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Chiroubles Rouge 2017
Damien Coquelet
Une cuvée très séduisante, beaujolaise en diable, chiroubles à la folie, où le gamay exprime toute sa fraîcheur et ses fruits rouges et noirs. Le nez offre des arômes de fruits rouges et noirs ; la bouche est souple, gourmande, ronde et fruitée avec une jolie acidité rafraîchissante. Associez-le avec de bons Plats Mijotés ou les meilleurs jambons de pays, même le pata negra fondra de plaisir.
Super B 2018
Avec Super B 2018, Patrick Bouju nous livre une cuvée vibrante et expressive, un hymne au gamay sous toutes ses facettes. Cet assemblage singulier réunit différents gamays du Beaujolais et de Brouilly, issus de vignes âgées de plus de 70 ans et cultivées en biodynamie. Les terroirs de granites et de pierres bleues confèrent à ce vin une minéralité subtile et une belle tension.
La vinification se fait en grappes entières, une méthode qui préserve toute la fraîcheur et la finesse du fruit. L’élevage, lui, est méticuleusement réparti : une partie en amphores de grès, pour une expression pure du cépage, et l’autre en cuves fibres, favorisant un élevage tout en souplesse. Ce choix technique permet de révéler un vin délicat, fluide et structuré, tout en restant accessible et gourmand.
Au nez, Super B 2018 dévoile des arômes séduisants de petits fruits rouges croquants, rehaussés de notes légèrement épicées et d’une touche subtile de noisette. En bouche, il s’ouvre sur une attaque fraîche et juteuse, équilibrée par des tanins fins et une belle vivacité. C’est un vin naturel sans sulfites ajoutés, d’une grande buvabilité, idéal pour accompagner des plats conviviaux comme une assiette de charcuterie, des grillades ou une volaille rôtie.
Servi entre 16 et 18°C, Super B 2018 peut être dégusté dès maintenant pour profiter de son éclat fruité, mais il possède aussi un potentiel de garde intéressant de 5 à 10 ans. Une bouteille vivante, sincère et pleine d’énergie, à l’image du travail passionné de Patrick Bouju.
L'arroseur Rosé 2021,
De Vini
L’Arroseur est un rosé atypique à haute buvabilité, le genre de vin que son auteur, Christophe Bosque, appelle un « 4 X 4 », c’est-à-dire un tout-terrain, aussi bien à sa place à l’apéro et à table qu’en toute autre circonstance. « C’est un bon vin de conversation, ça passe avec tout », dit-il. Christophe s’était pourtant dit, naguère, « Je ne ferai jamais de rosé », parce qu’il en avait bu peu qui lui aient vraiment plu. Pour lui, un rosé, c’est très dur à faire, pour un résultat souvent décevant. Pourtant, il en a fait un, et il ne déçoit personne ! « On s’attend à un rosé en bouche, mais on a tout autre chose, plus sec et plus variétal : c’est un de ces vins qui, pour moi, ne sont ni un rosé, ni un blanc, ni un rouge. Je les appelle blouge ou rouange. » Quelque catégorie qu’on lui choisisse, cette cuvée est intéressante pour elle-même. C’est un assemblage de merlot, de cabernet franc, de gamay, de colombard et de grolleau, avec un complément de melon de Bourgogne. « La grande surprise, dit Christophe, c’était le colombard, un cépage très acide avec du variétal, et dont on se servait autrefois pour donner de l’arôme au muscadet (le melon de Bourgogne est aussi neutre qu’on peut l’être, et c’est justement ce qui fait sa magie). On a assemblé des cépages de trois domaines différents, et comme il manquait un peu de volume, on a ajouté du melon de Bourgogne. Ce colombard variétal a bien matché avec le cabernet franc et le merlot. Je n’hésite pas à dire que ce vin est un OVNI. » Tous les cépages constitutifs de L’Arroseur sont pressés directement. Le moût est fermenté en cuve enterrée à la nantaise, revêtue de carreaux de grès, et son élevage se déroule également en cuve, sur lie. La mise en bouteilles a été faite au printemps 2022.
Pour en savoir plus
Le domaine De Vini, Vinilibre, c’est l’activité multicasquette de Christophe Bosque, originaire de Saint-Nazaire. Le vin le passionne depuis toujours, et après avoir passé des années en tant que négociant, importateur, puis négociant vinificateur, cet ancien cameraman formé à l'œnologie et à la viticulture acquiert en 2017 quelques parcelles (deux hectares) de vignes de melon de Bourgogne à Gorges, en Loire-Atlantique, près de Clisson. Les sols y sont constitués de gabbro sur substrat granitique, configuration pédologique particulière à la région nantaise et notamment à Clisson. Les cuvées de Christophe peuvent être issues de raisins achetés sur les meilleurs terroirs français, notamment en Languedoc, mais le vigneron garde une affection particulière pour ses vignes, qu’il entretient avec passion et attention au terroir. On dénote sur ses étiquettes et dans ses appellations une touche d’humour et de sens du calembour, mais dans la bouteille, c’est du sérieux, des vins hors des sentiers battus comme il les aime. Nous nous intéressons particulièrement à ses créations locales, issues de sa vigne de quelques deux hectares et fermentées en cuve enterrée à la nantaise — véritable réinvention du muscadet (hors appellation) en mode nature.
