Dégustation Vin Orange

YARD Paris 11ème - 6 rue de Mont-Louis, 75011 Paris

Du 24/05/2026 17h00 au 24/05/2026 18h30

À Paris, cette dégustation dédiée au vin nature vous invite à découvrir le vin orange, ce style singulier de blancs vinifiés avec leurs peaux, entre relief, énergie et profondeur aromatique. Au YARD Paris 11, les vins de Théo Einhart, Danis dans la Vigne et Patrick Bouju révèlent toute la richesse de cette approche libre, précise et sensorielle. Une dégustation pensée pour comprendre, goûter et ressentir autrement.

Dégustation de vin naturel à Paris : découvrir le vin orange au YARD Paris 11

Le dimanche 24 mai, la Dégustation du Dimanche met à l’honneur une famille de vins qui intrigue, séduit et parfois bouscule les repères : le vin orange. Derrière cette couleur si particulière se cache un geste de vinification simple dans son principe, mais fascinant dans ses résultats. Là où un blanc classique est généralement pressé rapidement, le vin orange est élaboré à partir de raisins blancs vinifiés comme des rouges, avec une fermentation au contact des peaux. Cette macération pelliculaire transforme profondément la texture, la structure et le profil aromatique du vin. C’est cette aventure sensorielle que nous vous proposons d’explorer au fil d’une dégustation guidée par notre équipe de sommeliers.

Comme chaque semaine, ce rendez-vous a lieu au YARD Paris 11, au 6 Rue de Mont-Louis, de 17h à 18h30. Dans ce lieu devenu une référence pour les amateurs de vin vivant, la dégustation se déroule dans une atmosphère à la fois détendue et précise. Ici, on ne cherche ni à impressionner ni à simplifier à outrance. On ouvre des bouteilles, on les met en perspective, on parle de geste, de sensation, de terroir, de cépage et de vinification avec un même objectif : rendre le vin naturel lisible, passionnant et profondément accessible.

Le format reste volontairement intime, avec 13 participants maximum, afin de préserver de vrais échanges autour des verres. Cette proximité change tout. Elle permet de poser des questions librement, de revenir sur une texture, de comparer deux approches de macération ou de mieux comprendre ce qui distingue un blanc de pressurage direct d’un blanc de macération. C’est aussi ce qui fait de cette séance un véritable atelier de dégustation de vin, où l’on apprend sans solennité, à partir de ce que l’on ressent.

Au programme, 4 à 5 cuvées dégustées, choisies pour éclairer le thème du vin orange sous différents angles. Certaines mettront en avant la fraîcheur et la tension, d’autres la puissance de la matière, la longueur des amers ou la complexité des aromatiques. Une petite collation préparée par le chef du YARD accompagnera la dégustation pour prolonger l’expérience et montrer comment ces vins trouvent leur place à table, dans le jeu des contrastes, des reliefs et des textures.

Cette dégustation de vin naturel à Paris s’adresse aussi bien aux débutants qu’aux amateurs déjà curieux de macérations. Il n’est pas nécessaire de connaître les codes du vin pour y entrer. Au contraire, le vin orange est souvent une excellente porte d’entrée vers une autre manière de goûter. Il oblige à ralentir, à observer la matière, à s’interroger sur les peaux, les tanins, l’éclat du fruit, le rôle du temps et la place du geste humain. À 30€ par personne, dans une cave à vin à Paris 11 qui défend les vignerons les plus inspirants, cette dégustation propose bien plus qu’un tour d’horizon stylistique : une vraie rencontre avec une esthétique du vin.

Blancs de macération, peaux et matière : pourquoi le vin orange passionne autant ?

Le vin orange intrigue souvent parce qu’il semble brouiller les catégories les plus familières. Visuellement, il ne ressemble ni tout à fait à un blanc, ni vraiment à un rosé, ni bien sûr à un rouge. En bouche, il déplace également les habitudes : on y trouve souvent des tanins légers, une structure plus marquée, une sensation tactile plus présente, parfois des amers nobles, des notes d’écorce, d’herbes, d’épices, de thé, de fruits secs ou d’agrumes confits. C’est un vin qui se déploie moins dans l’évidence immédiate que dans la persistance, le relief et la sensation.

Ce qui rend ce thème passionnant, c’est qu’il permet de comprendre très concrètement ce qu’est une vinification naturelle. En laissant les raisins blancs fermenter avec leurs peaux, le vigneron modifie l’extraction de la couleur, des tannins, de certains arômes et de la structure générale du vin. Le vin orange devient alors un formidable outil pédagogique : il montre que la personnalité d’un vin ne dépend pas seulement du cépage ou du terroir, mais aussi du temps de contact avec la matière, du choix d’un contenant, du rythme de macération, de l’élevage sur lies ou de l’absence de filtration.

