Confirmez votre âge
Vous devez être âgé(e) de 18 ans minimum pour naviguer sur ce site.
Trier par:
286 produits
286 produits
SK Muskat Alejandria Blanc 2022
Partida Creus
SK Muskat Alejandria est un blanc tirant sur l’orange, délicieusement frais, parfumé et aromatique. Le nez reçoit une bouffée de pâte d’amande, la bouche confirme cette sensation en ajoutant des notes complexes : litchi, poire, prairie en fleurs, beaucoup de fraîcheur et de croquant. Finale longue et satinée. Ce splendide vin à base de muscat d’Alexandrie (moscatel), classé en Vino de Mesa (vin de table), est vinifié en sec par Partida Creus. Il ira très bien avec les poissons crus, grillés ou en sauce, les plats épicés tels que les currys de poisson ou de volaille, les cuisines du Moyen-Orient, de l’Inde et du Sichuan.
Pour en savoir plus
Le domaine catalan Partida Creus est la création de deux Piémontais originaires des Langhe (où l’on s’y connaît en vins), Antonella Gerosa et Massimo Marchiori, qui mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. C’est pourquoi leur domaine est aussi important sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des exclamations de joie.
Cidre Fermier 2020,
Florian Bourrienne
Ce cidre fermier millésime 2020 de Florian Bourrienne porte encore la douceur de sa jeunesse, mais il est tout à fait mûr pour être bu. Il offre en effet des notes déjà amples, évoluées, rondement fruitées, qui sont la marque distinctive de ce producteur. Vous pouvez le faire attendre encore au moins quatre ou cinq ans, il acquerra progressivement des notes plus aérées, plus amples encore et plus végétales évoquant le foin, les fleurs et la prairie, ainsi que des saveurs de pomme mûre confite qu’on aime à retrouver dans les cidres fermiers de Florian. La bulle est douce et fine, la palette aromatique demande à se déployer, et d’ailleurs, à ce propos, nous vous conseillons de carafer ce cidre. Ses compagnons fidèles seront les fruits de mer frais, fumés ou séchés, cuisinés, ainsi que les charcuteries cuites à l’ancienne et les galettes de sarrasin.
Pour en savoir plus
Ce qui différencie principalement Florian Bourrienne des autres producteurs de cidre, c’est qu’il réalise des cidres de garde, destinés à évoluer au fil des années. Son verger est en plein Calvados, dans le pays d’Auge, mais hors AOC afin de préserver la liberté et la singularité de ses cidres. On peut parler, sans hésitation, de cidre nature, car le cidriculteur va au-delà du bio pour respecter la méthode d’élaboration traditionnelle, délicate, patiente et exigeant un énorme travail. De son verger de quinze hectares planté en haute tige, il obtient des cidres de garde, excellents à boire dans leur jeunesse mais somptueux au bout de plusieurs années. L’assemblage est soigneusement dosé selon les caractéristiques de chaque millésime. La production des fruits est entièrement bio et les processus de fermentation — il y en a deux pour le cidre de tradition — sont lents et patients, afin que le cidre se fasse dans le bons sens, à partir des levures naturelles. Celles-ci sont conservées dans le cidre grâce à une filtration légère qui respecte tous les éléments vivants capables de polir le goût et les arômes, mais aussi faciliter la prise de mousse, qui doit être juste : ni trop forte ni trop faible. C’est difficile à gérer, mais le résultat en vaut largement la peine. Ce sont des cidres maîtrisés, éminemment délicieux, marqués par une douceur et une rondeur de pomme extraordinaires. Avec le temps, ils acquièrent des notes d’acidité et d’astringence qui renforcent avec grâce leur belle palette aromatique. Des cidres de goût et de plaisir, aussi délicieux à table qu’à l’apéritif.
Ivre de Vivre Blanc 2021,
Domaine de l'Octavin
Ivre de vivre est constitué d’un assemblage complexe : 50 % vermentino en presse directe et 50 % de roussanne et de marsanne macérées dix jours en grappes entières. L’assemblage est fait après fermentation et pressurage de la roussanne et de la marsanne. Les raisins viennent du domaine SCEA L’Authentique de Claude Ughetto (Carpentras) et sont vinifiés au domaine d’Alice Bouvot à Arbois. Ce vin comporte une part de macération pelliculaire qui lui donne une texture souple et agréable. Il présente des notes tropicales (mangue verte, mangue mûre, litchi, mandarine), miellées, hespéridées (orange et citron), mais aussi minérales : craie, caillou, terre sèche après la pluie.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Le Litre Arbitre Blanc 2020,
Château Lafitte
Le Litre Arbitre, blanc sec bien marqué par les fruits blancs et le citron, est délicieusement minéral et vif, prévu pour toutes occasions, et se boit aussi tout seul avec plaisir. Il est si bien taillé pour les réunions de bons amis que Château Lafitte a décidé de le verser directement en bouteille d’un litre. Le breuvage est obtenu par pressurage direct de différents cépages d’une très vieille parcelle complantée dont on ne connaît nullement la date de naissance. L’assemblage comprend en tout cas les classiques petit manseng et gros manseng du terroir du Jurançon. Les vendanges se font entre copains, la viticulture et la vinification (100 % biodynamie) se font sans le moindre ajout de substances chimiques ou de sulfites. Fruité à souhait, prévu pour la convivialité la plus intense, et pas même une tête d’épingle de sulfites ajoutés. Ce vin se conservera très longtemps si on lui en laisse l’occasion.
