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Le Gamay est l’un des cépages rouges les plus anciens et les plus emblématiques de la viticulture française. Né au cœur de la Bourgogne, il apparaît dans les écrits dès le XIVe siècle. La première mention date de 1360, dans le petit village de Gamay, situé près de Saint-Aubin, qui lui a donné son nom.
Dès ses origines, ce cépage a suscité à la fois fascination et controverses. Au XVe siècle, le duc Philippe le Hardi décida de l’arracher de Bourgogne au profit du Pinot Noir, le jugeant trop rustique et trop productif. Mais cette décision, loin de signer son arrêt de mort, ouvrit une nouvelle ère : il s’installa solidement plus au sud, dans le Beaujolais, où il trouva un terroir idéal pour s’épanouir.
Un cépage fortement ancré dans le Beaujolais
Aujourd’hui, le Gamay est indissociable du Beaujolais. Il couvre environ 98 % du vignoble de cette région située entre Mâcon et Lyon. Là, il donne naissance à des vins qui vont bien au-delà de l’image parfois réductrice du Beaujolais Nouveau. Grâce à la diversité des sols – granite, schiste, argile et sable – il révèle une étonnante palette de styles, depuis des vins légers, fruités et gouleyants, jusqu’à des cuvées profondes et structurées, capables de vieillir plusieurs décennies.
Le Gamay est aussi présent dans la vallée de la Loire, où il offre des vins rouges et rosés vifs, notamment dans les appellations Anjou, Touraine, Coteaux du Vendômois ou encore Cheverny. Dans ces régions plus fraîches, il exprime une personnalité croquante, souvent marquée par les fruits rouges acidulés.
Au-delà de la France, le cépage a voyagé. On le retrouve en Suisse, notamment autour du lac Léman, où il est souvent assemblé au Pinot Noir pour produire la fameuse Dôle. Il existe aussi des plantations au Canada, en Oregon, en Nouvelle-Zélande et même au Japon, preuve que ce raisin conserve une attractivité internationale.
Synonymes et dénominations
Selon les régions, le Gamay porte différents noms. En Val de Loire, on parle parfois de Gamay de Touraine. En Suisse, il est simplement désigné sous le terme « Gamay », mais on le retrouve en assemblage sous l’appellation Dôle. Dans certains textes anciens, il est mentionné sous le nom de Petit Gamay ou Bourguignon Noir.
Ces variations n’altèrent en rien sa singularité : le Gamay reste un cépage typique des climats tempérés, qui aime les sols granitiques et sableux.
Description physique du cépage
Le Gamay est une vigne vigoureuse, relativement productive, avec un débourrement précoce. Ses grappes sont moyennes à grandes, souvent coniques et compactes. Les baies sont rondes, d’un bleu noir intense, recouvertes d’une pruine abondante. Leur peau est fine, ce qui les rend sensibles aux maladies cryptogamiques, mais leur pulpe est juteuse et sucrée, donnant des vins à la fois généreux et élégants.
Les feuilles sont assez grandes, trilobées, d’un vert clair légèrement brillant. La maturité du Gamay est précoce à moyenne, ce qui en fait un cépage bien adapté aux climats continentaux et aux coteaux ensoleillés.
Particularités viticoles
Le Gamay est réputé pour sa productivité. C’est un cépage qui peut fournir des rendements élevés, parfois au détriment de la qualité. Mais lorsqu’il est maîtrisé – en limitant les rendements et en privilégiant des vieilles vignes enracinées sur des sols pauvres – il révèle une profondeur et une finesse remarquables.
Il est particulièrement adapté aux sols granitiques du Beaujolais, où il donne ses expressions les plus pures. Sur des sols plus argileux, il tend à produire des vins plus lourds et moins élégants. La gestion du vignoble est donc essentielle pour en tirer le meilleur parti.
