cultive et vinifie Patrick Bouju, sur ces sols volcaniques de haute qualité et principalement sur vieilles vignes. Les sols varient entre basaltes, calcaire, argilo-calcaire et pouzzolane. Patrick collectionne et soigne les meilleurs terroirs du Puy-de-Dôme, souvent abandonnés, et leur donne une nouvelle vie. Il préserve aussi les cépages autochtones, dont il cultive une bonne cinquantaine, et exerce en parallèle une activité de négociant vinificateur à base de raisins bio achetés. La renaissance actuelle du vignoble auvergnat (qui fut autrefois le troisième de France) doit beaucoup à Patrick. Le fait qu’il aime prêter main forte à ses amis vignerons de France et d’ailleurs ne fait que confirmer son image de modèle, de chef de file. Ses partenariats sont célèbres : avec Action Bronson pour la série A la Natural, avec Jason Ligas en Grèce pour Sous le Végétal… Patrick pratique des macérations longues, et les vins reposent jusqu’à six mois après mise en bouteilles. Très sensible aux sulfites dans les vins, Patrick a constaté que les siens s’en passaient très bien. Il a également constaté que si les raisins sont sains et concentrés, l’équilibre se fait tout seul, quelles que soient les phases que traverse successivement une cuvée. Ses vins nobles, ciselés, distingués, jamais anodins, sont immédiatement reconnaissables dans le verre. Ils sont droits, nets, précis, souvent marqués par des notes florales et une minéralité épicée. Ils constituent aussi une formidable anthologie des terroirs et des vignes anciennes de Basse-Auvergne et de ses sols volcaniques.
Sans ordonnance Blanc 2021,
Les Vignes du domaine du Temps
Le nez de Sans ordonnance est fin, complexe, exotique sans excès : les notes musquées du muscat à petit grain sont d’abord très discrètes et se développent ensuite dans le verre. L’aromatique se déploie en bouche avec des notes très maîtrisées de maturité, de glycine, de bonbon au miel et de pêche jaune sur une jolie trame acide. La fraîcheur est merveilleuse, tempérée par un peu de gras. Un vin gourmand et expressif, excellent avec des poissons et des fruits de mer. Sans ordonnance est composé de 60 % muscat à petits grains et 40 % viognier croissant sur les sols argilo-calcaires de la région de Carcassonne, près de la Montagne Noire. La vendange fermente naturellement en cuve d’acier inoxydable avant un élevage de neuf mois en fûts de chêne. Sans ordonnance n’est ni collé ni filtré.
Pour en savoir plus
Le domaine du Temps est situé dans le Cabardès, un petit pays du Languedoc qui fut autrefois une subdivision du Pays cathare. Partant du versant sud de la Montagne Noire à la ville de Carcassonne, il est limité à l’ouest par le Lauragais et à l’est par le Minervois. Vallonné, sauvage, riche en flore méditerranéenne, c’est un écosystème préservé, d’autant plus que le domaine du Temps, au lieu-dit Font Juvénal, est un lieu magique : autour d’un ancien prieuré du XVIIIe siècle, soixante hectares de forêts et de garrigues protègent treize hectares de vignobles sur sols argilo-calcaires pierreux. L’équilibre entre sécheresse et fraîcheur est une aubaine pour la viticulture, avec une palette de cépages étendue. En plus des cépages languedociens (syrah, grenache, roussanne, viognier, muscat) croissent cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot, sémillon et chenin. Le domaine est labellisé Ecocert depuis 1998, entièrement mené en biodynamie, et consacré au vin nature depuis 2015. Le travail de la vigne et du chai est méthodique, rigoureux et attentif : seul le meilleur du raisin est conservé, ce qui donne de petits rendements, et l’éraflage est décidé en fonction de la maturité de la grappe. Les rouges sont vinifiés en macération carbonique de cépages individuels, l’assemblage étant réalisé avant l’élevage d’un an. Les blancs sont lentement et doucement pressés afin de n’extraire que le meilleur du raisin. Ces précautions donnent des vins suaves et maîtrisés, d’une grande droiture, avec des tannins très souples. Ils sont frais, gourmands et expressifs.
