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Le Gamay est l’un des cépages rouges les plus anciens et les plus emblématiques de la viticulture française. Né au cœur de la Bourgogne, il apparaît dans les écrits dès le XIVe siècle. La première mention date de 1360, dans le petit village de Gamay, situé près de Saint-Aubin, qui lui a donné son nom.
Dès ses origines, ce cépage a suscité à la fois fascination et controverses. Au XVe siècle, le duc Philippe le Hardi décida de l’arracher de Bourgogne au profit du Pinot Noir, le jugeant trop rustique et trop productif. Mais cette décision, loin de signer son arrêt de mort, ouvrit une nouvelle ère : il s’installa solidement plus au sud, dans le Beaujolais, où il trouva un terroir idéal pour s’épanouir.
Un cépage fortement ancré dans le Beaujolais
Aujourd’hui, le Gamay est indissociable du Beaujolais. Il couvre environ 98 % du vignoble de cette région située entre Mâcon et Lyon. Là, il donne naissance à des vins qui vont bien au-delà de l’image parfois réductrice du Beaujolais Nouveau. Grâce à la diversité des sols – granite, schiste, argile et sable – il révèle une étonnante palette de styles, depuis des vins légers, fruités et gouleyants, jusqu’à des cuvées profondes et structurées, capables de vieillir plusieurs décennies.
Le Gamay est aussi présent dans la vallée de la Loire, où il offre des vins rouges et rosés vifs, notamment dans les appellations Anjou, Touraine, Coteaux du Vendômois ou encore Cheverny. Dans ces régions plus fraîches, il exprime une personnalité croquante, souvent marquée par les fruits rouges acidulés.
Au-delà de la France, le cépage a voyagé. On le retrouve en Suisse, notamment autour du lac Léman, où il est souvent assemblé au Pinot Noir pour produire la fameuse Dôle. Il existe aussi des plantations au Canada, en Oregon, en Nouvelle-Zélande et même au Japon, preuve que ce raisin conserve une attractivité internationale.
Synonymes et dénominations
Selon les régions, le Gamay porte différents noms. En Val de Loire, on parle parfois de Gamay de Touraine. En Suisse, il est simplement désigné sous le terme « Gamay », mais on le retrouve en assemblage sous l’appellation Dôle. Dans certains textes anciens, il est mentionné sous le nom de Petit Gamay ou Bourguignon Noir.
Ces variations n’altèrent en rien sa singularité : le Gamay reste un cépage typique des climats tempérés, qui aime les sols granitiques et sableux.
Description physique du cépage
Le Gamay est une vigne vigoureuse, relativement productive, avec un débourrement précoce. Ses grappes sont moyennes à grandes, souvent coniques et compactes. Les baies sont rondes, d’un bleu noir intense, recouvertes d’une pruine abondante. Leur peau est fine, ce qui les rend sensibles aux maladies cryptogamiques, mais leur pulpe est juteuse et sucrée, donnant des vins à la fois généreux et élégants.
Les feuilles sont assez grandes, trilobées, d’un vert clair légèrement brillant. La maturité du Gamay est précoce à moyenne, ce qui en fait un cépage bien adapté aux climats continentaux et aux coteaux ensoleillés.
Particularités viticoles
Le Gamay est réputé pour sa productivité. C’est un cépage qui peut fournir des rendements élevés, parfois au détriment de la qualité. Mais lorsqu’il est maîtrisé – en limitant les rendements et en privilégiant des vieilles vignes enracinées sur des sols pauvres – il révèle une profondeur et une finesse remarquables.
Il est particulièrement adapté aux sols granitiques du Beaujolais, où il donne ses expressions les plus pures. Sur des sols plus argileux, il tend à produire des vins plus lourds et moins élégants. La gestion du vignoble est donc essentielle pour en tirer le meilleur parti.
Le Gamay est aussi le cépage emblématique de la macération carbonique, une technique qui consiste à vinifier les grappes entières dans une cuve saturée de gaz carbonique. Cette méthode favorise l’extraction d’arômes fruités intenses et de tanins souples, apportant des vins gouleyants, faciles à boire dans leur jeunesse. Mais le Gamay peut aussi être vinifié de manière plus traditionnelle, offrant alors des cuvées structurées et taillées pour la garde.
Un profil aromatique reconnaissable
Le Gamay séduit avant tout par sa générosité aromatique. C’est un cépage qui met en avant le fruit, avec une explosion de notes de cerise, de framboise, de fraise, de cassis et parfois de mûre. On y retrouve aussi des arômes floraux (pivoine, violette) et, selon le terroir, des touches épicées (poivre, réglisse) ou minérales.
En bouche, il offre une attaque souple, une texture légère à moyenne, et une fraîcheur naturelle qui le rend particulièrement digeste. Les vins jeunes sont généralement souples, fruités, faciles à boire. Mais les cuvées issues des crus du Beaujolais, comme Morgon, Moulin-à-Vent, Côte de Brouilly ou Fleurie, montrent une tout autre facette : structure plus affirmée, tanins présents et un potentiel de garde impressionnant.
Styles de vins produits
Les vins légers et fruités
Dans sa version la plus simple, le Gamay offre des vins rouges sans lourdeur, vifs et gouleyants. Ce style est typique des Beaujolais Villages ou du fameux Beaujolais Nouveau. Ces vins se dégustent jeunes, souvent dans l’année qui suit la récolte, et séduisent par leur côté joyeux et festif.
