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Prix unitaire parJuliette Blanc 2018,
Jean-Pierre Robinot
Cent pour cent chenin, Juliette (qui doit son nom à Juliette Robinot, la fille du vigneron) est sec et doté d’une belle fraîcheur. C’est une remarquable expression du cépage, issue de vignes plus que centenaires. La vendange est tardive, marquée par le botrytis (pourriture noble). Après un pressurage direct en barriques, le vin fermente et s’affine pendant plus de six ans dans le même contenant. Un vin rare, à chérir.
Pour en savoir plus
Quiconque s’intéresse au vin naturel en France a forcément croisé un jour Jean-Pierre Robinot et n’a jamais oublié cette silhouette souriante et bondissante. Force est de constater que si l’on n’a pas encore réussi à prouver que tous les vins ressemblent à leur vigneron (étude à entreprendre), les crus réalisés par Jean-Pierre, chaleureux, aimables et lumineux, sont à l’image de leur auteur. Après avoir tenu pendant près de quinze ans le bar à vins L’Ange Vin rue Richard-Lenoir, dans le XIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre est retourné dans son Chahaignes natal, petit village du sud de la Sarthe, aux confins de l’Anjou et de la Touraine. Son rêve est d’acquérir son vignoble et de faire des vins sans soufre. Il récupère des friches en coteau, sur de grands terroirs, ainsi que des caves troglodytes creusées dans le tuffeau. 2002 sera son premier millésime. En parallèle, sous la marque L’Opéra du vin, il vinifie des raisins achetés à des vignerons locaux. Jean-Pierre Robinot pratique une viticulture biologique exigeante, sans désherbage chimique. Le sol est travaillé et amendé au moyen de composts naturels. Toutes les vendanges, pratiquées à maturité sur des raisins sains, sont faites à la main. Le lieu et la climatologie favorisent la pourriture noble.
Cuvée Expériment Rosé 2020,
Belly Wine Experiment
Un rosé qui en a beaucoup à raconter, faisant en quelque sorte le grand écart entre Catalogne et Auvergne. Du fruit, de la fraîcheur, de la vivacité, du nerf, une belle robe rubis clair. Officiellement classée en rouge en douane car elle contient du vin blanc, cette cuvée rosée Experiment est issue de gamay d’Auvergne et de xarel·lo de Catalogne à parts égales. Le gamay subit une macération semicarbonique en grappes entières pendant quinze jours, puis il est assemblé au xarel·lo foulé avec ses rafles et macéré cinq jours. Classé en Vin de France et titrant 12,7 %, le vin est obtenu sans aucun intrant chimique, ni à la vigne ni au chai. Il est vieilli en cuves de fibres de verre.
Pour en savoir plus
Fondé et dirigé par Claire Sage et Aimé Duveau, situé à Chanteuges (Haute-Loire), Belly Wine Experiment est une expérience autant qu’un négoce de vinification. Le binôme de créateurs a de qui tenir : Claire est la sœur d'Adrien Sage, adepte de l’élevage sous-marin des vins mais surtout importateur de vins catalans. De là la présence de cépages catalans dans les assemblages de Belly Wine Experiment, à côté de cépages bourguignons, auvergnats ou jurassiens, volontiers dans la même bouteille. Aimé est le fils de Manu Duveau, vigneron-poète d’Auvergne, ex-tailleur de pierre et grand vinificateur de gamays locaux à son domaine de l’Égrappille. La spécificité de Belly Wine Experiment est l’exotisme (au sens propre) des assemblages, le xarel·lo de Catalogne pouvant côtoyer par exemple le gamay du Puy-de-Dôme avec le plus grand naturel. Les vins sont réalisés en macération semicarbonique, sans ajouts d’intrants chimiques ni manipulation excessive au chai. La maison est également connue pour ses poirés, vineux et de très haute qualité.
