Confirmez votre âge
Vous devez être âgé(e) de 18 ans minimum pour naviguer sur ce site.
Trier par:
2196 produits
2196 produits
Pinot Gris Origin Blanc 2021
Jean-Marc Dreyer
Dense, tendu, sec et aromatique, Pinot Gris Origin de Jean-Marc Dreyer s’exprime ici sur la structure et la droiture. La gamme Origin de Jean-Marc Dreyer est consacrée à des cuvées monocépages autour de variétés alsaciennes, ici le cépage classique pinot gris, naguère appelé tokay en Alsace, macéré en grappes entières. Pinot gris Origin est une véritable redéfinition de ce cépage mondialement connu, dont le nom a été quelque peu galvaudé par le marché américain sous sa forme italienne (pinot grigio) ces dernières années, ce qui rend particulièrement intéressante cette interprétation alsacienne fondée non seulement sur l’expression locale du cépage mais aussi sur le déploiement de ses possibilités. Ici, la macération lui donne un caractère nouveau, empreint de tension et de rectitude. Il trouve enfin son mot à dire et ajoute quelques cordes à son arc. À accorder avec pratiquement tout, mais allez, on va oser : avec du caviar, c’est le top. Méthode biodynamique, fermentation par levures indigènes, non filtré, non clarifié, sans sulfites ajoutés à la vigne ou au chai.
Pour en savoir plus
« La macération, en Alsace, c’est une tradition ! affirme Jean-Marc Dreyer, ajoutant que le pressurage direct dans cette région est une invention moderne, liée à l’apparition de l’électricité. Autrefois, on travaillait à la main et on laissait macérer les raisins avant d’envoyer les marcs au pressoir. » La macération en grappes entières est la signature de Jean-Marc Dreyer et représente 85 % de la production du domaine, le reste consistant en blancs de pressurage direct, souvent élevés en oxydation ménagée. Jean-Marc succède à plusieurs générations de sa famille au domaine Dreyer & Fils, créé en 1830 entre Obernai et Molsheim. Dès sa reprise du domaine, il opte immédiatement pour la biodynamie, mais il hésite quelque temps entre plusieurs méthodes : au début, ses vins sont plus boisés, élevés en barriques neuves avec bâtonnage. Ensuite, période sucrée : tous ses vins contiennent du sucre résiduel. En 2008, il essaie de vinifier sans aucun soufre et trouve sa direction : l’hiver suivant, au retour du pèlerinage de Compostelle, il jure de ne plus jamais ajouter de soufre dans aucun vin. Cette décision prise, il affirme son style autour de la macération pelliculaire, assez poussée, ciselée, toujours surprenante sur les cépages alsaciens, dont elle fait ressortir la structure sans sacrifier la délicatesse. Jean-Marc travaille en cuvées monocépage ou d’assemblage et réalise également des rouges de pinot noir d’une profondeur surprenante.
Pinot Noir Rouge 2021
Domaine Einhart
La robe profonde, violacée, de ce Pinot noir du domaine Einhart évoque la cerise noire : nous sommes en présence d’un rouge velouté et bien mûr, cent pour cent pinot noir issu de la propriété, à l’arôme intense, parfumé et doucement fruité. Le premier nez est sublimé par des arômes de fruits noirs (mûre, cassis, cerise noire) avec une pointe de fraîcheur fondue dans un léger boisé vanillé. Le second nez est plus ouvert, sur des arômes d’orange sanguine, d’amande amère et de kirsch. En bouche, les petits fruits sont toujours là, soutenus par des tannins présents mais bien fondus, et mènent vers une fin de bouche tout en velours reposant sur une jolie fraîcheur. Beaucoup de persistance et de longueur. Les pinots noirs dont il est issu, âgés d’une trentaine d’années, croissent sur les terroirs de muschelkalk (calcaire coquiller) de Dittelsberg-Albermohn et sont vendangés à la main, puis égrappés. La macération, sur levures indigènes, se déroule entre dix et douze jours. L’élevage d’un an sur lies fines, en demi-muid, précède une mise en bouteilles sans filtration. De la vigne au chai, ce vin a été réalisé sans aucun intrant chimique ni ajout de sulfite. Le carafage est recommandé afin qu’il s’exprime pleinement dans toute sa finesse et sa grâce. Le format magnum n’a que du bien à lui faire, accentuant son velouté et sa profondeur.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer [faire lien], il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.