Les crus du Beaujolais
Les dix crus du Beaujolais – Morgon, Moulin-à-Vent, Fleurie, Juliénas, Chiroubles, Saint-Amour, Brouilly, Côte de Brouilly, Chénas et Régnié – révèlent toute la complexité du Gamay. Chaque cru possède sa propre identité. Par exemple, Morgon produit des vins puissants et charpentés, capables de vieillir 10 à 20 ans. Fleurie, en revanche, produit des vins plus délicats et floraux.
Les vins rosés et effervescents
Le Gamay peut aussi être vinifié en rosé, notamment dans la vallée de la Loire, où il donne des vins vifs et fruités. On le retrouve également dans certains Crémants, où sa fraîcheur naturelle est un atout pour l’élaboration de vins effervescents.
Les vins naturels
Dans le monde des vins naturels, le Gamay occupe une place de choix. Grâce à son fruit éclatant et à sa fraîcheur, il se prête parfaitement à des vinifications sans intrants. Ces cuvées mettent en avant la pureté du raisin et l’énergie du terroir, séduisant un public en quête d’authenticité.
Accords mets et vins
Le Gamay est l’ami de la table. Grâce à sa légèreté et à sa fraîcheur, il accompagne une grande variété de plats.
Les vins jeunes et fruités se marient avec des charcuteries, des plats simples, des grillades et des tapas.
Les crus plus structurés accompagnent des viandes rouges, des volailles rôties, des plats en sauce et même certains fromages à pâte molle.
Les versions rosées trouvent leur place à l’apéritif, avec des salades estivales ou des fruits de mer.
Sa polyvalence en fait un vin de convivialité, toujours adapté aux repas entre amis comme aux grandes tables.
Potentiel de garde
Contrairement aux idées reçues, le Gamay peut vieillir. Si les Beaujolais Nouveaux et les cuvées légères doivent être bues rapidement, les crus du Beaujolais peuvent évoluer magnifiquement avec le temps. Un Moulin-à-Vent ou un Morgon peut se conserver 10, 15 voire 20 ans, développant des arômes de fruits compotés, d’épices et de sous-bois.
Le Gamay à travers l’Europe et le monde
Si la France reste son berceau et son territoire privilégié, le Gamay a su séduire d’autres vignobles. En Suisse, il est largement cultivé dans le canton de Genève et dans le Valais, où il est assemblé avec le Pinot Noir pour donner des vins harmonieux.
En Nouvelle-Zélande, dans l’île du Nord, il produit des rouges croquants et fruités. Au Canada, en Ontario et en Colombie-Britannique, il offre des vins légers, parfaitement adaptés au climat. Même au Japon, quelques parcelles sont consacrées à ce cépage, pour répondre à une demande locale croissante.
Le Gamay et les vins naturels
Dans l’univers des vins naturels, le Gamay est devenu un cépage phare. Ses arômes éclatants et sa buvabilité en font un allié parfait pour les vinifications sans soufre et sans artifice. De nombreux vignerons du Beaujolais, pionniers de ce mouvement, ont contribué à donner au Gamay une image moderne et avant-gardiste.
Ces vins séduisent un public jeune et curieux, qui cherche des cuvées sincères, vivantes et faciles à boire. Le Gamay incarne ainsi une nouvelle manière d’aborder le vin : moins formelle, plus spontanée et résolument tournée vers le partage.
Conclusion : le vin de la convivialité
Le Gamay est injustement sous-estimé, qui mérite d’être redécouvert. Capable de produire aussi bien des vins simples et gourmands que des cuvées profondes et ambitieuses, il incarne la diversité et la richesse de la viticulture française.
Qu’il s’agisse d’un Beaujolais Nouveau joyeux, d’un Fleurie délicat ou d’un Morgon puissant, chaque verre raconte une histoire : celle d’un raisin généreux, enraciné dans ses terroirs et toujours fidèle à son identité.
Le Gamay, c’est avant tout un vin de plaisir, un vin de partage, un vin qui rassemble. Sa fraîcheur, sa légèreté et son fruit en font l’expression même de la convivialité.
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54 produits
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Les Vignes de Jeannot Rouge 2017
Nicolas Chemarin
Ce cru rouge en appellation Beaujolais-Villages (bien entendu cent pour cent gamay), au rapport qualité-prix plus que raisonnable, est issu de vieilles vignes ayant appartenu à Jean Chemarin, ancêtre de notre vigneron actuel : de là le nom sur l’étiquette. Une fraîcheur qu’explique l’altitude de la parcelle (450 mètres). Ce vin a subi deux ans d’élevage pour moitié en cuves et pour l’autre moitié en barriques bourguignonnes. Il est charmeur, enjôleur, fruité, avec de belles notes de fraise.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées
Le Blouge à Nestor Rouge 2022
Domaine Bélicard
Avec Le Blouge à Nestor 2022, le Domaine Bélicard nous offre une cuvée à part, résolument naturelle, libre et décalée. Le nom en dit long : un "blouge", contraction joyeuse de blanc et rouge, élaboré à partir d’un assemblage de Gamay et de Chardonnay, tous deux issus de l’agriculture biologique dans le Beaujolais. Un vin sans artifice, à partager sans hésitation.
Ici, on joue la carte de l’infusion : les raisins, vendangés manuellement, sont vinifiés en grappes entières, avec une fermentation semi-carbonique qui préserve toute la fraîcheur du fruit. La macération est courte (environ un mois), puis le vin est élevé en cuve bois, dans le respect total du jus, sans aucun intrant œnologique, avec levures indigènes et un sulfitage très réduit, voire absent.
