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Westerberg Blanc 2021
Domaine Einhart
Westerberg est un vin blanc sec tout en caractère, en élégance et en épices, offrant le meilleur du riesling et du gewurztraminer du domaine : quatre-vingt-dix pour cent de riesling et dix pour cent de gewurztraminer croissant sur les grands terroirs calcaires des coteaux de Rosheim : soit des sols de calcaire coquiller avec cératites (calcaire fossilisé) et plaque de lettenkohl (carbonate de muschelkalk). Un mètre quatre-vingts de profondeur de sol avec une granulométrie de 70 % de calcaire et un plaquage de loess à un mètre et demi, voilà une superbe minéralité dont profite le vin, Cent pour cent des raisins sont issus de la propriété. L’âge moyen des vignes est de quarante-cinq ans, sur des parcelles exposées au sud sur une pente à 30 %. Les raisins sont entièrement vendangés à la main et égrappés. Le riesling passe en pressurage direct, tandis que le gewurztraminer passe par une macération de quarante-huit jours avant pressurage. Le tout est fermenté par levures indigènes. L’élevage est d’un an sur lies fines et la mise en bouteille se fait sans filtration. Aucun ajout de sulfite ni d’aucun autre intrant n’a été fait à la vigne ou au chai. Nous vous conseillons le carafage pour ce Westerberg.
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Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer, il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.
Les Orgues Rouge 2019,
Frédéric Gounan
Fruit, minéralité, droiture, fruits rouges nets et savoureux : l’expression volcanique et minérale des sols basaltiques à travers le pinot noir, unique à l’Auvergne, est incomparable. Les Orgues est un pur pinot noir d’Auvergne obtenu en biodynamie sur des sols argilo-calcaires riches en granite et en basalte. La vendange est foulée et vinifiée en grappes entières. L’élevage en fûts est de trente mois. Ce vin appelle des plats traditionnels solides, des potées, des soupes à la fourme d’Ambert, de pountis ou des saucissons en brioche.
Pour en savoir plus
Issu d’une famille de paysans établie sur la commune de Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme) depuis au moins deux siècles, Frédéric Gounan fut dans une première vie mécanicien et créateur de prototypes pour la marque française de motos Voxan, dont le siège était à Issoire. Il s’est détourné du monde industriel pour se consacrer au vin avec sa compagne Caroline. Il entend tirer partie des magnifiques terroirs de son village natal, bien loin de faire « pisser la vigne », comme on faisait autrefois : il constate que tout ce qui sort de cette terre possède des qualités gustatives exceptionnelles. Il reprend des parcelles de gamay d’Auvergne, plante d’autres cépages, et finit par produire des cuvées qui comptent parmi les plus savoureuses et les plus recherchées d’Auvergne. Sur cette terre de la chaîne des puys, les pinots noirs croissent sur des sols noirs basaltiques, les sauvignons et les pinots gris reposent sur des sols blancs argilo-calcaires cailloutés de basalte. Adepte de l’agriculture biologique et biodynamique, Frédéric applique également des méthodes qu’il juge appropriées au climat et au terroir : pour faciliter la photosynthèse dans ce climat rude et contrasté, il pratique le palissage en lyre qui permet d’aérer et d’exposer au soleil le feuillage des vignes, garantie de fruits mûrs à la vendange. Toujours mécanicien dans l’âme, il fabrique ses outils et bricole ses tracteurs selon ses besoins. Ses vins sont rares et distingués, très recherchés des amateurs : à petit domaine (moins de deux hectares), petite production (par le volume, non par l’esprit).