Cette dégustation vous permettra de mieux saisir pourquoi cette méthode connaît aujourd’hui un tel regain d’intérêt. Dans plusieurs régions européennes, la macération des raisins blancs n’a rien d’une mode récente : elle prolonge des pratiques anciennes, parfois oubliées, parfois marginalisées, que des vignerons contemporains réinvestissent avec précision. Le vin orange illustre donc parfaitement la rencontre entre mémoire locale et regard actuel. Il raconte à la fois un retour aux gestes historiques et une manière très contemporaine d’envisager des vins plus libres, plus texturés, plus habités.

Les participants découvriront aussi que le vin orange n’est pas un style uniforme. Selon le domaine viticole, la durée de macération, le type de sol, la maturité du raisin ou le contenant choisi pour l’élevage, les résultats peuvent être très différents. Certains vins se montrent droits, salins et aériens ; d’autres assument une matière plus dense et des tanins plus affirmés. Certains révèlent avec éclat la fraîcheur d’un climat ou la minéralité d’un sous-sol ; d’autres jouent davantage sur la gourmandise du fruit, les épices douces ou les infusions.

Au fil des verres, on parlera donc de peaux, mais aussi de sensation. Que produit la macération sur la bouche ? Comment naît la trame tannique d’un vin blanc ? Pourquoi certains amers donnent-ils du relief plutôt que de la dureté ? En quoi un vigneron indépendant choisit-il cette voie pour mieux transmettre son raisin, son paysage et son intention ? Ce thème permet de relier très directement le goût à la pratique. Il montre que le vin n’est pas seulement un produit fini, mais le résultat d’une série de décisions cohérentes prises à la vigne et au chai.

Ce que l’on vient chercher dans une dégustation sur le vin orange, ce n’est pas seulement un style spectaculaire. C’est une autre façon d’habiter le vin. Une façon plus tactile, plus lente, parfois plus déroutante, mais souvent aussi plus profonde. Et c’est précisément ce que ces trois producteurs ont en commun : chacun à sa manière, ils montrent que la macération peut devenir un langage subtil, jamais décoratif, toujours au service du vivant.

Les vignerons à l’honneur

Théo Einhart s’inscrit dans la continuité d’un domaine familial historique installé à Rosenwiller, dans la partie septentrionale du vignoble alsacien. Sur les sols argilo-calcaires et marneux du piémont vosgien oriental, la famille travaille avec une attention constante portée à la biodiversité, à la qualité du raisin et à l’expression fidèle du lieu. La macération pelliculaire occupe chez eux une place centrale, dans le prolongement d’une tradition alsacienne aujourd’hui retrouvée. Vendanges manuelles, élevages sur lies, vinifications par terroir, absence d’intrants et vins non filtrés dessinent des cuvées vives, puissantes et expressives. Dans le cadre de ce thème, Théo Einhart incarne une lecture du vin orange à la fois ancrée dans l’histoire régionale et profondément actuelle.

Danis dans la Vigne prolonge à Cahors une histoire familiale pionnière dans l’agriculture biologique, au sein du domaine de L’Antenet, premier vignoble bio de l’appellation. Danis Bessières vinifie depuis 2018 ses propres cuvées nature à partir de raisins issus du domaine familial, avec une philosophie héritée de plusieurs générations : produire des vins digestes, accessibles et vivants, sans intrants inutiles. Sur des sols limoneux-siliceux et graveleux proches du Lot, il travaille avec des fermentations spontanées, sans collage ni filtration, et privilégie des macérations courtes mais intenses. Son approche garde toujours le fruit au centre, avec une énergie immédiate et une vraie franchise de matière. Dans cette dégustation, sa présence permet d’ouvrir le sujet du vin orange à une lecture plus libre, issue d’un territoire qu’on n’attend pas forcément sur ce registre.

Patrick Bouju fait figure de pionnier dans la renaissance du vignoble auvergnat et dans l’affirmation d’une génération de vins naturels profondément liés à leurs sols. Installé près de Billom, au domaine La Bohême, il travaille un patrimoine de vieilles vignes réparties sur une mosaïque de terroirs volcaniques, basaltiques, calcaires et argilo-calcaires. Sa viticulture, largement manuelle, repose sur des pratiques biologiques et biodynamiques, avec des levures indigènes et une recherche constante de sincérité. Au chai, il bannit le soufre et assume des macérations longues, laissant au vin le temps de trouver son équilibre propre. Ses cuvées, droites, nettes, florales, épicées et minérales, montrent à quel point la matière peut rester vibrante lorsqu’elle est portée par un grand terroir et une vision sans compromis.

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