Muscanna Blanc 2021
Domaine Einhart
Le format magnum amplifiera la richesse de ses arômes et le fondu des tannins de ce Muscanna, dont la robe est d’un bel orangé, ambrée, avec un superbe éclat. Le premier nez offre les arômes riches typiques des baies de muscat en surmaturité, légèrement fumés. Un second nez, tout en finesse, apporte une pointe d’agrumes qui incite à la dégustation. En bouche, l’attaque est très droite et ample, accompagnée d’une acidité fondue qui s’exprime à travers des notes de coing confit. La finale est tonique, avec des tannins fondus liés à la macération. Magnifiquement complexe, ce blanc sec est l’hommage du domaine Einhart au cépage muscat, comme l’indique le nom de la cuvée. Muscanna est en effet un cent pour cent muscat d’Alsace, issu de la propriété et vendangé à la main en surmaturité. Les vignes ont environ vingt-cinq ans et croissent sur les splendides terroirs de calcaires oolithiques (muschelkalk) sur les lieux-dits Fleckenstein, Westerberg et Meyen. La vendange est égrappée, la macération en cuve est de quatre à six jours et la fermentation se fait par levures indigènes. Le vin est élevé en cuve d’inox sur lies fines et non filtré à la mise en bouteille. Nous vous conseillons de carafer Muscanna pour l’aider à développer ses arômes splendides.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer [faire lien], il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.
Mensonge à Papa Rouge 2021
Belly Wine Experiment
Frais, souple, fruité, léger et gouleyant, Mensonge à papa est un délicieux vin d’apéritif, de partage, de soif, de table et de bonne compagnie. Il porte haut la bannière du gamay des deux régions : Auvergne (de Châteaugay, près de Riom, sur terrain calcaro-volcanique) et Beaujolais (de Rivolet, sur granites bleus). Il résulte en effet de l’assemblage à parts égales de ces deux origines du même cépage, avec certes un air de famille partagé mais aussi une différence marquée : le gamay d’Auvergne possède davantage d’acidité. Mensonge à papa constitue donc, en quelque sorte, une ode au gamay. Les raisins sont d’abord lentement pressurés, puis leur moût est ajouté à des grappes entières (de gamay, surprise !) pour une macération carbonique de quinze jours. L’élevage se déroule pendant une année en cuve de fibre de verre. Aucun intrant chimique n’est ajouté au cours de la culture et de la vinification, et notamment aucun sulfite. Classé en Vin de France et titrant 13,5 %, il fera merveille à l’apéritif ou à table, ou juste pour passer un bon moment.
Pour en savoir plus
Fondé et dirigé par Claire Sage et Aimé Duveau, situé à Chanteuges (Haute-Loire), Belly Wine Experiment est une expérience autant qu’un négoce de vinification. Le binôme de créateurs a de qui tenir : Claire est la sœur de Daniel Sage, adepte de l’élevage sous-marin des vins mais surtout importateur de vins catalans. De là la présence de cépages catalans dans les assemblages de Belly Wine Experiment, à côté de cépages bourguignons, auvergnats ou jurassiens, volontiers dans la même bouteille. Aimé est le fils de Manu Duveau, vigneron-poète d’Auvergne, ex-tailleur de pierre et grand vinificateur de gamays locaux à son domaine de l’Égrappille. La spécificité de Belly Wine Experiment est l’exotisme (au sens propre) des assemblages, le xarel·lo de Catalogne pouvant côtoyer par exemple le gamay du Puy-de-Dôme avec le plus grand naturel. Les vins sont réalisés en macération semicarbonique, sans ajouts d’intrants chimiques ni manipulation excessive au chai. La maison est également connue pour ses poirés, vineux et de très haute qualité.
Muscat Petit Grain Blanc 2002
Le petit Gimios
Un muscat de liqueur bien dans la tradition de Saint-Jean-de-Minervois, région où se situe le domaine. Ce muscat à petit grain est un vin muté, c’est-à-dire un moût dont on a interrompu la fermentation par ajout d’alcool. Cela donne un breuvage délicieux, à la fois doux et frais, d’une incroyable complexité aromatique. Vous pouvez le garder au frais presque indéfiniment après ouverture, bien bouché : idéal pour servir un coup aux copains de passage. Intéressant aussi pour la restauration, servi au verre, en raison de sa stabilité une fois la bouteille débouchée. Accords quasi illimités. Servir bien frais.