BN Blanco Natural Blanc 2020,
Partida Creus
Ce blanc bronzé, exotique et aromatique est composé à 90 % de macabeu et à 10 % de cartoixá vermell. Il évoque une avalanche de fruits jaunes mûrs – abricots notamment —, de fleur d’oranger et d’épices musquées, équilibrés par une acidité délicate et des tannins légers. Parfait pour un apéritif et au début d’un repas, il ne titre que dix degrés d’alcool.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
€159,00
Prix unitaire par€159,00
Prix unitaire parMorey Saint Denis les Champs de la Vigne Qvevris Rouge 2020
Magnum Susucaru Rosato Rosé 2021,
Franck Cornelissen
La robe est rose intense, le nez charrie agrumes et fleurs blanches, et la bouche : fruitée, dense, fraîche, gourmande, avec cette fine amertume, cette morsure mélancolique qui est la signature de ce vin. Beaucoup d’aficionados piaffent d’impatience à chaque millésime de cette cuvée emblématique du maître de l’Etna et certains n’imagineraient pas leur apéro sans elle. Susucaru rosato fait le bonheur des amateurs de rosé comme des moins fans, des initiés au vin naturel comme des débutants. D’ailleurs peut-on parler vraiment de rosé ? Techniquement oui, gustativement et chromatiquement cette petite merveille tient à la fois du rosé et du rouge de soif. 25 % inzolia, 25 % malvasia, 25 % nerello mascalese, 25 % moscadella, et toutes les vignes croissent directement sur les pentes de l’Etna. Une cuvée fidèle à elle-même.
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Grand incontournable et figure universellement respectée du vin naturel, Frank Cornelissen est un classique. Cet homme en questionnement constant vit en résonance humaine et cosmique avec son terroir contrasté : il a su démontrer que la minéralité puissante d’un grand sol volcanique pouvait être mise en valeur par la naturalité de ses vins. La brillance, la droiture et le fruité exquis de ses cuvées lui valent l’admiration même des récalcitrants au « nature ». Ce sont de bons vins d’initiation.
Son azienda sicilienne se trouve à Passopisciaro, dans le nord de la vallée de l’Etna. C’est, dit-il, la « côte de Nuits » de l’Etna pour la grande diversité de ses vins répartis sur de nombreuses localités (contrade) à différentes altitudes. Le climat est continental et rude, voire neigeux, en hiver, mais très chaud et ensoleillé de juin à septembre. L’altitude donne aux vins tension et élégance. Les vignes cohabitent avec une polyculture méditerranéenne : oliviers, amandiers, potagers… (Frank produit aussi de l’huile d’olive). L’âge des vignes va de quarante ans à plus de cent ans. Les parcelles, au nombre de dix-neuf, sur vingt-quatre hectares en tout, sont toutes en altitude, entre 600 et 900 mètres, sur plusieurs coulées volcaniques. Elles sont toutes vinifiées séparément : Frank décide de l’assemblage en fonction de la qualité des vins de chaque parcelle. En général, sept ou huit crus sont réalisés en dehors des vins génériques (rosé, rouge de base et blanc). Les sols sont constitués de différents types de basalte, entre poudre et roche, avec un drainage parfait qui permet de faire des vins concentrés et fins.
Le nerello mascalese domine l’encépagement du domaine. Ce grand cépage rouge traditionnel de la vallée nord de l’Etna constitue l’unique cépage des grandes cuvées. Son cycle végétatif est long, ce qui permet à la vigne de travailler sur le sol et de capter sa minéralité dans le fruit. Parmi les autres cépages, citons : nerello capuccio, minella bianco, minella nera, alicante bouschet, malvasia, cattaratto, moscadella, grecanico dorato, carricante…
Cailloux Rouge 2020,
Patrick Bouju
Cailloux porte bien son nom : c’est un vin rouge sauvage, fumé, long et persistant, marqué par des notes intensément minérales : cailloux, métal. Cependant, le fruit est présent et juteux. L’impression d’ensemble est dense et concentrée, le vin pourra être bu dès maintenant mais pourra encore attendre quelques années. Cette cuvée est élaborée à partir de vieilles vignes de pinot noir sur sols basaltiques, marno-calcaires et sableux. La vendange est égrappée aux trois quarts et le reste est laissé en grappes entières ; le tout macère un mois en fûts. Température de service : 14-16 °C. Ouvrir vingt minutes avant dégustation ou carafer.
