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Liqueur de coing sauvage liqueur 2018,
Distillerie Cazottes
Cette liqueur de coing sauvage de la distillerie Cazottes, située dans la région de Gaillac (Tarn), est biologique et naturelle, labellisée Nature & Progrès et Eurofeuille. Elle est issue des fruits de cognassiers sauvages cueillis en automne dans les haies du domaine de Laurent Cazottes. Aucun usage de pesticide, de colorant ni d’aucun intrant.
Élaboration
Pour obtenir cette liqueur de coings artisanale, Laurent Cazottes fait macérer les coings sauvages bien mûrs à l’air libre pendant quatorze mois dans une eau-de-vie de raisin biologique maison légèrement sucrée. L’ensemble est filtré, le marc distillé, et l’eau-de-vie résultante réintroduite dans la liqueur, qui titre 18 %.
Dégustation
L’odeur de coing sauvage est ensorcelante, douce et fruitée, rappelant celle du linge propre ; la bouche est suave, longue, légèrement astringente et amère, et le goût est d’une grande finesse. Bien que rare et distinguée, cette liqueur de coing bio de la Distillerie Cazottes s’accorde avec tout : chocolat, pâtisseries traditionnelles et même foie gras ou terrines de porc ou de gibier.
En savoir plus sur la distillerie Cazottes
Laurent Cazottes, vigneron, distillateur et liquoriste nature, est un révélateur de quintessences. À Villeneuve-sur-Vère, près de Gaillac (Tarn), il cultive un véritable Eden de biodiversité. Sur terroir calcaire, il soigne arbres fruitiers, vignes, arbustes et plantes potagères qu’il transforme en vins, en eaux-de-vie et en liqueurs.
Secrets de fabrication
Tout d’abord, l’intégrité du fruit et de la vigne, cultivés en bio certifié (labels Eurofeuille et Nature & Progrès) et en biodynamie, ensuite un soin attentif apporté à leur macération à parfaite maturité dans l’eau-de-vie biologique du domaine, et enfin un dosage du sucre précis et léger.
La touche Cazottes
« Liqueur ne signifie pas liquoreux », aime à dire Laurent. La particularité des liqueurs et eaux-de-vie Cazottes est leur fidélité à la matière première : c’est le fruit tout entier qu’on a en bouche, avec toutes ses nuances et sa gourmandise. Elles sont peu alcoolisées, peu sucrées : ce sont des nectars exceptionnels.
€39,00
Prix unitaire par€39,00
Prix unitaire parL'Opéra des Vins Charme Blanc 2021
Jean-Pierre Robinot
Ce millésime 2021 de Charme procède d’une année particulièrement chaude : il présente un fruité pur et une belle maturité avec une remarquable acidité qu’on peut raisonnablement appeler « un petit goût de reviens-y ». C’est un grand séducteur dont vous ne pourrez plus vous passer. Il porte bien son nom : cet exquis chenin de Loire offre de belles notes d’agrumes et d’épices : fruits blancs, miel, écorce de citron et fruits secs en fond de palais. Élégant, profond, fin et plein de vivacité, un peu exotique sur les bords, il présente une belle minéralité et beaucoup de fraîcheur. Charme est issu de vignes de chenin de quarante ans d’âge croissant sur sols d’une très forte minéralité : siliceux, argileux (argiles rouges) et calcaires. La vendange passe en presse directe et fermente en fûts de chêne. La vinification se fait par fermentation alcoolique spontanée avec levures indigènes. L’élevage est de douze mois en fûts de chêne, suivi de trois mois en cuve avant une mise en bouteilles sans filtration. Un carafage d’une heure est conseillé.
Pour en savoir plus
Quiconque s’intéresse au vin naturel en France a forcément croisé un jour Jean-Pierre Robinot et n’a jamais oublié cette silhouette souriante et bondissante. Force est de constater que si l’on n’a pas encore réussi à prouver que tous les vins ressemblent à leur vigneron (étude à entreprendre), les crus réalisés par Jean-Pierre, chaleureux, aimables et lumineux, sont à l’image de leur auteur. Après avoir tenu pendant près de quinze ans le bar à vins L’Ange Vin rue Richard-Lenoir, dans le XIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre est retourné dans son Chahaignes natal, petit village du sud de la Sarthe, aux confins de l’Anjou et de la Touraine. Son rêve est d’acquérir son vignoble et de faire des vins sans soufre. Il récupère des friches en coteau, sur de grands terroirs, ainsi que des caves troglodytes creusées dans le tuffeau. 2002 sera son premier millésime. En parallèle, sous la marque L’Opéra du vin, il vinifie des raisins achetés à des vignerons locaux. Jean-Pierre Robinot pratique une viticulture biologique exigeante, sans désherbage chimique. Le sol est travaillé et amendé au moyen de composts naturels. Toutes les vendanges, pratiquées à maturité sur des raisins sains, sont faites à la main. Le lieu et la climatologie favorisent la pourriture noble.