Au Bon Secours Rouge 2020,
Babass
Sébastien Dervieux, Babass pour les intimes, est un personnage chaleureux qui pratique l’art du vin sans intrant en pleine douceur angevine. Son vignoble est à Rochefort-sur-Loire, sa cave à Saint-Lambert-du-Lattay et son siège social à Beaulieu-sur-Layon. À travers lui se perpétue l’œuvre de la famille Hacquet, pionnière du vin nature après la Seconde Guerre mondiale, dont il a repris certaines parcelles. Cette mémoire s’exprime entre autres dans la cuvée Joseph-Anne-Françoise, dont l’appellation rassemble les prénoms de la fratrie. Le terroir est situé sur les derniers contreforts du Massif armoricain avant le Bassin parisien. C’est une région de petits coteaux ; la Loire, très proche, exerce une forte influence, ainsi que l’océan, qui est à une centaine de kilomètres. La vigne n’a ni trop chaud ni trop froid. La particularité de cette région est le schiste, soit dégradé (donnant des argiles), soit non dégradé par endroits. Ce terroir produit des vins minéraux, le climat des vins plutôt « sur le fruit » et modérément corsés. Les parcelles sont d’un seul tenant, plantées de cépages traditionnels angevins : 1,4 ha de grolleau, 0,9 ha de cabernet franc, 1,2 ha de chenin et 0,7 ha de gamay. Toutes les vignes sont cultivées en bio certifié. Les vendanges sont manuelles. Au chai, les fermentations sont naturelles et les vins sans soufre ni autres intrants (« à part quelquefois quelques gouttes de sueur »). Les vins rouges, dont certaines cuvées en monocépage, sont macérés en grappes entières. Les blancs sont pressurés lentement au pressoir vertical. Tous les vins sont élevés en cuves de fibre et ne sont ni filtrés ni collés, simplement soutirés si nécessaire et sans abus.
« Mon vin, c’est le vin d’un petit gars dans son petit coin avec ses petits cépages », dit modestement Sébastien, qui déclare aussi faire des vins de raisin, forgés par le climat du millésime, le terroir, le cépage et ses décisions (bonnes ou mauvaises). Sa démarche consiste à ne pas dénaturer cet équilibre par des poudres de perlimpinpin qui conduisent à la standardisation. Ses rouges de cabernet franc sont ronds, poivrés et charnus ; ses rouges de grolleau, pur fruit, sont frais et faciles à boire.
Cette cuvée récente de Babass, sans intrant ni filtration, est à base de gamays plantés sur terroirs schisteux en 1959 et 1960. Après les vendanges manuelles, les raisins macèrent en grappes entières pendant environ dix à quinze jours selon les millésimes. Le décuvage est manuel, suivi d’un pressurage lent au pressoir vertical. Les jus de goutte et de presse sont assemblés dans la foulée, après quoi l’élevage est de cinq à huit mois sur lies fines. Le vin est glouglou à souhait, fluide et buvable, fruité et croquant, avec une fraîche acidité et une jolie palette aromatique entre fruits rouges, terre et épices. Un très beau gamay.