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Près de Billom, la Limagne clermontoise s’élève vers l’est pour former une zone vallonnée au climat doux, dominée par des buttes volcaniques. C’est la Toscane auvergnate, ainsi nommée à cause de sa ressemblance avec la province italienne. Ce pays de polyculture vivrière était autrefois couvert de vignes et était le domaine privilégié du gamay d’Auvergne, une souche ancienne robuste, origine de vins denses, profonds et fruités. C’est là que cultive et vinifie Patrick Bouju, sur ces sols volcaniques de haute qualité et principalement sur vieilles vignes. Les sols varient entre basaltes, calcaire, argilo-calcaire et pouzzolane. Patrick collectionne et soigne les meilleurs terroirs du Puy-de-Dôme, souvent abandonnés, et leur donne une nouvelle vie. Il préserve aussi les cépages autochtones, dont il cultive une bonne cinquantaine, et exerce en parallèle une activité de négociant vinificateur à base de raisins bio achetés. La renaissance actuelle du vignoble auvergnat (qui fut autrefois le troisième de France) doit beaucoup à Patrick. Le fait qu’il aime prêter main forte à ses amis vignerons de France et d’ailleurs ne fait que confirmer son image de modèle, de chef de file. Ses partenariats sont célèbres : avec Action Bronson pour la série A la Natural, avec Jason Ligas en Grèce pour Sous le Végétal… Patrick pratique des macérations longues, et les vins reposent jusqu’à six mois après mise en bouteilles. Très sensible aux sulfites dans les vins, Patrick a constaté que les siens s’en passaient très bien. Il a également constaté que si les raisins sont sains et concentrés, l’équilibre se fait tout seul, quelles que soient les phases que traverse successivement une cuvée. Ses vins nobles, ciselés, distingués, jamais anodins, sont immédiatement reconnaissables dans le verre. Ils sont droits, nets, précis, souvent marqués par des notes florales et une minéralité épicée. Ils constituent aussi une formidable anthologie des terroirs et des vignes anciennes de Basse-Auvergne et de ses sols volcaniques.
Es d'aqui M&M Rouge 2020, Jean Louis Pinto
Prodigieusement aromatique, un peu tannique, ce vin ne manquera pas de surprendre. Il résulte d’un assemblage de muscat d’Alexandrie (40 %) et de mourvèdre (40 %) sur sols argilo-calcaires. En associant ces cépages, on est certain de produire un rouge assez atypique, d’autant plus que le vin est obtenu à partir de diverses macérations et de pressurages directs. Les raisins proviennent de vignes sur sol argilo-calcaire et l’élevage se fait en cuve de résine.
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Enfant de l’Ariège, Jean-Louis Pinto a choisi de rester au pays et de faire des vins qui ressemblent à leur terroir, d’où le nom Es d’Aqui (« C’est, il est d’ici ») qu’il a donné à son négoce de vinification, situé à Moulin-Neuf, commune proche de l’Aude, entre Mirepoix et Limoux. Une région où autrefois, les vignes abondaient, jusqu’aux grosses attaques de mildiou au début du XXe siècle. Jean-Louis achète des raisins cultivés en bio par d’autres vignerons, ses amis, en qui il a toute confiance. Il ne se contente pas d’acheter le produit, il surveille la nouaison, la maturation, et fait des passages réguliers jusqu’au mois d’août, afin de connaître le raisin avant de le vendanger. Il le vinifie chez lui selon des méthodes naturelles, pratiquant de longues macérations en grappes entières. La macération de trois semaines est fréquente chez lui, ainsi que les pressurages très doux au pressoir vertical. Il a, dit-il, « beaucoup de vignes en commun » avec son ami Anthony Tortul (La Sorga). Son aire de collecte s’étend sur tout le Languedoc, et notamment dans l’Hérault, autour d’Adissan, de Faugères et de Saint-Chinian, ainsi que dans l’Aude (Limoux) et le Tarn (Gaillac), deux terroirs qui lui sont chers. Il se trouve que les sols typiques du Languedoc – schistes, basaltes, cailloux, argilo-siliceux – lui plaisent particulièrement pour la fraîcheur qu’ils donnent aux vins. « Je fais des vins du Sud, dit-il. Je cherche surtout des terroirs qui donnent de la fraîcheur, même si les vins titrent 14 degrés. » Les cépages sont, bien entendu, typiquement languedociens : grenache, carignan, mauzac, cinsault, braucol, duras et sauvignon. Les rouges les plus puissants sont réalisés dans cinq jarres en terre cuite, qui l’aident à contrôler l’extraction et à donner à ses vins, dit-il, « un côté très cristallin ». Le sol, le lieu, on l’a compris, sont de toute première importance pour lui : encore une fois, le nom de son domaine Es d’Aqui n’a pas été choisi par hasard.