Dans le verre, Le Blouge à Nestor séduit par sa robe rubis légère, presque trouble. Le nez évoque les fruits rouges frais, la cerise kirschée, des notes épicées et une touche florale. La bouche est souple, fluide, ultra glouglou mais pas simpliste. On retrouve une belle vivacité, une matière légère, des tanins fondus, et une finale légèrement épicée.
C’est un vin fait pour les apéros entre amis, les charcuteries fines, une salade tiède, des tapas, ou simplement pour ouvrir une bonne bouteille sans occasion précise. Le Blouge, c’est du plaisir pur en bouteille, avec cette touche artisanale et sincère qu’on attend d’un vin naturel bien fait.
Fleurie Grand Pré, Rouge 2018
Domaine Bélicard
Avec cette cuvée Fleurie Grand-Pré, le Domaine Bélicard explore la richesse du Gamay dans sa version la plus aboutie. Ce cru du Beaujolais, millésime 2018, allie l’élégance florale typique de Fleurie à une structure sérieuse et gourmande, issue d’une longue macération et d’un élevage en barriques maîtrisé. Un vin certifié AOC, sans concession, à la fois naturel, raffiné et généreux.
Un élevage patient pour une matière mûre
Les raisins, récoltés à pleine maturité sur des sols granitiques, ont bénéficié d’une macération longue de deux semaines, puis d’un élevage de huit mois en barriques de plusieurs vins. Ce procédé, loin d’alourdir le vin, lui apporte un supplément de complexité et une belle patine boisée, sans dénaturer le fruit.
Un nez profond, une bouche racée
Le bouquet s’ouvre sur des notes de cassis, mûre, grenade, enrichies par des touches florales de pivoine et violette, et un boisé fin. En bouche, le vin est croquant et structuré, avec une belle allonge, un toucher soyeux et une intensité aromatique remarquable. L’équilibre entre tension, fruit noir et délicatesse florale donne à cette cuvée un charme rare.
À savourer sur des accords subtils
Servi entre 14 et 16 °C, Fleurie Grand-Pré accompagnera des poissons grillés, des volailles rôties ou une cuisine végétale élégante. Il est prêt à boire mais peut encore vieillir 2 à 3 ans pour révéler d’autres nuances.
Beaujolais Lancié, Rouge 2020
Domaine Bélicard
Cette cuvée Beaujolais Villages signée Domaine Bélicard incarne une version plus mûre et profonde du Gamay, grâce à un millésime solaire et un élevage prolongé en foudre. Un vin naturel, sincère, 100 % Gamay noir, qui puise sa structure et sa tension dans les sols granitiques de Lancié, au cœur du Beaujolais.
Un élevage noble pour un fruit vibrant
Vinifié en grappes entières, avec une courte macération pour préserver la vivacité du raisin, ce vin suit une fermentation spontanée, sans aucun intrant œnologique. La particularité de cette version 2020 réside dans son élevage de 8 mois en foudre, un contenant noble qui respecte le fruit tout en lui apportant complexité et relief. Ce choix donne naissance à une cuvée plus aboutie, capable de vieillir tout en restant plaisante dans sa jeunesse.
Un rouge souple mais de caractère
Le nez s’ouvre sur des fruits rouges confiturés, relevés d’épices douces et d’une touche kirschée typique du Gamay bien mûr. En bouche, l’attaque est ample, la texture veloutée, soutenue par une belle fraîcheur minérale. L’équilibre est là : rondeur, profondeur et buvabilité s’unissent sans lourdeur.
Pour l’apéritif ou plus si affinités
À servir entre 14 et 16 °C, ce Beaujolais Lancié 2020 s’exprime aussi bien seul à l’apéro qu’en accompagnement de plats mijotés, de viandes blanches rôties ou de charcuteries artisanales. Un vin vivant à boire dès maintenant ou à garder jusqu’à 5 ans.
Lulu Rouge 2022 Magnum
Patrick Bouju
Lulu, ici au format magnum, est une cuvée très recherchée de Patrick Bouju, vigneron auvergnat bien attaché à son terroir et à ses vieilles vignes de gamay d’Auvergne. Vin rouge biologique, naturel, sans sulfites ajoutés, c’est un des crus les plus emblématiques et les plus recherchés de son auteur. Classé vin de France. Le magnum amplifie et approfondit son caractère.
Vinification
Lulu est issue d’une parcelle basaltique à Corent, plantée de très vieux ceps de gamay d’Auvergne de plus de soixante-dix ans d’âge. Le sol est travaillé en biodynamie et en traction animale sur un terroir basaltique. La vendange égrappée macère cinq mois en grappes entières. L’élevage est d’un an en amphore de grès.
Dégustation
Lulu est à la fois racé, complexe, charmeur et facile à boire. Le fruit, rond, opulent et légèrement confit (mûre, griotte), cède en bouche à une vive minéralité un peu saline, avec juste la petite touche d’astringence et d’épices qu’il faut. C’est une cuvée gourmande et veloutée, aux notes animales et épicées, où les fruits rouges se manifestent généreusement. Carafage recommandé. Accompagnement : tout ce qui est bon convient à un bon vin. Grillades, pounti, cuisine auvergnate, Viandes Rouges, charcuteries…
En savoir plus sur Patrick Bouju et le domaine La Bohème
Près de Billom, la Toscane auvergnate, autrefois couverte de vignes, est le domaine privilégié du gamay d’Auvergne, une souche ancienne du cépage. C’est là, sur ces sols volcaniques, que travaille Patrick Bouju, principalement des vieilles vignes.