Pour en savoir plus
Le Petit Domaine de Gimios est situé près de Saint-Jean-de-Minervois, ancien terroir et origine de muscats doux du Languedoc. De fait, le domaine se consacre au muscat à petit grain typique de la région (en plus de quelques autres variétés), et Anne-Marie Lavaysse se place directement dans la tradition en produisant de beaux vins à base de ce précieux cépage. En 1993, elle reprend avec Pierre, son fils, plusieurs vignobles anciens à l’abandon dont elle constitue le domaine. Petit, certes, mais polycultural et quasi autarcique : le muscat de vieilles vignes partage l’espace avec des cultures potagères et vivrières, des arbres fruitiers et un peu d’élevage. Rien de tout cela ne reçoit d’intrant chimique, de soufre, de force mécanique, et le domaine, certifié Écocert, est cultivé en biodynamie. Sur ces cinq hectares, viticulture et polyculture, c’est tout un. Les vendanges manuelles se font au petit matin, la vendange est éraflée et foulée aux pieds, avant de macérer pendant environ dix jours par levures autochtones. Aucun ajout de sulfites à la mise en bouteilles. Les vins sont qualifiés de toute part de « délicieux », « purs et frais », « francs et digestes ». La maison produit des muscats secs, moelleux, liquoreux ou mutés, ainsi que des rouges très fruités de cépages traditionnnels locaux. Partout, l’impression de croquer dans des raisins frais.
Moelleux de Muscat Blanc 2012
Le petit Gimios
Réellement spécial et unique, le moelleux de muscat du Petit Domaine de Gimio est un vin doux qui intriguera votre palais : charme, caractère, complexité, une touche de mystère, une douceur qui s’attarde langoureusement avec une magnifique finale. Il est destiné aux amateurs de vins qui sortent des sentiers battus sans se déprendre de leur volupté. Ce moelleux de muscat est issu d’une parcelle que le domaine travaille également en sec. Il s’accordera avec des tapas, des apéros dînatoires ou déjeunatoires, des poissons et des fruits de mer crus.
Pour en savoir plus
Le Petit Domaine de Gimios est situé près de Saint-Jean-de-Minervois, ancien terroir et origine de muscats doux du Languedoc. De fait, le domaine se consacre au muscat à petit grain typique de la région (en plus de quelques autres variétés), et Anne-Marie Lavaysse se place directement dans la tradition en produisant de beaux vins à base de ce précieux cépage. En 1993, elle reprend avec Pierre, son fils, plusieurs vignobles anciens à l’abandon dont elle constitue le domaine. Petit, certes, mais polycultural et quasi autarcique : le muscat de vieilles vignes partage l’espace avec des cultures potagères et vivrières, des arbres fruitiers et un peu d’élevage. Rien de tout cela ne reçoit d’intrant chimique, de soufre, de force mécanique, et le domaine, certifié Écocert, est cultivé en biodynamie. Sur ces cinq hectares, viticulture et polyculture, c’est tout un. Les vendanges manuelles se font au petit matin, la vendange est éraflée et foulée aux pieds, avant de macérer pendant environ dix jours par levures autochtones. Aucun ajout de sulfites à la mise en bouteilles. Les vins sont qualifiés de toute part de « délicieux », « purs et frais », « francs et digestes ». La maison produit des muscats secs, moelleux, liquoreux ou mutés, ainsi que des rouges très fruités de cépages traditionnnels locaux. Partout, l’impression de croquer dans des raisins frais.
Magnum Pommard 1er Cru Pezerolles Rouge 2017
Magnum Munjebel MC Rouge 2013,
Frank Cornelissen
L’intensité de la robe est superbe, un rouge profond et saturé. Notes de rose rouge et de fruits rouges sauvage, très affirmés et puissants. Une grande richesse de texture, matière et épaisseur, et une bouche riche et aromatique soutenue par une fraîche acidité. Voici un millésime déjà vénérable de ce pur nerello mascalese qui provient de la contrada Monte Colla (signification des initiales MC), une parcelle très escarpée, disposée en terrasses et magnifiquement exposée au soleil et au vent, juste en face du mont Etna. Le sol y est argilo-sableux. Les vignes, plantées en 1946, donnent un vin riche et puissant, tout en élégance. C’est un peu l’hermitage de l’Etna. La vendange est éraflée et légèrement foulée, puis macérée soixante jours. Pas de collage, légère filtration avant la mise en bouteilles.