Marguerite Rouge 2020
Domaine Bois Moisset
Marguerite est un beau bouquet d’épices, douces et piquantes : cannelle, poivre noir, muscade. Ce vin rouge du terroir gaillacois offre en bouche beaucoup de fraîcheur et de volume, il exprime aussi bien la qualité de son terroir que celle de son cépage. Il est en effet composé à 100 % de duras, cépage typique de la région de Gaillac, croisement de savagnin et de tressot. Une partie des vignes, d’une trentaine d’années, croissent sur la troisième terrasse du Tarn, donc sur un sol de limon sableux, et l’autre partie, également trentenaire, croît sur sols argilo-graveleux exposés au nord. La vendange est éraflée et cuve deux semaines sans ajout de sulfite dans une cuve en ciment. Le marc est pigé deux fois à faible température. Le vin est élevé en foudre de ciment avant mise en bouteille.
Pour en savoir plus
Le nom de Gaillac, région où se situe le domaine Bois-Moisset, aux mains de Sylvie Ledran et Philippe Maffre, est associé aux vins depuis l’Antiquité ; il s’agit du plus vieux vignoble de France, avec deux mille ans d’histoire et une impressionnante ampélothèque de cépages autochtones anciens. C’est aussi une région d’une beauté éblouissante, surnommé « la Toscane française » en raison de ses douces collines plantées de bocages et de sa luminosité quasi florentine. De nombreux domaines, en même temps que celui de Bois-Moisset, mettent en valeur cet héritage viticole d’une richesse unique. En même temps qu’un domaine planté de vignes, il s’agit d’une ferme en polyculture biologique qui vend directement sa production de lentilles, d’huile de tournesol, de farines de céréales et de jus de raisin. Un troupeau de vaches de races locales anciennes y prospère également et des chambres d’hôtes sont proposées à la belle saison. C’est dans ce petit paradis rural que naissent des vins naturels typiques de leur origine et de leur terroir, sur quinze hectares de boulbènes, des sols graveleux et sablo-limoneux charriés par le Tarn pendant des milliers d’années. L’encépagement est dominé par la syrah et le duras, mais la richesse ampélographique du Gaillacois (braucol, prunelart, loin-de-l’œil…) se manifeste également dans les cuvées du domaine Bois-Moisset, qui consistent particulièrement en vins rouges d’un fruité croquant, concentrés mais aux tannins déliés et délicats.
€42,00
Prix unitaire par€42,00
Prix unitaire parSkin-Contact Zizifredo Blanc 2021
Ma' Carotte Blanc 2020,
Frédéric Gounan
Vivant, fruité, équilibré, frais et minéral, Ma’Carotte s’annonce au nez par les agrumes (écorces d’orange séchées et torréfiées), l’ananas et la goyave avec quelques touches miellées. Finale saline caractéristique du sol basaltique, délicieuse acidité en fin de bouche. Ma’Carotte est un vin blanc sec d’Auvergne issu à parts égales de pinot gris et de sauvignon en pressurage direct. Capsulé façon bière, il se prête à toutes les occasions et à tous les accords. Si vous le voyez passer, profitez-en, Frédéric n’en fait pas tous les ans.
Pour en savoir plus
Issu d’une famille de paysans établie sur la commune de Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme) depuis au moins deux siècles, Frédéric Gounan fut dans une première vie mécanicien et créateur de prototypes pour la marque française de motos Voxan, dont le siège était à Issoire. Il s’est détourné du monde industriel pour se consacrer au vin avec sa compagne Caroline. Il entend tirer partie des magnifiques terroirs de son village natal, bien loin de faire « pisser la vigne », comme on faisait autrefois : il constate que tout ce qui sort de cette terre possède des qualités gustatives exceptionnelles. Il reprend des parcelles de gamay d’Auvergne, plante d’autres cépages, et finit par produire des cuvées qui comptent parmi les plus savoureuses et les plus recherchées d’Auvergne. Sur cette terre de la chaîne des puys, les pinots noirs croissent sur des sols noirs basaltiques, les sauvignons et les pinots gris reposent sur des sols blancs argilo-calcaires cailloutés de basalte. Adepte de l’agriculture biologique et biodynamique, Frédéric applique également des méthodes qu’il juge appropriées au climat et au terroir : pour faciliter la photosynthèse dans ce climat rude et contrasté, il pratique le palissage en lyre qui permet d’aérer et d’exposer au soleil le feuillage des vignes, garantie de fruits mûrs à la vendange. Toujours mécanicien dans l’âme, il fabrique ses outils et bricole ses tracteurs selon ses besoins. Ses vins sont rares et distingués, très recherchés des amateurs : à petit domaine (moins de deux hectares), petite production (par le volume, non par l’esprit).