Pour en savoir plus
Château Lafitte est situé en Béarn, sur le noble terroir de Jurançon, origine de superbes vins liquoreux et de vins secs qui n’ont rien à leur envier. Depuis le XIVe siècle, Monein, commune où se trouve le domaine, est niché dans un exceptionnel milieu naturel, riche et vallonné. Au XVIe siècle, les vignes occupaient déjà une part importante de la propriété, et elles ont perduré jusqu’à nos jours. Philippe et Brigitte Arraou, les actuels propriétaires, ont entrepris de relancer la viticulture sur le site, aidés depuis 2012 par leur fils Antoine, vigneron aussi passionné que ses parents. Château Lafitte est désormais exploité en biodynamie et en agroforesterie : cinq hectares de sols marno-calcaires typiques de l’appellation, sur un relief accidenté et pouvant devenir très froid en hiver. Les cépages rois de Jurançon, petit manseng et gros manseng, représentent l’essentiel de l’encépagement. Également typique de Jurançon et des Pyrénées-Atlantiques en général, la viticulture en hautains, c’est-à-dire surélevée et palissée très haut, est pratiquée. Comme elle l’était d’ailleurs dans beaucoup de vignobles primitifs, donc certains sont encore actifs (Portugal, Espagne, Géorgie…). Sur ce beau domaine, les expérimentations vinicoles sont légion : élevage en jarres de terre cuite pour les vins secs, solera pour les moelleux en barriques non ouillées, toitures photovoltaïques pour le chai, récupération des eaux de pluie, vinification gravitaire. Le château Lafitte produit aussi bien des jurançons moelleux que des vins secs tranquilles et un pétillant naturel très réussi, Funambule.
Es d'aqui Paloma Rouge 2020,
Jean-Louis Pinto
Des notes de fraise, beaucoup d’acidité et de gourmandise. Paloma est un rouge de soif léger, clairet, presque un rosé. Les raisins proviennent tous d’Adissan, dans l’Hérault : clairette, colombard sur une langue de sol basaltique et grenache sur calcaires lacustres. La vendange macère quinze jours en grappes entières en cuves d’inox. L’élevage se fait pour moitié en barriques de 500 litres et pour l’autre en cuves de résine.
Pour en savoir plus
Enfant de l’Ariège, Jean-Louis Pinto a choisi de rester au pays et de faire des vins qui ressemblent à leur terroir, d’où le nom Es d’Aqui (« C’est, il est d’ici ») qu’il a donné à son négoce de vinification, situé à Moulin-Neuf, commune proche de l’Aude, entre Mirepoix et Limoux. Une région où autrefois, les vignes abondaient, jusqu’aux grosses attaques de mildiou au début du XXe siècle. Jean-Louis achète des raisins cultivés en bio par d’autres vignerons, ses amis, en qui il a toute confiance. Il ne se contente pas d’acheter le produit, il surveille la nouaison, la maturation, et fait des passages réguliers jusqu’au mois d’août, afin de connaître le raisin avant de le vendanger. Il le vinifie chez lui selon des méthodes naturelles, pratiquant de longues macérations en grappes entières. La macération de trois semaines est fréquente chez lui, ainsi que les pressurages très doux au pressoir vertical. Il a, dit-il, « beaucoup de vignes en commun » avec son ami Anthony Tortul (La Sorga). Son aire de collecte s’étend sur tout le Languedoc, et notamment dans l’Hérault, autour d’Adissan, de Faugères et de Saint-Chinian, ainsi que dans l’Aude (Limoux) et le Tarn (Gaillac), deux terroirs qui lui sont chers. Il se trouve que les sols typiques du Languedoc – schistes, basaltes, cailloux, argilo-siliceux – lui plaisent particulièrement pour la fraîcheur qu’ils donnent aux vins. « Je fais des vins du Sud, dit-il. Je cherche surtout des terroirs qui donnent de la fraîcheur, même si les vins titrent 14 degrés. » Les cépages sont, bien entendu, typiquement languedociens : grenache, carignan, mauzac, cinsault, braucol, duras et sauvignon. Les rouges les plus puissants sont réalisés dans cinq jarres en terre cuite, qui l’aident à contrôler l’extraction et à donner à ses vins, dit-il, « un côté très cristallin ». Le sol, le lieu, on l’a compris, sont de toute première importance pour lui : encore une fois, le nom de son domaine Es d’Aqui n’a pas été choisi par hasard.