Pour en savoir plus
Incontournable du vin naturel, figure universellement respectée dans cette catégorie de vins, Frank Cornelissen est un classique. Cet homme en questionnement constant vit en résonance humaine et cosmique avec son terroir contrasté : il a su démontrer que la minéralité puissante d’un grand sol volcanique pouvait être mise en valeur par la naturalité de ses vins. La brillance, la droiture et le fruité exquis de ses cuvées lui valent l’admiration même des récalcitrants au « nature ». Ce sont de bons vins d’initiation.
Son azienda sicilienne se trouve à Passopisciaro, dans le nord de la vallée de l’Etna. C’est, dit-il, la « côte de Nuits » de l’Etna pour la grande diversité de ses vins répartis sur de nombreuses localités (contrade) à différentes altitudes. Le climat est continental et rude, voire neigeux, en hiver, mais très chaud et ensoleillé de juin à septembre. L’altitude donne aux vins tension et élégance. Les vignes cohabitent avec une polyculture méditerranéenne : oliviers, amandiers, potagers… (Frank produit aussi de l’huile d’olive). L’âge des vignes va de quarante ans à plus de cent ans. Les parcelles, au nombre de dix-neuf, sur vingt-quatre hectares en tout, sont toutes en altitude, entre 600 et 900 mètres, sur plusieurs coulées volcaniques. Elles sont toutes vinifiées séparément : Frank décide de l’assemblage en fonction de la qualité des vins de chaque parcelle. En général, sept ou huit crus sont réalisés en dehors des vins génériques (rosé, rouge de base et blanc). Les sols sont constitués de différents types de basalte, entre poudre et roche, avec un drainage parfait qui permet de faire des vins concentrés et fins.
Le nerello mascalese domine l’encépagement du domaine. Ce grand cépage rouge traditionnel de la vallée nord de l’Etna constitue l’unique cépage des grandes cuvées. Son cycle végétatif est long, ce qui permet à la vigne de travailler sur le sol et de capter sa minéralité dans le fruit. Parmi les autres cépages, citons : nerello capuccio, minella bianco, minella nera, alicante bouschet, malvasia, cattaratto, moscadella, grecanico dorato, carricante…
Orange Blanc 2020,
Château Lafitte
Cette cuvée Orange à la robe vieil or spectaculaire et aux tannins souples et enchanteurs est issue à 100 % de petit manseng, cépage emblématique du Jurançon. Elle est issue de vendanges manuelles effectuées durant la seconde quinzaine de septembre. La viticulture, comme la vinification, se fait sans ajout d’intrants chimiques ni de sulfites. Orange est issu d’une macération de trois semaines en jarre de terre cuite, ce qui lui donne cette belle robe fauve, ce nez puissant et ces tannins souples et fondants. Un véritable trésor à garder jusqu’à dix ans en cave (encore faut-il y parvenir). Possibilité d’accords gustatifs quasi infinis (tout va avec, y compris les denrées les plus improbables). Un orange dense et puissant, d’une étonnante complexité, et qui n’oublie pas en même temps d’être fin et caressant.
Pour en savoir plus
Château Lafitte est situé en Béarn, sur le noble terroir de Jurançon, origine de superbes vins liquoreux et de vins secs qui n’ont rien à leur envier. Depuis le XIVe siècle, Monein, commune où se trouve le domaine, est niché dans un exceptionnel milieu naturel, riche et vallonné. Au XVIe siècle, les vignes occupaient déjà une part importante de la propriété, et elles ont perduré jusqu’à nos jours. Philippe et Brigitte Arraou, les actuels propriétaires, ont entrepris de relancer la viticulture sur le site, aidés depuis 2012 par leur fils Antoine, vigneron aussi passionné que ses parents. Château Lafitte est désormais exploité en biodynamie et en agroforesterie : cinq hectares de sols marno-calcaires typiques de l’appellation, sur un relief accidenté et pouvant devenir très froid en hiver. Les cépages rois de Jurançon, petit manseng et gros manseng, représentent l’essentiel de l’encépagement. Également typique de Jurançon et des Pyrénées-Atlantiques en général, la viticulture en hautains, c’est-à-dire surélevée et palissée très haut, est pratiquée. Comme elle l’était d’ailleurs dans beaucoup de vignobles primitifs, donc certains sont encore actifs (Portugal, Espagne, Géorgie…). Sur ce beau domaine, les expérimentations vinicoles sont légion : élevage en jarres de terre cuite pour les vins secs, solera pour les moelleux en barriques non ouillées, toitures photovoltaïques pour le chai, récupération des eaux de pluie, vinification gravitaire. Le château Lafitte produit aussi bien des jurançons moelleux que des vins secs tranquilles et un pétillant naturel très réussi, Funambule.