Terre Mère Rouge 2020,
Clos des B
Provence - Côtes de Provence AOC AOP
Les fruits rouges et surtout noirs (cassis, mûre, myrtille) abondent au nez et en bouche, le vin est structuré, les tannins sont souples et fondus, et la note d’amande amère en fin de bouche rappelle un peu un amarone de la Valpolicella. On perçoit nettement à travers la dégustation de Terre Mère, qui n’est pas baptisé ainsi par hasard, un désir du producteur de coller au terroir, d’en extraire la quintessence. Cette typicité mûre et évoluée (15 % d’alcool) résulte de méthodes de vinification particulières : Terre Mère, un rouge en AOP Côtes-de-Provence, se compose de 50 % grenache, 20 % cinsault et 30 % mourvèdre vendangés en surmaturité dans la seconde moitié de septembre (19 septembre en 2020). Comme le dit le biodynamiste Jean-Michel Deiss, « quand la maturité est bonne, le cépage disparaît et le terroir apparaît ». La vinification se fait à 90 % en cuves d’acier inoxydable thermorégulées et à 10 % en barriques ouvertes. Un pigeage au pied est pratiqué, ainsi que quelques petits remontages. La fermentation malolactique est complète. Le vin est élevé en fûts de 600 litres et dn barriques de plusieurs vins de 228 litres. Aucun sulfite n’est ajouté, ni à la vigne, ni à la vinification, ni à la mise en bouteilles.
Pour en savoir plus
Le Clos des B (initiale des deux propriétaires, Gwendolyn Berger et Jean-Jacques Branger) se trouve à Grimaud, dans le golfe de Saint-Tropez. Ils sont donc les heureux producteurs des toutes premières cuvées nature de cette zone géographique. Ceux qui savent que cette région abrite une viticulture digne d’intérêt éviteront de penser à la station balnéaire people et au rosé de piscine : avant le rachat de ces trois hectares de vignes par les deux B, tous ces vins allaient à la cave coopérative des Vignerons de Saint-Tropez. Animés d’une « soif de vignes », comme ils disent, Gwendolyn et Jean-Jacques surmontent les difficultés administratives, remettent le vignoble en état et produisent bientôt rouges, rosés et même un blanc de noirs. Leurs cépages sont typiques de la région : grenache, cinsault, mourvèdre, croissant sur sables schisteux traversés de veines de quartz. La propriété bénéficie d’un microclimat qui protège les vignes de l’humidité, des maladies et du gel. Le parti pris de viticulture et de vinification embrasse résolument le bio (le domaine est en conversion depuis 2020), la biodynamie et le nature. Les vins sont sans sulfite ajouté, sans collage ni filtration. Les vins du Clos des B sont le reflet fidèle de leur terroir et de leur climat : frais, fruités et très agréables à boire.
Ti'Blanc Blanc 2021,
Paul Estève
C’est bon, c’est blanc, c’est aromatique, c’est léger, c’est frais et ça se laisse boire, c’est le moins qu’on puisse dire. La robe est bien marquée, tirant sur l’orange, en raison d’une brève macération sur l’un des cépages. Ti’blanc s’impose comme une synthèse ampélographique du domaine des Miquettes pour la simple raison qu’il rassemble tous ses cépages blancs. 2021 a été, en effet, un millésime très pluvieux avec beaucoup de charge à la vendange : les vins obtenus présentaient peu de degré alcoolique. Chrystelle et Paul ont donc rassemblé tous leurs viogniers, leurs marsannes et leurs chasselas et en ont fait Ti’blanc au lieu de réaliser leurs cuvées habituelles. C’est donc un vin unique, exclusif à ce millésime. Seul le chasselas est macéré deux jours, ce qui donne la robe orange bien marquée et une certaine structure. Les viogniers et les chasselas ont été pressés directement. Ti’blanc titre peu d’alcool (10,5 °) mais présente une jolie acidité ; il se gardera donc un peu mais nous conseillons de profiter de sa jeunesse.
Pour en savoir plus
Paul Estève et Chrystelle Vareille sont les créateurs du domaine des Miquettes, dont la grande spécificité est l’emploi des techniques géorgiennes. Ils se passionnent en effet pour ce pays du Caucase, berceau du vin, où des techniques de vinification vieilles de huit mille ans sont encore en vigueur. Au cœur de cette viticulture est le qvevri, la jarre enterrée où se déroule toute la vinification : fermentation avec macération pelliculaire et élevage. Ils partent à la découverte de ce pays et en reviennent avec la décision d’élever tous leurs vins en jarres enterrées. Ils en ont vingt-six, mais distinguent les tinajas (jarres espagnoles) pour les fermentations-macérations et les « amphores » enterrées pour l’élevage. Aucun soufre n’est ajouté. Pour les rouges comme pour les blancs, la terre cuite gomme l’astringence et la transmute en une texture veloutée, une matière fruitée et souple.
