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Esprit Attila Rouge 2018
La Sorga
Anthony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscat, grenache, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Esprit Attila se compose de carignan à soixante pour cent (vignes de cent treize ans) et de syrah à quarante pour cent. Ces deux cépages sont vendangés sur les sols argilo-calcaires ferrugineux de Lagrasse, dans les Corbières. La vinification, en grappes entières, se fait en cépages séparés pendant quatre-vingt-dix jours en quasi-infusion avant l’assemblage, suivi d’un élevage en cuve de béton pendant un an et d’un second élevage d’un an en bouteilles, comme un grand rouge d’Espagne. Le nez est d’emblée très aromatique et l’on y retrouve à foison les caractères des deux cépages : myrtille, cassis, olive noire… La bouche est pleine, gourmande, extrêmement fraîche et typique de son millésime, avec des notes de violette.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Grande Pestilence Rouge 2019
La Sorga
Antony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
L’étiquette et le nom aux connotations pestilentielles ne doivent pas faire passer ce vin pour ce qu’il n’est pas : nul remugle morbide ne viendra troubler votre expérience une fois la bouteille ouverte. Le nez, au contraire, est d’une grande complexité aromatique : fruits noirs, humus, poivre blanc, pivoine, et en bouche les écorces d’agrumes typiques des terrains schisteux de la région de Faugères et notamment de Cabrerolles, dont ce vin est issu. La texture est tout en rondeur, la finale est longue et déjà très droite ! Pas de sulfites, pas de filtration, rien d’autre d’ailleurs. L’assemblage est à base de soixante pour cent cinsault (vignes de soixante-cinq ans), de vingt pour cent de grenache (vignes de soixante-cinq ans) et de vingt pour cent de carignan (vignes de soixante-cinq ans). La vinification se fait en grappes entières en quasi-infusion pendant soixante jours pour le cinsault et quarante-cinq jours pour les autres cépages. Une fois le tout assemblé, l’élevage est d’un an en cuves. Il se gardera bien une bonne dizaine d’années.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Garnata Rouge 2010
Barranco Oscuro
Vin gouleyant de caractère. Arômes de mûres sauvages écrasées comme du cacao. Grenache d'altitude.
Ce grenache provient d’une parcelle plantée entre 1 300 mètres et 1 368 mètres d’altitude sur des sols ardoiseux et schisteux. La vendange éraflée macère en cuve d’inox. La fermentation alcoolique se produit spontanément par levures indigènes présentes dans le milieu, sans aucun ajout. La température de fermentation n’est pas modifiée : la fraîcheur des nuits d’automne suffit (la cave est aussi à 1 280 mètres d’altitude). La fermentation malolactique se produit naturellement en barriques pendant l’élevage dans la cave souterraine.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
€63,50
Prix unitaire par€63,50
Prix unitaire parMercurey Les Vignes Blanches Qvevris Rouge 2020,
Frédéric Cossard
Frais, sauvage et intense, ce mercurey se laisse décidément boire avec plaisir et abandon. Griottes, fruits noirs, cerise, framboise, complexité au nez, faisant place à des notes florales puis minérales et torréfiées. En bouche, beaucoup de sève, d’ampleur et de densité, avec des tannins soyeux et fondus d’une grande finesse, totalement dépourvus d’âpreté. Finale longue, fruitée et distinguée. Les Vignes Blanches sont un climat de Mercurey sur lequel Frédéric Cossard réalise ici son troisième millésime. Pour l’occasion, le vigneron l’a vinifié et élevé en qvevri (jarre enterrée de type géorgien), ce qui l’arrondit et accentue son velouté et sa profondeur. Taillé pour l’entrecôte, le filet de bœuf en croûte, le canard rôti.