Le Gamay est aussi le cépage emblématique de la macération carbonique, une technique qui consiste à vinifier les grappes entières dans une cuve saturée de gaz carbonique. Cette méthode favorise l’extraction d’arômes fruités intenses et de tanins souples, apportant des vins gouleyants, faciles à boire dans leur jeunesse. Mais le Gamay peut aussi être vinifié de manière plus traditionnelle, offrant alors des cuvées structurées et taillées pour la garde.
Un profil aromatique reconnaissable
Le Gamay séduit avant tout par sa générosité aromatique. C’est un cépage qui met en avant le fruit, avec une explosion de notes de cerise, de framboise, de fraise, de cassis et parfois de mûre. On y retrouve aussi des arômes floraux (pivoine, violette) et, selon le terroir, des touches épicées (poivre, réglisse) ou minérales.
En bouche, il offre une attaque souple, une texture légère à moyenne, et une fraîcheur naturelle qui le rend particulièrement digeste. Les vins jeunes sont généralement souples, fruités, faciles à boire. Mais les cuvées issues des crus du Beaujolais, comme Morgon, Moulin-à-Vent, Côte de Brouilly ou Fleurie, montrent une tout autre facette : structure plus affirmée, tanins présents et un potentiel de garde impressionnant.
Styles de vins produits
Les vins légers et fruités
Dans sa version la plus simple, le Gamay offre des vins rouges sans lourdeur, vifs et gouleyants. Ce style est typique des Beaujolais Villages ou du fameux Beaujolais Nouveau. Ces vins se dégustent jeunes, souvent dans l’année qui suit la récolte, et séduisent par leur côté joyeux et festif.
Les crus du Beaujolais
Les dix crus du Beaujolais – Morgon, Moulin-à-Vent, Fleurie, Juliénas, Chiroubles, Saint-Amour, Brouilly, Côte de Brouilly, Chénas et Régnié – révèlent toute la complexité du Gamay. Chaque cru possède sa propre identité. Par exemple, Morgon produit des vins puissants et charpentés, capables de vieillir 10 à 20 ans. Fleurie, en revanche, produit des vins plus délicats et floraux.
Les vins rosés et effervescents
Le Gamay peut aussi être vinifié en rosé, notamment dans la vallée de la Loire, où il donne des vins vifs et fruités. On le retrouve également dans certains Crémants, où sa fraîcheur naturelle est un atout pour l’élaboration de vins effervescents.
Les vins naturels
Dans le monde des vins naturels, le Gamay occupe une place de choix. Grâce à son fruit éclatant et à sa fraîcheur, il se prête parfaitement à des vinifications sans intrants. Ces cuvées mettent en avant la pureté du raisin et l’énergie du terroir, séduisant un public en quête d’authenticité.
Accords mets et vins
Le Gamay est l’ami de la table. Grâce à sa légèreté et à sa fraîcheur, il accompagne une grande variété de plats.
Les vins jeunes et fruités se marient avec des charcuteries, des plats simples, des grillades et des tapas.
Les crus plus structurés accompagnent des viandes rouges, des volailles rôties, des plats en sauce et même certains fromages à pâte molle.
Les versions rosées trouvent leur place à l’apéritif, avec des salades estivales ou des fruits de mer.
Sa polyvalence en fait un vin de convivialité, toujours adapté aux repas entre amis comme aux grandes tables.
Potentiel de garde
Contrairement aux idées reçues, le Gamay peut vieillir. Si les Beaujolais Nouveaux et les cuvées légères doivent être bues rapidement, les crus du Beaujolais peuvent évoluer magnifiquement avec le temps. Un Moulin-à-Vent ou un Morgon peut se conserver 10, 15 voire 20 ans, développant des arômes de fruits compotés, d’épices et de sous-bois.
Le Gamay à travers l’Europe et le monde
Si la France reste son berceau et son territoire privilégié, le Gamay a su séduire d’autres vignobles. En Suisse, il est largement cultivé dans le canton de Genève et dans le Valais, où il est assemblé avec le Pinot Noir pour donner des vins harmonieux.