Nuria Montanega-Parellada Blanc 2017
Clos Lentiscus
C’est à Sitges, en Penedès (Catalogne), au cœur du parc naturel du Garraf, Manel Avinyo et son frère Joan ont repris le domaine familial, que Manel a rebaptisé Clos Lentiscus Même si Barcelone n’est qu’à une demi-heure de route, la beauté du paysage est saisissante et l’immersion dans la nature est totale : les forêts méditerranéennes côtoient les garrigues catalanes (thym, romarin, ciste, pistachier lentisque qui a donné son nom à l’exploitation…). Le pays du Penedès possède également une longue histoire viticole. Dans ses douces collines se niche le Clos Lentiscus, en appellation Penedés, sur vingt hectares de terrains sablonneux et argilo-calcaires exposés plein sud à 225 mètres d’altitude. Selon des documents historiques, la famille de Manel et Joan Avinyo y est implantée depuis au moins le XIVe siècle. Longtemps, les raisins furent vendus aux coopératives locales, mais dès la reprise du domaine par les deux frères, le bio et la biodynamie succèdent aux pratiques conventionnelles, toute la vendange va dans les cuvées maison, et les pratiques biologiques et biodynamiques permettent à cette belle propriété de renouer avec son prestige d’autrefois : au XIXe siècle, ses vins étaient vendus en France et jusqu’aux Amériques. Très vite, Manel reçoit un surnom : The Bubbleman, hommage à son talent pour vinifier les cavas, ces blancs pétillants caractéristiques du nord-est de la péninsule Ibérique, à partir de variétés indigènes dont la Catalogne a le secret : sumoll, ull de llebre, xarel·lo, malvoisie de Sitges, cartoixà vermell, cariñena (carignan), qu’accompagnent tempranillo et muscat d’Alexandrie. Les vignes sont anciennes, parfois centenaires. Aucun additif de synthèse n’est employé à la vigne, et les opérations telles que plantation, taille, épamprage et vendanges sont dictées par les phases lunaires. La pollinisation est facilitée par la présence de ruches ; des moutons contribuent à la fertilisation et au contrôle du couvert végétal. Ringo, le cheval blanc, se charge du travail des sols.
Pureté, élégance et une minéralité croquante due au calcaire caractérisent les productions de Clos Lentiscus. La note d’oxydation ménagée, quand elle se fait sentir, ne domine pas la dégustation et les vins ne sont jamais déviants. Les cavas sont réputés exubérants, mais ceux de Clos Lentiscus n’ont jamais plus de deux grammes de sucre résiduel par litre. Le domaine produit aussi des vins tranquilles, rouges, blancs et rosés.
Núria est le nom de la fille de Manel, qui a assisté son père dans la réalisation de ce beau vin à base de montanega, variante du cépage autochtone parellada. Légèrement dégorgé, réalisé en méthode ancestrale (cava), ce vin surprenant présente des notes de pain frais et de brioche, de thé vert et de pomme. Frais et sec à la fois, il est d’une déroutante complexité : vivant et mouvant dans le verre, on ne cesse d’y revenir.
Nuria Cartoixa Vermell Blanc pétillant 2018
Clos Lentiscus
Pureté, élégance et une minéralité croquante due au calcaire caractérisent les productions de Clos Lentiscus. La note d’oxydation ménagée, quand elle se fait sentir, ne domine pas la dégustation et les vins ne sont jamais déviants. Les cavas sont réputés exubérants, mais ceux de Clos Lentiscus n’ont jamais plus de deux grammes de sucre résiduel par litre. Le domaine produit aussi des vins tranquilles, rouges, blancs et rosés.