Pour en savoir plus
Par son travail entièrement naturel, Frédéric Cossard rend la parole aux terroirs et aux vins bourguignons, non déformés par la chimie agricole. Ayant constaté, au cours de ses années de négoce, l’existence de pratiques viticoles dommageables, le vigneron s’est servi de ce contre-exemple pour pratiquer une viticulture non dénaturée. Ainsi, il réalise des cuvées d’une pureté et d’une élégance sans artifice qui comptent parmi les plus recherchées de Bourgogne. Frédéric a exercé quelque temps le métier de courtier en vins avant de créer en 1996, avec sa compagne Laure, le domaine de Chassorney : d’abord quelques ares de vignes à Saint-Romain, Auxey-Duresses et Savigny-lès-Beaune, et actuellement dix hectares répartis sur les appellations Nuits-Saint-Georges, Pommard, Volnay, Bourgogne-Hautes-Côtes-de- Beaune et Bourgogne. En 2006, il crée sa maison de négoce et achète des raisins biologiques pour vinifier, selon son style et ses convictions, de grands crus tels que meursault, puligny-montrachet, chassagne-montrachet, pommard, nuits-saint-georges, chambolle-musigny, vosne-romanée et plusieurs crus de beaujolais. L’exercice ne se limite pas à la Bourgogne puisque des cuvées sont réalisées à partir de raisins achetés dans le Jura, en Languedoc ou ailleurs. Chez lui, le travail du sol et des vignes se fait le plus naturellement possible : labours réguliers au cheval, pas d’ajout d’engrais chimique ni de désherbant. Les vignes sont soignées selon les principes de la biodynamie : traitements homéopathiques à base d’huiles essentielles, de cuivre et de soufre en doses minimales. Les vendanges sont entièrement manuelles, pratiquées à pleine maturité, fin octobre. Rouges ou blancs, bourgognes classiques ou bouteilles plus atypiques ou moins « régionales », les crus de Frédéric sont des vins rares et convoités, qu’il faut parfois savoir attendre.
Adonis Rouge 2022,
La Grapperie
Adonis est le pendant rouge d’Aphrodite et un superbe vin blanc sec biologique (Écocert) et nature des Coteaux du Loir vinifié par Renaud Guettier de La Grapperie, sans intrants, sans sulfites ni additifs chimiques.
Vinification
Adonis se compose de pineau d’Aunis, l’un des plus anciens cépages du Val de Loire occidental. Les vignes, taillées en gobelet, ont en moyenne soixante-quinze ans d’âge et croissent sur sols de limons noirs et de calcaire (tuffeau). Les vendanges sont manuelles, transportées à cheval. L’élevage est de douze mois en barriques.
Dégustation
Drape dans une belle robe grenat, Adonis offre un nez complexe de fruits rouges : fraise, cerise, mûre fumée, herbes douces… En bouche, une belle structure entre poivre noir et framboise. Épicé, fruité et poivré, avec une jolie note friande et levurée à l’attaque qui ajoute à sa gourmandise, c’est un vin de gastronomie. Vous lui associerez des poissons bleus (thon, maquereau, sardine), des matelotes de poissons de mer ou d’eau douce au vin rouge, mais aussi des rôtis ou des grillades de bœuf, des charcuteries et des Plats Mijotés à l’ancienne.
En savoir plus sur Renaud Guettier et La Grapperie
En appellation Coteaux du Loir, La Grapperie est le nom du domaine de Renaud Guettier, que l’on peut décrire comme un orfèvre du chenin, mais aussi du pineau d’Aunis qui est un des plus anciens cépages du Val de Loire.
Le domaine
Le 60 hectares de vignes de Renaud, en coteau, sont protégées des vents du nord par la forêt de Bercé. En fonction de l’altitude, les terroirs présentent une dominante d’argiles, de silex ou de sables. Les cépages sont les deux variétés traditionnellement autorisées dans l’appellation : chenin pour les blancs et pineau d’Aunis pour 90 % des rouges, le reste consistant en quelques ares de côt, de gamay et de grolleau. Certaines vignes sont plus que centenaires.
À la vigne et au chai
Tout le domaine est cultivé en bio. Les sols sont travaillés et toutes les interventions viticoles sont manuelles, y compris les vendanges, effectuées à pleine maturité, ce qui se ressent dans l’ampleur et la suavité des vins. Pour les rouges, les pineaux d’Aunis sont partiellement éraflés (selon les parcelles) et les macérations sont assez longues, de trois à quatre semaines, avec pigeages, pour favoriser l’aptitude au vieillissement. Les vins sont élevés en fûts entre douze et vingt-quatre mois, puis soutirés, assemblés et mis en bouteille sans filtration. Pour les blancs, les chenins sont pressurés directement à basse pression puis entonnés avec fermentation malolactique complète, pendant au moins dix-huit mois, malo incluse, et parfois jusqu’à trente-six mois.
