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1672 produits
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Liqueur de tomates liqueur 2021,
Distillerie Cazottes
Cette liqueur de tomates bio et naturelle (labels Eurofeuille et Nature & Progrès), issue du terroir gaillacois de la distillerie Laurent Cazottes, mérite tout à fait son pluriel. En effet, ce sont pas moins de 208 variétés de tomates qui croissent en agriculture biologique dans le jardin de la propriété. Toutes peuvent entrer dans la recette de cette boisson spiritueuse, qui titre 18 %.
Élaboration
Pour obtenir cette liqueur de tomates, les tomates biologiques sont cueillis chaque jour à maturité complète dans le jardin gaillacois. Elles sont triées, découpées et macérées dans l’eau-de-vie de vin bio maison. Ensuite, le temps fait son œuvre…
Dégustation
Surprenante avec ses accents salins, herbacés et légèrement sucrés, cette liqueur de tomates biologiques du terroir gaillacois est parfaite à l’apéritif, mais son pouvoir sucré-salé la rend apte à accompagner tous les mets. Elle se plaira avec des tapas de toute sorte, des fromages, des poissons fumés et des conserves marines.
En savoir plus sur la distillerie Cazottes
Laurent Cazottes, vigneron, distillateur et liquoriste nature, est un révélateur de quintessences. À Villeneuve-sur-Vère, près de Gaillac (Tarn), il cultive un véritable Eden de biodiversité. Sur terroir calcaire, il soigne arbres fruitiers, vignes, arbustes et plantes potagères qu’il transforme en vins, en eaux-de-vie et en liqueurs.
Secrets de fabrication
Tout d’abord, l’intégrité du fruit et de la vigne, cultivés en bio certifié (labels Eurofeuille et Nature & Progrès) et en biodynamie, ensuite un soin attentif apporté à leur macération à parfaite maturité dans l’eau-de-vie biologique du domaine, et enfin un dosage du sucre précis et léger.
La touche Cazottes
« Liqueur ne signifie pas liquoreux », aime à dire Laurent. La particularité des liqueurs et eaux-de-vie Cazottes est leur fidélité à la matière première : c’est le fruit tout entier qu’on a en bouche, avec toutes ses nuances et sa gourmandise. Elles sont peu alcoolisées, peu sucrées : ce sont des nectars exceptionnels.
Lou Dilun Rouge 2021,
Clos des B
Lou Dilun (« le lundi » en provençal) est un vin bio et nature en appellation Côtes-de-Provence et sous label bio Écocert, sans sulfite ajouté. Dans les vignobles de Grimaud, les raisins de grenache et de cinsault sont sélectionnés sur pied. Tout est fait, à la vigne comme en cave, pour avoir un état sanitaire parfait de la vendange et n’utiliser ni soufre à la vigne ni sulfite au chai. Frais en bouche, Lou Dilun est vif et fruité, soyeux et velouté, avec une belle matière. Sur la trame de tannins fondus, de légères notes de noyau de fruit apparaissent en bouche. Le secret de sa rondeur et de son fruité incomparables ? Six mois d’élevage en barriques de chêne Atelier Centre France. Voilà un vin qu’on aura plaisir à associer à une belle volaille rôtie.
En savoir plus sur Clos des B
Le Clos des B (initiale des deux propriétaires) est un domaine viticole bio et nature situé à Grimaud, dans le golfe de Saint-Tropez. Gwendolyn Berger et Jean-Jacques Branger sont donc les heureux producteurs des toutes premières cuvées nature de cette zone géographique. Avant le rachat de ces trois hectares de vignes par les deux B, tous ces vins allaient à la cave coopérative des Vignerons de Saint-Tropez. Animés d’une « soif de vignes », comme ils disent, Gwendolyn et Jean-Jacques surmontent les difficultés administratives, remettent le vignoble en état et produisent bientôt rouges, rosés et même un blanc de noirs. Leurs cépages sont typiques de la région : grenache, cinsault, mourvèdre, croissant sur sables schisteux traversés de veines de quartz. La propriété bénéficie d’un microclimat qui protège les vignes de l’humidité, des maladies et du gel. Le parti pris de viticulture et de vinification embrasse résolument le bio (le domaine est sous label Écocert, demandé en 2020), la biodynamie et le nature. Les vins sont sans sulfite ajouté, sans collage ni filtration. Les vins du Clos des B sont le reflet fidèle de leur terroir et de leur climat : frais, fruités et très agréables à boire, de beaux vins naturels du terroir de Provence.