Viticulture et négoce
Patrick donne une nouvelle vie aux les terroirs du Puy-de-Dôme, souvent abandonnés, et à ses cépages autochtones. Sous l’entité du domaine La Bohème, il exerce une activité de négociant vinificateur à base de raisins bio achetés. Ses partenariats en exclusivité Culinaries sont célèbres : avec Action Bronson pour la série A la Natural, avec Jason Ligas en Grèce pour Sous le Végétal…
Un vigneron qui prête main forte
La renaissance actuelle du vignoble auvergnat (qui fut autrefois le troisième de France) doit beaucoup à Patrick. Le fait qu’il aime prêter main forte à ses amis vignerons de France et d’ailleurs ne fait que confirmer son image de modèle, de chef de file. Ses vins nobles, ciselés, distingués, jamais anodins, sont immédiatement reconnaissables dans le verre.
Jour de Fête Rosé pétillant 2019
Marie et Vincent Tricot
On le sert, on se sert, on le ressert, et on est tout étonné d’avoir vidé la bouteille. Si ce vin rosé pétillant, bio et naturel, porte ce nom, ce n’est pas pour rien. Réalisé en méthode ancestrale (avec mise en bouteille pendant la fermentation, qui s’achève dans le contenant), Jour de fête est un séduisant pétillant naturel de gamay d’Auvergne qui ne prête pas à la mélancolie. Il affiche une robe fraise-framboise soutenue, légèrement trouble et qui incite déjà à la gourmandise. Au nez, de la cerise, de la framboise et la promesse d’un pétillant vineux et concentré, pas seulement glouglou. On peut le dire glouglou et complexe à la fois.
La cerise, la framboise, la groseille et la fraise se confirment en bouche avec beaucoup de douceur et de gourmandise, un peu de sucre rappelant la pâte de fruit d’Auvergne à la framboise, et la petite amertume du gamay de sol volcanique en toile de fond. L’effervescence est modérée, on perçoit aussi des notes d’agrumes (orange, mandarine) et le floral se révèle ensuite avec une touche de violette. La rondeur est aimable, la fraîcheur est exceptionnelle. Issu de gamays croissant en coteau sur sols volcaniques et argilo-calcaires, Jour de fête est vraiment exceptionnel et aussi joyeux et festif que le promet son étiquette.
Pour en savoir plus
Au sein de la génération de vignerons auvergnats qui, à l’aube du XXIe siècle, font renaître de ses cendres le vignoble de cette belle province volcanique du massif Central en mode bio et naturel, Marie et Vincent Tricot font figure de pionniers, et leur nom est fort connu de ceux qui aiment le vin nature de longue date. Après un parcours viticole bigarré qui les a menés du Beaujolais au Chili et du Chili aux Costières-de-Nîmes, ils atterrissent en Auvergne, au pied du puy de Dôme, sur la commune d’Orcet où ils reprennent la vigne de Claude Prugnard, une terre n’a pas vu le moindre intrant chimique depuis une trentaine d’années. Le domaine est situé en coteau, sur la rive gauche de l’Allier, dans une zone argilo-calcaire volcanique voisine des vignobles de Châteaugay, de Chanturgue et de Corent. Ils en font l’acquisition en 2003 et, depuis, confectionnent des vins de gamay d’Auvergne, de chardonnay et de pinot noir, avec un peu de sauvignon blanc et de muscat. Ces vins, rares et recherchés, sont principalement écoulés en vente directe. Ils présentent un profil droit et flamboyant, et s’expriment avec autant de caractère que de simplicité.
Morgon 2023
Jean Foillard incarne l’âme du Morgon authentique, vivant et sans artifice. Depuis son domaine à Villié-Morgon, il élabore des vins naturels qui révèlent la beauté du Gamay et la richesse des terroirs du Beaujolais. Son approche artisanale met en lumière l’équilibre entre fruit, fraîcheur et sincérité.
Morgon 2023 est la cuvée d’entrée du domaine, mais elle n’a rien de simple : c’est une superbe introduction à l’univers Foillard. Issue de différentes parcelles sur les coteaux de Morgon, elle offre une expression harmonieuse du cru, entre gourmandise immédiate et profondeur sous-jacente. Une cuvée libre, digeste et pleine d’éclat.
Le nez est frais et juteux, dominé par les fruits rouges croquants, la groseille et la cerise, avec une note florale délicate. En bouche, le vin est fluide, savoureux, porté par une belle acidité et des tanins souples. Un vin de plaisir, tout en finesse, à boire jeune ou dans les quelques années à venir.
Ce Morgon 2023 accompagnera merveilleusement un plat de charcuterie, une quiche aux légumes, ou un poulet grillé aux herbes. Il se prête aussi à des accords plus spontanés, comme une pizza maison ou une salade tiède. Servi légèrement frais, il révèle tout son caractère convivial et gourmand.
Morgon Corcelette 2023
Jean Foillard est une figure emblématique du Beaujolais, reconnu pour son approche naturelle et intuitive de la vigne comme de la cave. À Villié-Morgon, il façonne depuis plusieurs décennies des vins d’une pureté remarquable, profondément ancrés dans leur terroir. Son travail s’inspire du vivant, avec un respect absolu du sol, des raisins et du rythme naturel des choses.