€34,00
Prix unitaire par€34,00
Prix unitaire parMorgon Côte du Py Rouge 2020,
Les En Hauts
De la prune, de la cerise, de la chair, de la structure : voilà un gamay qui morgonne, et pour cause. Du jus, de la sève, du glouglou et du plaisir : la célèbre côte du Py a encore frappé, avec toutes ses épices, son fruit, sa minéralité débordante. Il s’agit du résultat du travail conjugué des vignerons Damien Coquelet et Frédéric Cossard. Ce vin résulte de macération semicarbonique en grappes entières, l’élevage est de dix mois en œuf de béton.
Pour en savoir plus
Les En-Hauts n’est pas à proprement parler un domaine viticole mais un projet de cuvées réalisées en partenariat entre Damien Coquelet et Frédéric Cossard. Ces deux grandes figures de la viticulture bourguignonne — oui, le Beaujolais est en Bourgogne — avaient toutes les raisons de s’associer pour réaliser à deux des cuvées truculentes et savoureuses.
Frédéric Cossard est une étoile biodynamique et nature de la Bourgogne viticole, qui rend la parole aux terroirs et aux vins bourguignons, non déformés par la chimie agricole. Ses cuvées sont d’une pureté et d’une élégance sans artifice et comptent parmi les plus recherchées de Bourgogne. Son exercice ne se limite pas à la Bourgogne puisque des cuvées sont réalisées à partir de raisins achetés dans d’autres régions. Ses vignes sont soignées selon les principes de la biodynamie : traitements homéopathiques à base d’huiles essentielles, de cuivre et de soufre en doses minimales. Les vendanges sont entièrement manuelles, pratiquées à pleine maturité.
Damien Coquelet, quant à lui, est le digne successeur des grands vignerons bio auxquels on doit l’avènement du nature dans la région beaujolaise : il est le beau-fils de Georges Descombes et Jean Foillard a été son mentor, continuateurs du travail pionnier de Jules Chauvet et Marcel Lapierre. Possédant neuf hectares à Morgon sur terrains granitiques-sableux, il en cultive deux hectares et demi plus quelques vignes reprises en location : en tout, quatre hectares sur la mythique côte du Py. Spécialiste des morgons qui morgonnent et des chiroubles qui chiroublent, il incarne la vraie nature du Beaujolais.
Fleurie Rouge 2022
Frédéric Cossard
Vinifié en négoce par Frédéric Cossard, ce cru est un vin rouge biologique et nature du Beaujolais, en AOC Fleurie, une des dix appellations de beaujolais située dans la partie nord. Il allie la typicité des sols de granit et du cépage gamay du Beaujolais à la « patte » Frédéric Cossard, tout en plénitude et en respect du terroir.
Vinification
100 % gamay du Beaujolais croissant sur sols granitiques, récolté en vendanges manuelles, il passe d’abord par une macération carbonique de quinze jours en grappes entières. Après pressurage, il est élevé un an en œuf de béton, ce qui l’arrondit et met en valeur le fruit.
Dégustation
Un superbe Cossard en version beaujolais : ce Fleurie est fruité, acidulé, gourmand, fin et élégant, typique de son appellation. Jolie robe brillante, framboise, cerise, une touche de violette. Il est fait pour accompagner les meilleures charcuteries, mais vous pouvez aussi en accompagner toute sorte de plat cuisiné, des Viandes Rouges, des Viandes Blanches ou des volailles rôties.
En savoir plus sur Frédéric Cossard et le domaine de Chassorney
Frédéric Cossard et le domaine de Chassorney rendent la parole en mode bio et nature aux vins de Bourgogne (et d’ailleurs), non déformés par la chimie agricole, selon le style et les convictions de ce vigneron négociant. D’où que viennent les raisins, ses vins portent la marque Cossard, à la fois classique et créative.
Entre viticulture et négoce
Frédéric Cossard crée en 1996 le domaine de Chassorney : d’abord quelques ares de vignes à Saint-Romain, Auxey-Duresses et Savigny-lès-Beaune, et actuellement dix hectares répartis sur les appellations Nuits-Saint-Georges, Pommard, Volnay, Bourgogne-Hautes-Côtes-de-Beaune et Bourgogne. En 2006, il crée sa maison de négoce à son nom et achète des raisins biologiques des plus grands climats de Bourgogne, mais aussi du Jura, du Languedoc ou d’ailleurs.
Un solide engagement nature
Chez Frédéric Cossard, le travail du sol et des vignes se fait naturellement : labours au cheval, biodynamie, pas d’engrais chimiques ni de désherbant. Les vendanges, manuelles, sont pratiquées à pleine maturité. Les crus de Frédéric Cossard sont rares et convoités, des vins toujours très attendus mais qu’il faut parfois savoir attendre.
Fleurie Grand-Pré Rouge 2019,
Domaine Bélicard
Nichée au cœur du Beaujolais, l’appellation Fleurie AOP est réputée pour ses vins élégants et floraux. Le Domaine Bélicard, certifié en agriculture biologique (AB), nous livre ici une cuvée d’une finesse remarquable, issue de vieilles vignes de 36 ans implantées sur des sols granitiques.
Un Fleurie tout en élégance et en profondeur
Vinifié en macération traditionnelle en grappes entières dans d’anciennes cuves en bois, ce vin bénéficie d’une extraction douce, respectant toute la délicatesse du Gamay Noir. Son élevage de 4 jours préserve la fraîcheur et l’expression pure du terroir.