CX Cartoixa Blanc 2020
Partida Creus
Cette rareté est un vin blanc sec tranquille à base de cartoixà vermell (autre identité du xarel·lo rosado, un cépage traditionnel rosé) qui explose de fraîcheur et de notes aromatiques d’une extrême richesse : pêche blanche, rhubarbe, fraise voire papaye. Une légère amertume appétissante gratifie ce vin absolument délicieux qui se comportera également bien en solo et à table.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
Aphrodite Blanc 2019
La Grapperie
Pommes confites, épices, fraîcheur, tension, et équilibre : beaucoup de tenue et de minéralité. Un peu de sucre résiduel donne du gras et de l’ampleur sans la moindre trace de lourdeur. La signature des vieilles vignes (plus que centenaires) est évidente. Pur chenin blanc, Aphrodite est un vin charmeur issu de pieds plantés en 1935 sur des sols d’argiles à silex. Les raisins sont pressurés directement à basse pression puis entonnés par gravité avant de passer par une fermentation en fûts sur levures indigènes suivie d’un élevage de vingt-quatre mois en caves de tuffeau. Au nez, des notes de sous-bois que l’on retrouve en bouche avec des arômes légèrement caramélisés et briochés, équilibrés par quelques notes herbacées en fin de parcours. Un très, très grand vin.
Pour en savoir plus
En appellation Coteaux du Loir, La Grapperie est le nom du domaine de Renaud Guettier, que l’on peut décrire comme un orfèvre du chenin, mais aussi du pineau d’Aunis qui est un des plus anciens cépages du Val de Loire. Son principe, confie-t-il, est « d’élaborer des vins complexes, riches, dotés de bonnes capacités de garde et empreints de la minéralité de leur terroir ». Les vignes sont situées sur des coteaux, entre 60 et 120 mètres d’altitude, protégées des vents du nord par la forêt de Bercé. En fonction de l’altitude, les terroirs présentent une dominante d’argiles (en bas de pente), de silex (à mi-pente) ou de sables (sur les hauteurs). Le vignoble de 60 hectares compte une quinzaine de parcelles. Les cépages sont les deux variétés traditionnellement autorisées dans l’appellation : chenin pour les blancs et pineau d’Aunis pour 90 % des rouges, le reste consistant en quelques ares de côt, de gamay et de grolleau. L’âge moyen des vignes est de soixante-dix ans, dont presque deux hectares de pieds centenaires et un hectare et demi de vignes âgées de soixante à quatre-vingts ans. Persuadé du potentiel énorme que ces vieux ceps peuvent apporter à ses cuvées, Renaud se livre à un méticuleux travail de remise en état du vignoble. Tout le domaine est cultivé en bio. Les sols sont travaillés et toutes les interventions viticoles sont manuelles, y compris les vendanges, effectuées à pleine maturité, ce qui se ressent dans l’ampleur et la suavité des vins. Pour les rouges, les pineaux d’Aunis sont partiellement éraflés (selon les parcelles) et les macérations sont assez longues, de trois à quatre semaines, avec pigeages, pour favoriser l’aptitude au vieillissement. Les vins sont élevés en fûts entre douze et vingt-quatre mois, puis soutirés, assemblés et mis en bouteille sans filtration. Pour les blancs, les chenins sont pressurés directement à basse pression puis entonnés par gravité. Les fermentations se font en barriques, sur levures indigènes, avec fermentation malolactique complète, pendant au moins dix-huit mois et parfois jusqu’à trente-six mois.
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Prix unitaire parLes années folles Rosé Pétillant 2020,
Jean-Pierre Robinot
Voici un pétillant naturel rosé tout en séduction, à la robe pêche intense, saumon, presque orangée. Les bulles délicates transmettent la finesse du pineau d’Aunis — très vieilles vignes croissant sur argilo-calcaire — et son profil caractéristique : fruits rouges, épices, poivre blanc, minéralité. Issu d’une presse directe après vendanges manuelles et de fermentation en cuve avec levures indigènes, il reste en bouteilles neuf mois sur lies avant d’être dégorgé à la main. Aucune filtration, aucune clarification, aucun ajout de sulfites. Comme son nom tend à l’indiquer, il ne manquera pas de mettre de l’ambiance.