Morgon Corcelette 2023 est l’une des expressions les plus fines du domaine Foillard. Issue de vieilles vignes sur des sols granitiques sableux, cette cuvée incarne la délicatesse du climat Corcelette, tout en offrant une profondeur et une énergie vibrante. C’est un vin qui conjugue élégance florale et intensité minérale.
À l’ouverture, le vin dévoile un nez pur de cerise fraîche, de framboise et de pivoine. La bouche est fluide, soyeuse, marquée par une belle tension et des tanins d’une grande finesse. La finale, tout en fraîcheur, laisse une empreinte délicatement épicée.
Ce Morgon Corcelette 2023 se marie parfaitement avec une volaille rôtie aux herbes, un filet de poisson grillé ou une cuisine végétarienne parfumée. Servez-le légèrement rafraîchi pour apprécier pleinement sa fraîcheur et son éclat. Un vin à la fois gourmand et subtil, idéal pour des repas conviviaux et raffinés.
Fleurie Rouge 2022,
Domaine Bélicard
Au sein de l’AOP Fleurie, terroir emblématique du Beaujolais, le Domaine Bélicard élabore des vins d’une grande élégance, fidèles à l’expression du Gamay Noir. Certifiée en agriculture biologique (AB, Eurofeuille), cette cuvée est issue de vignes de 39 ans implantées sur des sols granitiques, apportant à la fois finesse et structure.
Un Fleurie puissant et structuré
Vinifié selon la tradition beaujolaise, avec une macération en grappes entières, ce vin bénéficie d’un élevage de 10 mois en barrique, qui affine ses tanins et enrichit sa palette aromatique. Ce travail minutieux confère au millésime 2022 une belle structure tannique, tout en respectant la pureté du fruit.
Un nez expressif et une bouche charnue
Au nez, ce Fleurie bio dévoile des arômes intenses de fruits rouges mûrs, accompagnés d’une subtile touche boisée. En bouche, l’attaque est ample, les tanins bien présents, apportant une belle matière et une finale persistante. Cet équilibre entre fruit et structure en fait un vin de caractère, taillé pour la garde.
Servi à 14-16°C, ce Fleurie AOP accompagne idéalement des Viandes Rouges grillées, des gibiers à plume ou encore un veau rôti. Sa structure lui permet également d’être apprécié à l’apéritif, en accompagnement de charcuteries fines. Avec un potentiel de garde de 5 ans, il gagnera en complexité et en finesse au fil du temps.
Promess Rouge 2017
Issu de vignes de gamay de quatre-vingt-dix ans plantées sur sols argilo-calcaires, ce vin frais, profond et fluide est élevé en barriques. Son potentiel de garde est élevé.
Vin naturel sans sulfites ajoutés
Le Rocher rouge 2017
Nicolas Chemarin
Le Rocher est issu de gamay du Beaujolais cultivé au lieu-dit Combe Fleurette, à 550 mètres d’altitude et sur une pente de 40 % en moyenne, exposé au sud, sur une parcelle de granite bleu au sol très peu profond. Les vignes, âgées de vingt-cinq ans, reposent sur une tête de roche. La vendange cuve pendant quarante jours en grappes entières avec retournements réguliers. Après pressurage, le jeune vin est élevé sur lies fines dans des fûts de chêne bourguignon. La mise en bouteille est faite en lune descendante, sans collage ni filtration. Ce rouge infiniment soyeux et gourmand, très minéral et très droit, accompagnera viandes en sauce, poissons nobles et même desserts chocolatés.
Température de dégustation : entre 14 et 16 °C.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Ambre dissous Rouge 2023
La Tribu Alonso
Ambre dissous est un vin rouge biologique et nature sans ajout de sulfites, réalisé en Beaujolais par Cyril Alonso. C’est un 100 % gamay issu de plusieurs variétés de ce cépage et classé Vin de France. Son nom fait allusion aux montres molles que peignit Salvador Dalí dans sa toile Persistance de la mémoire. Selon Dalí, le violet est la plus harmonieuse des couleurs : c’est aussi celle de la robe d’Ambre dissous. Une allusion discrète au peintre surréaliste figure sur l’étiquette.
Vinification
Les gamays dont est issu Ambre dissous, menés en agriculture biologique, croissent sur une parcelle de 3 ares sur sol granitique avec enherbement sauvage, en agroforesterie et sans labour. Taillées en gobelet, ce sont quatre variétés de gamay teinturiers (c’est-à-dire des gamays à peau noire et à jus rouge, donnant une grande densité de couleur au vin) : gamay de Bouze, gamay de Troye, gamay de Fréaux et gamay de Chaudenay. Vendanges manuelles, les raisins passent par une macération semicarbonique de cinq jours, sans pied de cuve, et fermentent par levures indigènes. Fermentations alcoolique et malolactique se succèdent en cuve de fibre de verre. Aucun intrant n’est ajouté, aucun sulfite à la mise en bouteille.
Dégustation
En dépit d’une cuvaison courte, Ambre dissous est un vin très sanguin, minéral, ferreux, un peu terreux et très rustique. La robe est intense nez est épicé, la bouche offre une belle texture. Un vin très pur, équilibré, offrant un bel équilibre entre fruit et minéralité. À accorder impérativement avec des Viandes Rouges : rôties, grillées, poêlées, braisées ou en salaison. C’est un vin à bœuf. Il appréciera aussi les charcuteries lyonnaises et tous les plats de terroir.