I Vicini Moscato Blanc 2020
Jean-Yves Péron
I Vicini Moscato est un muscat d’Asti vinifié en sec ; il offre donc le nez aromatique et musqué propre au cépage, mais sans le côté sirupeux qui lui est parfois associé, car une structure tannique bien présente vient équilibrer l’ensemble. En bouche, il est riche et puissant ; on retrouve le parfum charmeur du muscat en rétro-olfaction, mais avec la tension, la fraîcheur qu’affectionne le vigneron pour ses blancs secs. C’est un vin de table, doté de puissance et de présence : pas vraiment pour l’apéro, mais pour la gastronomie, aucune limite.
La série « I Vicini » de Jean-Yves Péron est réalisée à partir de raisins vendangés en Piémont ; pour I Vicini Moscato, on a affaire aux fameux muscats des terroirs d’Asti. Ils croissent sur des sols de calcaire très fins, calcaro-magnésiens, et le site d’Asti bénéficie d’un courant d’air froid qui apporte une fraîcheur accrue par rapport au reste de la région. La vendange, manuelle, est pratiquée sur des raisins à la maturité phénolique assez poussée. La macération est longue, avec trois mois de pigeage, après quoi tout est décuvé en janvier, pressé et envoyé directement en barriques de 300 litres (barriques neuves, d’un vin et de deux vins) pour un an d’élevage. Aucune filtration, pas d’ajout de sulfites. Rectitude, tension et fraîcheur : un très beau muscat de montagne.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
UL Rouge 2019
Partida Creus
Partida Creus est un domaine situé en Catalogne, créé par deux Piémontais originaires des Langhe (où l’on s’y connaît en vins), Antonella Gerosa et Massimo Marchiori. Ils mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone, mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. C’est pourquoi leur domaine est aussi important sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne.
Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des exclamations de joie.
Ce nouveau rouge de Partida Creus est à base du cépage ancien et autochtone appelé ull de llebre, ce qui, vous l’aurez deviné, signifie “œil de lièvre”. Ce que vous devinerez moins facilement, c’est qu’il s’agit de la dénomination catalane du tempranillo. C’est en fait une ancienne version locale de ce cépage bien ibérique, que Massimo et Antonella ont bichonnée à leur manière. Le vin est d’une grande originalité : derrière la minéralité, le fruit (noir), la myrtille et la fraîcheur, on remarque des tannins d’une grande finesse et des herbes aromatiques. Un vin sérieux, un peu grave mais les vins graves rendent joyeux, le saviez-vous ? Sa longueur en bouche est étonnante. Le carafage est vivement conseillé pour que ce vin puisse jouer sa musique personnelle jusqu’aux notes les plus fines.
Chiroubles Rouge 2020,
Les En Hauts
Beaujolais en diable, chiroubles à la folie, ce 100 % gamay du Beaujolais réalisé sur l’appellation Chiroubles exprime beaucoup de fraîcheur et des fruits rouges et noires. Souple, gourmand, rond et fruité, avec une belle acidité et pas mal de gouleyance aimable, ce beau vin résulte du travail conjugué des vignerons Damien Coquelet et Frédéric Cossard. Ce vin résulte de macération semicarbonique en grappes entières, l’élevage est de dix mois en œuf de béton.
Pour en savoir plus
Les En-Hauts n’est pas à proprement parler un domaine viticole mais un projet de cuvées réalisées en partenariat entre Damien Coquelet et Frédéric Cossard. Ces deux grandes figures de la viticulture bourguignonne — oui, le Beaujolais est en Bourgogne — avaient toutes les raisons de s’associer pour réaliser à deux des cuvées truculentes et savoureuses.