Le domaine, situé en Ardèche, se trouve au sud de l’appellation Saint-Joseph. Paul a fait ses classes auprès de René-Jean Dard et François Ribo, deux grandes figures du vin naturel en vallée du Rhône. Avec Chrystelle, il commence par récupérer la ferme de la famille de Paul avec deux ares de vigne, puis en 2004 la totalité du domaine, lequel compte à présent 4,3 hectares. Les cépages blancs sont situés autour de la maison, les cépages rouges sont plantés sur coteaux escarpés, entre 300 et 450 mètres d’altitude. Les parcelles reposent sur un socle de granit avec des sols légers : granits à micas noirs, schistes et gneiss. Tout est cultivé en bio (Écocert) avec pratiques biodynamiques. Les vignes sont soignées et fortifiées à l’aide de décoctions de plantes et d’argile. Les sols sont travaillés au cheval ou au treuil et à la pioche. Aucun intrant chimique n’est ajouté au travail viticole. Les vendanges sont entièrement manuelles.
€56,00
Prix unitaire par€56,00
Prix unitaire parBourgogne Bedeau Qvevris Rouge 2020
€18,00
Prix unitaire par€18,00
Prix unitaire parLe Grenache du Bois Saint Jaume Rouge 2020,
Fond Cyprès
Frais, délicieux, souple, intense, équilibré et d’une étonnante longueur en bouche, ce beau grenache rouge est à boire ou à garder. Délicat, velouté, il offre des tannins joliment fondus et un magnifique équilibre sur des notes de sous-bois et de plantes de garrigue. Il a le caractère généreux et caressant de son cépage. C’est un bon exemple des vins « forestiers » de Fond Cyprès, marqués non seulement par leurs cépages mais aussi par le milieu boisé et venté qui a rafraîchi la croissance des raisins. Après vendange manuelle, égrappage des raisins et fermentation de quatre semaines en cuve de béton, le vin passe dix mois d’élevage en vieilles barriques. Il est issu d’une parcelle sablonneuse de vignes de grenache entourée d’une forêt et d’une oliveraie biodynamique. Il est élevé entre neuf et douze mois en vieux demi-muids de 228 litres qui ont pour qualité de ne pas boiser le vin mais de lui assurer un vieillissement confortable, en douceur.
Pour en savoir plus
Ce domaine languedocien repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Dans le vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
SéRum Rouge 2019,
Aurélien Lefort
Avec SéRum Rouge 2019, Aurélien Lefort poursuit son exploration exigeante des Gamays d’Auvergne en donnant naissance à un vin sec, naturel et profondément enraciné dans le vivant. Sur les hauteurs du lieu-dit Lamouret, au cœur de l’Auvergne, ce vigneron-artiste cultive une approche libre et sans concession, où chaque vin raconte un fragment de paysage, de temps et de matière.
Ce millésime 2019 est issu de vignes plantées en 1904, soit plus d’un siècle d’histoire nichée dans des sols d’argile rouge, mêlés de quartz et de sables granitiques. Ce terroir complexe et vibrant imprime au vin sa minéralité et sa profondeur. La vendange, effectuée manuellement en septembre, est vinifiée en grappes entières, avec une macération de 45 jours en cuve, sans aucun intrant. La fermentation repose uniquement sur les levures indigènes, et l’élevage s’effectue sans passage en bois : 18 mois en cuve, suivis de 11 mois de repos en bouteille avant commercialisation.
En bouche, SéRum 2019 déploie une structure tendue, droite, portée par une belle acidité naturelle et des tanins fins. Le fruit est précis, mûr mais jamais lourd : on retrouve des notes de cerise noire, de petits fruits rouges, des accents légèrement épicés et une touche terreuse, presque sauvage, qui rappelle l’origine volcanique du sol. Le tout est encadré par une pureté d’expression remarquable.
Seulement 450 bouteilles ont vu le jour en 2019. À servir entre 16 et 18°C, sans carafage, ce vin sec au caractère bien trempé accompagnera des plats de terroir, des viandes rouges grillées ou des fromages affinés. Une cuvée de garde qui ravira les amateurs de vins naturels intenses et sincères.