En savoir plus sur la Tribu Alonso
Ce nom tribal désigne Cyril Alonso, vigneron, son épouse, naturopathe, et leur famille. Ils prennent soin, en agriculture biologique, d’un conservatoire de cépages traditionnels de la région Rhône-Alpes situé à Marchampt (Rhône), en plein Beaujolais vert. Cette ampélothèque de deux hectares et demi, qui existe depuis 1952, comptait alors quarante cépages. Elle en contient actuellement cent quarante. Cette situation originale donne leur style particulier aux vins de la Tribu Alonso. Au lieu d’être des microcuvées monocépages, elles sont tout le contraire : des vins par famille de cépages, soit un chardonnay contenant tous les chardonnays de la maison ou un gamay multigamay.
Un biotope classé en 2008
Le domaine jouit d’une situation écologique unique : la maison et le vignoble sont entourés de forêts intactes, sur les terrains escarpés du nord du Beaujolais. Trois rivières le traversent, et les vignes, proches de la roche mère, captent toute la minéralité du sol. L’agriculture biologique est pratiquée et le travail, à la vigne comme au chai, est entièrement manuel, sans recours à aucun additif chimique ou sulfite en vinication.
Les vins
Cuvées de complantation (et pour cause), les vins de la Tribu Alonso embrassent toute la complexité de leurs cépages et de l’histoire viticole du Beaujolais. Ce sont des vins travaillés, réalisés avec une grande attention, fermentés et élevés au son des bols tibétains, dont les ondes alpha sont bénéfiques aux liquides. Les cuvaisons sont courtes, pour préserver la fraîcheur et le fruit, ainsi que la signature du sol et des cépages.
Morgon Côte de Py 2023
Jean Foillard est l’un des grands noms du Beaujolais naturel, installé à Villié-Morgon depuis les années 80. Guidé par une approche artisanale, il signe des vins vivants, droits et expressifs, toujours fidèles à leur terroir. Chaque cuvée porte sa signature : pureté du fruit, élevage subtil, et respect absolu du sol.
Morgon Côte du Py 2023 est la cuvée phare du domaine, issue du célèbre coteau volcanique qui domine le village. Ce terroir, riche en schistes et manganèse, donne un vin intense, structuré, et profondément ancré. En 2023, la cuvée allie puissance, fraîcheur et finesse avec une énergie remarquable.
Le nez s’ouvre sur des arômes de fruits noirs mûrs, de réglisse, et de violette, avec une légère touche fumée. En bouche, le vin est ample, profond, avec une trame tannique élégante et une belle allonge minérale. C’est un Morgon de caractère, taillé pour la garde, mais déjà très séduisant dans sa jeunesse.
Servez ce Côte du Py 2023 avec une viande rôtie, un magret de canard ou un plat en sauce aux champignons. Il accompagnera aussi parfaitement une cuisine plus rustique comme une belle entrecôte ou un gratin dauphinois. Un vin de gastronomie, à savourer autour d’une grande table.
Chateau roulant Rouge 20/21
Benoit Camus
Château roulant est un vin rouge du Beaujolais, biologique et nature (certification Ecocert), à base de gamay. Classé Vin de France, il est réalisé par Benoît Camus dans son domaine des Pierre dorées, au sud de l’appellation. Son nom évoque la vie itinérante que menait naguère le vigneron, ex-saisonnier agricole.
Vinification
Les vignes de gamay du Beaujolais croissent sur sols argilo-calcaires. Les parcelles, très escarpées, interdisent toute mécanisation du travail. La vendange, manuelle, passe en macération semicarbonique de trois semaines. L’élevage, en cuve de béton, est de quinze mois.
Dégustation
Les beaujolais des Pierre dorées sont structurés, de longue garde et d’un magnifique fruité. Ici, après avoir admiré une robe grenat éclatante, on trouve la fraise, la framboise, la cerise rouge et la canneberge, avec une belle acidité en milieu de bouche faisant place à une finale riche et voluptueuse. Fraîcheur et acidité, cuir, terre et quelques notes animales. Merveilleuse richesse en bouche que l’on aura plaisir à accompagner de charcuteries et de salaisons, de volailles de telles que pigeon ou canard. Ou encore de Viandes Rouges .
En savoir plus sur Benoît Camus
On pourrait le croire itinérant, avec ses cuvées nommées « Château roulant » ou « Vagabond », mais pour Benoît Camus, c’est un souvenir de sa vie d’avant, quand il était saisonnier agricole en vallée du Rhône et jusqu’en Roussillon. Depuis 2003, il s’est fixé en Beaujolais du Sud, sur le terroir des Pierres dorées, pour y faire des vins biologiques (Ecocert) et nature.
Nature avant, nature toujours
Avant l’achat de son domaine de sept hectares des mains d’un vieux vigneron, les vignes n’avaient pas encore vu de pesticides ni d’additifs chimiques. Beaucoup, en Beaujolais, travaillaient ainsi. Il réalise sa première cuvée en 2006, « nature sans le savoir », dit-il. Une brève tentative de pulvérisation chimique pour traiter le ver de la grappe le dissuade définitivement d’ajouter quoi que ce soit à la vigne ou au chai. Il acquiert la certification biologique Ecocert et continue à faire du nature.
Le terroir des Pierre dorées
Le sud du Beaujolais, argilo-calcaire, produit des vins plus structurés et plus puissants que ceux des terrains granitiques du Nord. C’est le profil que présentent les rouges de Benoît Camus, des vins naturels droits, denses et de longue garde, avec une belle acidité et des tannins bien fondus, sans oublier un fruité abondant, riche et séduisant.