Ce domaine viticole est situé à Sitges, en Catalogne, au cœur du parc naturel du Garraf. Manel Avinyo et son frère Joan ont repris le domaine familial, renommé Clos Lentiscus par Manel. Même si Barcelone n’est qu’à une demi-heure de route, la beauté du paysage est saisissante et l’immersion dans la nature est totale : les forêts méditerranéennes côtoient les garrigues catalanes (thym, romarin, ciste, pistachier lentisque qui a donné son nom à l’exploitation…). Le pays du Penedès possède également une longue histoire viticole. Dans ses douces collines se niche le Clos Lentiscus, en appellation Penedés, sur vingt hectares de terrains sablonneux et argilo-calcaires exposés plein sud à 225 mètres d’altitude. Selon des documents historiques, la famille de Manel et Joan Avinyo y est implantée depuis au moins le XIVe siècle. Longtemps, les raisins furent vendus aux coopératives locales, mais dès la reprise du domaine par les deux frères, le bio et la biodynamie succèdent aux pratiques conventionnelles, toute la vendange va dans les cuvées maison, et les pratiques biologiques et biodynamiques permettent à cette belle propriété de renouer avec son prestige d’autrefois : au XIXe siècle, ses vins étaient vendus en France et jusqu’aux Amériques. Très vite, Manel reçoit un surnom : The Bubbleman, hommage à son talent pour vinifier les cavas, ces blancs pétillants caractéristiques du nord-est de la péninsule Ibérique, à partir de variétés indigènes dont la Catalogne a le secret : sumoll, ull de llebre, xarel·lo, malvoisie de Sitges, cartoixà vermell, cariñena (carignan), qu’accompagnent tempranillo et muscat d’Alexandrie. Les vignes sont anciennes, parfois centenaires. Aucun additif de synthèse n’est employé à la vigne, et les opérations telles que plantation, taille, épamprage et vendanges sont dictées par les phases lunaires. La pollinisation est facilitée par la présence de ruches ; des moutons contribuent à la fertilisation et au contrôle du couvert végétal. Ringo, le cheval blanc, se charge du travail des sols.
Núria est le nom de la fille de Manel, qui a assisté son père dans la réalisation de ce pétillant blanc frais et friand en fabrication ancestrale issu de pressurage direct du cépage catalan autochtone cartoixà vermell. La première fermentation, à base de levures indigènes, se fait dans des dames-jeannes de 55 litres et la seconde fermentation se déroule en bouteilles. Vingt-quatre mois d’élevage sur lies fines et dégorgement manuel. Un vin pour crevettes frites, friture de poisson, et tous les fruits de mer de Méditerranée et d’ailleurs.
SM Blanc 2017
La Sorga
"Anthony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Ce vin blanc est issu de terroirs villafranchiens sur socle basaltique situés près de Pézenas, dans la haute vallée de l’Hérault. Le nom SM, formé des initiales de « sauvignon-marsanne », se réfère à l’assemblage qui constitue ce vin de négoce : soixante pour cent de marsanne (vignes âgées de vingt-cinq ans) et quarante pour cent de sauvignon blanc (vignes de dix ans). La marsanne est pressée directement et le moût est utilisé pour faire macérer le sauvignon en grappes entières pendant soixante jours. L’élevage, huit mois, se déroule en cuve. Le nez évoque la bergamote, la cire d’abeilles, le fenouil et l’abricot sec. La bouche est tendue, dotée d’une incroyable sapidité. Fruits exotiques, mangue notamment. Un compagnon naturel pour les fromages affinés ou à pâte persillée, sans oublier les chèvres bien crémeux du Midi. Il se gardera une dizaine d’années.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
El Aqueronte Rouge 2019
La Senda
El Aqueronte désigne l’Achéron, le fleuve des enfers de la mythologie grecque. On attend donc des notes de fond bien ancrées dans le sol et les fruits noirs, et elles sont au rendez-vous : belle robe grenat sombre, nez fumé et fruité (cerise noire), pivoine et cacao, et en bouche une matière veloutée, cerisée et poivrée, harmonie entre minéralité et fruit. Issu à 100 % de cépage mencia (issu du trousseau), ni filtré ni sulfité, ce vin provient de vignes de soixante-dix à quatre-vingt-dix ans cultivées dans le nord du Bierzo sur une parcelle homogène aux sols argilo-calcaires très riches en quartz, à 555 mètres d’altitude. Les raisins macèrent de trois à quatre jours en vieille cuve de châtaignier non fermée ; les vins sont élevés en fûts de chêne français pendant onze mois. Carafage conseillé.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Syrah Light Rouge 2016,
Domaine Le temps retrouvé
Une syrah de haute voltige. Issue de parcelles argilo-calcaires de la région de Banyuls, la cuvée Syrah light se distingue, comme son nom l’indique, par beaucoup de fraîcheur et une légèreté digne d’un roman à l’eau de rose. Au nez, des notes légèrement poivrées, et en bouche des arômes de cassis et de baies noires.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
The White Widow Blanc 2024,
Les Grandes Serres
Situé entre Vaison-la-Romaine et Séguret, le vignoble des Grandes Serres, certifié en agriculture biologique, défend une approche agroforestière novatrice, incluant la plantation de pistachiers en bordure des parcelles. Cette cuvée The White Widow 2024, issue d’un assemblage de Clairette, Grenache Blanc et Marsanne, exprime avec élégance la richesse des sols sableux du Rhône.