Frédéric Cossard est une étoile biodynamique et nature de la Bourgogne viticole, qui rend la parole aux terroirs et aux vins bourguignons, non déformés par la chimie agricole. Ses cuvées sont d’une pureté et d’une élégance sans artifice et comptent parmi les plus recherchées de Bourgogne. Son exercice ne se limite pas à la Bourgogne puisque des cuvées sont réalisées à partir de raisins achetés dans d’autres régions. Ses vignes sont soignées selon les principes de la biodynamie : traitements homéopathiques à base d’huiles essentielles, de cuivre et de soufre en doses minimales. Les vendanges sont entièrement manuelles, pratiquées à pleine maturité.
Damien Coquelet, quant à lui, est le digne successeur des grands vignerons bio auxquels on doit l’avènement du nature dans la région beaujolaise : il est le beau-fils de Georges Descombes et Jean Foillard a été son mentor, continuateurs du travail pionnier de Jules Chauvet et Marcel Lapierre. Possédant neuf hectares à Morgon sur terrains granitiques-sableux, il en cultive deux hectares et demi plus quelques vignes reprises en location : en tout, quatre hectares sur la mythique côte du Py. Spécialiste des morgons qui morgonnent et des chiroubles qui chiroublent, il incarne la vraie nature du Beaujolais.
Volnay Qvevris Rouge 2020,
Domaine de Chassorney
Au nez, de belles notes de fruits rouges (fraise), d’épices et de fruits confits. En bouche, de la chaleur, de la puissance, avec des arômes floraux et une grande minéralité en finale. Ce vin chaleureux et droit en appellation Volnay, aux notes de fruits rouges et de fruits noirs, se révèle en bouche équilibré et vif, avec de jolies notes doucement épicées. Il est issu de vieilles vignes de pinot noir croissant en bas de coteau, sur des sols denses et caillouteux à base d’argile rouge ferrugineuse et de calcaire. Les parcelles sont pentueuses, exposées ouest-sud-est et situées entre 230 et 280 mètres d’altitude. Les vignes sont travaillées à cheval, dans le respect des sols et de la terre. Les vendanges sont manuelles et sont réalisées à pleine maturité des raisins. Les raisins macèrent en grappes entières. L’élevage en qvevri (jarre de terre cuite enterrée de type géorgien) développe encore le velouté et la profondeur du vin.
Pour en savoir plus
Par son travail entièrement naturel, Frédéric Cossard rend la parole aux terroirs et aux vins bourguignons, non déformés par la chimie agricole. Ayant constaté, au cours de ses années de négoce, l’existence de pratiques viticoles dommageables, le vigneron s’est servi de ce contre-exemple pour pratiquer une viticulture non dénaturée. Ainsi, il réalise des cuvées d’une pureté et d’une élégance sans artifice qui comptent parmi les plus recherchées de Bourgogne. Frédéric a exercé quelque temps le métier de courtier en vins avant de créer en 1996, avec sa compagne Laure, le domaine de Chassorney : d’abord quelques ares de vignes à Saint-Romain, Auxey-Duresses et Savigny-lès-Beaune, et actuellement dix hectares répartis sur les appellations Nuits-Saint-Georges, Pommard, Volnay, Bourgogne Hautes Côtes de Beaune et Bourgogne. En 2006, il crée sa maison de négoce et achète des raisins biologiques pour vinifier, selon son style et ses convictions, de grands crus tels que meursault, puligny-montrachet, chassagne-montrachet, pommard, nuits-saint-georges, chambolle-musigny, vosne-romanée et plusieurs crus de beaujolais. L’exercice ne se limite pas à la Bourgogne puisque des cuvées sont réalisées à partir de raisins achetés dans le Jura ou en Languedoc. Chez lui, le travail du sol et des vignes se fait le plus naturellement possible : labours réguliers au cheval, pas d’ajout d’engrais chimique ni de désherbant. Les vignes sont soignées selon les principes de la biodynamie : traitements homéopathiques à base d’huiles essentielles, de cuivre et de soufre en doses minimales. Les vendanges sont entièrement manuelles, pratiquées à pleine maturité, fin octobre. Rouges ou blancs, bourgognes classiques ou bouteilles plus atypiques ou moins « régionales », les crus de Frédéric sont des vins rares et convoités, qu’il faut parfois savoir attendre.