Un nez floral et une bouche ample
Dès le premier nez, ce Fleurie bio dévoile des arômes profonds de fruits rouges confits, rehaussés de notes florales et épicées. En bouche, l’équilibre est parfait entre rondeur et finesse, avec une finale élégante et persistante.
Avec quoi déguster ce vin?
Idéal à 14-16°C, ce vin accompagne à merveille poissons grillés, salades et barbecue. Son potentiel de garde de 5 ans permettra une belle évolution aromatique.
Régnié la haute ronze Rouge 2017
Nicolas Chemarin
La Haute Ronze est l’une des deux parcelles que cultive Nicolas en appellation Régnié ; elle est considérée comme de très haute qualité, avec des sols argileux et profonds qui donnent des vins charpentés. Ce 100 % gamay est obtenu en macération semi-carbonique et élevé environ vingt mois (à moitié en barrique, à moitié en cuve inox). Il offre des notes de cuir, de terre, d’herbes méditerranéennes (origan, romarin), à travers ses fruits rouges.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Beaujolais Lancié Rouge 2019,
Domaine Bélicard
Au cœur des Beaujolais Villages AOP, le Domaine Bélicard signe une cuvée authentique et pleine de gourmandise avec son Beaujolais Lancié 2019. Issu d’un vignoble ancré sur des sols granitiques, ce vin est une véritable ode au cépage Gamay Noir, sublimé par une vinification traditionnelle en macération carbonique. Avec ses vignes de 53 ans, cette cuvée illustre à merveille la finesse et la fraîcheur caractéristiques des meilleurs Beaujolais Villages.
Un Gamay à goûter !
Vinifié en macération carbonique, un procédé typique du Beaujolais qui exalte le fruit et la souplesse des tanins, ce vin est ensuite élevé 9 mois en cuve bois, lui conférant à la fois rondeur et vivacité. Son élevage maîtrisé met en lumière toute la fraîcheur et la délicatesse du terroir, sans masquer la pureté aromatique du Gamay.
Un nez floral et une bouche gourmande
Dès l’ouverture, le Beaujolais Lancié 2019 dévoile un nez expressif, dominé par des notes florales et de fruits rouges croquants (cerise, groseille). En bouche, l’équilibre est parfait entre fraîcheur et gourmandise, avec des tanins fins qui apportent une texture soyeuse et une finale juteuse et désaltérante.
Comment déguster cette bouteille?
Servi légèrement rafraîchi à 14-16°C, ce vin de partage est parfait à l’apéritif, mais aussi avec des grillades estivales, une planche de charcuterie ou des plats simples et conviviaux. Avec un potentiel de garde de 5 ans, il pourra évoluer vers des arômes encore plus complexes.
Atelier 3 Rosé 2020
Belly Wine Experiment
Frais, fruité, vif et souple, Atelier 3 est officiellement un rouge, ou du moins ainsi est-il classé en douane car l’assemblage contient du vin blanc. Officieusement, c’est un rosé, issu d’une presse directe de gamay en sous-maturité et de quelques bribes de syrahs et de cépages hybrides. Le tout est assemblé à du jus de macération carbonique de gamay et à du moût de riesling. Aucun intrant chimique n’est utilisé, ni à la vigne ni au chai. Classé en Vin de France et titrant 12,4 %, ce vin est un cocktail de cépages pour un résultat brillant de vivacité, parfait à l’apéritif et quand il faut réveiller une ambiance qui s’endort. Un vin à réveiller un mort, comme on dit en telle occasion.
Pour en savoir plus
Fondé et dirigé par Claire Sage et Aimé Duveau, situé à Chanteuges (Haute-Loire), Belly Wine Experiment est une expérience autant qu’un négoce de vinification. Le binôme de créateurs a de qui tenir : Claire est la sœur d'Adrien Sage, adepte de l’élevage sous-marin des vins mais surtout importateur de vins catalans. De là la présence de cépages catalans dans les assemblages de Belly Wine Experiment, à côté de cépages bourguignons, auvergnats ou jurassiens, volontiers dans la même bouteille. Aimé est le fils de Manu Duveau, vigneron-poète d’Auvergne, ex-tailleur de pierre et grand vinificateur de gamays locaux à son domaine de l’Égrappille. La spécificité de Belly Wine Experiment est l’exotisme (au sens propre) des assemblages, le xarel·lo de Catalogne pouvant côtoyer par exemple le gamay du Puy-de-Dôme avec le plus grand naturel. Les vins sont réalisés en macération semicarbonique, sans ajouts d’intrants chimiques ni manipulation excessive au chai. La maison est également connue pour ses poirés, vineux et de très haute qualité.
Vagabond Rouge 2022
Benoit Camus
Vagabond est un vin rouge biologique (Ecocert) et nature du Beaujolais, réalisé par Benoît Camus à base de gamay. Ce Vin de France est produit au sud de l’appellation, sur le terroir des Pierre dorées. Son nom évoque la vie de saisonnier agricole qui était celle du vigneron avant l’achat de ses vignes en Beaujolais.
Vinification
Croissant sur sols argilo-calcaires, les vignes de gamay du Beaujolais sont cultivées et vendangées manuellement, le terrain escarpé interdisant toute mécanisation du travail. La vendange passe en macération semicarbonique de quinze jours. L’élevage, en cuve de béton, est de douze mois.