Un blanc pur et gourmand
Vendangés à la fraîcheur du matin en jour fruit, les raisins sont pressés directement, préservant ainsi leur éclat et leur fraîcheur. La fermentation se déroule spontanément avec des levures indigènes, dans un équilibre subtil entre fûts neufs Stockinger (pour la Clairette et la Marsanne, 50 %) et cuve inox (pour le Grenache Blanc, 50 %). L’élevage soigné avec de légers bâtonnages confère au vin une texture ample, sans filtration, permettant une sédimentation naturelle des lies au froid.
Un nez expressif et une bouche généreuse
Dès l’ouverture, The White Widow séduit par un bouquet intense de fruits jaunes et de jasmin. La bouche est ample et grasse, soutenue par une belle tension minérale, qui apporte équilibre et longueur. Une finale fraîche, aux notes légèrement salines, prolonge le plaisir.
Avec quoi déguster cette bouteille?
Ce blanc gastronomique se déguste idéalement à 10-12°C et accompagne à merveille poissons et Viandes Blanches en sauce, plats épicés et fromages persillés. Avec un potentiel de garde de 5 ans, il gagnera en complexité avec le temps.
The One Bière 2021,
Cyclic Beer Farm
Animale, funky, racée, pleine de caractère, avec une touche épicée et une finale amère nette et précise, The One fait directement référence à James Brown : non seulement à sa chanson She’s The One mais aussi à son concept « The One » : le beat absolu, l’énergie rythmique capable de donner la coloration funky idéale à sa musique. Exactement comme les brett (les levures sauvages) donnent aux bières de Cyclic Beer Farm en général et à celle-ci en particulier leur note funky désirée. The One fut la première bière funky réalisée par Cyclic, en 2016, et c’est leur unique bière de type saison qui ne soit pas élevée en barrique. Au lieu de la faire vieillir dans du bois, comme c’est le cas de la plupart de leurs saisons funky, ils brassent, fermentent et aromatisent dans des cuves d’acier inoxydable afin de favoriser l’expression pure des levures. The One titre 5,8 %.
Pour en savoir plus
Cyclic Beer Farm, c’est un binôme de copains barcelonais, Alberto et Joshua. Basés dans la capitale catalane, ils ont deux volets à leur activité : la bière (Cyclic Beer) et le vin (Cyclic Wine). Les bières, inspirées du modèle belge, se déclinent en gammes surprenantes et bigarrées où les cocktails de levures savamment dosées et les brassins maison s’allient à des macérations variées de fruits, de légumes, d’herbes et de marcs de raisins de variétés catalanes traditionnelles, ces derniers prélevés après la fermentation de leurs vins — car le second volet, c’est le vin, exclusivement réalisé à base de cépages catalans autochtones. Conditionnées en bouteilles de 75 cl afin que chacun en ait pour sa soif, les bières jouent entre classicisme et envolées d’inspiration, de façon contrastée et créative, à la catalane, sans oublier d’oser la bière au vin, bien entendu. Sur des bases classiques et un modèle de fermentation belge, les deux brasseurs-vinificateurs Joshua et Alberto jouent des ingrédients, des arômes, des macérations, entre céréales, fruits, légumes ou peaux de raisin de cépages catalans, pour atteindre des saveurs qui tiennent de l’Obni (objet buvable non identifié). Qu’elles s’affirment sur l’équilibre ou sur une certaine dissonance ménagée, ces bières ne vous laisseront jamais indifférent et révéleront leur plein potentiel au temps des chaleurs estivales, servies bien frappées (comme leurs auteurs).
Le Desordre Blanc 2013
Domaine La Sorga
Les vignes de ce chardonnay de la haute vallée de Limoux croissent sur sol de poudingues. Les raisins sont directement pressés puis élevés sans ouillage en vieux fûts pendant vingt-quatre mois. Ses notes minérales et saumurées, chargées d’épices et de citron, accompagneront les poissons en sauce. Potentiel de garde : dix ans.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Va avec : Poissons cuisinés
No Bullschiste Blanc 2023,
Un hommage naturel au Chenin et aux terroirs de schiste
Le No Bullschiste 2023, signé De Vini, est un blanc de soif vibrant et authentique, né des terroirs de schiste de la Loire. Ce 100 % Chenin, vinifié en presse directe et élevé pendant 8 mois dans des cuves enterrées en grès, reflète une philosophie naturelle, sans collage ni filtration, pour préserver toute la pureté du raisin et l’expression du terroir.
Une dégustation fraîche et saline
À l’œil, ce vin dévoile une robe claire et lumineuse, aux reflets légèrement dorés. Le nez est aromatique et fin, avec des notes acidulées de citron, de pomme verte et une subtile touche florale. En bouche, il séduit par sa fraîcheur éclatante, sa minéralité marquée et une finale saline qui évoque les embruns marins. Sa texture vive et légère en fait un compagnon idéal pour les instants de convivialité. Servi entre 8 et 10°C, il se déguste dans sa jeunesse pour apprécier pleinement son énergie et sa pureté.