Es d’aqui Trachéo Rouge 2016
Jean-Louis PintoCe pur grenache provient des terrains schisteux de Faugères. C’est un vin superbe, fin et frais, joliment fruité. Potentiel de garde de six ou sept ans, mais il peut être apprécié dès maintenant. Nez de framboise, de rose, de réglisse et de garrigue languedocienne. En bouche, des tannins très bien fondus. Une belle énergie, du soleil et beaucoup de structure.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Volnay Rouge 2018
Frederic Cossard
L’AOC Volnay est perchée sur les hauteurs de la côte de Beaune. Ce vin provient d’un terroir pentu, exposé ouest-sud-est et situé entre 230 et 280 mètres d’altitude. Les sols sont essentiellement calcaires, caillouteux, ferrugineux et rougeâtres. Les raisins macèrent en grappes entières. L’élevage est d’environ un an en barriques. Nez de cerise noire et de fruits confits.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Magnum Munjebel VA Rouge 2016
Frank Cornelissen
Ce pur nerello mascalese produit en IGP Terre Siciliane provient des sols basaltiques des trois parcelles les plus élevées (Vigne Alte) du domaine Cornelissen, riches en biodiversité : Tartaraci (1 000 m d’altitude) Monte Dolce (870 m) et Pettinociarelle (890 m). Il exprime parfaitement l’excellence des vieilles vignes de nerello mascalese non greffées cultivées sur les hautes terrasses de la vallée nord de l’Etna. C’est le cru le plus bourguignon du domaine, avec la trame acide la plus prononcée. Cuvée équilibrée, structurée, gastronomique et facile à boire, elle offre beaucoup de fruit croquant, sans jamais tomber dans la facilité. Un certain mordant, une fraîcheur typique du domaine. Parfait rouge de table, grande affinité avec le poulet fermier rôti.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Auguste Rouge 2019,
Sous le Vegetal
Auguste est le seul vin rouge sec du projet Sous le Végétal. Il tire son nom du cépage grec autochtone avgoustiatis dont il est entièrement constitué. C’est un vin léger qui rappelle, à travers sa nature méditerranéenne, quelque chose des rouges du Jura : note terrienne et minérale caractéristique, beaucoup de caractère — pruneau, clou de girofle, anis, vanille, confiture de cerises, tannins gourmands et, sur la finale, une salinité due aux sols minéralement riches (notamment schisteux et calcaires) de l’île de Samos. Les notes fruitées restent tendues et élégantes. Le carafage est conseillé. Les vignes croissent sur les contreforts du mont Karvounis, non loin du village de Pagondas. Le vin résulte de l’assemblage de quatre types de roche sur deux parcelles. Le cépage avgoustiatis (« l’auguste ») est une variété rare, le premier cépage rouge vendangé en Grèce. Il est cultivé en agriculture biologique en conversion à la permaculture. Les vignes, taillées en gobelet, sont vendangées à la main le 15 août, au petit matin. Le vin est obtenu d’abord par une macération de quarante jours en grappes entières et en cuve d’inox. La vinification se fait pour moitié en fûts Stockinger de 500 litres et pour l’autre en cuves de béton ovoïdes. Le vin est totalement sans intrant, non filtré et mis en bouteille par gravité. La bouteille noire assure un vieillissement du vin et le bouchage est effectué au bouchon de liège scellé par un mélange de paraffine et de cire d’abeille noire.