€13,00
Prix unitaire par€13,00
Prix unitaire parFond 1er Jus Rouge 2022
Fond Cyprès
À mi-chemin entre le rouge et le rosé — parce que sa vinification relève des deux —, le très gouleyant Premier Jus est l’image même du glouglou qui fait plaisir : une bombe juteuse qui oscille entre le rouge clair et le rosé sombre. Frais, fruité, délicieux, addictif, il réveille l’esprit assoupi par les chaleurs estivales. Il résulte d’un assemblage de carignan et de grenache achetés à un vigneron certifié bio. Les vignes croissant sur sols marno-calcaires. Les vendanges des deux cépage sont traitées séparément : le carignan est macéré deux jours en grappes entières dans un moût de grenache en pleine fermentation, obtenu par saignée. Deux jours après l’assemblage des deux variétés, le tout est pressé directement. Ainsi, le début de vinification est en rosé et la fin de vinification est en rouge. Un élevage de six mois en cuve d’inox précède une mise en bouteilles avec un infinitésimal ajout de sulfite pour stabiliser ce nectar fougueux.
Pour en savoir plus
Ce domaine des Corbières repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Au cœur du vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
€150,00
Prix unitaire par€150,00
Prix unitaire parNuits-Saint-Georges Aux Croix Rouges Blanc 2021
€50,40
Prix unitaire par€50,40
Prix unitaire parLa Chassornade Blanc Pétillant 2021
Auxerrois Origin Blanc 2021
Jean-Marc Dreyer
L’auxerrois, également appelé pinot blanc, est un cépage typiquement alsacien qui forme la base de cet Auxerrois Origin de Jean-Marc Dreyer. Floral, frais, séduisant, il est à la fois atypique et gourmand, bien marqué par la macération qui lui donne une mâche distinguée. Son degré d’alcool est assez généreux (14 degrés). La macération en grappes entières donne à ce vin dense et sec, d’une délicieuse salinité, des tons ambrés, des notes florales et des sensations d’une parfaite droiture. Un jambon ibérique de bellota fondrait de bonheur à son côté. La gamme Origin de Jean-Marc Dreyer est consacrée à des cuvées monocépages réalisées en macération pelliculaire autour des six cépages blancs d’Alsace : sylvaner, auxerrois, pinot gris, gewurztraminer, riesling et muscat. Ce vin est réalisé en méthode biodynamique, fermentation par levures indigènes, non filtré, non clarifié.
Pour en savoir plus
« La macération, en Alsace, c’est une tradition ancestrale ! affirme Jean-Marc Dreyer, ajoutant que le pressurage direct dans cette région est une invention moderne, liée à l’apparition de l’électricité. Autrefois, on travaillait à la main et on laissait macérer les raisins avant d’envoyer les marcs au pressoir. » La macération en grappes entières est la signature de Jean-Marc Dreyer et représente 85 % de la production du domaine, le reste consistant en blancs de pressurage direct, élevés sans houillage. Jean-Marc succède à plusieurs générations de sa famille au domaine Dreyer & Fils, créé en 1830 entre Obernai et Molsheim. Dès sa reprise du domaine, il opte immédiatement pour la biodynamie, mais il hésite quelque temps entre plusieurs méthodes : au début, ses vins sont plus boisés, élevés en barriques neuves avec bâtonnage. Ensuite, période sucrée : tous ses vins contiennent du sucre résiduel. En 2008, il essaie de vinifier sans aucun soufre et trouve sa direction : l’hiver suivant, au retour du pèlerinage de Compostelle, il décide de ne plus ajouter de sulfites dans ces vins. Cette décision prise, il affirme son style autour de la macération pelliculaire, assez poussée, ciselée, toujours surprenante sur les cépages alsaciens, dont elle fait ressortir la structure sans sacrifier la délicatesse. Jean-Marc travaille en cuvées monocépage ou d’assemblage et réalise également des rouges de pinot noir d’une profondeur surprenante.