Pour en savoir plus
Établi depuis 2011 à Madriat, près de Boudes, dans la partie méridionale du Puy-de-Dôme, Aurélien Lefort est un artiste (diplômé des Beaux-Arts) passionné de vin et de nature. Après avoir fait ses classes chez Michel Auger (Loire) et Patrick Bouju, il se décide pour l’Auvergne et reprend en fermage des vignes à l’abandon. La région de Boudes est une ancienne terre à vins, un exceptionnel terroir volcanique, chaud et vibrant, exploitée depuis près de deux mille ans. La démarche d’Aurélien consiste à encourager la renaissance de ce magnifique vignoble. Il le fait sur de petites surfaces d’une diversité pédologique étourdissante : basaltes, granits, argiles rouges calcaire, argiles sableuses et graveleuses sur coulées de quartz, et, en pied de coteau, argiles blanches marneuses. Sur ce substrat, la trilogie auvergnate (gamay, pinot noir et chardonnay) se taille ma part du lion. Entre les mains d’Aurélien, le talent singulier du gamay d’Auvergne, un cépage ancien aussi dense et puissant qu’épicé qui trouve sur ces sols volcaniques une expression particulière. Ses parcelles sont enherbées mais tondues afin de contrôler l’humidité, et les pieds des ceps sont travaillés à la pioche pour éviter l’étouffement du système racinaire. Les vendanges, toujours manuelles, peuvent se prolonger jusqu’à trois semaines en raison du tri minutieux des baies. C’est à ce prix qu’Aurélien Lefort réalise ses cuvées rares et recherchées, issues de macérations à tendance longue (jusqu’à trois mois). Majoritairement rouges, parfois pétillantes, parfois aussi moelleuses (rouges de vendanges tardives), elles laissent toujours une sensation durable, voire inoubliable.
Tu aimes Aurélien Lefort ? Voici 5 pépites rares qui jouent dans la même galaxie 🍇
Les Fesses Blanc 2018,
Frédéric Gounan
Un beau vin de gastronomie, gras et distingué, minéral à souhait, dominé par des notes de miel et de fruits blancs (coing, pomme, poire, rhubarbe) d’une remarquable pureté. Aucune provoc’dans l’appellation, Les Fesses est le nom de la parcelle dont provient ce blanc de sauvignon et de pinot gris obtenu en biodynamie et en vinification naturelle. Les sols sont d’une grande richesse minérale : argilo-calcaire, granite et basalte. Le moût de sauvignon en pressurage direct fermente six mois en cuve avec le pinot gris égrappé, avant un élevage de trois ans en barriques.
Pour en savoir plus
Issu d’une famille de paysans établie sur la commune de Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme) depuis au moins deux siècles, Frédéric Gounan fut dans une première vie mécanicien et créateur de prototypes pour la marque française de motos Voxan, dont le siège était à Issoire. Il s’est détourné du monde industriel pour se consacrer au vin avec sa compagne Caroline. Il entend tirer partie des magnifiques terroirs de son village natal, bien loin de faire « pisser la vigne », comme on faisait autrefois : il constate que tout ce qui sort de cette terre possède des qualités gustatives exceptionnelles. Il reprend des parcelles de gamay d’Auvergne, plante d’autres cépages, et finit par produire des cuvées qui comptent parmi les plus savoureuses et les plus recherchées d’Auvergne. Sur cette terre de la chaîne des puys, les pinots noirs croissent sur des sols noirs basaltiques, les sauvignons et les pinots gris reposent sur des sols blancs argilo-calcaires cailloutés de basalte. Adepte de l’agriculture biologique et biodynamique, Frédéric applique également des méthodes qu’il juge appropriées au climat et au terroir : pour faciliter la photosynthèse dans ce climat rude et contrasté, il pratique le palissage en lyre qui permet d’aérer et d’exposer au soleil le feuillage des vignes, garantie de fruits mûrs à la vendange. Toujours mécanicien dans l’âme, il fabrique ses outils et bricole ses tracteurs selon ses besoins. Ses vins sont rares et distingués, très recherchés des amateurs : à petit domaine (moins de deux hectares), petite production (par le volume, non par l’esprit).
Sylvaner Nature Blanc 2020,
Les Spontanés de GILG
La robe de ce beau sylvaner sec nature est jaune pâle avec des reflets dorés. Le nez est puissant, complexe, chargé d’arômes de fruits à noyau bien mûrs. En bouche, il est rond, sphérique, poli, généreux, légèrement gras, sur des notes de pamplemousse et de pêche. Finale longue et pleine de saveur. Au sein de la gamme variée de vins réalisée par la famille Gilg, la série Les Spontanés est consacrée aux vins nature, sans ajout d’intrants ni de sulfites à la vigne ou au chai. Ce pur sylvaner est issu de vignes jeunes, âgées de huit ans ; il est prêt à boire dès à présent et sera idéalement servi entre 8 et 10 °C.