Dégustation
Deux cuvées de Benoît Camus sont pour le moment disponibles, celle-ci est la plus « douce » des deux. C’est un beaujolais biologique et nature au fruité riche et éclatant — fraise, framboise, canneberge, cerise, groseille — que nous conseillons de boire bien frais. L’acidité et la fraîcheur sont remarquables, et le vin offre des notes d’humus et de pierre mouillée. Une touche d’épices : noix de muscade. C’est un vin très aromatique, un charmeur qui appréciera de côtoyer des charcuteries, des salaisons, des Viandes Rouges et des volailles rôties.
En savoir plus sur Benoît Camus
On pourrait le croire itinérant, avec ses cuvées nommées « Château roulant » ou « Vagabond », mais pour Benoît Camus, c’est un souvenir de sa vie d’avant, quand il était saisonnier agricole en vallée du Rhône et jusqu’en Roussillon. Depuis 2003, il s’est fixé en Beaujolais du Sud, sur le terroir des Pierres dorées, pour y faire des vins biologiques (Ecocert) et nature.
Nature avant, nature toujours
Avant l’achat de son domaine de sept hectares des mains d’un vieux vigneron, les vignes n’avaient pas encore vu de pesticides ni d’additifs chimiques. Beaucoup, en Beaujolais, travaillaient ainsi. Il réalise sa première cuvée en 2006, « nature sans le savoir », dit-il. Une brève tentative de pulvérisation chimique pour traiter le ver de la grappe le dissuade définitivement d’ajouter quoi que ce soit à la vigne ou au chai. Il acquiert la certification biologique Ecocert et continue à faire du nature.
Le terroir des Pierre dorées
Le sud du Beaujolais, argilo-calcaire, produit des vins plus structurés et plus puissants que ceux des terrains granitiques du Nord. C’est le profil que présentent les rouges de Benoît Camus, des vins naturels droits, denses et de longue garde, avec une belle acidité et des tannins bien fondus, sans oublier un fruité abondant, riche et séduisant.
We are Young Rouge Beaujolais Nouveau 2025,
Domaine de la Sorbiere
We Are Young 2025 est une déclaration d’intention. Plus qu’un simple Beaujolais Nouveau, c’est une vision du vin jeune, libre, sans maquillage ni artifice. Cette cuvée du Domaine de la Sorbière, dans le Beaujolais granitique, rend hommage à la vitalité du Gamay, cépage emblématique de la région, travaillé ici dans un esprit pleinement naturel.
Le raisin provient de sols granitiques qui donnent au vin une fraîcheur minérale très nette. La vinification est aussi simple que sincère : macération semi-carbonique de 5 jours, fermentations spontanées avec levures indigènes, et un élevage ultra-court de 4 jours en cuve inox pour capturer l’instantané du fruit. Aucune intervention œnologique superflue, pas de levures exogènes ni intrants chimiques : ici, tout est naturel, vivant, et respectueux du raisin comme de son terroir.
La robe est d’un rouge très clair, couleur grenadine, presque translucide, évoquant un jus de fruit fermenté. Le nez charme immédiatement avec ses notes d’agrumes, de cerise fraîche et de fleurs blanches, une palette aromatique fine et printanière. En bouche, c’est le croquant du fruit qui domine, avec une trame fluide, fraîche, presque désaltérante, sans manquer de structure. L’alcool modéré (12 %) participe à cette impression de légèreté gourmande.
Parfait dès l’apéritif, We Are Young 2025 s’accorde à merveille avec une planche de charcuteries fines, des fromages à pâte molle ou une cuisine simple et généreuse. À servir légèrement frais (16-18°C) et à boire sans attendre, même si son potentiel de garde de 2 à 5 ans surprendra les curieux.
Une cuvée numérotée, pleine de sincérité et de peps, pour réconcilier tous les amateurs avec l’esprit originel du Beaujolais Nouveau : celui de la fête, du partage, et du vin qui fait du bien.
Orange, Rosé 2020
Domaine Bélicard
Un nom intrigant, une robe rosée, une structure inattendue : « Orange » du Domaine Bélicard est un vin qui brouille les pistes et élargit les horizons du rosé. Vin nature issu à 100 % de Gamay cultivé en bio dans le Beaujolais, ce millésime 2020 est une proposition audacieuse, presque méditative, loin des clichés fruités et acidulés.
Un rosé libre à l’esprit oxydatif
La macération courte de quelques heures révèle une robe soutenue, aux reflets légèrement orangés, tandis que l’élevage de trois mois en cuve béton et une approche volontairement peu interventionniste laissent place à une micro-oxydation maîtrisée. Aucun intrant œnologique, levures indigènes, et un jus qui s’exprime sans retenue. Le résultat : un rosé atypique, complexe, avec du fond et une belle capacité à évoluer.
Un profil aromatique à part
Au nez, ce sont les fleurs séchées qui dominent, suivies de notes de fruits noirs, de fruits jaunes très mûrs, et une touche zestée rappelant l’écorce d’agrumes. En bouche, la matière est ample, presque tannique, avec une sensation saline en finale. La légère oxydation apporte du relief et une personnalité marquée, sans déséquilibre.
À déguster autrement
Orange 2020 est un rosé d’auteur, à servir entre 10 et 12 °C, sans carafage, sur des moments d’apéritif contemplatifs ou des plats simples mais savoureux. Il peut aussi vieillir quelques années en cave (jusqu’à 10 ans), pour explorer ses nuances plus profondes. Un vin pour curieux éclairés et palais aventureux.