Pimpant Rouge 2020,
Domaine Capmartin
Soixante pour cent syrah, dix pour cent grenache, vingt pour cent tannat et une petite touche de cépage mystère qui fournit l’épice ; Pimpant, en appellation Côtes-de-Gascogne, porte bien son nom et apporte avec lui la joie de vivre. Issu d’un assemblage de plusieurs parcelles de haute qualité, il est né sur des sols argilo-graveleux orientés au nord et des cailloux roulés sur argile rouge. L’âge moyen des vignes est de dix ans. La mise en place de couverts végétaux permet la décompaction des sols et fait un apport nutritionnel, alterné avec un enherbement naturel. La vendange est éraflée et macère en carbonique avant d’être élevé six mois sur lies en cuve d’inox. Aucun apport d’intrant ni de soufre. Le domaine Capmartin a tenu, en réalisant ce vin, à nous proposer une cuvée hors appellation entièrement destinée au plaisir, au partage et à la convivialité. Elle résulte de l’assemblage de plusieurs parcelles et se veut accessible, fruitée, légère et sans prétention. « La bouteille qu’on ouvre à l’apéro quand on n’a pas envie de se prendre la tête », précise Simon Capmartin. C’est un vin qu’on débouche quand on a envie d’être très gentil avec soi-même et avec les autres. Mais buvez-le dans l’année, c’est le conseil du vigneron.
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Guy Capmartin s’installe en 1985 à l’ancien couvent de Maumusson-Laguian, dans le Gers, pour y exploiter les magnifiques sols environnants, dont il tirera bientôt des vins très remarqués en appellations Madiran et Pacherenc-du-Vic-Bilh. En 1987 naît Tradition, sa première cuvée. Dès les années 2000, il décide de ne travailler qu’en agriculture biologique et biodynamique, décision renforcée et enracinée par son fils Simon, qui prend la relève. Les vins sont remarqués et obtiennent de nombreuses distinctions. La certification est obtenue en 2013, le label Demeter est en cours. Tirant parti de ses parcelles les plus spécifiques du domaine, Simon entreprend aussi de réaliser des cuvées nature, sans intrant et selon le principe de l’interventionnisme minimal. Labellisées en Vin de France ou en Côtes-de-Gascogne, ce sont ces cuvées que nous vous proposons à Culinaries.
L’encépagement du domaine est organisé autour du tannat, cépage roi du madiran, entouré d’une palette aussi riche et diversifiée que les sols du domaine : cabernet sauvignon, cabernet franc, un peu de syrah et de grenache noir, plus quelques ceps rouges anciens en cours d’identification. Une parcelle de tannat, située sur un sol argilo-marneux à gravettes très fin et très souple, est préphylloxérique. Pour le blanc, petit manseng, gros manseng et petit courbu, ainsi que, pour les côtes-de-gascogne, sauvignon blanc, sauvignon gris et viognier.
L’objectif principal du domaine Capmartin est de faire des vins francs, fruités, authentiques et honnêtes, reflétant parfaitement leur terroir, ce qui explique le caractère parcellaire des vins sous appellation : à une parcelle correspond un cru, et inversement. Cela explique également le nombre et la variété des cuvées.
i Vicini Cortese Blanc 2019,
Jean-Yves Peron
Longtemps, le vin savoyard a pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens ! Jean-Yves Péron incarne la renaissance de ce très beau vignoble. Résidant à Chevaline, près du lac d’Annecy, il associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature. Ses rouges de mondeuse sont magnifiques, ses blancs de cépages locaux anciens – jacquère, altesse, bergeron, persan – ne le sont pas moins. Il réside à Chevaline, mais son vignoble actuel, trois hectares en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère.
D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, Jean-Yves s’est vite laissé entraîner par la vigne et a suivi une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui, mais aussi en Italie du Nord : pour lui, c’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de multiplier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
En 2017, Jean-Yves Péron a décidé d’élargir sa gamme en allant récupérer des raisins bio au cœur du Piémont italien. Il en est résulté plusieurs cuvées, dont ce blanc 100 % cortese, un cépage ancien souvent associé au trebbiano ou au garganega. Le cortese donne un vin de qualité, frais et acidulé, à la robe jaune paille à reflets verdâtres. Cette cuvée a été vendangée pour la première fois en 2019, à Asti, sous un microclimat frais qui permet des maturités assez tardives et, particulièrement cette année, des vendanges début octobre. C’est un vin léger et frais, très digeste, titrant entre 10 et 11 degrés d’alcool donc très facile à boire. Il présente une minéralité due au terroir et des notes d’agrumes, surtout de zeste de citron.