Un allié des produits de la mer
No Bullschiste 2023 s'accorde merveilleusement avec des crustacés, des huîtres ou des poissons cuisinés. Sa vivacité et sa minéralité en font également un choix parfait pour un apéritif léger ou des plats aux influences marines.
Avec un potentiel de garde de 5 ans, ce Chenin magnifié par le schiste offre une expérience authentique, entre tradition et modernité. Un vin naturel et sincère, idéal pour les amateurs de fraîcheur et de vins non interventionnistes.
La Petite Robe Blanc 2022
Jean-Yves Péron
La Petite Robe est un vin blanc sec de macération, bio, biodynamique et nature, réalisé en Savoie par Jean-Yves Péron. C’est un blanc 100 % jacquère, classé Vin de France. Ni collé, ni filtré, ni sulfité.
Vinification
Les vignes de jacquère croissent sur terrain argilo-calcaire, au lieu-dit Les Marches, au pied du mont Granier. La Petite Robe provient à peu près du même terroir que celui des Œillets, mais cette cuvée est vendangée plus tôt. La macération carbonique est de quinze jours. Le vin est élevé un an en foudres de 15 hectolitres et en barriques.
Dégustation
La Petite Robe, merveilleusement friande et croquante, est encore une belle réussite de Jean-Yves Péron. Il y a en fait deux Petites Robes : le vin sera très différent selon qu’il sera en magnum ou en bouteille. Jean-Yves aime à parler dans ce cas d’exercice de style. Ici, en 75 cl, la jacquère donne son côté opulent, gourmand, fruité, charnu, avec du volume en bouche. La Petite Robe offre des notes de fusain, de fruits blancs, un bel équilibre et une grande intensité, assorti d’une note d’oxydation ménagée. Ce vin est idéal pour accompagner les produits de la mer fumés, crus ou cuits.
En savoir plus sur Jean-Yves Péron
Jean-Yves Péron incarne avec talent la renaissance en bio, biodynamique et nature du vignoble savoyard, qui repose sur des sols variés et de nombreux cépages autochtones (jacquère, altesse, mondeuse…). À son chai de Chevaline, dans les Bauges, il vinifie les raisins de ses parcelles de Conflans, près d’Albertville, et de Fréterive, dans la vallée de l’Isère.
Biodynamie d’altitude
Le travail de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et escarpées, ses vignes de montagne en microparcelles, travaillées la main, ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. Tous les vins de Jean-Yves Péron sont sans sulfites, issus de raisins vendangés à la main, vinifiés en grappes entières et foulés aux pieds dans la cuve. Pour toutes les cuvées, la goutte et la presse sont assemblées, puis élevés sur lies au minimum un an, en barriques de deux ou trois vins, amphores ou foudres, avant assemblage final. Elles doivent être conservées à une température inférieure à 18 °C. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Négoce italo-savoyard
Depuis 2011, une activité de négoce permet à Jean-Yves Péron d’acheter la vendange de vignerons bio voisins et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : c’est la série I Vicini, qui lui permet de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Poiré de la combe d'Ire Blanc 17/18
Jean-Yves Péron
Le Poiré de la Combe d’Ire est une cuvée pétillante de Jean-Yves Péron à base de poire. Bio, biodynamique et nature, ce poiré est la seule cuvée sans raisin du vigneron.
Vinification
Une dizaine de variétés de poires anciennes, croissant dans les vergers savoyards, sont à la base de ce poiré de la Combe d’Ire, lieu-dit argilo-calcaire classé réserve biologique et aire protégée proche de Chevaline. Les poires sont râpées puis pressées. Le poiré est élevé trois ans en barriques de 350 litres.
Dégustation
Tout à fait sec (zéro dosage), belle robe dorée avec une jolie note fine de douceur en toile de fond, coexistant avec une symphonie d’amertume, de fruité et de salinité. Une grande richesse gustative, la poire sublimée en un breuvage pétillant. Finale intensément fraîche. Ce poiré âgé est au meilleur de sa forme après cinq ans de vieillissement.
En savoir plus sur Jean-Yves Péron
Jean-Yves Péron incarne avec talent la renaissance en bio, biodynamique et nature du vignoble savoyard, qui repose sur des sols variés et de nombreux cépages autochtones (jacquère, altesse, mondeuse…). À son chai de Chevaline, dans les Bauges, il vinifie les raisins de ses parcelles de Conflans, près d’Albertville, et de Fréterive, dans la vallée de l’Isère.