Groll N'Roll Rouge 2020,
Babass
« Mon vin, c’est le vin d’un petit gars dans son petit coin avec ses petits cépages. » Derrière cette modestie de bon aloi se cache Sébastien Dervieux, Babass pour les intimes, personnage chaleureux qui pratique l’art du vin sans intrant en pleine douceur angevine. Son vignoble est à Rochefort-sur-Loire, sa cave à Saint-Lambert-du-Lattay et son siège social à Beaulieu-sur-Layon. À travers lui se perpétue l’œuvre de la famille Hacquet, pionnière du vin nature après la Seconde Guerre mondiale, dont il a repris certaines parcelles. Cette mémoire s’exprime entre autres dans la cuvée Joseph-Anne-Françoise, dont l’appellation rassemble les prénoms de la fratrie. Le terroir est situé sur les derniers contreforts du Massif armoricain avant le Bassin parisien. C’est une région de petits coteaux ; la Loire, très proche, exerce une forte influence, ainsi que l’océan, qui est à une centaine de kilomètres. La vigne n’a ni trop chaud ni trop froid. La particularité de cette région est le schiste, soit dégradé (donnant des argiles), soit non dégradé par endroits. Ce terroir produit des vins minéraux, le climat des vins plutôt « sur le fruit » et modérément corsés. Les parcelles sont d’un seul tenant, plantées de cépages traditionnels angevins : 1,4 ha de grolleau, 0,9 ha de cabernet franc, 1,2 ha de chenin et 0,7 ha de gamay. Toutes les vignes sont cultivées en bio certifié. Les vendanges sont manuelles. Au chai, les fermentations sont naturelles et les vins sans soufre ni autres intrants (« à part quelquefois quelques gouttes de sueur »). Les vins rouges, dont certaines cuvées en monocépage, sont macérés en grappes entières. Les blancs sont pressurés lentement au pressoir vertical. Tous les vins sont élevés en cuves de fibre et ne sont ni filtrés ni collés, simplement soutirés si nécessaire et sans abus.
Sébastien dit faire des vins de raisin, forgés par le climat du millésime, le terroir, le cépage et ses décisions (bonnes ou mauvaises). Sa démarche consiste à ne pas dénaturer cet équilibre par des poudres de perlimpinpin qui conduisent à la standardisation. Ses rouges de cabernet franc sont ronds, poivrés et charnus ; ses rouges de grolleau, pur fruit, sont frais et faciles à boire.
Un rouge monocépage 100 % grolleau, sans intrant ni filtration, issu de vignes plantées vers la fin des années 50 sur terroir de schistes et vinifié en grappes entières de dix jours à deux semaines selon le millésime. Après un décuvage manuel, le pressurage se fait lentement au pressoir vertical. Les jus de goutte et de presse sont assemblés dans la foulée, et l’élevage est court : cinq ou six mois sur lies fines. Servi idéalement à 15 °C, c’est un vin qui n’a froid ni aux yeux ni ailleurs, avec une robe légère et en bouche une grande fraîcheur qui donne la sensation de croquer dans un raisin juteux et légèrement poivré. Gros coup de cœur.
Champ Levat Rouge 2019,
Jean-Yves Peron
En Savoie, non loin du lac d’Annecy, Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature. Ses rouges de mondeuse sont magnifiques, ses blancs de cépages locaux anciens – jacquère, altesse, bergeron, persan – ne le sont pas moins. Il réside à Chevaline, mais son vignoble actuel, trois hectares en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère.
D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, Jean-Yves s’est vite laissé entraîner par la vigne et a suivi une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui, mais aussi en Italie du Nord : pour lui, c’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de multiplier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Le vin savoyard a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens ! Jean-Yves Péron incarne la renaissance de ce très beau vignoble.
Ce 100 % mondeuse résulte de l’assemblage de deux parcelles : Le Pas de l’Ours et Côte pelée. Tendre et équilibré avec une note poivrée, il résulte de deux semaines de macération carbonique avant un élevage d’un an en barrique. Il s’accordera très bien avec les salaisons et les cuisines de montagne.
i Vicini Pinot Nero Rouge 2018,
Jean-Yves Peron
Jean-Yves Péron, figure emblématique du vin naturel en Savoie, élargit ses horizons avec sa gamme I Vicini, issue de raisins biologiques soigneusement sélectionnés en Italie du Nord et vinifiés avec talent en Savoie. Cette cuvée Pinot Nero Rouge 2018, 100 % pinot noir, capture l’essence du cépage bourguignon tout en y ajoutant une touche alpine surprenante et pleine de caractère.