Syrah Rouge 2019,
Domaine des Miquettes
Le domaine des Miquettes associe de façon créative et passionnée le terroir et les traditions viticoles du Rhône et celles de la Géorgie, dont la viticulture est un modèle pour Paul Estève et Chrystelle Vareille, créateurs du domaine. Celui-ci, situé en Ardèche, se trouve au sud de l’appellation Saint-Joseph. Paul a fait ses classes auprès de René-Jean Dard et François Ribo, deux grandes figures du vin naturel en vallée du Rhône. Avec Chrystelle, il commence par récupérer la ferme de la famille de Paul avec deux ares de vigne, puis en 2004 la totalité du domaine, lequel compte à présent 4,3 hectares. Les cépages blancs sont situés autour de la maison, les cépages rouges sont plantés sur coteaux escarpés, entre 300 et 450 mètres d’altitude. Les parcelles reposent sur un socle de granit avec des sols légers : granits à micas noirs, schistes et gneiss. Tout est cultivé en bio (Écocert) avec pratiques biodynamiques. Les vignes sont soignées et fortifiées à l’aide de décoctions de plantes et d’argile. Les sols sont travaillés au cheval ou au treuil et à la pioche. Aucun intrant chimique n’est ajouté au travail viticole. Les vendanges sont entièrement manuelles.
La grande spécificité du domaine des Miquettes reste l’emploi des techniques géorgiennes, inspiré par leur passion pour ce pays du Caucase, berceau du vin, où des techniques de vinification vieilles de huit mille ans sont encore en vigueur. Au cœur de cette viticulture est le qvevri, la jarre enterrée où se déroule toute la vinification : fermentation avec macération pelliculaire et élevage. Ils partent à la découverte de ce pays et en reviennent avec la décision d’élever tous leurs vins en jarres enterrées. Ils en ont vingt-six, mais distinguent les tinajas (jarres espagnoles) pour les fermentations-macérations et les « amphores » enterrées pour l’élevage. Aucun soufre n’est ajouté. Pour les rouges comme pour les blancs, la terre cuite gomme l’astringence et la transmute en une texture veloutée, une matière fruitée et souple.
Une syrah à la noble simplicité. Issu de vignes plantées en Ardèche, sur des parcelles aux sols légers de granits à micas noirs, de schistes et de gneiss sur socle de granit, ce vin de France séduit par un nez aux notes de fruits rouges qui se poursuit par une bouche veloutée, poivrée et framboisée.
SK Blanc 2019, Partida Creus
Le domaine catalan Partida Creus est la création de deux Piémontais originaires des Langhe (où l’on s’y connaît en vins), Antonella Gerosa et Massimo Marchiori, qui mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. C’est pourquoi leur domaine est aussi important sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne.
Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des exclamations de joie.
Ce splendide vin de muscat d’Alexandrie est vinifié en sec par Partida Creus. C’est un blanc tirant sur l’orange, délicieusement frais, parfumé et aromatique. Le nez reçoit une bouffée de pâte d’amande, la bouche confirme cette sensation en ajoutant des notes complexes : litchi, poire, prairie en fleurs, beaucoup de fraîcheur et de croquant. Finale longue et satinée. Il ira très bien avec les poissons crus, grillés ou en sauce, les plats épicés tels que les currys de poisson ou de volaille, les cuisines du Moyen-Orient, de l’Inde et du Sichuan.
CX Cartoixa Blanc 2019,
Partida Creus
Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. C’est pourquoi leur domaine est aussi important sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne.
Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle, afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des exclamations de joie.
Cette rareté est un vin blanc sec tranquille à base de cartoixà vermell (autre identité du xarel·lo rosado, un cépage traditionnel rosé) qui explose de fraîcheur et de notes aromatiques d’une extrême richesse : pêche blanche, rhubarbe, fraise voire papaye. Une légère amertume appétissante gratifie ce vin absolument délicieux qui se comportera également bien en solo et à table.