Biodynamie d’altitude
Le travail de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et escarpées, ses vignes de montagne en microparcelles, travaillées la main, ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. Tous les vins de Jean-Yves Péron sont sans sulfites, issus de raisins vendangés à la main, vinifiés en grappes entières et foulés aux pieds dans la cuve. Pour toutes les cuvées, la goutte et la presse sont assemblées, puis élevés sur lies au minimum un an, en barriques de deux ou trois vins, amphores ou foudres, avant assemblage final. Elles doivent être conservées à une température inférieure à 18 °C. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Négoce italo-savoyard
Depuis 2011, une activité de négoce permet à Jean-Yves Péron d’acheter la vendange de vignerons bio voisins et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : c’est la série I Vicini, qui lui permet de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
La Belle Egarée Blanc 2022
La Grapperie
La Belle Égarée est un vin blanc sec biologique (Écocert) et naturel des Coteaux du Loir, à base de chenin blanc, sans aucun intrant ni additif. Il est réalisé par Renaud Guettier de La Grapperie en catégorie Vin de France.
Vinification
La Belle Égarée provient d’un assemblage de vieilles vignes et de jeunes vignes croissant sur sols argilo-siliceux reposant sur substrat calcaire. La vendange, manuelle, passe en presse directe et le moût fermente en barriques par levures indigènes. La fermentation est suivie d’un an d’élevage. Aucun ajout de sulfites à la mise en bouteilles.
Dégustation
Superbe blanc de chenin, fruité et minéral, La Belle Égarée est d’une étourdissante complexité ; c’est un vin de pure poésie, de conte de fées, orienté sur la rondeur et la maturité plus que sur l’acidité. Nez fleuri de jasmin, d’aubépine et d’acacia, bouche tout en mirabelle, en pomme mûre et en ananas blanc, avec des touches minérales de fumée et d’encens. Et une touche oxydative bien ménagée, en plus d’un petit quelque chose d’ensorcelant assez difficile à expliquer. Un vin ciselé, vraiment exceptionnel, à réserver pour les repas les plus fins ou à boire seul. Associez-le avec la cuisine la plus fine, celle des grandes occasions. Par exemple un caviar, une poutargue, un grand saumon fumé, des huîtres. Il s’entendra très bien avec un jambon ibérique de bellota !
En savoir plus sur Renaud Guettier et La Grapperie
En appellation Coteaux du Loir, La Grapperie est le nom du domaine de Renaud Guettier, que l’on peut décrire comme un orfèvre du chenin, mais aussi du pineau d’Aunis qui est un des plus anciens cépages du Val de Loire.
Le domaine
Le 60 hectares de vignes de Renaud, en coteau, sont protégées des vents du nord par la forêt de Bercé. En fonction de l’altitude, les terroirs présentent une dominante d’argiles, de silex ou de sables. Les cépages sont les deux variétés traditionnellement autorisées dans l’appellation : chenin pour les blancs et pineau d’Aunis pour 90 % des rouges, le reste consistant en quelques ares de côt, de gamay et de grolleau. Certaines vignes sont plus que centenaires.
À la vigne et au chai
Tout le domaine est cultivé en bio. Les sols sont travaillés et toutes les interventions viticoles sont manuelles, y compris les vendanges, effectuées à pleine maturité, ce qui se ressent dans l’ampleur et la suavité des vins. Pour les rouges, les pineaux d’Aunis sont partiellement éraflés (selon les parcelles) et les macérations sont assez longues, de trois à quatre semaines, avec pigeages, pour favoriser l’aptitude au vieillissement. Les vins sont élevés en fûts entre douze et vingt-quatre mois, puis soutirés, assemblés et mis en bouteille sans filtration. Pour les blancs, les chenins sont pressurés directement à basse pression puis entonnés avec fermentation malolactique complète, pendant au moins dix-huit mois, malo incluse, et parfois jusqu’à trente-six mois.
Les Poupettes Rouge 2022,
Clos des B
Une robe d’un éclat remarquable et une palette aromatique qui l’est tout autant ! Produit en catégorie Vin de France et sous label biologique Écocert, Les Poupettes est un rouge bio et naturel 100 % grenache sans sulfites ajoutés provenant du terroir de Grimaud, dans le golfe de Saint-Tropez. Il résulte d’une macération carbonique de trois semaines de la vendange égrappée en cuve d’inox fermée. Aucun sulfite n’est ajouté, ni à la vinification ni à la mise en bouteilles. Les Poupettes offre au nez de beaux arômes de fruits frais : framboise, cerise, mais aussi beaucoup de minéralité due aux sables de schistes. La finesse du grenache avec une touche de pierre à fusil qui s’insère bien dans l’ensemble. Une bouche ronde et gourmande, beaucoup de fraîcheur et une incroyable robe grenadine riche et brillante.
Pourquoi « Les Poupettes » ?
Sous ce nom joli à croquer, dédié aux six petites-filles de Jean-Jacques Granger, surnommées « les poupettes », voilà un magnifique glouglou, un véritable don du terroir schisteux de Grimaud, dans le golfe de Saint-Tropez. Les Poupettes est un vin léger, aimable, facile à boire, une cuvée qui témoigne du parti pris de réduire au maximum l’extraction volontaire. Vous pourrez l’associer avec une bonne pièce de porc rôti, par exemple un filet ou un carré à l’os de Porc noir de Bigorre/Collectif Padouen.