Le Rocher rouge 2018,
Nicolas Chemarin
Ce rouge infiniment soyeux et gourmand, minéral et très droit, est un Beaujolais-Villages qui sera idéalement dégusté entre 14 et 16 °C. Il est issu de gamay du Beaujolais cultivé au lieu-dit Combe Fleurette, à 550 mètres d’altitude et sur une pente de 40 % en moyenne, exposé au sud, sur une parcelle de granite bleu au sol très peu profond. Les vignes, âgées de vingt-cinq ans, reposent sur une tête de roche. La vendange cuve quarante jours en grappes entières avec retournements réguliers. Après pressurage, le jeune vin est élevé sur lies fines dans des fûts de chêne bourguignon. La mise en bouteille est faite en lune descendante, sans collage ni filtration.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Magnum P'tit Nouveau Gamay - Rouge - 2019
Vincent Wallard
Voici un tout-gamay de macération carbonique extrait de raisins du domaine de Jean-François Debourg, dans le sud du Beaujolais. Frais et croquant, il offre de belles notes de fruits rouges (cerise). Un carafage est requis pour laisser s’exprimer ses qualités friandes et gourmandes.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Les Vignes de Jeannot Rouge 2017
Nicolas Chemarin
Ce cru rouge en appellation Beaujolais-Villages (bien entendu cent pour cent gamay), au rapport qualité-prix plus que raisonnable, est issu de vieilles vignes ayant appartenu à Jean Chemarin, ancêtre de notre vigneron actuel : de là le nom sur l’étiquette. Une fraîcheur qu’explique l’altitude de la parcelle (450 mètres). Ce vin a subi deux ans d’élevage pour moitié en cuves et pour l’autre moitié en barriques bourguignonnes. Il est charmeur, enjôleur, fruité, avec de belles notes de fraise.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées
Beaujolais Lancié Rouge 2018,
Domaine Bélicard
Au sein de l’appellation Beaujolais Villages AOP, le Domaine Bélicard signe un vin authentique et généreux, reflet du terroir granitique de la région. Issu du cépage Gamay Noir, ce vin allie gourmandise et complexité avec un beau potentiel de garde.
Un Beaujolais Villages à la fois rond et épicé
Vinifié en macération carbonique, technique emblématique du Beaujolais, il révèle une superbe intensité aromatique. Son élevage de 9 mois en cuve béton lui confère une texture soyeuse et une belle expression du fruit.
Un bouquet complexe et une bouche équilibrée
Ce Beaujolais bio séduit par ses arômes de fruits rouges et noirs confits, accompagnés de notes épicées et de sous-bois. La bouche est ronde et ample, avec une belle structure et une finale persistante.
Avec quoi déguster ce vin?
Servi à 14-16°C, il s’apprécie aussi bien à l’apéritif qu’avec des crustacés, fromages crémeux ou poissons cuisinés.
L'air de Rien Rosé pétillant 2020
Jérome Lambert
Malgré son nom, L’Air de rien ne manque pas d’air, car il a sa bonne dose de bulles, d’effervescence, de plaisir et de couleur. Il s’agit d’un pétillant naturel rosé à la belle robe claire, cerise Montmorency, fraise écrasée. Intensément rafraîchissant avec de délicats arômes minéraux et pas mal de petits fruits rouges, ennoblis par une douce amertume qui apporte une dimension supplémentaire à ce beau vin avec des écorces d’orange douce en finale. Ce joli et tendre pet’nat’provient d’une vendange manuelle de gamay croissant sur sols schisteux et argilo-calcaires. La vendange est traitée en pressurage direct et le vin est élevé sur lies avant dégorgement.
Pour en savoir plus
Sur son domaine de quatre hectares, entièrement biologique et planté de chenin, de grolleau, de gamay et de cabernet franc, Jérôme est vigneron autant qu’il est fermier : il élève poules, cochons, moutons et prend très à cœur cette activité de polyculture-élevage, doublée de la fabrication de charcuteries bien angevines. Son Eden ligérien, en effet, est situé au sud de l’Anjou, à Rablay-sur-Layon. Fils de vigneron, tout petit, il s’amusait déjà à cueillir des raisins, à les fouler et à les laisser fermenter. L’envie de faire du vin ne l’a jamais quitté, en fait : en 2003, il met la main à la pâte, prend part à la taille des vignes chez Philippe Cesbron et en profite pour se faire la main avec quelques raisins donnés par des vignerons locaux. L’année suivante, son aventure commence vraiment avec vingt ares de vignes, mais si son domaine s’agrandit d’année en année, il n’atteindra l’hectare qu’au bout de quinze ans. En 2003, il découvre que l’ajout de sulfite nuit aux vins : il n’en ajoutera jamais plus et se trouvera tout à fait satisfait du résultat, sans trop ébruiter la chose autour de lui. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’il apprendra l’existence des vins nature et comprendra qu’il n’est pas seul. Toutes ses cuvées, depuis, sont sans soufre ajouté, et n’en sont pas moins droites, buvables et sans défaut. Pour lui, même le bois des barriques est un additif ; c’est dire l’attention qu’il porte au naturel et à la vérité de la vigne.
Je t'aime moi non plus Rosé Pétillant 2024,
La Tribu Alonso
Un pétillant naturel qui joue avec les émotions, "Je t’aime moi non plus" est un rosé effervescent signé La Tribu Alonso, pensé comme un hommage à la sensualité et à la spontanéité du Gamay. Issu d’un terroir granitique ensoleillé du Beaujolais, ce vin festif et délicatement fruité est élaboré selon la méthode ancestrale, offrant une bulle fine et gourmande, à la fois fraîche et veloutée.