€55,00
Prix unitaire par€55,00
Prix unitaire parBourgogne blanc Bigotes Qvevris Blanc 2021
€49,50
Prix unitaire par€49,50
Prix unitaire parBourgogne Bedeau Qvevris Rouge 2021
€110,00
Prix unitaire par€110,00
Prix unitaire parMagnum Les Orgues Rouge 2019,
Frédéric Gounan
Fruit, minéralité, droiture, fruits rouges nets et savoureux, arrondis et sublimé par le format magnum : l’expression volcanique et minérale des sols basaltiques à travers le pinot noir, unique à l’Auvergne, est incomparable. Les Orgues est un pur pinot noir d’Auvergne obtenu en biodynamie sur des sols argilo-calcaires riches en granite et en basalte. La vendange est foulée et vinifiée en grappes entières. L’élevage en fûts est de trente mois. Ce vin appelle des plats traditionnels solides, des potées, des soupes à la fourme d’Ambert, de pountis ou des saucissons en brioche.
Pour en savoir plus
Issu d’une famille de paysans établie sur la commune de Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme) depuis au moins deux siècles, Frédéric Gounan fut dans une première vie mécanicien et créateur de prototypes pour la marque française de motos Voxan, dont le siège était à Issoire. Il s’est détourné du monde industriel pour se consacrer au vin avec sa compagne Caroline. Il entend tirer partie des magnifiques terroirs de son village natal, bien loin de faire « pisser la vigne », comme on faisait autrefois : il constate que tout ce qui sort de cette terre possède des qualités gustatives exceptionnelles. Il reprend des parcelles de gamay d’Auvergne, plante d’autres cépages, et finit par produire des cuvées qui comptent parmi les plus savoureuses et les plus recherchées d’Auvergne. Sur cette terre de la chaîne des puys, les pinots noirs croissent sur des sols noirs basaltiques, les sauvignons et les pinots gris reposent sur des sols blancs argilo-calcaires cailloutés de basalte. Adepte de l’agriculture biologique et biodynamique, Frédéric applique également des méthodes qu’il juge appropriées au climat et au terroir : pour faciliter la photosynthèse dans ce climat rude et contrasté, il pratique le palissage en lyre qui permet d’aérer et d’exposer au soleil le feuillage des vignes, garantie de fruits mûrs à la vendange. Toujours mécanicien dans l’âme, il fabrique ses outils et bricole ses tracteurs selon ses besoins. Ses vins sont rares et distingués, très recherchés des amateurs : à petit domaine (moins de deux hectares), petite production (par le volume, non par l’esprit).
Magnum P'tit Poussot Blanc 2018,
Domaine de l'Octavin
Minéral et sec quoique fruité, joyeux et aimable, ce P’tit Poussot (En Poussot est le nom de la parcelle) offre un nez de poire et en bouche des notes opulentes, de pomme, d’agrumes et d’ananas, ainsi que beaucoup de fraîcheur et d’acidité. Frais et aimable, parfait à l’apéro et à table. Il est issu de100 % chardonnay obtenu en biodynamie sur sols de marnes rouges et traité en presse directe avec fermentation en cuve. Mis en bouteille en septembre 2019. il est taillé pour les très bonnes charcuteries : on peut aller jusqu’au pata negra ou au chorizo ibérique. Un excellent vin d’apéritif ou de table.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau ». Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Vieille Vigne Rouge 2017,
Domaine Bois Moisset
Avec quelques années au compteur, ce beau vin bio et naturel révèle encore plus de complexité et de profondeur : à boire dès maintenant ! Vigne Vieille du Falgueyras est un vin rouge fruité et gourmand, riche en notes de fruits rouges (cassis, mûre, griotte) et magnifiquement poivré. Son profil s’agrémente d’épices douces, de pruneau au nez, d’olive noire, ainsi que d’accents plus minéraux (fumée, encens naturel). Il a du caractère, du boisé sans exagération et une très belle matière. Typique des terroirs de Gaillac, c’est un rouge élaboré à 100 % à partir de vieilles vignes de syrah âgées de trente et quarante ans, plantées sur boulbènes (sables graveleux et limoneux) sur la deuxième terrasse du Tarn. La vendange éraflée macère en cuves de ciment avec deux pigeages du marc. La température de fermentation n’a pas dépassé 21 °C. L’élevage se poursuit pendant neuf mois avant une mise en bouteille sans filtration et, bien entendu, sans ajout de sulfites.