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Quiconque s’intéresse au vin naturel en France a forcément croisé un jour Jean-Pierre Robinot et n’a jamais oublié cette silhouette souriante et bondissante. Force est de constater que si l’on n’a pas encore réussi à prouver que tous les vins ressemblent à leur vigneron (étude à entreprendre), les crus réalisés par Jean-Pierre, chaleureux, aimables et lumineux, sont à l’image de leur auteur. Après avoir tenu pendant près de quinze ans le bar à vins L’Ange Vin rue Richard-Lenoir, dans le XIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre est retourné dans son Chahaignes natal, petit village du sud de la Sarthe, aux confins de l’Anjou et de la Touraine. Son rêve est d’acquérir son vignoble et de faire des vins sans soufre. Il récupère des friches en coteau, sur de grands terroirs, ainsi que des caves troglodytes creusées dans le tuffeau. 2002 sera son premier millésime. En parallèle, sous la marque L’Opéra du vin, il vinifie des raisins achetés à des vignerons locaux. Jean-Pierre Robinot pratique une viticulture biologique exigeante, sans désherbage chimique. Le sol est travaillé et amendé au moyen de composts naturels. Toutes les vendanges, pratiquées à maturité sur des raisins sains, sont faites à la main. Le lieu et la climatologie favorisent la pourriture noble.
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Perill Noir Rouge 2012
Clos Lentiscus
Élégance, pureté et une minéralité croquante due au calcaire caractérisent les productions de Clos Lentiscus. La note d’oxydation ménagée, quand elle se fait sentir, ne domine pas la dégustation et les vins ne sont jamais déviants. Les cavas sont réputés exubérants, mais ceux de Clos Lentiscus n’ont jamais plus de deux grammes de sucre résiduel par litre. Le domaine produit aussi des vins tranquilles, rouges, blancs et rosés.
Il s’agit d’un domaine familial que Manel Avinyo et son frère Joan ont hérité de leurs parents, en Penedès (Catalogne), au cœur du parc naturel du Garraf. C’est à Manel qu’il doit son nom de Clos Lentiscus. Même si Barcelone n’est qu’à une demi-heure de route, la beauté du paysage est saisissante et l’immersion dans la nature est totale : les forêts méditerranéennes côtoient les garrigues catalanes (thym, romarin, ciste, pistachier lentisque qui a donné son nom à l’exploitation…). Le pays du Penedès possède également une longue histoire viticole. Dans ses douces collines se niche le Clos Lentiscus, en appellation Penedés, sur vingt hectares de terrains sablonneux et argilo-calcaires exposés plein sud à 225 mètres d’altitude. Selon des documents historiques, la famille de Manel et Joan Avinyo y est implantée depuis au moins le XIVe siècle. Longtemps, les raisins furent vendus aux coopératives locales, mais dès la reprise du domaine par les deux frères, le bio et la biodynamie succèdent aux pratiques conventionnelles, toute la vendange va dans les cuvées maison, et les pratiques biologiques et biodynamiques permettent à cette belle propriété de renouer avec son prestige d’autrefois : au XIXe siècle, ses vins étaient vendus en France et jusqu’aux Amériques. Très vite, Manel reçoit un surnom : The Bubbleman, hommage à son talent pour vinifier les cavas, ces blancs pétillants caractéristiques du nord-est de la péninsule Ibérique, à partir de variétés indigènes dont la Catalogne a le secret : sumoll, ull de llebre, xarel·lo, malvoisie de Sitges, cartoixà vermell, cariñena (carignan), qu’accompagnent tempranillo et muscat d’Alexandrie. Les vignes sont anciennes, parfois centenaires. Aucun additif de synthèse n’est employé à la vigne, et les opérations telles que plantation, taille, épamprage et vendanges sont dictées par les phases lunaires. La pollinisation est facilitée par la présence de ruches ; des moutons contribuent à la fertilisation et au contrôle du couvert végétal. Ringo, le cheval blanc, se charge du travail des sols.
Entièrement composé du cépage catalan traditionnel sumoll, c’est un rouge nature dont la fraîcheur doit beaucoup au sol calcaire local. La vendange est éraflée et macère quinze jours. L’élevage, en fûts de chêne français, dure trente mois. Calme, profond, intense et structuré, ce vin magnifique et ciselé accompagnera tout ce qu’il y a de meilleur.