Saint Joseph Cuvée Madloba Rouge 2020
Paul Estève
Vallée du Rhône - Saint-Joseph AOC AOP
Le fruit est dense, net et précis, les tannins sont fins, onctueux et pleins de fraîcheur, et la minéralité est subtile. Même l’intensité d’une syrah du Rhône laisse apparaître ce « goût d’eau », cette fluidité désaltérante qui est la marque que Chrystelle Vareille et Paul Estève désirent donner à leurs vins. Avec ses notes florales et épicées, sa tension minérale sur une texture ample et une sapidité intense, ce vin n’est pas sans rappeler les vins de qvevri géorgiens élevés en terre cuite. Madloba (« merci » en géorgien), en AOP Saint-Joseph, est un cent pour cent syrah. Les vignes, âgées de bientôt quarante ans, sont plantées à 350 mètres d’altitude, sur une parcelle en coteau aux sols de granites et de micas noirs. La vendange fermente en tinajas, jarres de terre cuite non enterrées, et après pressurage le vin retourne en tinaja pour un élevage d’un an. Ce mode d’élevage favorise la texture du vin, adoucit les tannins et développe le fruit. Tout-terrain quant aux accords, Madloba rouge peut tout se permettre.
Pour en savoir plus
Paul Estève et Chrystelle Vareille sont les créateurs du domaine des Miquettes, dont la grande spécificité est l’emploi des techniques géorgiennes. Ils se passionnent en effet pour ce pays du Caucase, berceau du vin, où des techniques de vinification vieilles de huit mille ans sont encore en vigueur. Au cœur de cette viticulture est le qvevri, la jarre enterrée où se déroule toute la vinification : fermentation avec macération pelliculaire et élevage. Ils partent à la découverte de ce pays et en reviennent avec la décision d’élever tous leurs vins en jarres enterrées. Ils en ont vingt-six, mais distinguent les tinajas (jarres espagnoles) pour les fermentations-macérations et les « amphores » enterrées pour l’élevage. Aucun soufre n’est ajouté. Pour les rouges comme pour les blancs, la terre cuite gomme l’astringence et la transmute en une texture veloutée, une matière fruitée et souple.
Le domaine, situé en Ardèche, se trouve au sud de l’appellation Saint-Joseph. Paul a fait ses classes auprès de René-Jean Dard et François Ribo, deux grandes figures du vin naturel en vallée du Rhône. Avec Chrystelle, il commence par récupérer la ferme de la famille de Paul avec deux ares de vigne, puis en 2004 la totalité du domaine, lequel compte à présent 4,3 hectares. Les cépages blancs sont situés autour de la maison, les cépages rouges sont plantés sur coteaux escarpés, entre 300 et 450 mètres d’altitude. Les parcelles reposent sur un socle de granit avec des sols légers : granits à micas noirs, schistes et gneiss. Tout est cultivé en bio (Écocert) avec pratiques biodynamiques. Les vignes sont soignées et fortifiées à l’aide de décoctions de plantes et d’argile. Les sols sont travaillés au cheval ou au treuil et à la pioche. Aucun intrant chimique n’est ajouté au travail viticole. Les vendanges sont entièrement manuelles.
Vino Bianco Ambar Blanc 2020
Corva Gialla
Àmbar (« ambre »), le bien nommé, est un vin blanc sec de macération qui s’impose par une belle robe ambrée aux reflets rosés typique d’un vin orange. C’est un vin mûr et droit, étonnamment facile à boire. Le nez est délicatement floral, la bouche également. Àmbar est d’une grande fraîcheur et doté d’une belle acidité. Il offre de tabac, d’épices, d’écorce d’orange, d’amande et de grillé, sans se départir de son beau fruité. Beaucoup de minéralité, de terre, et une touche crémeuse après aération. Ce vin est issu du cépage grechetto, macéré et fermenté sur les peaux en jarres de terre cuite de mille litres de contenance. Après pressurage, les vins sont élevés, toujours séparément, pendant huit à dix mois en vieilles barriques de chêne avant d’être assemblés en cuves de fibre de verre.