Cuvée Expériment Rosé 2020,
Belly Wine Experiment
Un rosé qui en a beaucoup à raconter, faisant en quelque sorte le grand écart entre Catalogne et Auvergne. Du fruit, de la fraîcheur, de la vivacité, du nerf, une belle robe rubis clair. Officiellement classée en rouge en douane car elle contient du vin blanc, cette cuvée rosée Experiment est issue de gamay d’Auvergne et de xarel·lo de Catalogne à parts égales. Le gamay subit une macération semicarbonique en grappes entières pendant quinze jours, puis il est assemblé au xarel·lo foulé avec ses rafles et macéré cinq jours. Classé en Vin de France et titrant 12,7 %, le vin est obtenu sans aucun intrant chimique, ni à la vigne ni au chai. Il est vieilli en cuves de fibres de verre.
Pour en savoir plus
Fondé et dirigé par Claire Sage et Aimé Duveau, situé à Chanteuges (Haute-Loire), Belly Wine Experiment est une expérience autant qu’un négoce de vinification. Le binôme de créateurs a de qui tenir : Claire est la sœur d'Adrien Sage, adepte de l’élevage sous-marin des vins mais surtout importateur de vins catalans. De là la présence de cépages catalans dans les assemblages de Belly Wine Experiment, à côté de cépages bourguignons, auvergnats ou jurassiens, volontiers dans la même bouteille. Aimé est le fils de Manu Duveau, vigneron-poète d’Auvergne, ex-tailleur de pierre et grand vinificateur de gamays locaux à son domaine de l’Égrappille. La spécificité de Belly Wine Experiment est l’exotisme (au sens propre) des assemblages, le xarel·lo de Catalogne pouvant côtoyer par exemple le gamay du Puy-de-Dôme avec le plus grand naturel. Les vins sont réalisés en macération semicarbonique, sans ajouts d’intrants chimiques ni manipulation excessive au chai. La maison est également connue pour ses poirés, vineux et de très haute qualité.
Mensonge à Papa Rouge 2021
Belly Wine Experiment
Frais, souple, fruité, léger et gouleyant, Mensonge à papa est un délicieux vin d’apéritif, de partage, de soif, de table et de bonne compagnie. Il porte haut la bannière du gamay des deux régions : Auvergne (de Châteaugay, près de Riom, sur terrain calcaro-volcanique) et Beaujolais (de Rivolet, sur granites bleus). Il résulte en effet de l’assemblage à parts égales de ces deux origines du même cépage, avec certes un air de famille partagé mais aussi une différence marquée : le gamay d’Auvergne possède davantage d’acidité. Mensonge à papa constitue donc, en quelque sorte, une ode au gamay. Les raisins sont d’abord lentement pressurés, puis leur moût est ajouté à des grappes entières (de gamay, surprise !) pour une macération carbonique de quinze jours. L’élevage se déroule pendant une année en cuve de fibre de verre. Aucun intrant chimique n’est ajouté au cours de la culture et de la vinification, et notamment aucun sulfite. Classé en Vin de France et titrant 13,5 %, il fera merveille à l’apéritif ou à table, ou juste pour passer un bon moment.
Pour en savoir plus
Fondé et dirigé par Claire Sage et Aimé Duveau, situé à Chanteuges (Haute-Loire), Belly Wine Experiment est une expérience autant qu’un négoce de vinification. Le binôme de créateurs a de qui tenir : Claire est la sœur de Daniel Sage, adepte de l’élevage sous-marin des vins mais surtout importateur de vins catalans. De là la présence de cépages catalans dans les assemblages de Belly Wine Experiment, à côté de cépages bourguignons, auvergnats ou jurassiens, volontiers dans la même bouteille. Aimé est le fils de Manu Duveau, vigneron-poète d’Auvergne, ex-tailleur de pierre et grand vinificateur de gamays locaux à son domaine de l’Égrappille. La spécificité de Belly Wine Experiment est l’exotisme (au sens propre) des assemblages, le xarel·lo de Catalogne pouvant côtoyer par exemple le gamay du Puy-de-Dôme avec le plus grand naturel. Les vins sont réalisés en macération semicarbonique, sans ajouts d’intrants chimiques ni manipulation excessive au chai. La maison est également connue pour ses poirés, vineux et de très haute qualité.
Vin paillé Rouge 2012
Marie et Vincent Tricot
Le vin de paille de Marie et Vincent Tricot est une curiosité, à n’en pas douter : c’est un vin doux 100 % gamay d’Auvergne, entièrement bio et naturel, réalisé comme un vin de paille du Jura. La vendange est séchée sur paille, dans un grenier, avant pressurage. On n’a pas l’habitude du gamay ainsi vinifié, et même du rouge ainsi vinifié.
C’est une expérience, mais le résultat justifie largement l’audace. La dessiccation sur paille concentre le sucre dans la baie de raisin et accentue les saveurs. Il ne reste plus qu’une goutte dans chaque grain, mais quelle goutte ! Doux, caressant, sirupeux, complexe, ce vin paillé est un régal. Sa robe se présente non pas rouge franc mais ambrée, et le nez est une véritable corbeille de fruits légèrement confiturés : prune, pruneau, raisins secs, fraise. Il est possible qu’une refermentation se fasse en bouteille, ce qui peut donner une attaque perlante à ce vin, mais elle disparaît vite. En bouche, une délicieuse douceur, beaucoup de fraise et d’amabilité. Très facile à boire.