Un Pinot Noir entre Piémont et Savoie
Issu de raisins bio récoltés à la main au cœur du Piémont italien, ce vin est ensuite vinifié avec la même rigueur que les autres cuvées du domaine. Une macération semi-carbonique en grappes entières permet d’extraire finesse et fraîcheur, tandis qu’un élevage sur lies de douze mois en fûts anciens affine sa texture. Sans collage ni filtration, avec une intervention minimale, ce pinot noir exprime une pureté exceptionnelle.
Dégustation : finesse et buvabilité
La robe est légère et brillante, annonçant un vin aérien. Au nez, les arômes de petits fruits rouges – cerise, framboise, groseille – s’entrelacent à des touches florales et légèrement épicées. En bouche, l’attaque est délicate, avec des tanins fins et une acidité rafraîchissante qui étire le vin vers une finale sapide et persistante. Un équilibre parfait entre élégance et gourmandise.
Accords et service
Idéal autour de 16-18°C, il se déguste sur des Viandes Blanches, une volaille rôtie ou un risotto aux champignons. Sa buvabilité remarquable en fait aussi un excellent compagnon des apéritifs entre amis. Avec un potentiel de garde de 5 à 10 ans, ce vin naturel évoluera avec grâce tout en conservant sa vivacité.
i Vicini Barbera Reserve Rouge 2017,
Jean-Yves Peron
Jean-Yves Péron avait commencé par faire des études de biochimie, mais il s’est vite laissé entraîner par la vigne et a suivi une formation d’œnologue à Bordeaux. Près du lac d’Annecy, Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature. Ses rouges de mondeuse sont magnifiques, ses blancs de cépages locaux anciens – jacquère, altesse, bergeron, persan – ne le sont pas moins. Il réside à Chevaline, mais son vignoble actuel, trois hectares en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère.
Jean-Yves a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui, mais aussi en Italie du Nord : pour lui, c’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de multiplier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Le vin savoyard a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens ! Jean-Yves Péron incarne la renaissance de ce très beau vignoble.
En 2017, Jean-Yves Péron a décidé d’élargir sa gamme en allant récupérer des raisins bio au cœur du Piémont italien. Il en est résulté plusieurs cuvées, dont ce rouge 100 % barbera. Deuxième cépage rouge le plus utilisé en Italie après le sangiovese, la barbera donne des vins corsés, colorés, sur les fruits rouges. La qualification « réserve » indique que ce barbera a été macéré plus longuement que le barbera classique de Jean-Yves : la fermentation avec pigeage long et patient est suivie par trois ans d’élevage. Il est donc plus structuré, plus puissant, plus profond, offrant des notes évolutives (chocolat, cacao…), plutôt dans le style du Pas de l’Ours. Il présente donc un style assez classique pour un barbera. Un vin à la fois grave et joyeux.
La Tour Sarazine Blanc 2019,
Jean-Yves Peron
Le vin savoyard a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens ! Jean-Yves Péron incarne la renaissance de ce très beau vignoble. À Chevaline, en Savoie, près du lac d’Annecy, il associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature. Ses rouges de mondeuse sont magnifiques, ses blancs de cépages locaux anciens – jacquère, altesse, bergeron, persan – ne le sont pas moins.
D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il s’est vite laissé entraîner par la vigne et a suivi une formation d’œnologue à Bordeaux. Son vignoble actuel, trois hectares en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui, mais aussi en Italie du Nord : pour lui, c’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de multiplier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Cette Tour Sarazine est un vin issu d’une microparcelle schisteuse plantée de muscat à petits grains. Jean-Yves l’assemble parfois avec de la jacquère quand le millésime est peu productif. En 2017, par exemple, le muscat donnait une grappe tous les trois pieds… La macération varie selon le millésime : entre trois semaines et deux mois. L’élevage est d’un an en barrique. Le vin présente un profil évidemment très muscat – musqué, floral, aromatique, exotique – renforcé par la netteté minérale du schiste. Pour les accords, c’est un appel à l’imagination, entre fromages et cuisines d’ailleurs.