Pour en savoir plus
L’azienda Corva Gialla (« corneille jaune ») est un domaine viticole du Latium, en Italie, situé aux confins de l’Ombrie dans l’Alta Tuscia Viterbese. Une région volcanique considérée comme une des plus belles d’Italie et caractérisée par ses calanche, de hautes formations rocheuses en tuf délimitant des vallées profondes creusées par de nombreux cours d’eau et torrents. C’est à Lubriano, face à Civita di Bagnoregio, que se trouve Corva Gialla. L’Alta Tuscia se révèle une pépinière de jeunes talents viticoles consacrés au nature qui valorisent ces terres déshéritées au cours de l’histoire. Fondé en 2017, le domaine compte quatre hectares cultivés par Beatrice Arweiler, originaire d’une autre région viticole, entre Rhin et Moselle. La nouvelle propriétaire a également planté une oliveraie (variétés frantoio et leccino) et aménagé le domaine en polyculture-élevage. Les vignes ont été plantées avec l’aide de Gian Marco Antonuzzi, du domaine Le Coste. Le sol volcanique friable se prête magnifiquement à la viticulture et à la plantation de cépages tels que grechetto d’Umbria, trebbiano, vermentino, sangiovese ou ciliegiolo. Les vins du domaine sont foncièrement italiens, c’est-à-dire conçus avant tout pour le plaisir. Ils sont droits, profonds et
Magnum La Petite Robe Blanc 2020,
Jean-Yves Péron
Il y a en fait deux cuvées différentes de La Petite Robe en une seule : la typicité ne sera pas la même selon le choix de contenant, magnum ou bouteille. Jean-Yves aime à parler d’exercice de style dans ce cas. Attachons-nous ici au magnum de 150 cl. La jacquère donne ici plutôt son côté minéral et floral avec une légère note oxydative, en plus de sa gourmandise et de son volume en bouche. Le vin offre des notes de fusain, de fruits blancs, un bel équilibre et une grande intensité. La Petite Robe est un vin blanc de macération idéal pour produits de la mer crus ou cuits, qu’il soulignera de sa droiture minérale. Merveilleusement friand et croquant, c’est encore une belle réussite de Jean-Yves Péron, qui cisèle ce cépage blanc typiquement savoyard avec la précision que donnent les sols calcaires. Les raisins proviennent en effet des parcelles d’Adrien Dacquin, sur sol calcaro-granitique du côté de Chambéry. Les vignes ont une cinquantaine d’années. La vendange passe en pressurage direct, et après fermentation, le vin s’affine une année en barriques de plusieurs vins. Pas de filtration, de collage ni d’ajout de sulfites.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Les Œillets Blanc 2020,
Jean-Yves Péron
Superbement structuré, Les Œillets offre de la mâche, de la texture, un toucher de bouche tannique et une note oxydative ménagée plus prononcée. La tension est forte, équilibrée par une note d’abricot. Boisé, doté d’une minéralité explosive et d’une belle tension, c’est un blanc de macération très atypique, aux notes aromatiques puissantes. On perçoit beaucoup de fruit et d’agrumes confits. C’est un blanc 100 % jacquère dont les vignes croissent sur terrain calcaire. C’est à peu près le même terroir que pour La Petite Robe mais Jean-Yves attend pour cette cuvée une maturité phénolique plus poussée afin d’obtenir une concentration tannique plus importante. Les parcelles sont donc vendangées plus tardivement. La macération, elle aussi, est plus poussée : quatre ou cinq jours de macération carbonique puis dix jours de pigeage. Après décuvage et pressurage, le vin est envoyé en barriques de 225 litres où il s’affinera au moins un an.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
VNR Vinel lo Rouge 2020,
Partida Creus
Un classique souple et hyperfruité « à la jurassienne », un vin pour tous les jours, facile à boire, avec une expression fraîche de toute beauté et des notes de grenade. VN, Vinel·lo, est un assemblage de cépages autochtones particulièrement réussi : il se compose de samsó (cinsault), garrut (mourvèdre), trepat, ull de perdiu, queixal de llop, sumoll et grenache noir, récoltés sur sols à prédominance calcaire. La vinification est faite individuellement selon les variétés. Pas de filtration, pas d’intrant, pas de sulfite ajouté.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
€151,00
Prix unitaire par€151,00
Prix unitaire parNuits Saint Georges Aux Croix Rouges Blanc 2020
€50,00
Prix unitaire par€50,00
Prix unitaire parBourgogne Blanc Bigotes Qvevris Blanc 2020
€330,00
Prix unitaire par€330,00
Prix unitaire parMagnum Saint Romain sous le Chateau Clos du Cerisier Blanc 2020
Ma' Carotte Blanc 2018,
Frédéric Gounan
Il fera face à toutes les occasions. Fruité, équilibré, frais et minéral, Ma’ Carotte est un vin orange — autrement dit un blanc de macération — d’Auvergne issu à parts égales de pinot gris et de sauvignon en pressurage direct. Profitez-en, Frédéric n’en fait pas tous les ans.