Pour en savoir plus
Sous le végétal se trouve le minéral : tel est le sens de ce concept de cuvées nature réalisé en Grèce, sur l’île de Samos, par une équipe d’amis rassemblée autour des vignerons Jason Ligas et Patrick Bouju. L’entreprise, couronnée de succès, marque une renaissance du vignoble millénaire de cette île de la mer Égée du Nord qui doit à sa végétation dense et boisée divers surnoms reçus dans l’Antiquité, de Dryoussa (« couverte de chênes ») à Kyparissia (« couverte de cyprès ») en passant par Melamphyllos (« Aux feuillages sombres »). Cette richesse naturelle recouvre un sous-sol unique et varié : roches volcaniques et notamment basaltes, calcaire, quartz, granits roses, schistes, fontes ferreuses… L’idée est née de la rencontre de Jason avec la Coopérative viticole de Samos. Patrick Bouju s’associe bientôt au projet. Les cinq cuvées de Sous le Végétal — Livia, Hüpnos, Octave, Palli & Genesia et Auguste — sont réalisées sur une soixantaine de parcelles de muscat à petits grains de Samos (et d’avgoustiatis pour la cuvée rouge), entre 400 et 910 mètres d’altitude. Chaque parcelle est vinifiée à part. Pour la vinification, quatre types de contenants sont employés : amphores, œufs de béton, cuves en inox et barriques de 500 litres. Chaque lieu-dit est vinifié dans au moins deux des quatre contenants et l’élevage se déroule en bouteilles noires scellées à la cire. Pas d’ajout de soufre, pas de filtration : les vignerons de Samos retrouvent le vin tel qu’on le faisait dans leur enfance. C’est là une des merveilles du vin nature : il permet, à travers les projets les plus novateurs, de renouer avec des traditions oubliées. Sous le Végétal reprend également sous son aile les cuvées A la Natural signées Patrick Bouju.
UL Ull de llebre Rouge 2020
Partida Creus
Ce vin est d’une grande originalité : derrière la minéralité, le fruit (noir), la myrtille et la fraîcheur, on remarque des tannins d’une grande finesse et des herbes aromatiques. Un vin sérieux, un peu grave mais les vins graves rendent joyeux, le saviez-vous ? Sa longueur en bouche est étonnante. Le carafage est vivement conseillé pour que ce vin puisse jouer sa musique personnelle jusqu’aux notes les plus fines. De création récente, ce rouge de Partida Creus est à base du cépage ancien et autochtone appelé ull de llebre, ce qui, vous l’aurez deviné, signifie « œil de lièvre ». Ce que vous devinerez moins facilement, c’est qu’il s’agit de la dénomination catalane du tempranillo. C’est en fait une ancienne version locale de ce cépage bien ibérique, que Massimo et Antonella ont bichonnée à leur manière.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
Ull de Llebre Sumoll Rouge - 2019,
Cyclic Beer Farm
Cyclic Beer Farm, c’est un binôme de copains barcelonais, Alberto et Joshua. Basés dans la capitale catalane, ils ont deux volets à leur activité : la bière (Cyclic Beer) et le vin (Cyclic Wine). Les bières, inspirées du modèle belge, se déclinent en gammes surprenantes et bigarrées où les cocktails de levures savamment dosées et les brassins maison s’allient à des macérations variées de fruits, de légumes, d’herbes et de marcs de raisins de variétés catalanes traditionnelles, ces derniers prélevés après la fermentation de leurs vins — car le second volet, c’est le vin, exclusivement réalisé à base de cépages catalans autochtones. Vinificateurs de négoce, Alberto et Joshua vont eux-mêmes vendanger à la main des domaines viticoles bio de toute la Catalogne et rapportent la vendange dans leur chai-atelier brassicole de La Sagrera (Barcelone). Ils y trient les raisins, les foulent aux pieds et cuvent les moûts exclusivement à l’aide de levures indigènes. En fonction du type de vin, la macération pelliculaire se fait sur les peaux et les rafles entre un et trois jours pour les blancs et entre six et quinze jours pour les rouges. Le jus de goutte est ensuite transféré sans pressurage dans des cuves en acier inoxydable où la fermentation se poursuit avant la mise en bouteille. Les peaux et les rafles, et parfois une partie du jus, sont ensuite utilisées pour la macération des bières saison : intéressante synergie entre la bière et le vin. Aucun sulfite n’est ajouté à la vinification ; rien n’est ajouté ni retiré au vin, qui n’est jamais filtré. La vendange et les autres opérations viticoles sont décidées en fonction du calendrier lunaire.