€80,00
Prix unitaire par€80,00
Prix unitaire parVolnay 1er Cru Les Lurets Rouge 2019
€99,00
Prix unitaire par€99,00
Prix unitaire parVolnay 1er Cru Carelle Sous la Chapelle Rouge 2019
€56,00
Prix unitaire par€56,00
Prix unitaire parSaint Romain Combe Bazin Blanc 2019
SM Blanc 2017
La Sorga
"Anthony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Ce vin blanc est issu de terroirs villafranchiens sur socle basaltique situés près de Pézenas, dans la haute vallée de l’Hérault. Le nom SM, formé des initiales de « sauvignon-marsanne », se réfère à l’assemblage qui constitue ce vin de négoce : soixante pour cent de marsanne (vignes âgées de vingt-cinq ans) et quarante pour cent de sauvignon blanc (vignes de dix ans). La marsanne est pressée directement et le moût est utilisé pour faire macérer le sauvignon en grappes entières pendant soixante jours. L’élevage, huit mois, se déroule en cuve. Le nez évoque la bergamote, la cire d’abeilles, le fenouil et l’abricot sec. La bouche est tendue, dotée d’une incroyable sapidité. Fruits exotiques, mangue notamment. Un compagnon naturel pour les fromages affinés ou à pâte persillée, sans oublier les chèvres bien crémeux du Midi. Il se gardera une dizaine d’années.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Cuvée O Rouge 2014
Château Les Graves de Viaud
Le Domaine Les Graves de Viaud nous offre avec ce millésime 2014 un vin rouge tranquille qui incarne à merveille l'élégance naturelle des Côtes de Bourg. Issu d’un Cabernet Franc cultivé en biodynamie, ce vin bénéficie des labels Demeter et AB, garantissant des pratiques respectueuses de la terre et de la vigne, sans intrants chimiques ni artifices œnologiques. Ici, la nature s’exprime librement, révélant l’authenticité du terroir bordelais.
Cette cuvée confidentielle (1 200 bouteilles) de côtes-de-bourg est composée de cabernet franc à 60 %. Les vignes croissent sur des coteaux en pente douce aux sols de graves argileuses. La vendange est manuelle, égrappée et non foulée. Réalisée en cuves ovoïdes, la macération pelliculaire est longue : jusqu’à trois mois à température maîtrisée. La fermentation se fait par levures indigènes et aucun ajout de soufre n’est effectué à la mise en bouteilles. Ce vin aussi délicat que profond présente la particularité d’être vegan (pas de produits d’origine animale, donc aucun collage à base d’œuf). Le nez, frais et spontané, offre des notes de prune, de violette, de pivoine. La bouche est pulpeuse, croquante et fraîche, séduisante : cassis et mûre principalement. Les tannins sont soyeux et fondus quoique puissants.
À l'œil, ce 2014 dévoile une robe rouge profonde aux reflets grenat, signe d’une belle évolution. Le nez s'ouvre généreusement après carafage, dévoilant des arômes de fruits rouges mûrs, de cerise griotte et de framboise, subtilement relevés par des notes épicées et une touche végétale typique du Cabernet Franc. En bouche, l’attaque est souple, laissant place à des tanins fins et élégants. L'équilibre entre fraîcheur et structure est remarquable, avec une finale persistante qui dévoile des nuances légèrement poivrées et minérales.
Ce vin s’accordera à merveille avec des plats de caractère comme un magret de canard aux figues, un gratin de légumes racines ou encore un plateau de fromages affinés. Servi entre 16 et 18°C, il révélera toute sa complexité après un passage en carafe.
Avec ses 13,5 % d’alcool et son potentiel de garde de 5 à 10 ans, ce millésime 2014 peut être apprécié dès maintenant pour sa fraîcheur ou patienté en cave pour une expression plus profonde de son terroir.
Crucella Rouge 2019
La Vinicola di Antonio Gismondi
Seul rouge du domaine, Crucella est un bel assemblage de merlot, de sangiovese et du cépage local ancien freisa, qui donne une légère touche de fruit rouge musqué, mais le sangiovese occupe la place dominante. La vendange macère cinq ou six jours en cuve d’acier inoxydable, puis le vin est élevé de sept à dix mois dans le même type de cuve. Crucella se fait connaître par un nez de sous-bois, minéral et terrien, une attaque vive et acide en bouche, des fruits rouges, cerise à la rétro-olfaction, et des tannins moins présents que la robe soutenue ne le laisserait supposer. Certainement un bon vin de garde qui s’épanouira avec le temps.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.