En Nouvelle-Zélande, dans l’île du Nord, il produit des rouges croquants et fruités. Au Canada, en Ontario et en Colombie-Britannique, il offre des vins légers, parfaitement adaptés au climat. Même au Japon, quelques parcelles sont consacrées à ce cépage, pour répondre à une demande locale croissante.
Le Gamay et les vins naturels
Dans l’univers des vins naturels, le Gamay est devenu un cépage phare. Ses arômes éclatants et sa buvabilité en font un allié parfait pour les vinifications sans soufre et sans artifice. De nombreux vignerons du Beaujolais, pionniers de ce mouvement, ont contribué à donner au Gamay une image moderne et avant-gardiste.
Ces vins séduisent un public jeune et curieux, qui cherche des cuvées sincères, vivantes et faciles à boire. Le Gamay incarne ainsi une nouvelle manière d’aborder le vin : moins formelle, plus spontanée et résolument tournée vers le partage.
Conclusion : le vin de la convivialité
Le Gamay est injustement sous-estimé, qui mérite d’être redécouvert. Capable de produire aussi bien des vins simples et gourmands que des cuvées profondes et ambitieuses, il incarne la diversité et la richesse de la viticulture française.
Qu’il s’agisse d’un Beaujolais Nouveau joyeux, d’un Fleurie délicat ou d’un Morgon puissant, chaque verre raconte une histoire : celle d’un raisin généreux, enraciné dans ses terroirs et toujours fidèle à son identité.
Le Gamay, c’est avant tout un vin de plaisir, un vin de partage, un vin qui rassemble. Sa fraîcheur, sa légèreté et son fruit en font l’expression même de la convivialité.
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54 produits
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Beaujolais Lancié, Magnum Rouge 2018
Domaine Bélicard
Avec ce Beaujolais Villages 2018 en format magnum, le Domaine Bélicard propose une version généreuse et gourmande de son 100 % Gamay noir, certifié AOC, élevé sur les sables légers de Lancié. Un vin rouge ample, expressif, taillé pour le partage et les tablées festives, dans un style nature affirmé mais toujours accessible.
Un vin naturel tout en souplesse
Les raisins sont vinifiés en macération courte, afin de garder l’élan fruité du cépage. La fermentation s’effectue en levures indigènes, sans intrants œnologiques, suivie d’un élevage de 9 mois en cuve béton, qui respecte l’intégrité du jus tout en lui apportant une belle rondeur. Ce vin n’a rien à cacher : il brille par sa franchise et sa convivialité.
Un fruit mûr et juteux
Le nez évoque des fruits rouges éclatants, mais aussi des notes de grenade, de fruits noirs et de fruits confits. En bouche, c’est souple, glissant, avec une matière généreuse et une belle fraîcheur. Les tanins sont fondus, l’ensemble reste tonique et porté par une belle énergie. Ce magnum se savoure dans sa largeur, sans prétention mais avec beaucoup de plaisir.
Le magnum du bonheur simple
À servir à 14–16 °C, sans carafage, ce Lancié 2018 est parfait pour les apéritifs dînatoires, les plateaux de charcuterie, les plats de bistrot ou les pique-niques généreux. Un vin d’amis comme on les aime, à boire maintenant ou dans les 5 ans.
Ambre dissous Rouge 2020
Terroir, parcellaire et encépagement
Née sur les terres vivantes du Beaujolais, la cuvée Ambre Dissous 2020 de La Tribu Alonso est un rouge à part, un vin de caractère qui rompt avec les codes établis. Si le Gamay est ici à l’honneur, il s’agit d’un Gamay peu commun, issu de cépages teinturiers – une rareté dans la région. Ce choix audacieux donne naissance à une robe d’une profondeur captivante, presque trouble comme une encre de mystère, et annonce déjà une expression singulière du terroir.
Le vignoble s’étend sur des sols granitiques typiques du Beaujolais, dans une zone où les influences du Rhône voisin se font sentir, apportant des notes plus sombres, épicées, et une tension bienvenue. C’est une terre de contrastes, entre fraîcheur du nord et générosité du sud, que La Tribu Alonso a su apprivoiser avec une sensibilité rare.