Pour en savoir plus
Le nom de Gaillac, région où se situe le domaine de Bois-Moisset, aux mains de Sylvie Ledran et Philippe Maffre, est associé aux vins depuis l’Antiquité ; il s’agit du plus vieux vignoble de France, avec deux mille ans d’histoire et une impressionnante ampélothèque de cépages autochtones anciens. C’est aussi une région d’une beauté éblouissante, surnommé « la Toscane française » en raison de ses douces collines plantées de bocages et de sa luminosité quasi florentine. De nombreux domaines, en même temps que celui de Bois-Moisset, mettent en valeur cet héritage viticole d’une richesse unique. En même temps qu’un domaine planté de vignes, il s’agit d’une ferme en polyculture biologique qui vend directement sa production de lentilles, d’huile de tournesol, de farines de céréales et de jus de raisin. Un troupeau de vaches de races locales anciennes y prospère également et des chambres d’hôtes sont proposées à la belle saison. C’est dans ce petit paradis rural que naissent des vins naturels typiques de leur origine et de leur terroir, sur quinze hectares de boulbènes, des sols graveleux et sablo-limoneux charriés par le Tarn pendant des milliers d’années. L’encépagement est dominé par la syrah et le duras, mais la richesse ampélographique du Gaillacois (braucol, prunelart, loin-de-l’œil…) se manifeste également dans les cuvées du domaine de Bois-Moisset, qui consistent particulièrement en vins rouges d’un fruité croquant, concentrés mais aux tannins déliés et délicats.
Pastis du Zeppelin 44.8° - 70cl
Distillerie Awen Nature
On admire d’abord la magnifique étiquette, et l’on découvre ensuite le bouquet. Le nez de ce pastis certifié biologique est frais et anisé, la bouche est très fraîche et finement épicée. Mais du pastis en Bretagne ? Bien sûr. D’ailleurs, si l’on sait faire de l’absinthe, on sait faire du pastis, ce dernier étant en fait l’un des spiritueux qui ont remplacé l’absinthe après son interdiction en 1915. Le pastis, dès lors, est devenu un produit provençal et surtout marseillais, mais rien n’empêche l’existence d’un pastis breton. Celui-ci tire son goût d’une combinaison de treize plantes distillées, toujours avec une dominance d’anis vert et des notes complexes, épicées et herbacées : fenouil, badiane, racine d’angélique, coriandre, cannelle, orange, iris, réglisse, muscade, girofle. Le tout est d’une grande fraîcheur, comme il sied à un pastis. Il ne reste plus qu’à l’allonger d’eau fraîche.
Pour en savoir plus
La distillerie Awen Nature est une fabrique de potions magiques : des breuvages à forte teneur celtique, des liqueurs biologiques avec une forte touche de poésie. Cette distillerie bretonne, située en Ille-et-Vilaine et dirigée par Julien Fanny, s’est d’abord consacrée à l’absinthe, une liqueur que Julien a contribué à réhabiliter. Ce n’est pas « la liqueur qui rend fou, dit-il : on était déjà fou avant. » Il s’efforce — avec succès — de reproduire le goût d’antan, celle des absinthes qu’on donnait autrefois aux enfants sur un morceau de sucre comme vermifuge. « Il faut un grain de folie pour être distillateur aujourd’hui », dit Julien. Outre l’absinthe, Julien distille une vaste gamme d’alcools et de liqueurs : gins, vodkas, rhums botaniques, élixir du Suédois, concoctions inspirées des jeux de rôles… Le tout à base de plantes, dans le respect de l’environnement, sans conservateur ni arôme artificiel. Une ode au végétal que doivent siroter en secret les korrigans, la nuit, sur les landes.