Cotillon des Dames Amphore Blanc 2018,
Jean-Yves Peron
D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, Jean-Yves Péron s’est vite laissé entraîner par la vigne et a suivi une formation d’œnologue à Bordeaux. Il réside à Chevaline, en Savoie, près du lac d’Annecy, associant avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature. Ses rouges de mondeuse sont magnifiques, ses blancs de cépages locaux anciens – jacquère, altesse, bergeron, persan – ne le sont pas moins.
Son vignoble actuel, trois hectares en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui, mais aussi en Italie du Nord : pour lui, c’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de multiplier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Le vin savoyard a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens ! Jean-Yves Péron incarne la renaissance de ce très beau vignoble.
Cette cuvée est construite autour de jacquère cultivée sur sols calcaires, additionnée d’altesse de terrain schisteux. Il arrive au vigneron d’ajouter de la roussanne et de la mondeuse en pressurage direct. L’idée est de pouvoir contrôler précisément l’évolution du jus et d’équilibrer le vin en fonction du comportement de chaque cépage. Les raisins sont vinifiés séparément et élevés en terre cuite avant la mise en bouteille. C’est un blanc complexe, élégant, velouté et fruité — variante élevée en terre cuite d’une des cuvées phares du vigneron.
Casébianco Blanc 2020,
Domaine Casé
Sur les sols fertiles, argilo-calcaires, du Val Trebbia en Émilie-Romagne, Alberto Anguissola a créé le domaine Casè en 1998. Il a d’abord appris la viticulture auprès des vignerons les plus expérimentés de la région et se lance enfin dans sa passion en plantant d’abord un peu de pinot noir autour de la maison de campagne de ses grands-parents. Plus tard, il rachètera des vignes de cinquante ou soixante ans abandonnées par leurs propriétaires, et agrandira le domaine. Les parcelles sont situées à plus de six cents mètres d’altitude et l’encépagement, outre le pinot noir et la marsanne qu’Alberto a plantés, est résolument local : barbera, bonarda, croatina, malvasia, ortrugo, moscato bianco… Ce qui motive ce vigneron, c’est la passion pour la vinification, mais aussi pour le genre de vie et de société qu’implique ce modèle de viticulture traditionnelle. Il n’admet aucun intrant chimique, que ce soit à la vigne ou au chai, et s’efforce de garder la terre aussi saine que possible pour la nature et pour l’homme. L’amour de la tradition viticole locale occupe une grande place dans ses choix, par exemple l’usage de grands fûts de bois pour la fermentation, une technique millénaire que l’historien Strabon avait déjà décrite au Ier siècle avant notre ère.
Casèbianco est un magnifique vin orange comme l’Émilie-Romagne et particulièrement Alberto savent les produire. Élaboré à partir de quatre cépages blancs (ortrugo, malvasia, marsanne et muscat blanc) complantés sur une même parcelle à côté de cépages rouges (pratique fréquente dans la région), ce vin est une superbe expression du sol et de la tradition : la macération pelliculaire de dix jours donne un résultat surprenant, des parfums doux et fruités associés à des notes florales prononcées et à la sécheresse typique du vin orange. Ce nectar pour la table attend les plats italiens ou méditerranéens, les champignons sauvages, les charcuteries et les salaisons, le lapin rôti à la broche avec ail et thym.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
€95,00
Prix unitaire par€95,00
Prix unitaire parMagnum En Carran La Croix de Bernard Rouge 2019
€138,00
Prix unitaire par€138,00
Prix unitaire parMagnum Auxey Duresses Les Crais Blanc 2019
€75,00
Prix unitaire par€75,00
Prix unitaire parSaint Romain Sous Roche Qvevris Rouge 2019
Tequila Calle 23 Blanco
Vintage Spirit Garage
Ce premier chef-d’œuvre de Sophie Decobecq, jeune Française installée au Mexique depuis une quinzaine d’années pour y fabriquer de la tequila traditionnelle, est une production limitée, mise en bouteille après une double distillation en alambics traditionnels.