Méthodes culturales
La Tribu Alonso, c’est avant tout une philosophie. Celle d’un retour à l’essentiel, d’un travail en symbiose avec la nature, loin des artifices. Les vignes sont cultivées sans intrants chimiques, dans le respect du vivant, des cycles lunaires et des énergies du lieu. Ici, chaque grappe est cueillie à la main, dans un geste presque rituel, puis vinifiée avec le moins d’intervention possible. La fermentation se fait naturellement, les levures indigènes prenant les rênes pour exprimer au mieux l’identité du raisin et de son terroir.
Cette approche artisanale donne un vin libre, vibrant, sans maquillage, où le cépage peut chanter sans fausse note. Ambre Dissous est le reflet d’une nature assumée, parfois sauvage, mais toujours sincère.
Dégustation & accords
Au verre, Ambre Dissous 2020 séduit d’emblée par sa robe profonde, presque violacée, annonçant un vin au caractère bien trempé. Le nez est un poème d’épices : poivre noir fraîchement moulu, clou de girofle, avec en filigrane une note délicate de violette, rappel subtil des influences rhodaniennes. En bouche, la structure est affirmée, les tanins bien présents mais élégamment polis, offrant un toucher de bouche à la fois ferme et soyeux.
Ce vin n’est pas là pour flatter, il interpelle, questionne, invite à la contemplation. On l’imagine aussi bien à l’apéritif, pour éveiller les papilles, qu’à table, en compagnie d’une cuisine généreuse : une côte de bœuf maturée, un tajine d’agneau aux pruneaux, ou même un risotto aux champignons sauvages.
Ambre Dissous est un vin de partage, mais aussi de méditation. Une bouteille qui raconte une histoire, celle d’un cépage marginalisé, d’un terroir réinventé, et d’une tribu qui, loin des sentiers battus, trace sa propre voie avec cœur et conviction.
Fleurie Rouge 2021,
Domaine Bélicard
Au sein de l’appellation Fleurie AOP, réputée pour ses vins fins et élégants, le Domaine Bélicard, certifié en agriculture biologique (AB, Eurofeuille), signe une cuvée qui exprime toute la délicatesse du Gamay Noir. Issu de vignes de 38 ans enracinées sur des sols granitiques, ce millésime 2021 se distingue par sa fraîcheur et son caractère acidulé.
Un Fleurie tout en finesse et en fraîcheur
Vinifié selon la méthode traditionnelle Beaujolaise, avec une macération en grappes entières, ce vin profite d’une extraction douce, préservant toute la pureté du fruit. L’élevage de 10 mois en barrique apporte complexité et élégance, tout en respectant l’expression naturelle du terroir.
Un nez éclatant et une bouche aérienne
Dès l’ouverture, ce Fleurie bio dévoile un nez frais et friand, marqué par des notes acidulées de fruits rouges croquants, évoquant la framboise et la groseille. En bouche, l’attaque est vive et soyeuse, offrant une belle tension minérale et une finale élégante et persistante.
Servi à 14-16°C, ce Fleurie AOP est idéal pour un apéritif raffiné, des grillades estivales ou une salade gourmande. Sa fraîcheur en fait un compagnon parfait pour des moments conviviaux, et son potentiel de garde de 5 ans lui permettra d’évoluer vers des arômes encore plus subtils.
Magnum Régnié La Haute Ronze Rouge 2017
Nicolas Chemarin
La Haute Ronze est l’une des deux parcelles que cultive Nicolas en appellation Régnié ; ellle est considérée comme de très haute qualité, avec des sols argileux et profonds qui donnent des vins charpentés. Ce 100 % gamay est obtenu en macération semi-carbonique et élevé environ vingt mois. Il offre des notes de cuir, de terre, d’herbes méditerranéennes (origan, romarin), à travers ses fruits rouges.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Zapoï Rouge 2020
Les En Hauts
Plutôt glouglou mais doté de substance, soyeux et velouté, sec et acidulé, ce vin délicieux et gourmand offre un nez assez animal avec des notes de foin. En bouche, de la cerise, une jolie longueur et une belle acidité. Zapoï, une cuvée du projet des En-Hauts, est le résultat du travail en commun des vignerons Damien Coquelet et Frédéric Cossard. Il est issu de vieilles vignes cinquantenaires de gamay croissant en Beaujolais. Il résulte de macération semicarbonique en grappes entières, et l’élevage est de dix mois en œuf de béton.