Rhum Shrubb 30° - 70cl
Distillerie Longueteau
Le shrubb est une recette traditionnelle des Antilles dont les origines plongent profondément dans l’histoire : le terme shrub désignait, aux XVIIe et XVIIIe siècles, dans le monde anglophone, une liqueur à base de rhum ou de cognac contenant du sucre, des jus et des écorces d’agrumes macérées. Un cocktail sour avant la lettre, en quelque sorte. Dans l’Amérique d’époque coloniale, le shrub était un vinaigre à boire additionné de sucre, d’eau gazeuse et d’un spiritueux tel que le rhum ou le brandy. Dans les deux cas, le breuvage descendait des cordiaux médicinaux des XVe et XVIe siècles. Au fil du temps, des modes de vie coloniaux dans les Caraïbes et du commerce maritime, le shrub acquit un b supplémentaire et se mit à désigner une liqueur à base de rhum, de sucre, d’écorces d’oranges et d’épices. La formule a traversé les siècles et est encore populaire aux Antilles. Ce shrubb de tradition guadeloupéenne est réalisé sous la forme d’une liqueur à base de rhum agricole Longueteau 50° et d’une macération d’écorces d’orange cultivées à la propriété, de vanille, de grains de café et de noix de muscade. La liqueur est affinée dans des fûts de chêne neuf. Elle offre au nez et en bouche un profil complexe et très gourmand : le pain d’épices et les écorces d’orange se manifestent, pour faire place à une finale finement caramélisée. À boire en digestif ou à l’apéritif. Peut aussi aromatiser des desserts.
Pour en savoir plus
La distillerie Longueteau, située à Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe), est la plus ancienne distillerie de l’île encore en activité. Elle a la particularité d’être entièrement autonome en production de canne à sucre, dont elle se sert pour obtenir ses magnifiques rhums agricoles de terroir. Le rhum agricole, nous le précisons, est issu de pur jus de canne à sucre contrairement à beaucoup d’autres rhums des Caraïbes, produits à base de mélasse de canne. Il est une spécialité des Antilles françaises. Le domaine est actuellement aux mains de François Longueteau, distillateur depuis 1979. La fabrication est, comme à l’origine, artisanale et traditionnelle, mais les terroirs de canne à sucre sont valorisés en mode parcellaire — c’est la grande originalité de Longueteau, première distillerie de l’île à avoir adopté cette approche. Deux variétés de canne à sucre, la canne bleue et la canne rouge, sont cultivées, ainsi que des fruits du terroir guadeloupéen. Les rhums Longueteau et les préparations qui en découlent (punchs, shrubbs…) sont fins, aromatiques, profonds et parfumés.
Bon Papa Blanc 2021,
Domaine Bois Moisset
La robe est or clair, légèrement trouble. Bon Pâpâ est un vin blanc qui offre une minéralité décidée mais légère et un nez, d’abord un peu fermé, aux accents fermentaires et lactés avec une légère touche fumée et un peu de foin frais. En bouche, le vin est rond, ample et frais avec une matière juteuse, charnue. La mâche est savoureuse et fruitée : pomme chaude, brugnon, poire acidulée et une finale herbacée, tonique, avec une fine acidité et une noble amertume (noyau d’abricot). Le vin se caractérise par une fraîcheur délicieuse. Beaucoup de croquant et un fruit très prononcé. Quelques notes d’agrumes citronnés, de pamplemousse, et une belle coexistence de la rondeur (sans sucrosité) et de l’acidité. Réalisé en catégorie Vin de France, Bon Pâpâ est un des rares blancs du domaine de Bois-Moisset. Sa composition : 10 % muscadelle, 45 % sauvignon et 45 % len-de-l’el (loin de l’œil). Les vignes ne reçoivent aucun produit chimique de synthèse, et les amendements sont des fumiers compostés provenant du petit élevage de bovins du domaine. Le désherbage se fait mécaniquement, voire parfois manuellement. Les raisins sont pressés dès la récolte et assemblés en jus frais. La fermentation se déroule à 19 °C, avant la fermentation malolactique. Le vin a été mis en bouteille avec un sulfitage minime de 1 g pour 100 litres.
Pour en savoir plus
Le nom de Gaillac, région où se situe le domaine de Bois-Moisset, aux mains de Sylvie Ledran et Philippe Maffre, est associé aux vins depuis l’Antiquité ; il s’agit du plus vieux vignoble de France, avec deux mille ans d’histoire et une impressionnante ampélothèque de cépages autochtones anciens. C’est aussi une région d’une beauté éblouissante, surnommé « la Toscane française » en raison de ses douces collines plantées de bocages et de sa luminosité quasi florentine. De nombreux domaines, en même temps que celui de Bois-Moisset, mettent en valeur cet héritage viticole d’une richesse unique. En même temps qu’un domaine planté de vignes, il s’agit d’une ferme en polyculture biologique qui vend directement sa production de lentilles, d’huile de tournesol, de farines de céréales et de jus de raisin. Un troupeau de vaches de races locales anciennes y prospère également et des chambres d’hôtes sont proposées à la belle saison. C’est dans ce petit paradis rural que naissent des vins naturels typiques de leur origine et de leur terroir, sur quinze hectares de boulbènes, des sols graveleux et sablo-limoneux charriés par le Tarn pendant des milliers d’années. L’encépagement est dominé par la syrah et le duras, mais la richesse ampélographique du Gaillacois (braucol, prunelart, loin-de-l’œil…) se manifeste également dans les cuvées du domaine de Bois-Moisset, qui consistent particulièrement en vins rouges d’un fruité croquant, concentrés mais aux tannins déliés et délicats.