Pour en savoir plus
Au sein de la génération de vignerons auvergnats qui, à l’aube du XXIe siècle, font renaître de ses cendres le vignoble de cette belle province volcanique du massif Central en mode bio et naturel, Marie et Vincent Tricot font figure de pionniers, et leur nom est fort connu de ceux qui aiment le vin nature de longue date. Après un parcours viticole bigarré qui les a menés du Beaujolais au Chili et du Chili aux Costières-de-Nîmes, ils atterrissent en Auvergne, au pied du puy de Dôme, sur la commune d’Orcet où ils reprennent la vigne de Claude Prugnard, une terre qui n’a pas vu le moindre intrant chimique depuis une trentaine d’années. Le domaine est situé en coteau, sur la rive gauche de l’Allier, dans une zone argilo-calcaire volcanique voisine des vignobles de Châteaugay, de Chanturgue et de Corent. Ils en font l’acquisition en 2003 et, depuis, confectionnent des vins de gamay d’Auvergne, de chardonnay et de pinot noir, avec un peu de sauvignon blanc et de muscat. Ces vins, rares et recherchés, sont principalement écoulés en vente directe. Ils présentent un profil droit et flamboyant, et s’expriment avec autant de caractère que de simplicité.
Vin paillé Rouge 2012 (37,5 cl)
Marie et Vincent Tricot
Le vin de paille de Marie et Vincent Tricot est une curiosité, à n’en pas douter : c’est un vin doux 100 % gamay d’Auvergne, entièrement bio et naturel, réalisé comme un vin de paille du Jura. La vendange est séchée sur paille, dans un grenier, avant pressurage. On n’a pas l’habitude du gamay ainsi vinifié, et même du rouge ainsi vinifié.
C’est une expérience, mais le résultat justifie largement l’audace. La dessiccation sur paille concentre le sucre dans la baie de raisin et accentue les saveurs. Il ne reste plus qu’une goutte dans chaque grain, mais quelle goutte ! Doux, caressant, sirupeux, complexe, ce vin paillé est un régal. Sa robe se présente non pas rouge franc mais ambrée, et le nez est une véritable corbeille de fruits légèrement confiturés : prune, pruneau, raisins secs, fraise. Il est possible qu’une refermentation se fasse en bouteille, ce qui peut donner une attaque perlante à ce vin, mais elle disparaît vite. En bouche, une délicieuse douceur, beaucoup de fraise et d’amabilité. Très facile à boire.
Pour en savoir plus
Au sein de la génération de vignerons auvergnats qui, à l’aube du XXIe siècle, font renaître de ses cendres le vignoble de cette belle province volcanique du massif Central en mode bio et naturel, Marie et Vincent Tricot font figure de pionniers, et leur nom est fort connu de ceux qui aiment le vin nature de longue date. Après un parcours viticole bigarré qui les a menés du Beaujolais au Chili et du Chili aux Costières-de-Nîmes, ils atterrissent en Auvergne, au pied du puy de Dôme, sur la commune d’Orcet où ils reprennent la vigne de Claude Prugnard, une terre qui n’a pas vu le moindre intrant chimique depuis une trentaine d’années. Le domaine est situé en coteau, sur la rive gauche de l’Allier, dans une zone argilo-calcaire volcanique voisine des vignobles de Châteaugay, de Chanturgue et de Corent. Ils en font l’acquisition en 2003 et, depuis, confectionnent des vins de gamay d’Auvergne, de chardonnay et de pinot noir, avec un peu de sauvignon blanc et de muscat. Ces vins, rares et recherchés, sont principalement écoulés en vente directe. Ils présentent un profil droit et flamboyant, et s’expriment avec autant de caractère que de simplicité.
Yeti Rouge 2024
La Tribu Alonso
La cuvée Yeti 2024 est un vin aussi atypique que son nom, né dans le Beaujolais sous l’impulsion passionnée du collectif La Tribu Alonso. Ce 100 % Gamay, ou plutôt devrions-nous dire « 100 % diversité de Gamay », réunit pas moins de 31 variétés différentes de ce cépage : Gamay teinturier, blanc, rose, clones anciens, plants oubliés… Une mosaïque de raisins qui reflète la richesse du vivant et l’esprit libre de ses vignerons.
Les raisins sont cultivés sur sols granitiques, sans produits de synthèse, selon une approche totalement naturelle, même sans certification. Après une macération semi-carbonique de 5 jours en cuve fibre, la fermentation s’effectue grâce aux levures indigènes, sans intrant œnologique. Le vin est ensuite élevé pendant 12 mois en œuf béton, ce qui lui apporte rondeur, énergie et équilibre, sans maquillage bois.
Le résultat ? Un vin rouge vibrant et juteux, à la robe légère et éclatante. Le nez dévoile des fruits rouges croquants, une touche herbacée, quelques épices douces et une pointe poivrée. En bouche, c’est fluide, digeste, avec une belle matière qui reste fraîche et élégante. Un Gamay glissant mais jamais simpliste.
Yeti se déguste à l’apéritif, sur de la charcuterie artisanale, des plats légèrement épicés ou même des viandes blanches grillées. C’est un vin de plaisir immédiat, qui parle à la fois aux curieux et aux amateurs éclairés de vins naturels vivants, à boire jeune ou dans les 5 ans.