Le mot « Zapoï » vous fait penser à Groland, évidemment, mais connaissez-vous l’origine du terme ? Le zapoï est une pratique russe consistant en une cuite de plusieurs jours, résultat d’une consommation d’alcool de longue durée. Un zapoï en bonne et due forme doit entraîner un black-out (on ne se souvient plus de rien), et des reprises de conscience régulières où l’on se saoule de nouveau pour éviter la gueule de bois. Dans certains cas, on se réveille loin de chez soi dans la neige. Ce fléau pour l’espérance de vie, heureusement, n’a de rapport logique que très lointain avec le vin qui nous occupe ici. Disons que, vraisemblablement, la sonorité du nom a plu aux deux vignerons.
Pour en savoir plus
Les En-Hauts n’est pas à proprement parler un domaine viticole mais un projet de cuvées réalisées en partenariat entre Damien Coquelet et Frédéric Cossard. Ces deux grandes figures de la viticulture bourguignonne — oui, le Beaujolais est en Bourgogne — avaient toutes les raisons de s’associer pour réaliser à deux des cuvées truculentes et savoureuses.
Frédéric Cossard est une étoile biodynamique et nature de la Bourgogne viticole, qui rend la parole aux terroirs et aux vins bourguignons, non déformés par la chimie agricole. Ses cuvées sont d’une pureté et d’une élégance sans artifice et comptent parmi les plus recherchées de Bourgogne. Son exercice ne se limite pas à la Bourgogne puisque des cuvées sont réalisées à partir de raisins achetés dans d’autres régions. Ses vignes sont soignées selon les principes de la biodynamie : traitements homéopathiques à base d’huiles essentielles, de cuivre et de soufre en doses minimales. Les vendanges sont entièrement manuelles, pratiquées à pleine maturité.
Damien Coquelet, quant à lui, est le digne successeur des grands vignerons bio auxquels on doit l’avènement du nature dans la région beaujolaise : il est le beau-fils de Georges Descombes et Jean Foillard a été son mentor, continuateurs du travail pionnier de Jules Chauvet et Marcel Lapierre. Possédant neuf hectares à Morgon sur terrains granitiques-sableux, il en cultive deux hectares et demi plus quelques vignes reprises en location : en tout, quatre hectares sur la mythique côte du Py. Spécialiste des morgons qui morgonnent et des chiroubles qui chiroublent, il incarne la vraie nature du Beaujolais.
Avec Antique Rouge 2023, La Tribu Alonso explore une facette rare et captivante du Gamay, loin des profils classiques. Cette cuvée dévoile un visage plus mûr et enveloppant du cépage, dans une interprétation libre et profondément artisanale, fidèle à la philosophie du domaine.
Les vignes sont conduites sans intrants chimiques, dans le respect des équilibres naturels. Comme toujours avec La Tribu Alonso, aucun produit de synthèse n’est utilisé, ni à la vigne ni au chai. La fermentation repose exclusivement sur les levures indigènes, et les interventions sont réduites au strict minimum afin de préserver l’expression la plus pure du raisin et du millésime.
Dans le verre, la robe se pare d’un rouge profond aux reflets légèrement évolués, annonçant un vin à la personnalité affirmée. Le nez est riche et généreux, marqué par des notes de caramel, de fruits secs et de tabac blond, évoquant presque l’univers des vins oxydatifs ou des vieux millésimes. Cette complexité aromatique invite immédiatement à la contemplation.