Pour en savoir plus
Appartenant à une famille établie depuis 1601 dans le village viticole alsacien de Mittelbergheim, le domaine Armand Gilg porte le nom de son fondateur, qui orienta résolument l’activité familiale vers la viticulture en 1937. Depuis, les Gilg restent aux commandes, ont agrandi le vignoble d’un hectare initial à vingt-neuf hectares, acheté des caves pluricentenaires pour les bouteilles et les foudres, et construit des bâtiments pour le pressurage et d’autres activités de vinification. Le domaine, classé en HVE (Haute Valeur Environnementale) pendant plusieurs années, a acquis en 2021 la certification d’agriculture biologique. Ses parcelles, disséminées autour du village, se regroupent en une centaine d’ensembles, dont cinq hectares sur le fameux Grand Cru de Zotzenberg, un des lieux-dits les plus réputés d’Alsace, et un hectare uniquement planté de riesling sur le Grand Cru Moenchberg. La production embrasse tous les sept cépages traditionnels alsaciens (pinot noir, sylvaner, auxerrois, riesling, muscat, pinot gris et gewurztraminer), incluant aussi le chardonnay pour les crémants et le klevener de Heiligenstein (savagnin rose). Si toutes les cuvées du domaine Gilg sont en bio, deux cuvées nature sont réalisées, l’une à base de pinot noir, l’autre à base de sylvaner, au sein de la série Les Spontanés dédiée aux vins sans intrants.
Lulu Rouge 2020,
Patrick Bouju
Un vin magnifique et renommé, une cuvée Lulu gourmande et veloutée, aux notes animales et épicées, et où les fruits rouges se manifestent généreusement. Lulu est issue d’une parcelle basaltique à Corent, plantée de ceps de gamay d’Auvergne de plus de soixante-dix ans d’âge. La vendange égrappée macère cinq mois en amphore. L’élevage est de douze mois en fûts de chêne. Carafage recommandé.
Pour en savoir plus
Près de Billom, la Limagne clermontoise s’élève vers l’est pour former une zone vallonnée au climat doux, dominée par des buttes volcaniques. C’est la Toscane auvergnate, ainsi nommée à cause de sa ressemblance avec la province italienne. Ce pays de polyculture vivrière était autrefois couvert de vignes et était le domaine privilégié du gamay d’Auvergne, une souche ancienne robuste, origine de vins denses, profonds et fruités. C’est là que cultive et vinifie Patrick Bouju, sur ces sols volcaniques de haute qualité et principalement sur vieilles vignes. Les sols varient entre basaltes, calcaire, argilo-calcaire et pouzzolane. Patrick collectionne et soigne les meilleurs terroirs du Puy-de-Dôme, souvent abandonnés, et leur donne une nouvelle vie. Il préserve aussi les cépages autochtones, dont il cultive une bonne cinquantaine, et exerce en parallèle une activité de négociant vinificateur à base de raisins bio achetés. La renaissance actuelle du vignoble auvergnat (qui fut autrefois le troisième de France) doit beaucoup à Patrick. Le fait qu’il aime prêter main forte à ses amis vignerons de France et d’ailleurs ne fait que confirmer son image de modèle, de chef de file. Ses partenariats sont célèbres : avec Action Bronson pour la série A la Natural, avec Jason Ligas en Grèce pour Sous le Végétal… Patrick pratique des macérations longues, et les vins reposent jusqu’à six mois après mise en bouteilles. Très sensible aux sulfites dans les vins, Patrick a constaté que les siens s’en passaient très bien. Il a également constaté que si les raisins sont sains et concentrés, l’équilibre se fait tout seul, quelles que soient les phases que traverse successivement une cuvée. Ses vins nobles, ciselés, distingués, jamais anodins, sont immédiatement reconnaissables dans le verre. Ils sont droits, nets, précis, souvent marqués par des notes florales et une minéralité épicée. Ils constituent aussi une formidable anthologie des terroirs et des vignes anciennes de Basse-Auvergne et de ses sols volcaniques.
€115,00
Prix unitaire par€115,00
Prix unitaire parJuliette Blanc 2015,
Jean-Pierre Robinot
Cent pour cent chenin, Juliette (qui doit son nom à Juliette Robinot, la fille du vigneron) est sec et doté d’une belle fraîcheur. C’est une remarquable expression du cépage, issue de vignes plus que centenaires. La vendange est tardive, marquée par le botrytis (pourriture noble). Après un pressurage direct en barriques, le vin fermente et s’affine pendant plus de six ans dans le même contenant. Un vin rare, à chérir.
Pour en savoir plus
Quiconque s’intéresse au vin naturel en France a forcément croisé un jour Jean-Pierre Robinot et n’a jamais oublié cette silhouette souriante et bondissante. Force est de constater que si l’on n’a pas encore réussi à prouver que tous les vins ressemblent à leur vigneron (étude à entreprendre), les crus réalisés par Jean-Pierre, chaleureux, aimables et lumineux, sont à l’image de leur auteur. Après avoir tenu pendant près de quinze ans le bar à vins L’Ange Vin rue Richard-Lenoir, dans le XIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre est retourné dans son Chahaignes natal, petit village du sud de la Sarthe, aux confins de l’Anjou et de la Touraine. Son rêve est d’acquérir son vignoble et de faire des vins sans soufre. Il récupère des friches en coteau, sur de grands terroirs, ainsi que des caves troglodytes creusées dans le tuffeau. 2002 sera son premier millésime. En parallèle, sous la marque L’Opéra du vin, il vinifie des raisins achetés à des vignerons locaux. Jean-Pierre Robinot pratique une viticulture biologique exigeante, sans désherbage chimique. Le sol est travaillé et amendé au moyen de composts naturels. Toutes les vendanges, pratiquées à maturité sur des raisins sains, sont faites à la main. Le lieu et la climatologie favorisent la pourriture noble.