En savoir plus sur Clos des B
Le Clos des B (initiale des deux propriétaires) est un domaine viticole bio et nature situé à Grimaud, dans le golfe de Saint-Tropez. Gwendolyn Berger et Jean-Jacques Branger sont donc les heureux producteurs des toutes premières cuvées nature de cette zone géographique. Avant le rachat de ces trois hectares de vignes par les deux B, tous ces vins allaient à la cave coopérative des Vignerons de Saint-Tropez. Animés d’une « soif de vignes », comme ils disent, Gwendolyn et Jean-Jacques surmontent les difficultés administratives, remettent le vignoble en état et produisent bientôt rouges, rosés et même un blanc de noirs. Leurs cépages sont typiques de la région : grenache, cinsault, mourvèdre, croissant sur sables schisteux traversés de veines de quartz. La propriété bénéficie d’un microclimat qui protège les vignes de l’humidité, des maladies et du gel. Le parti pris de viticulture et de vinification embrasse résolument le bio (le domaine est sous label Écocert, demandé en 2020), la biodynamie et le nature. Les vins sont sans sulfite ajouté, sans collage ni filtration. Les vins du Clos des B sont le reflet fidèle de leur terroir et de leur climat : frais, fruités et très agréables à boire, de beaux vins naturels du terroir de Provence.
€42,00
Prix unitaire par€42,00
Prix unitaire parSkin Contact Zizifredo Blanc 2021
Fréderic Cossard
Skin Contact Zizifrédo est un vin surprenant, un assemblage de grenache gris, de bourboulenc et de muscat d’Alexandrie longuement macérés sur les peaux. Rare, appétissant et sophistiqué avec beaucoup de présence et de caractère, il exprime des notes de fruits tropicaux (ananas) et d’agrumes divers : mandarine, pamplemousse, orange, en plus de notes iodées. En bouche, il est frais et appétissant, avec des tannins très fins et beaucoup de fruité parallèlement à la tension que possède un vin de macération longue. Au-delà du calembour que constitue sa dénomination (faut-il vous faire un dessin ?), celle-ci fait aussi allusion au zibibbo, ainsi qu’on appelle en Sicile le muscat d’Alexandrie, cépage distinctif de cette cuvée. Les raisins sont achetés dans le sud de la France par un ami vigneron de Frédéric Cossard. Les vignes sont bio et vendangées manuellement, la vendange est vinifiée en grappes entières pendant neuf mois (c’est vraiment un skin contact !) avant d’être pressée lentement. L’élevage se fait en œuf de béton et le vin est mis en bouteille sans ajout de sulfite, collage ni filtration.
Pour en savoir plus
Par son travail entièrement naturel, Frédéric Cossard rend la parole aux terroirs et aux vins bourguignons, non déformés par la chimie agricole. Ayant constaté, au cours de ses années de négoce, l’existence de pratiques viticoles dommageables, le vigneron s’est servi de ce contre-exemple pour pratiquer une viticulture non dénaturée. Ainsi, il réalise des cuvées d’une pureté et d’une élégance sans artifice qui comptent parmi les plus recherchées de Bourgogne. Frédéric a exercé quelque temps le métier de courtier en vins avant de créer en 1996, avec sa compagne Laure, le domaine de Chassorney : d’abord quelques ares de vignes à Saint-Romain, Auxey-Duresses et Savigny-lès-Beaune, et actuellement dix hectares répartis sur les appellations Nuits-Saint-Georges, Pommard, Volnay, Bourgogne-Hautes-Côtes-de-Beaune et Bourgogne. En 2006, il crée sa maison de négoce et achète des raisins biologiques pour vinifier, selon son style et ses convictions, de grands crus tels que meursault, puligny-montrachet, chassagne-montrachet, pommard, nuits-saint-georges, chambolle-musigny, vosne-romanée et plusieurs crus de beaujolais. L’exercice ne se limite pas à la Bourgogne puisque des cuvées sont réalisées à partir de raisins achetés dans le Jura, en Languedoc ou ailleurs. Chez lui, le travail du sol et des vignes se fait le plus naturellement possible : labours réguliers au cheval, pas d’ajout d’engrais chimique ni de désherbant. Les vignes sont soignées selon les principes de la biodynamie : traitements homéopathiques à base d’huiles essentielles, de cuivre et de soufre en doses minimales. Les vendanges sont entièrement manuelles, pratiquées à pleine maturité, fin octobre. Rouges ou blancs, bourgognes classiques ou bouteilles plus atypiques ou moins « régionales », les crus de Frédéric sont des vins rares et convoités, qu’il faut parfois savoir attendre.