En bouche, l’attaque surprend par sa texture liquoreuse, ample et caressante. Le vin déploie une matière ronde, chaleureuse, où les saveurs de fruits confits et d’épices douces se prolongent longuement. L’équilibre se joue entre douceur et intensité, offrant une expérience à la fois gourmande et structurée, sans lourdeur.
Antique Rouge 2023 se prête particulièrement bien aux moments de partage. Il accompagnera avec originalité un apéritif, notamment avec des fromages affinés ou des mets légèrement épicés. Il saura également sublimer des plats aux saveurs orientales ou des cuisines relevées, grâce à sa rondeur enveloppante.
Avec cette cuvée, La Tribu Alonso propose un vin naturel atypique, sincère et profondément expressif, qui séduira les amateurs en quête de sensations nouvelles.
Avec Art Brut Rouge 2024, La Tribu Alonso signe une cuvée singulière et profondément vivante, véritable manifeste d’un vin naturel sans compromis. Issu d’une harmonie biocentrique de 140 cépages co-fermentés, ce vin intrigue autant qu’il séduit, incarnant une vision libre et collective du vin, fidèle à l’esprit artisanal du domaine.
Les raisins, cultivés sur des sols granitiques, puisent une minéralité subtile qui se retrouve dans la tension du vin. Conduit sans produits de synthèse à la vigne, le travail respecte pleinement les équilibres naturels. Au chai, la vinification se fait sans artifice, avec des levures indigènes uniquement, et une infusion douce de sept jours en cuve ouverte, suivie d’une macération courte qui préserve l’éclat du fruit et la finesse des arômes.
À la dégustation, la robe dévoile un rouge lumineux aux reflets légèrement troubles, signature des vins peu interventionnistes. Le nez s’ouvre sur une palette aromatique expressive mêlant agrumes frais, petits fruits rouges croquants et une touche herbacée délicate, presque sauvage. En bouche, l’attaque est souple et juteuse, laissant place à une matière ronde, florale et étonnamment complexe. L’équilibre entre fraîcheur et profondeur donne un vin digeste, vibrant et évolutif.
Ce Gamay revisité se prête aussi bien à des accords simples qu’à des associations plus audacieuses. Il accompagnera parfaitement une cuisine de saison, des légumes grillés, une volaille rôtie ou encore des plats végétariens aux herbes fraîches.
Art Brut Rouge 2024 est une invitation à explorer le vin autrement, dans toute sa spontanéité et son énergie brute.
Côte de Brouilly 2022
Fils de Jean Foillard, Alex perpétue la philosophie familiale avec talent tout en affirmant son propre style. Installé depuis quelques années, il cultive ses vignes avec le même respect du vivant, en quête de précision, de fruit pur et de buvabilité. Sa vision : des crus du Beaujolais naturels, profonds, mais toujours accessibles.
Côte de Brouilly 2022 provient de vignes en coteaux sur les pentes volcaniques du mont Brouilly. Cette cuvée, au profil droit et ciselé, exprime avec justesse la fraîcheur minérale propre à ce terroir. C’est un vin d’altitude et de relief, tendu, vibrant et déjà très expressif.
Au nez, des arômes de myrtille, de violette et de pierre chaude se mêlent avec élégance. En bouche, la tension est immédiate, portée par une belle fraîcheur, des tanins fins et une finale saline. Un vin structuré, mais d’une grande buvabilité, qui garde une touche aérienne.
Idéal avec une viande grillée, un filet de volaille aux herbes ou des légumes rôtis au four. Il accompagnera aussi à merveille une cuisine asiatique légèrement épicée. À servir légèrement frais pour en révéler toute la finesse.
Brouilly 2022
Avec sensibilité et rigueur, Alex Foillard trace sa propre voie dans le Beaujolais, tout en s’inspirant de l’exigence paternelle. Il signe des cuvées pleines de fraîcheur, peu interventionnistes, où le fruit s’exprime librement. Un vigneron à suivre de très près.
Brouilly 2022 est une cuvée gourmande et charmeuse, issue des sols plus profonds de ce cru du sud du Beaujolais. Moins austère que la Côte de Brouilly, elle se montre plus souple, généreuse, avec un fruit éclatant. Un vin de plaisir, spontané et plein de vivacité.