I Vicini Favorita Blanc 2020,
Jean-Yves Péron
En comparaison avec les deux millésimes précédents (2018 et 2019), cette cuvée offre une structure tannique beaucoup plus marquée (sans être trop puissante ou intrusive) et une typicité semi-aromatique. Le fruit ressort davantage que sur 2018 et 2019, issus de jeunes vignes. On perçoit donc des notes salines, une magnifique acidité, et du fruit, du fruit et du fruit. C’est donc l’opulence du cépage qui ressort, résultat du choix d’une parcelle différente, plantée de vieilles vignes et orientée sud-est. La peau de ces raisins est beaucoup plus épaisse, ce qui influe sur la tannicité du vin. On garde les caractéristiques du cépage : sapidité, belle base acide, tension, beaucoup de parfum sans excès d’exotisme.
En 2017, Jean-Yves Péron a décidé d’élargir sa gamme en allant récupérer des raisins bio au cœur du Piémont italien. Il en est résulté plusieurs cuvées, dont I Vicini favorita, blanc de variété locale si proche du vermentino (rolle en France) qu’on considère les deux cépages comme identiques. On a donc en quelque sorte un vermentino non maritime, avec la signature d’un terroir et d’un climat plus continental. Le vin résulte d’une macération carbonique de deux semaines, avec un pigeage d’une dizaine de jours. Le vin est élevé en barriques de 300 litres.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Les Barrieux Blanc 2020,
Jean-Yves Péron
Attention, nouvelle vinif ! Gourmandise, friandise, richesse, volume, puissance : ce millésime des Barrieux est différent des précédents. Jusqu’à une date récente, il était vendangé en légère surmaturité avec des macérations longues, mais en 2020 Jean-Yves Péron a désiré une maturité plus juste et plus classique, pour retrouver le côté gourmand du merveilleux cépage roussanne en éliminant l’austérité des tannins. Le vin est donc moins tannique et moins oxydatif qu’avant. Outre ces nuances, il reste Barrieux jusqu’au bout des ongles, c’est-à-dire un vin blanc de macération généreux aux extraordinaires notes de cuir, de fumé, de coing confit, après un bouquet olfactif complexe floral et hespéridé et avant une longue finale aromatique. Cuvée rare car exceptionnelle, c’est un vin sans équivalent, entièrement constitué de roussanne pour ce millésime. Les vignes croissent sur terrain schisteux et sont vendangées manuellement. S’ensuivent deux semaines de macération carbonique. L’élevage est d’un an en petits foudres de 12 hectolitres. Les Barrieux n’a subi ni filtration, ni collage ni ajout de sulfites. C’est un tout-terrain gastronomique à toute épreuve.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
I Vicini Barbera Rouge 2020,
Jean-Yves Péron
Un grand vin dans tous les sens du terme que cet I Vicini Barbera. Long, très fruité, généreux, profond, présentant une superbe acidité résultant d’une vendange à maturité modérée, il est à la fois grave et joyeux, merveilleusement intense et concentré. Finesse, minéralité, tension, belle robe rouge intense et colorée : un superbe exemple de ce que le cépage barbera peut accomplir, surtout en altitude comme c’est le cas ici. Ses 13,5 degrés d’alcool témoignent de la volonté de ne pas exagérer sa richesse et sa puissance : la moyenne des barberas d’aujourd’hui avoisine plutôt les 15 degrés. Deuxième cépage rouge le plus utilisé en Italie après le sangiovese, la barbera donne des vins corsés, colorés, sur les fruits rouges.