Un Pet' Nat’ séduisant et aérien
Composé de trois variétés de Gamay (Vialla, Troye et Gascon), ce vin séduit par sa finesse et sa faible titration en alcool (8,5%), en faisant un allié parfait pour des moments de partage sans lourdeur. La méthode ancestrale, qui consiste à embouteiller le jus en cours de fermentation, lui confère une effervescence naturelle et une belle vivacité en bouche.
Un bouquet délicat et envoûtant
Dès l’ouverture, le nez dévoile un mélange gourmand de framboise fraîche, d’agrumes éclatants et de poire juteuse, avec une touche légèrement florale. En bouche, la texture veloutée enveloppe le palais tout en conservant une acidité rafraîchissante qui équilibre parfaitement sa générosité fruitée.
Un compagnon idéal pour l’apéritif
Avec sa bulle fine et sa fraîcheur éclatante, "Je t’aime moi non plus" est le complice parfait des moments conviviaux. À servir entre 10 et 12°C, il s’apprécie dès l’apéritif, mais accompagne aussi à merveille des plats légers comme des tapas, des fruits de mer ou encore une salade de fraises et basilic. À déguster dès maintenant ou à conserver jusqu’à 5 ans pour en explorer l’évolution.
Lulu Rouge 2022 Magnum
Patrick Bouju
Lulu, ici au format magnum, est une cuvée très recherchée de Patrick Bouju, vigneron auvergnat bien attaché à son terroir et à ses vieilles vignes de gamay d’Auvergne. Vin rouge biologique, naturel, sans sulfites ajoutés, c’est un des crus les plus emblématiques et les plus recherchés de son auteur. Classé vin de France. Le magnum amplifie et approfondit son caractère.
Vinification
Lulu est issue d’une parcelle basaltique à Corent, plantée de très vieux ceps de gamay d’Auvergne de plus de soixante-dix ans d’âge. Le sol est travaillé en biodynamie et en traction animale sur un terroir basaltique. La vendange égrappée macère cinq mois en grappes entières. L’élevage est d’un an en amphore de grès.
Dégustation
Lulu est à la fois racé, complexe, charmeur et facile à boire. Le fruit, rond, opulent et légèrement confit (mûre, griotte), cède en bouche à une vive minéralité un peu saline, avec juste la petite touche d’astringence et d’épices qu’il faut. C’est une cuvée gourmande et veloutée, aux notes animales et épicées, où les fruits rouges se manifestent généreusement. Carafage recommandé. Accompagnement : tout ce qui est bon convient à un bon vin. Grillades, pounti, cuisine auvergnate, Viandes Rouges, charcuteries…
En savoir plus sur Patrick Bouju et le domaine La Bohème
Près de Billom, la Toscane auvergnate, autrefois couverte de vignes, est le domaine privilégié du gamay d’Auvergne, une souche ancienne du cépage. C’est là, sur ces sols volcaniques, que travaille Patrick Bouju, principalement des vieilles vignes.
Viticulture et négoce
Patrick donne une nouvelle vie aux les terroirs du Puy-de-Dôme, souvent abandonnés, et à ses cépages autochtones. Sous l’entité du domaine La Bohème, il exerce une activité de négociant vinificateur à base de raisins bio achetés. Ses partenariats en exclusivité Culinaries sont célèbres : avec Action Bronson pour la série A la Natural, avec Jason Ligas en Grèce pour Sous le Végétal…
Un vigneron qui prête main forte
La renaissance actuelle du vignoble auvergnat (qui fut autrefois le troisième de France) doit beaucoup à Patrick. Le fait qu’il aime prêter main forte à ses amis vignerons de France et d’ailleurs ne fait que confirmer son image de modèle, de chef de file. Ses vins nobles, ciselés, distingués, jamais anodins, sont immédiatement reconnaissables dans le verre.
Jour de Fête Rosé pétillant 2019
Marie et Vincent Tricot
On le sert, on se sert, on le ressert, et on est tout étonné d’avoir vidé la bouteille. Si ce vin rosé pétillant, bio et naturel, porte ce nom, ce n’est pas pour rien. Réalisé en méthode ancestrale (avec mise en bouteille pendant la fermentation, qui s’achève dans le contenant), Jour de fête est un séduisant pétillant naturel de gamay d’Auvergne qui ne prête pas à la mélancolie. Il affiche une robe fraise-framboise soutenue, légèrement trouble et qui incite déjà à la gourmandise. Au nez, de la cerise, de la framboise et la promesse d’un pétillant vineux et concentré, pas seulement glouglou. On peut le dire glouglou et complexe à la fois.
La cerise, la framboise, la groseille et la fraise se confirment en bouche avec beaucoup de douceur et de gourmandise, un peu de sucre rappelant la pâte de fruit d’Auvergne à la framboise, et la petite amertume du gamay de sol volcanique en toile de fond. L’effervescence est modérée, on perçoit aussi des notes d’agrumes (orange, mandarine) et le floral se révèle ensuite avec une touche de violette. La rondeur est aimable, la fraîcheur est exceptionnelle. Issu de gamays croissant en coteau sur sols volcaniques et argilo-calcaires, Jour de fête est vraiment exceptionnel et aussi joyeux et festif que le promet son étiquette.