Le nez explose sur la fraise des bois, la cerise fraîche et une légère touche poivrée. En bouche, le vin est souple, croquant, juteux, avec une texture soyeuse et une finale désaltérante. Une bouteille qui respire la jeunesse et la gourmandise.
Parfait à l’apéritif, avec une planche de charcuterie ou une tarte salée. Il accompagnera aussi très bien un carpaccio, un barbecue d’été ou une salade de lentilles. À déguster sans chichi, pour le simple plaisir du fruit.
Fleurie Grand Pré, Magnum Rouge 2018
Domaine Bélicard
Fleurie Grand-Pré 2018 – Domaine Bélicard (Magnum)
En format magnum, ce Fleurie Grand-Pré 2018 signé Domaine Bélicard gagne en profondeur et en potentiel de garde. Issu de Gamay noir cultivé sur sols sableux en appellation Fleurie, ce vin rouge bio conjugue finesse florale, fruit croquant et structure subtile. Une cuvée naturelle, vinifiée sans intrants, qui révèle la délicatesse du cru dans une version sérieuse et généreuse.
Une vinification précise pour un Gamay expressif
Les raisins sont récoltés à pleine maturité, puis macèrent pendant deux semaines afin de développer une belle structure sans excès. La fermentation se fait en levures indigènes, sans sulfites ajoutés, avant un élevage de huit mois en barriques de plusieurs vins, qui apporte complexité et texture, sans marquer le fruit.
Un nez floral, une bouche croquante et soyeuse
Le bouquet séduit immédiatement : pivoine, violette, puis mûre, cassis et fruit noir juteux. En bouche, la matière est élégante, les tanins fins, avec une belle tension qui équilibre le tout. Une touche boisée subtile complète la palette, ajoutant de la profondeur sans masquer la fraîcheur naturelle du vin.
Une bouteille pour les belles occasions
Ce magnum s'apprécie dès maintenant à 14–16 °C, sans carafage, sur une belle pièce de viande, des poissons grillés, des légumes confits ou à l’apéritif, pour les amateurs éclairés. Il peut vieillir 5 à 7 ans sans perdre son éclat. Un Fleurie d’élégance et de garde, dans un grand format convivial.
Fleurie, Rouge 2020
Domaine Bélicard
Parmi les dix crus du Beaujolais, Fleurie est sans doute le plus aérien, le plus floral, et le Domaine Bélicard en livre ici une lecture naturelle et élégante. Ce 100 % Gamay noir, certifié bio, pousse sur les pentes granitiques du cru, qui apportent à ce vin une finesse minérale remarquable.
Une vinification douce pour un vin délicat
Les raisins, cueillis à parfaite maturité, font l’objet d’une macération courte de quelques jours, afin d’extraire juste ce qu’il faut de matière, sans dureté. La fermentation se déroule naturellement, sans levures exogènes ni intrants. L’élevage de six mois s’effectue en barriques de plusieurs vins (non neuves), apportant complexité et souplesse, sans masquer le fruit.
Un Fleurie de caractère tout en finesse
Le nez est expressif, porté sur les fruits rouges frais, la violette et une touche épicée discrète. En bouche, la texture est fine, la structure souple mais présente, avec une tension minérale qui allonge la finale. Le style est soyeux, digeste, presque floral, mais sans mièvrerie – un Fleurie droit, vivant, et de belle tenue.
À déguster ou à garder
Servi entre 14 et 16 °C, ce vin s’accordera aussi bien avec un apéritif raffiné qu’avec une cuisine légère et végétale. Il brillera également sur des volailles rôties ou des plats de fête délicats. À boire dès aujourd’hui ou à garder jusqu’à 5 ans.