Brân Rouge 2020,
Le Raisin Et L'Ange
Notes de sous-bois, de tabac, d’épices, le tout accompagné d’un fruit frais, délicieux et gourmand : ce beau rouge ardéchois, fluide et charpenté, est remarquable par son équilibre et son adaptabilité. Taillé pour tous les accords et tous les moments, il n’est pas contrariant. En appellation Vin de France, il résulte d’un assemblage de 100 % gamay. Les raisins ont crû en climat méditerranéen, avec un fort ensoleillement sur toute l’année. Le travail de la vigne est conduit en agriculture biologique, la vendange est entièrement manuelle. Le gamay égrappé est macéré quatorze jours avant pressurage. La vinification et l’élevage se font sans aucun intrant en cuve d’inox.
Pour en savoir plus
Le Raisin et l’Ange est un domaine viticole ardéchois installé au Mas de la Bégude, non loin d’Aubenas. C’est un lieu paisible et serein au creux de la belle vallée de l’Ibie, tout près des gorges de l’Ardèche. Il est exploité depuis 1983 par Gilles Azzoni, Parisien d’origine, qui exploite la ferme et les six hectares de vignoble. Dès l’origine, Gilles a le souci de pratiquer une viticulture dans le respect de la nature. Il veut faire « les vins qu’il aime boire » : des vins de soif, pas trop alcoolisés, et sans sulfite ajouté. Il commence par orienter les techniques culturales vers l’agriculture biologique, entièrement opérationnelle en 1997. Les certifications (Écocert et Nature & Progrès) sont obtenues en novembre 2010. Depuis que son fils, Antonin, a repris le domaine et assiste son père, une activité de négoce a été ajoutée aux pratiques de la ferme.
Le terroir est sec, caillouteux et argilo-calcaire. Les vignes sont adossées aux collines et jouxtent la forêt. Le lieu a été cultivé pendant des siècles, non seulement en vigne mais aussi en céréales (orge, seigle). Toute la surface de vignes n’est pas exploitée, et les cuvées proviennent à la fois des raisins du domaine et de raisins bio d’autres domaines voisins. Cultivées sur place ou à proximité, on retrouve les variétés typiques de la région — syrah, grenache et viognier —, mais aussi merlot, gamay, alicante, cabernet sauvignon, sauvignon blanc et chardonnay. Les méthodes culturales et de vinification sont entièrement biologiques et naturelles : rien d’ajouté à la vigne, rien d’ajouté au chai. L’enherbement des sols et le semis d’engrais verts sont pratiqués. Le domaine est membre de l’Association des vins naturels (AVN).
€41,00
Prix unitaire par€41,00
Prix unitaire parHip Hip Chardonnay Savagnin blanc 2018
Domaine de l’Octavin
Une acidité vibrante, une fraîcheur équilibrée par de belles notes aromatiques, des fruits exotiques et une jolie touche de tannins et d’épices, c’est la cuvée Hip Hip consacrée aux deux cépages blancs typiques de la région d’Arbois. Alice Bouvot vinifie sous ce nom divers cépages locaux, blancs ou rouges. Cette version chardonnay-savagnin est issue d’une macération de deux mois en grappes entières. Le pressurage est suivi d’une année d’élevage en cuve. La longue macération donne à Alice Bouvot l’occasion de mettre en valeur les aspects les plus aromatiques de ces deux cépages : fruits exotiques, une acidité vibrante, une jolie touche de tannins et d’épices. Un magnifique équilibre entre sécheresse et souplesse. Vraiment taillé pour tous les accords.