En 2017, Jean-Yves Péron a décidé d’élargir sa gamme en allant récupérer des raisins bio au cœur du Piémont italien, en collaboration avec ses amis vignerons Paolo Angelino à Casale Monferrato et Giorgio Barbero à Asti. Il en est résulté plusieurs cuvées, dont ce rouge 100 % barbera, à partir des raisins de Paolo. Les vignes, âgées d’une quarantaine d’années, croissent sur des sols de marnes grises et blanches cultivées en biodynamie. Ce sont des vieilles vignes à petit rendement, vendangées à la main en légère sous-maturité pour contrebalancer la richesse du cépage. La macération pelliculaire, en mode carbonique pur sans pigeage, se déroule sur quatre semaines, sur levures indigènes. I Vicini Barbera vieillit ensuite pendant au moins un an dans des amphores en grès de 900 litres, ce qui renforce la tension et la minéralité du vin. Pas de filtration, de collage ni d’ajout de sulfites.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
€24,00
Prix unitaire par€24,00
Prix unitaire parLe Blanc des Garennes Blanc 2020,
Fond Cyprès
Une belle texture, des notes d’agrumes et de fruits exotiques. Roussanne, grenache blanc et viognier croissant sur la même parcelle : un assemblage méridional qui produit un blanc vraiment sudien, original, équilibré, frais, charpenté par une légère macération, fermenté et élevé en barriques. Son profil est atypique en Corbières. Signe particulier : la parcelle a été plantée en fonction du vin désiré, et choisie orientée au nord pour assurer une bonne acidité. Les trois cépages sont vendangés avec des maturités différentes. Dès que le viognier (plus tardif) est mûr, tout est récolté ensemble : le grenache blanc se trouve souvent en surmaturité. Cela produit un équilibre gustatif très particulier, entre fraîcheur, gras et rondeur. Après un pressurage direct, le moût est vinifié en vieilles barriques de 225 litres, puis élevé dix mois. On peut le garder une dizaine d’années, si on lui laisse le temps : tous les accords lui conviennent.
Pour en savoir plus
Ce domaine languedocien repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Dans le vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
€17,50
Prix unitaire par€17,50
Prix unitaire parLe Carignan de la Source Rouge 2020,
Fond Cyprès
Languedocien jusqu’au bout des ongles, délicat, dense et frais, fruité et généreux, tout en fraîcheur et en délicatesse : une belle bouteille vivante et épicée, avec de belles notes de cuir et de sous-bois, des tannins bien fondus qui n’agressent pas le palais. Provenant d’une parcelle calcaro-marneuse de carignans de soixante ans, ce vin, après vendange manuelle et égrappage, est fermenté quatre semaines en cuves de béton. Le vin est ensuite élevé douze mois en vieux demi-muid (barrique de 500 à 650 litres) qui a pour qualité de ne pas boiser le vin mais de lui assurer un vieillissement confortable, en douceur. Avec ses tannins mûrs et évolués, il offre un grand potentiel de garde, mais on peut déjà commencer à le boire. Une bouteille vivante, à associer à tout ce que la côte méditerranéenne de l’Ouest (Languedoc, Roussillon, Catalogne, région de Valencia…) peut offrir de délicieux. On n’oublie évidemment pas la région à l’est du Rhône : cuisines provençales, italiennes, grecques… À garder environ une dizaine d’années.
Pour en savoir plus
Ce domaine languedocien repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Dans le vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
Muscana Blanc 2020,
Domaine Einhart
Belle robe orangée à l’éclat ambré, premier nez aux arômes typiques de baies de muscat en surmaturité, légèrement fumés. Le second nez, tout en finesse, est accompagné d’une pointe d’agrumes, invitant à la dégustation. L’attaque, droite, très ample, est marquée par une acidité fondue dans de beaux arômes de coing confit. La fin de bouche est tonique, toujours avec les tannins fondus que produit la macération. Muscana, comme son nom l’indique, est un Vin de France issu à cent pour cent de muscats croissant sur la propriété sur terroirs calcaires oolithiques de type Muschelkalk (parcelles situées à Fleckenstein, Westerberg et Meyen). L’âge moyen des vignes est de vingt-cinq ans. La vendange est manuelle et les raisins sont égrappés. La macération est de quatre à six jours avec levures indigènes et l’élevage se fait en cuve d’inox sur lies fines, sans filtration.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer, il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.