Pour en savoir plus
Au sein de la génération de vignerons auvergnats qui, à l’aube du XXIe siècle, font renaître de ses cendres le vignoble de cette belle province volcanique du massif Central en mode bio et naturel, Marie et Vincent Tricot font figure de pionniers, et leur nom est fort connu de ceux qui aiment le vin nature de longue date. Après un parcours viticole bigarré qui les a menés du Beaujolais au Chili et du Chili aux Costières-de-Nîmes, ils atterrissent en Auvergne, au pied du puy de Dôme, sur la commune d’Orcet où ils reprennent la vigne de Claude Prugnard, une terre n’a pas vu le moindre intrant chimique depuis une trentaine d’années. Le domaine est situé en coteau, sur la rive gauche de l’Allier, dans une zone argilo-calcaire volcanique voisine des vignobles de Châteaugay, de Chanturgue et de Corent. Ils en font l’acquisition en 2003 et, depuis, confectionnent des vins de gamay d’Auvergne, de chardonnay et de pinot noir, avec un peu de sauvignon blanc et de muscat. Ces vins, rares et recherchés, sont principalement écoulés en vente directe. Ils présentent un profil droit et flamboyant, et s’expriment avec autant de caractère que de simplicité.
Le Gamay est l’un des cépages rouges les plus anciens et les plus emblématiques de la viticulture française. Né au cœur de la Bourgogne, il apparaît dans les écrits dès le XIVe siècle. La première mention date de 1360, dans le petit village de Gamay, situé près de Saint-Aubin, qui lui a donné son nom.
Dès ses origines, ce cépage a suscité à la fois fascination et controverses. Au XVe siècle, le duc Philippe le Hardi décida de l’arracher de Bourgogne au profit du Pinot Noir, le jugeant trop rustique et trop productif. Mais cette décision, loin de signer son arrêt de mort, ouvrit une nouvelle ère : il s’installa solidement plus au sud, dans le Beaujolais, où il trouva un terroir idéal pour s’épanouir.
Un cépage fortement ancré dans le Beaujolais
Aujourd’hui, le Gamay est indissociable du Beaujolais. Il couvre environ 98 % du vignoble de cette région située entre Mâcon et Lyon. Là, il donne naissance à des vins qui vont bien au-delà de l’image parfois réductrice du Beaujolais Nouveau. Grâce à la diversité des sols – granite, schiste, argile et sable – il révèle une étonnante palette de styles, depuis des vins légers, fruités et gouleyants, jusqu’à des cuvées profondes et structurées, capables de vieillir plusieurs décennies.
Le Gamay est aussi présent dans la vallée de la Loire, où il offre des vins rouges et rosés vifs, notamment dans les appellations Anjou, Touraine, Coteaux du Vendômois ou encore Cheverny. Dans ces régions plus fraîches, il exprime une personnalité croquante, souvent marquée par les fruits rouges acidulés.
Au-delà de la France, le cépage a voyagé. On le retrouve en Suisse, notamment autour du lac Léman, où il est souvent assemblé au Pinot Noir pour produire la fameuse Dôle. Il existe aussi des plantations au Canada, en Oregon, en Nouvelle-Zélande et même au Japon, preuve que ce raisin conserve une attractivité internationale.
Synonymes et dénominations
Selon les régions, le Gamay porte différents noms. En Val de Loire, on parle parfois de Gamay de Touraine. En Suisse, il est simplement désigné sous le terme « Gamay », mais on le retrouve en assemblage sous l’appellation Dôle. Dans certains textes anciens, il est mentionné sous le nom de Petit Gamay ou Bourguignon Noir.
Ces variations n’altèrent en rien sa singularité : le Gamay reste un cépage typique des climats tempérés, qui aime les sols granitiques et sableux.
Description physique du cépage
Le Gamay est une vigne vigoureuse, relativement productive, avec un débourrement précoce. Ses grappes sont moyennes à grandes, souvent coniques et compactes. Les baies sont rondes, d’un bleu noir intense, recouvertes d’une pruine abondante. Leur peau est fine, ce qui les rend sensibles aux maladies cryptogamiques, mais leur pulpe est juteuse et sucrée, donnant des vins à la fois généreux et élégants.
Les feuilles sont assez grandes, trilobées, d’un vert clair légèrement brillant. La maturité du Gamay est précoce à moyenne, ce qui en fait un cépage bien adapté aux climats continentaux et aux coteaux ensoleillés.
Particularités viticoles
Le Gamay est réputé pour sa productivité. C’est un cépage qui peut fournir des rendements élevés, parfois au détriment de la qualité. Mais lorsqu’il est maîtrisé – en limitant les rendements et en privilégiant des vieilles vignes enracinées sur des sols pauvres – il révèle une profondeur et une finesse remarquables.
Il est particulièrement adapté aux sols granitiques du Beaujolais, où il donne ses expressions les plus pures. Sur des sols plus argileux, il tend à produire des vins plus lourds et moins élégants. La gestion du vignoble est donc essentielle pour en tirer le meilleur parti.
Le Gamay est aussi le cépage emblématique de la macération carbonique, une technique qui consiste à vinifier les grappes entières dans une cuve saturée de gaz carbonique. Cette méthode favorise l’extraction d’arômes fruités intenses et de tanins souples, apportant des vins gouleyants, faciles à boire dans leur jeunesse. Mais le Gamay peut aussi être vinifié de manière plus traditionnelle, offrant alors des cuvées structurées et taillées pour la garde.