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« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau ». Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Adrenaline Blanc 2020,
Domaine Capmartin
Ses réussites en matière de vin naturel ont encouragé Simon Capmartin à réaliser un pendant nature de son pacherenc-du-vic-bilh sec ; ainsi est né Adrénaline : soixante pour cent petit manseng et quarante pour cent petit courbu, croissant sur sols argilo-calcaires et argilo-graveleux. L’âge moyen des vignes est de vingt ans. La mise en place de couverts végétaux permet la décompaction des sols et fait un apport nutritionnel, alterné avec un enherbement naturel. La vendange est éraflée et subit une macération pelliculaire de vingt-quatre heures, suivie d’une fermentation thermorégulée en barriques pour un tiers et en cuve pour deux tiers. Une fermentation malolactique en cuve d’inox lui succède. L’élevage est de huit mois sur lies en cuve d’inox. Pas de filtration, pas d’ajout de sulfites et aucun intrant à la vigne ou au chai. « C’est beau, dit Simon ; avec une palette aromatique très large. La tonalité agrumes est prononcée (citron confit), les fruits secs aussi. Rond, équilibré et intense, c’est un vin très complexe. »
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Guy Capmartin s’installe en 1985 à l’ancien couvent de Maumusson-Laguian, dans le Gers, pour y exploiter les magnifiques sols environnants, dont il tirera bientôt des vins très remarqués en appellations Madiran et Pacherenc-du-Vic-Bilh. En 1987 naît Tradition, sa première cuvée. Dès les années 2000, il décide de ne travailler qu’en agriculture biologique et biodynamique, décision renforcée et enracinée par son fils Simon, qui prend la relève. Les vins sont remarqués et obtiennent de nombreuses distinctions. La certification est obtenue en 2013, le label Demeter est en cours. Tirant parti de ses parcelles les plus spécifiques du domaine, Simon entreprend aussi de réaliser des cuvées nature, sans intrant et selon le principe de l’interventionnisme minimal. Labellisées en Vin de France ou en Côtes-de-Gascogne, ce sont ces cuvées que nous vous proposons à Culinaries.
L’encépagement du domaine est organisé autour du tannat, cépage roi du madiran, entouré d’une palette aussi riche et diversifiée que les sols du domaine : cabernet sauvignon, cabernet franc, un peu de syrah et de grenache noir, plus quelques ceps roges anciens en cours d’identification. Une parcelle de tannat, située sur un sol argilo-marneux à gravettes très fin et très souple, est préphylloxérique. Pour le blanc, petit manseng, gros manseng et petit courbu, ainsi que, pour les côtes-de-gascogne, sauvignon blanc, sauvignon gris et viognier.
L’objectif principal du domaine Capmartin est de faire des vins francs, fruités, authentiques et honnêtes, reflétant parfaitement leur terroir, ce qui explique le caractère parcellaire des vins sous appellation : à une parcelle correspond un cru, et inversement. Cela explique également le nombre et la variété des cuvées.
Cidre Fermier 2018,
Florian Bourrienne
Ce qui différencie principalement Florian Bourrienne des autres producteurs de cidre, c’est qu’il réalise des cidres de garde, destinés à évoluer au fil des années. Son verger est en plein Calvados, dans le pays d’Auge, mais hors AOC afin de préserver la liberté et la singularité de ses cidres. On peut parler, sans hésitation, de cidre nature, car le cidriculteur va au-delà du bio pour respecter la méthode d’élaboration traditionnelle, délicate, patiente et exigeant un énorme travail. De son verger de quinze hectares plantés en haute tige, il obtient des cidres de garde, excellents à boire dans leur jeunesse mais somptueux au bout de plusieurs années. L’assemblage est soigneusement dosé selon les caractéristiques de chaque millésime. La production des fruits est entièrement bio et les processus de fermentation — il y en a deux pour le cidre de tradition — sont lents et patients, afin que le cidre se fasse dans le bon sens, à partir des levures naturelles. Celles-ci sont conservées dans le cidre grâce à une filtration légère qui respecte tous les éléments vivants capables de polir le goût et les arômes, mais aussi faciliter la prise de mousse, qui doit être juste : ni trop forte ni trop faible. C’est difficile à gérer, mais le résultat en vaut largement la peine. Ce sont des cidres maîtrisés, éminemment délicieux, marqués par une douceur et une rondeur de pomme extraordinaires. Avec le temps, ils acquièrent des notes d’acidité et d’astringence qui renforcent avec grâce leur belle palette aromatique. Des cidres de goût et de plaisir, aussi délicieux à table qu’à l’apéritif.
Ce millésime 2018 est encore un peu jeune, mais il est déjà délicieux : buvez-le sans regret dès maintenant, mais si vous pouvez vous permettre de le faire attendre encore quelques années (au moins trois ou quatre), vous ne l’apprécierez que davantage. La robe est d’un bel or légèrement cuivré. Doté d’une bulle douce et d’un nez citronné, il offre une bouche ronde et sucrée, une acidité modérée. C’est un cidre de plaisir et de soif qui met tout le monde d’accord.
€17,80
Prix unitaire par€17,80
Prix unitaire parLe Carignan de la Source Rouge 2019,
Fond Cyprès
Ce domaine languedocien repose sur des bases solides : ses deux exploitants, Rodolphe et Laetitia, sont tous deux descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Au cœur du vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
Provenant d’une parcelle de carignans de soixante ans, ce vin est élevé douze mois en vieux demi-muid (barrique de 500 à 650 litres). Avec ses tannins mûrs et évolués, il offre un grand potentiel de garde, mais on peut déjà commencer à le boire. C’est un vin typiquement languedocien, tout en fraîcheur et en délicatesse, aussi fruité que généreux. Une bouteille vivante.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.