À l’heure où nous avons dégusté ce vin rouge, il se cherchait encore un peu, mais à l’heure où nous écrivons ces lignes, il doit s’être trouvé et se reposer confortablement sur ses tannins équilibrés et sa complexité fruités. C’est un vin bien balancé entre présence corporelle et légèreté, rond et aromatique. Il résulte d’un assemblage des cépages catalans ull de llebre (70%) et sumoll (30%) vendangés à la main à Torrelavit (Haut-Penedès) et à Mas Llorenç (Bas-Penedès) sur sols calcaires et argileux. Les vignes d’ull de llebre sont jeunes (quinze ans) et celles de sumoll au contraire très anciennes (jusqu’à cent ans). L’altitude des parcelles se situe entre 230 et 260 mètres. La vendange, entièrement manuelle, est triée, puis dix pour cent en sont foulés aux pieds. S’ensuit une macération semicarbonique de vingt-sept jours, après quoi le vin termine sa fermentation en cuves d’acier inoxydable.
Orange Blanc 2022,
Un vin orange complexe et structuré, une ode au Gewurztraminer
Le Orange 2022, élaboré par le Domaine Einhart, est une cuvée captivante qui explore toute la richesse du Gewurztraminer et du Pinot Gris. Ce vin orange, obtenu grâce à une macération égrappée d’une semaine, exprime pleinement le potentiel aromatique et la structure tannique du cépage. Fermenté avec des levures indigènes et élevé un mois en cuve inox, ce vin révèle un équilibre parfait entre puissance, fraîcheur et minéralité.
Une dégustation généreuse et envoûtante
Dès le premier nez, l’Orange 2022 séduit par sa complexité. Les arômes d’abricot sec, de figue et de mandarine s’entrelacent avec des touches exotiques d’ananas et de fruit de la passion. En bouche, l’attaque est ample et structurée, avec une texture légèrement tannique qui apporte de la profondeur. La minéralité de basalte se déploie avec élégance, soutenue par une fraîcheur vibrante. La finale est longue et persistante, marquée par des notes de miel et de fleurs d’oranger, offrant une expérience sensorielle unique et intense.
Un vin gastronomique hors du commun
L’Orange 2022 est idéal pour accompagner des plats audacieux et raffinés. Il se marie parfaitement avec des gibiers à plume, des Viandes Blanches rôties ou encore des légumes racines comme le céleri-rave et le chou. Ses arômes puissants lui permettent également de sublimer des fromages affinés ou des plats aux épices douces. Servi entre 8 et 10°C après carafage, ce vin dévoilera toutes ses nuances et sa richesse.
Avec un potentiel de garde de 5 ans, cette cuvée pourra évoluer en bouteille, gagnant encore en complexité et en finesse.
El Aqueronte Rouge 2018
La Senda
El Aqueronte désigne l’Achéron, le fleuve des enfers de la mythologie grecque. On attend donc des notes de fond bien ancrées dans le sol et les fruits noirs, et elles sont au rendez-vous : belle robe grenat sombre, nez fumé et fruité (cerise noire), pivoine et cacao, et en bouche une matière veloutée, cerisée et poivrée, harmonie entre minéralité et fruit. Issu à 100 % de cépage mencia (issu du trousseau), ni filtré ni sulfité, ce vin provient de vignes de soixante-dix à quatre-vingt-dix ans cultivées dans le nord du Bierzo sur une parcelle homogène aux sols argilo-calcaires très riches en quartz, à 555 mètres d’altitude. Les raisins macèrent de trois à quatre jours en vieille cuve de châtaignier non fermée ; les vins sont élevés en fûts de chêne français pendant onze mois. Carafage conseillé.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
€71,00
Prix unitaire par€71,00
Prix unitaire parSaint Romain Sous Roche Rouge 2021
Domaine de Chassorney
Le nez de ce saint-romain issu du climat Sous roche évoque déjà le pinot noir d’altitude par sa fraîcheur et sa vivacité. En bouche, on découvre une superbe structure, des tannins bien arrondis et de jolies notes de fruits rouges et de fruits noirs. Merveilleuse longueur en bouche, générosité de la sensation fruitée, belle profondeur. Ce saint-romain « Sous roche » est un pur pinot noir issu d’une parcelle dont le terroir pentueux, exposé sud-sud-est, est situé entre 280 et 400 mètres d’altitude en appellation Saint-Romain. Les sols y sont essentiellement marneux, calcaires et argileux. Les raisins, issu de vignes cinquantenaires, macèrent en grappes entières. L’élevage est d’environ un an en barriques. Un vieillissement de quelques années développera ses notes épicées et fera mûrir le fruit, mais vous pouvez d’ores et déjà vous en régaler.