Pour en savoir plus
Issu d’une famille de paysans établie sur la commune de Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme) depuis au moins deux siècles, Frédéric Gounan fut dans une première vie mécanicien et créateur de prototypes pour la marque française de motos Voxan, dont le siège était à Issoire. Il s’est détourné du monde industriel pour se consacrer au vin avec sa compagne Caroline. Il entend tirer partie des magnifiques terroirs de son village natal, bien loin de faire « pisser la vigne », comme on faisait autrefois : il constate que tout ce qui sort de cette terre possède des qualités gustatives exceptionnelles. Il reprend des parcelles de gamay d’Auvergne, plante d’autres cépages, et finit par produire des cuvées qui comptent parmi les plus savoureuses et les plus recherchées d’Auvergne. Sur cette terre de la chaîne des puys, les pinots noirs croissent sur des sols noirs basaltiques, les sauvignons et les pinots gris reposent sur des sols blancs argilo-calcaires cailloutés de basalte. Adepte de l’agriculture biologique et biodynamique, Frédéric applique également des méthodes qu’il juge appropriées au climat et au terroir : pour faciliter la photosynthèse dans ce climat rude et contrasté, il pratique le palissage en lyre qui permet d’aérer et d’exposer au soleil le feuillage des vignes, garantie de fruits mûrs à la vendange. Toujours mécanicien dans l’âme, il fabrique ses outils et bricole ses tracteurs selon ses besoins. Ses vins sont rares et distingués, très recherchés des amateurs : à petit domaine (moins de deux hectares), petite production (par le volume, non par l’esprit).
Sylvaner Nature Blanc 2020,
Les Spontanés de GILG
La robe de ce beau sylvaner sec nature est jaune pâle avec des reflets dorés. Le nez est puissant, complexe, chargé d’arômes de fruits à noyau bien mûrs. En bouche, il est rond, sphérique, poli, généreux, légèrement gras, sur des notes de pamplemousse et de pêche. Finale longue et pleine de saveur. Au sein de la gamme variée de vins réalisée par la famille Gilg, la série Les Spontanés est consacrée aux vins nature, sans ajout d’intrants ni de sulfites à la vigne ou au chai. Ce pur sylvaner est issu de vignes jeunes, âgées de huit ans ; il est prêt à boire dès à présent et sera idéalement servi entre 8 et 10 °C.
Pour en savoir plus
Appartenant à une famille établie depuis 1601 dans le village viticole alsacien de Mittelbergheim, le domaine Armand Gilg porte le nom de son fondateur, qui orienta résolument l’activité familiale vers la viticulture en 1937. Depuis, les Gilg restent aux commandes, ont agrandi le vignoble d’un hectare initial à vingt-neuf hectares, acheté des caves pluricentenaires pour les bouteilles et les foudres, et construit des bâtiments pour le pressurage et d’autres activités de vinification. Le domaine, classé en HVE (Haute Valeur Environnementale) pendant plusieurs années, a acquis en 2021 la certification d’agriculture biologique. Ses parcelles, disséminées autour du village, se regroupent en une centaine d’ensembles, dont cinq hectares sur le fameux Grand Cru de Zotzenberg, un des lieux-dits les plus réputés d’Alsace, et un hectare uniquement planté de riesling sur le Grand Cru Moenchberg. La production embrasse tous les sept cépages traditionnels alsaciens (pinot noir, sylvaner, auxerrois, riesling, muscat, pinot gris et gewurztraminer), incluant aussi le chardonnay pour les crémants et le klevener de Heiligenstein (savagnin rose). Si toutes les cuvées du domaine Gilg sont en bio, deux cuvées nature sont réalisées, l’une à base de pinot noir, l’autre à base de sylvaner, au sein de la série Les Spontanés dédiée aux vins sans intrants.