Comme le mezcal, autre alcool mexicain, la tequila est un produit issu de l’agave, plante de la famille des asperges (le saviez-vous ?) aux longues feuilles épaisses et succulentes bordées d’épines. La plante est presque entièrement comestible : on mange ses fleurs (qui n’apparaissent qu’une seule fois dans la vie de l’agave), ses feuilles riches en sève, ses tiges florales sucrées et sa sève, qu’on appelle aguamiel en raison de sa douceur. On en extrait aussi du sucre. Depuis l’époque précolombienne, on transforme la sève de la tige florale en un vin sucré appelé pulque. C’est à partir du cœur de la plante, notamment de l’agave bleu (nommé agave tequilana), qu’on distille le pulque issu de la fermentation de l’aguamiel pour obtenir la tequila. Le mezcal, lui, peut être obtenu à partir d’une quinzaine de variétés d’agave.
Calle 23 commence par la sélection minutieuse de plants d’agave bleue croissant sur les plateaux de l’État de Jalisco, entre Tepatitlan et Arandas. Après la récolte, les feuilles sont coupées pour ne laisser que le cœur, appelé piña en raison de sa ressemblance avec un gros ananas. Les piñas sont cuites dans de grands autoclaves en acier inoxydable pendant une quinzaine d’heures, refroidies et pressées. L’aguamiel résultant fermente naturellement pour devenir pulque, étape préalable à une double distillation en alambic de cuivre, jusqu’à ce que le distillat atteigne entre 52 et 54 degrés d’alcool. On lui ajoute alors de l’eau de source pour le ramener à 40 degrés. Ne subissant aucun vieillissement, Calle 23 Blanco est prête à mettre en bouteilles.
Cristalline, incolore, elle est le jus d’agave dans son expression la plus pure. Au nez, elle évoque l’agave en sortie de cuisson avec ses notes herbacées. Au palais, elle attaque avec douceur et moelleux, exprimant la saveur caractéristique de la plante, complétée en fin de bouche par des notes de fruits blancs (pomme acidulée, poire), d’amande et de noix fraîche. Douce et moelleuse, dépourvue d’agressivité, plus veloutée que mordante, c’est une bonne tequila d’initiation pour ceux qui connaissent encore mal ce breuvage. À déguster seule et bien fraîche, ou en cocktail (on ne présente plus la margarita, voyez notre recette ci-dessous), elle est incomparable.
Comment faire une margarita ? SOS Culinaries ! On va opter pour la slush margarita, à la glace pilée, parce qu’en fin de compte tout le monde préfère ça. Il vous faut juste un bon blender. Nous vous conseillons de la préparer en grande quantité pour régaler plein de copains. C’est parti : pour quatre personnes, 20 cl de tequila Calle 23 Blanco, 10 cl de Cointreau ou de Triple Sec, 20 cl de jus de citron vert fraîchement pressé, 80 cl de glaçons, et des tranches de citron vert pour servir. N’oubliez surtout pas 3 cuillerées à soupe de fleur de sel pour le bord du verre, c’est primordial.
Commencez par étaler le sel dans une soucoupe. Frottez le bord des verres avec une tranche de citron vert, enrobez le bord des verres de sel, réservez. Dans le blender, réunissez la tequila, le Cointreau, le jus de citron vert et la glace. Pulvérisez le tout sans pitié jusqu’à l’obtention d’une neige liquide de texture homogène. Versez dans les verres (sans déranger le sel), garnissez d’une tranche de citron vert et servez immédiatement. Vous pouvez aussi servir en pichet, mais les verres doivent être salés de toute façon.