Ichigo Ichie Rouge 2022,
Domaine des Miquettes
Ichigo Ichie est un vin rouge-rosé (un « blouge » dirions-nous) biologique et nature de la vallée du Rhône (Ardèche, terroir de Saint-Joseph) certifié bio Écocert. Il est élaboré par Paul Estève et Chrystelle Vareille du Domaine des Miquettes, et le nom de la cuvée rend hommage à un de leurs collaborateurs japonais récemment disparu. L’expression ichigo ichie signifie en effet « un moment unique dans la vie ».
Vinification
Réalisé sans additifs ni sulfites ajoutés, non filtré, Ichigo Ichie est un assemblage de tous les cépages croissant sur le domaine : gamay, marsanne, roussanne, syrah et viognier, sur sols de granite et de loess. Ce vin bio et nature de la vallée du Rhône est élevé un an en cuve.
Dégustation
Ichigo Ichie peut être consommé en tant que rouge léger ou rosé corsé ; ses notes exotiques sont très séduisantes. Il est conseillé de le boire frais. Ce vin sans intrants accompagnera tous les produits de la terre et de la mer. D’autres « blouges », si vous appréciez ce type de rosé qui tire vers le rouge (ou l’inverse), sont à découvrir sur notre site : Susucaru Rosato de Frank Cornelissen, un classique de l’Etna, ou L’Arroseur de Vinilibre.
En savoir plus sur le Domaine des Miquettes
Le Domaine des Miquettes, en appellation Saint-Joseph (Ardèche), est dirigé par Paul Estève et Chrystelle Vareille, passionnés par les techniques vinicoles de la Géorgie. Au cœur de cette viticulture plurimillénaire est le kvevri, la jarre enterrée où se déroule le processus entier de vinification. Ils possèdent aussi des tinajas (jarres espagnoles) non enterrées pour les fermentations et les macérations, les kvevris servant à l’élevage. Aucun sulfite n’est ajouté aux vins du Domaine des Miquettes. L’astringence de tannins est polie par la terre cuite, ce qui produit une texture veloutée, une matière fruitée et souple.
Le domaine
Paul Estève a fait ses classes auprès de René-Jean Dard et François Ribo, deux grandes figures du vin nature en vallée du Rhône. Avec Chrystelle, il reconstitue progressivement le domaine familial jusqu’à lui faire attendre 4,3 hectares. Les parcelles, situées entre 300 et 450 mètres d’altitude, reposent sur un socle de granit aux sols légers de micas et de gneiss. L’agriculture est bio (certification Écocert) et biodynamique. Les sols sont travaillés au cheval ou au treuil et à la pioche, et les vendanges sont manuelles. Aucun intrant chimique n’est ajouté au travail viticole et à la vinification.
Magnum Les Vignes de Jeannot Rouge 2017
Nicolas Chemarin
Ce cru rouge en appellation Beaujolais-Villages (bien entendu cent pour cent gamay), au rapport qualité-prix plus que raisonnable, est issu de vieilles vignes ayant appartenu à Jean Chemarin, ancêtre de notre vigneron actuel : de là le nom sur l’étiquette. Une fraîcheur qu’explique l’altitude de la parcelle (450 mètres). Ce vin a subi deux ans d’élevage pour moitié en cuves et pour l’autre moitié en barriques bourguignonnes. Il est charmeur, enjôleur, fruité, avec de belles notes de fraise.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Magnum Le Rocher Rouge 2017
Nicolas Chemarin
Le Rocher est issu de gamay du Beaujolais cultivé au lieu-dit Combe Fleurette, à 550 mètres d’altitude et sur une pente de 40 % en moyenne, exposé au sud, sur une parcelle de granite bleu au sol très peu profond. Les vignes, âgées de vingt-cinq ans, reposent sur une tête de roche. La vendange cuve pendant quarante jours en grappes entières avec retournements réguliers. Après pressurage, le jeune vin est élevé sur lies fines dans des fûts de chêne bourguignon. La mise en bouteille est faite en lune descendante, sans collage ni filtration. Ce rouge infiniment soyeux et gourmand, très minéral et très droit, accompagnera viandes en sauce, poissons nobles et même desserts chocolatés.
Température de dégustation : entre 14 et 16 °C.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.