Un profil aromatique reconnaissable
Le Gamay séduit avant tout par sa générosité aromatique. C’est un cépage qui met en avant le fruit, avec une explosion de notes de cerise, de framboise, de fraise, de cassis et parfois de mûre. On y retrouve aussi des arômes floraux (pivoine, violette) et, selon le terroir, des touches épicées (poivre, réglisse) ou minérales.
En bouche, il offre une attaque souple, une texture légère à moyenne, et une fraîcheur naturelle qui le rend particulièrement digeste. Les vins jeunes sont généralement souples, fruités, faciles à boire. Mais les cuvées issues des crus du Beaujolais, comme Morgon, Moulin-à-Vent, Côte de Brouilly ou Fleurie, montrent une tout autre facette : structure plus affirmée, tanins présents et un potentiel de garde impressionnant.
Styles de vins produits
Les vins légers et fruités
Dans sa version la plus simple, le Gamay offre des vins rouges sans lourdeur, vifs et gouleyants. Ce style est typique des Beaujolais Villages ou du fameux Beaujolais Nouveau. Ces vins se dégustent jeunes, souvent dans l’année qui suit la récolte, et séduisent par leur côté joyeux et festif.
Les crus du Beaujolais
Les dix crus du Beaujolais – Morgon, Moulin-à-Vent, Fleurie, Juliénas, Chiroubles, Saint-Amour, Brouilly, Côte de Brouilly, Chénas et Régnié – révèlent toute la complexité du Gamay. Chaque cru possède sa propre identité. Par exemple, Morgon produit des vins puissants et charpentés, capables de vieillir 10 à 20 ans. Fleurie, en revanche, produit des vins plus délicats et floraux.
Les vins rosés et effervescents
Le Gamay peut aussi être vinifié en rosé, notamment dans la vallée de la Loire, où il donne des vins vifs et fruités. On le retrouve également dans certains Crémants, où sa fraîcheur naturelle est un atout pour l’élaboration de vins effervescents.
Les vins naturels
Dans le monde des vins naturels, le Gamay occupe une place de choix. Grâce à son fruit éclatant et à sa fraîcheur, il se prête parfaitement à des vinifications sans intrants. Ces cuvées mettent en avant la pureté du raisin et l’énergie du terroir, séduisant un public en quête d’authenticité.
Accords mets et vins
Le Gamay est l’ami de la table. Grâce à sa légèreté et à sa fraîcheur, il accompagne une grande variété de plats.
Les vins jeunes et fruités se marient avec des charcuteries, des plats simples, des grillades et des tapas.
Les crus plus structurés accompagnent des viandes rouges, des volailles rôties, des plats en sauce et même certains fromages à pâte molle.
Les versions rosées trouvent leur place à l’apéritif, avec des salades estivales ou des fruits de mer.
Sa polyvalence en fait un vin de convivialité, toujours adapté aux repas entre amis comme aux grandes tables.
Potentiel de garde
Contrairement aux idées reçues, le Gamay peut vieillir. Si les Beaujolais Nouveaux et les cuvées légères doivent être bues rapidement, les crus du Beaujolais peuvent évoluer magnifiquement avec le temps. Un Moulin-à-Vent ou un Morgon peut se conserver 10, 15 voire 20 ans, développant des arômes de fruits compotés, d’épices et de sous-bois.
Le Gamay à travers l’Europe et le monde
Si la France reste son berceau et son territoire privilégié, le Gamay a su séduire d’autres vignobles. En Suisse, il est largement cultivé dans le canton de Genève et dans le Valais, où il est assemblé avec le Pinot Noir pour donner des vins harmonieux.
En Nouvelle-Zélande, dans l’île du Nord, il produit des rouges croquants et fruités. Au Canada, en Ontario et en Colombie-Britannique, il offre des vins légers, parfaitement adaptés au climat. Même au Japon, quelques parcelles sont consacrées à ce cépage, pour répondre à une demande locale croissante.
Le Gamay et les vins naturels
Dans l’univers des vins naturels, le Gamay est devenu un cépage phare. Ses arômes éclatants et sa buvabilité en font un allié parfait pour les vinifications sans soufre et sans artifice. De nombreux vignerons du Beaujolais, pionniers de ce mouvement, ont contribué à donner au Gamay une image moderne et avant-gardiste.
Ces vins séduisent un public jeune et curieux, qui cherche des cuvées sincères, vivantes et faciles à boire. Le Gamay incarne ainsi une nouvelle manière d’aborder le vin : moins formelle, plus spontanée et résolument tournée vers le partage.
Conclusion : le vin de la convivialité
Le Gamay est injustement sous-estimé, qui mérite d’être redécouvert. Capable de produire aussi bien des vins simples et gourmands que des cuvées profondes et ambitieuses, il incarne la diversité et la richesse de la viticulture française.
Qu’il s’agisse d’un Beaujolais Nouveau joyeux, d’un Fleurie délicat ou d’un Morgon puissant, chaque verre raconte une histoire : celle d’un raisin généreux, enraciné dans ses terroirs et toujours fidèle à son identité.
Le Gamay, c’est avant tout un vin de plaisir, un vin de partage, un vin qui rassemble. Sa fraîcheur, sa légèreté et son fruit en font l’expression même de la convivialité.