Maître Splinter Blanc 2019,
La Sorga
Anthony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
C’est à Marseillan (Hérault), sur des sols argilo-calcaires, non loin du bassin de Thau, qu’ont été vendangés les raisins de ce Maître Splinter : quatre-vingt-dix pour cent de picpoul (vignes de cinq ans), cépage typique de cette commune littorale du Languedoc ; dix pour cent de grenache gris (vignes de vingt ans). La vinification se fait selon une méthode de « trempette » qu’apprécie Anthony Tortul pour les blancs : le picpoul est traité en presse directe et le grenache en grappes entières macère quinze jours en cuve dans le moût de picpoul. Le nez est très marqué par les agrumes, l’iode et les fruits blancs, typicité assez courante dans les vins de ce terroir maritime et ensoleillé. La bouche est longue, citronnée, saline, toute en droiture. Un superbe vin à boire très frais à toute occasion.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
La Montagne Sacrée Blanc 2018,
La Sorga
Anthony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
La Montagne sacrée fait allusion, entre autres, au film éponyme à connotations ésotériques réalisé par Alejandro Jodorowsky en 1974. Il a bien entendu été inspiré par les paysages dramatiques et spirituels des monts de Cabrières (Hérault), dont sont issus les raisins. Ce pics basaltiques et ces profondes vallées expriment une magie bien particulière. Le vin est un blanc issu de terroir schisteux. Les cépages sont pour quatre-vingts pour cent le grenache blanc (vignes de cinquante ans) et pour vingt pour cent le muscat d’Alexandrie (vignes de vingt ans). La vinification se fait par macération (« trempette ») des muscats en grappes entières dans le moût du grenache obtenu en presse directe. Le vin est élevé sur lies en œuf de grès pendant onze mois. Le nez exprime la bergamote, le citron confit en saumure, le melon confit. La trame minérale, complexe, du grenache apparaît en bouche, très marquée par ces terroirs exceptionnels de schistes d’altitude. Très bonne tenue à l’air.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Pécharmant Rouge 2018,
Domaine Le Barouillet
Le pécharmant est le cru rouge emblématique de Bergerac, que l’on buvait déjà au temps de Cyrano et bien avant. Obtenu sur des sols argilo-siliceux, il offre typiquement un profil fruité et dense, avec des notes de poivre et de cassis. Ici, nous avons 60 % de merlot, 20 % de cabernet sauvignon et 20 % de cabernet franc, un assemblage traditionnel pour l’appellation. La vinification commence par une macération en grappes entières de vingt à trente jours, tout en douceur. L’élevage se fait pour moitié en vieux fûts de chêne, pour l’autre moitié en cuve d’inox. Au bout de douze mois, l’assemblage final est réalisé, après quoi le vin est laissé tranquille tout l’hiver en cuve de béton. La mise en bouteille se fait sans collage ni filtration. Tout est fait pour garder à ce vin sa souplesse et sa rondeur tanniques, ainsi que sa fraîcheur. C’est un vin de texture, polyvalent. Servir à 17-18 °C.
Va avec : Fromages corsées, Gibiers à plume, Gibiers à poil, Viandes Rouges, Viandes rôties, Desserts, Viandes grillées
Fier Hérétique Rosé 2019, La Sorga
"Antony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Un assemblage touffu : nielluccio (soixante pour cent), listan (quarante pour cent), muscat d’Alexandrie, muscat à petits grains, muscat de Hambourg, cardinal, chasselas. Le nielluccio passe en presse directe, le reste macère, en grappes entières pour les uns, en baies égrappées à la main pour les autres, dans le moût de nielluccio pendant quarante-cinq jours (méthode de la « trempette »). L’élevage est de sept mois, suivi de huit mois en bouteilles. Le nez très frais, très floral nous accueille : fruits à chair blanche, amande fraîche. Il annonce une grande complexité, confirmée par la bouche rectiligne, longue et fraîche, minérale, et par cette finale folle sur la pêche de vigne ! Fruits blancs, agrumes, pierres chaudes : parfait pour un barbecue où se côtoient Viandes Rouges, Viandes Blanches, volailles et poissons. Potentiel de garde : dix ans
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Va avec : Charcuterie, Viandes grillées