Marguerite Rouge 2019
Le Marguerite 2019 du Domaine Bois Moisset est une véritable immersion dans le patrimoine viticole du sud-ouest. Élaboré à partir de Duras, cépage autochtone de Gaillac, il révèle toute la richesse et l’intensité de ce terroir ancestral. Issu de vignes de 15 à 30 ans, plantées sur des limons sableux et des graves argileuses des terrasses du Tarn, ce vin naturel est le fruit d’une approche respectueuse de la vigne et du sol.
La vinification suit une logique minimaliste : vendange éraflée, macération de trois semaines en cuve ciment sans sulfites ajoutés, et fermentation à basse température pour préserver l’éclat du fruit. L’élevage se poursuit en foudre de ciment jusqu’à la mise en bouteille, réalisée sans filtration et avec une dose infime de soufre pour stabiliser le vin tout en conservant son caractère brut et vivant.
D’une robe grenat intense et limpide, Marguerite 2019 offre un nez expressif, dominé par des notes d’épices douces et piquantes (cannelle, poivre noir), de fruits noirs bien mûrs et de violette. En bouche, c’est un vin structuré, ample et frais, porté par une belle acidité naturelle qui équilibre sa matière gourmande. Les tanins sont souples mais présents, prolongeant une finale épicée et légèrement réglissée.
À déguster entre 16 et 18°C, ce rouge vibrant accompagne parfaitement une côte de bœuf, une tajine aux pruneaux ou une terrine de gibier. Un passage en carafe lui permettra de révéler toute sa complexité.
Châteauneuf du Pape Rouge 2021
Le châteauneuf-du-pape avec tout le goût, le plaisir, les tannins soyeux qui vont avec, mais sans la solennité, ça vous intéresse ? Si vous aimez le vin d’appellation — et quelle appellation ! — mais pas l’excès de sérieux (tout en appréciant la plus grande rigueur en bouteille), ce vin est pour vous. Ce rouge en AOC Châteauneuf-du-Pape fait partie de la série Comics du domaine des Grandes Serres. Il est issu de la propriété éponyme et vinifié dans ses chais. Profond, gourmand, frais, ample, il ne présente en rien la morsure du sulfite, et pour cause : il est entièrement naturel, fermenté par levures indigènes et sans aucun intrant chimique. Elle infuse et macère sur les peaux dans de grandes cuves de bois tronconiques. L’élevage est de six mois en vieux fûts avant mise en bouteilles. Un vin tout-terrain qui procure beaucoup de plaisir, à déguster entre amis et avec des êtres chers.
Pour en savoir plus
Châteauneuf-du-Pape, tout le monde sait où cela se trouve, mais connaît-on réellement bien cette appellation ? Le domaine des Grandes Serres en représente à la fois l’excellence et la vitalité. Auteur de vins exceptionnels de propriété et de négoce, rouges ou blancs, il récolte, achète des raisins, vinifie et élève sur un périmètre étendu, centré autour de Châteauneuf et des Côtes-du-Rhône méridionales et incluant des zones plus périphériques telles que Lirac ou les Costières de Nîmes. À Châteauneuf-du-Pape proprement dit, le domaine possède douze hectares. Créé en 1977, il est depuis longtemps fondé sur le respect de l’environnement et du terroir. Actuellement, une grande partie de ses cuvées sont biologiques et sans sulfites ajoutés, sans pour autant s’en vanter publiquement. Modestement, Samuel Montgermont, directeur général du domaine, explique que les conditions géologiques et climatiques, en particulier le mistral, favorisent la santé du vignoble et permettent de se passer d’intrants. Couvrant toute la palette des vins blancs et rouges du Midi et tous leurs cépages, le domaine s’engage à présent dans la production de vins natures sous des étiquettes qui ne se prennent nullement au sérieux, mais les vins contenus dans les bouteilles — chacun portant le nom de son appellation — sont tout ce qu’il y a de solide et de sérieux, en plus d’être frais et savoureux.