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i Vicini Cortese Blanc 2021
Jean Yves Peron
Voici un vin blanc sec de Jean-Yves Péron, bio, biodynamique et nature, vinifié en Savoie à partir de cépage cortese bio vendangé en Piémont. C’est une cuvée de négoce de la série I Vicini. Les raisins proviennent d’Asti, sous un microclimat frais qui permet des maturités assez tardives.
Vinification
Le cortese est un cépage ancien souvent associé au trebbiano ou au garganega. Il donne un vin de qualité, frais et acidulé, à la robe jaune paille à reflets verdâtres. Il subit ici deux semaines de macération carbonique et passe un an d’élevage en foudres de 34 hectolitres. Ni collage ni filtration, ni ajout de sulfites.
Dégustation
I Vicini Cortese est un vin léger et frais, très digeste, titrant entre 10 et 11 degrés d’alcool donc facile à boire. Il présente une minéralité due au terroir et des notes d’agrumes, surtout de zeste de citron. Un parfait compagnon pour les tapas et les entrées les plus raffinées, les coquillages et les caviars.
En savoir plus sur Jean-Yves Péron
Jean-Yves Péron incarne avec talent la renaissance en bio, biodynamique et nature du vignoble savoyard, qui repose sur des sols variés et de nombreux cépages autochtones (jacquère, altesse, mondeuse…). À son chai de Chevaline, dans les Bauges, il vinifie les raisins de ses parcelles de Conflans, près d’Albertville, et de Fréterive, dans la vallée de l’Isère.
Biodynamie d’altitude
Le travail de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et escarpées, ses vignes de montagne en microparcelles, travaillées la main, ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. Les raisins sont encuvés en grappes entières et passent en macération semicarbonique. Peu avant le pressurage, ils sont foulés aux pieds dans la cuve, puis partent en barriques de deux ou trois vins pour un élevage de douze mois sur lies, avant assemblage et repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Négoce italo-savoyard
Depuis 2011, une activité de négoce permet à Jean-Yves Péron d’acheter la vendange de vignerons bio voisins et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : c’est la série I Vicini, qui lui permet de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Vino Bianco Blanc 2022,
Corva Gialla
Cuvée blanche emblématique de l’Azienda Corva Gialla, Vino Bianco n’est réalisé que lors des meilleurs millésimes. Frais et fruité, ce Vino da Tavola (vin de table) offre une robe jaune d’or aux reflets ambrés et un nez de fruits exotiques d’une étonnante richesse. Fleurs blanches, herbes méditerranéennes, fruits confits… Et malgré cette opulence aromatique, le vin se révèle en bouche net, acidulé, minéral et intense, et se démarque par une sapidité due aux sols volcaniques. Tout cela en fait un vin équilibré et adapté à toutes les situations. Vino Bianco est un assemblage de trois cépages : grechetto, trebbiano et procanico. Il est issu de vignes d’âges divers plantées à 450 mètres d’altitude sur une parcelle de sols volcaniques exposée à l’ouest. La vendange, faite à la main, est éraflée. Un petit pied de cuve est préparé, tandis que le reste de la vendange est pressé directement et ajouté au pied de cuve. Le tout fermente et repose en cuves de fibre de verre jusqu’à la mise en bouteilles au mois de mars.
Pour en savoir plus
L’azienda Corva Gialla (« corneille jaune ») est un domaine viticole du Latium, en Italie, situé aux confins de l’Ombrie dans l’Alta Tuscia Viterbese. Une région volcanique considérée comme une des plus belles d’Italie et caractérisée par ses calanche, de hautes formations rocheuses en tuf délimitant des vallées profondes creusées par de nombreux cours d’eau et torrents. C’est à Lubriano, face à Cività di Bagnoregio, que se trouve Corva Gialla. L’Alta Tuscia se révèle une pépinière de jeunes talents viticoles consacrés au nature qui valorisent ces terres déshéritées au cours de l’histoire. Fondé en 2017, le domaine compte quatre hectares cultivés par Beatrice Arweiler, originaire d’une autre région viticole, entre Rhin et Moselle. La nouvelle propriétaire a également planté une oliveraie (variétés frantoio et leccino) et aménagé le domaine en polyculture-élevage. Les vignes ont été plantées avec l’aide de Gian Marco Antonuzzi, du domaine Le Coste. Le sol volcanique friable se prête magnifiquement à la viticulture et à la plantation de cépages tels que grechetto d’Umbria, trebbiano, vermentino, sangiovese ou ciliegiolo. Les vins du domaine sont foncièrement italiens, c’est-à-dire conçus avant tout pour le plaisir. Ils sont droits, profonds et faciles à boire, exprimant la forte minéralité de leurs sols.
Lune Rayée Rouge 2021,
Pic Epeiche
L’édition 2021 de Lune rayée du domaine Pic-Épeiche (Haut-Layon, Anjou) est dans la continuité du millésime précédent, en plus dense et en plus intense. Cette cuvée naturelle est produite traditionnellement, de façon entièrement manuelle, par Jean-Baptiste Peltier. Elle est à base de cabernet franc (80 %) et de cabernet sauvignon (20 %) complantés dans la même parcelle sur sol argilo-calcaire.
Vinification
Lune rayée 2021, du domaine Pic-Épeiche, a été réalisée sans intrants à la vigne excepté un peu de bouillie bordelaise selon nécessité, et sans sulfites ajoutés à la vinification. La macération semicarbonique est de 16 jours, suivie d’une longue fermentation en cuve par levures indigènes. L’élevage se fait sur lies, pendant onze mois, avec passage par un pressoir vertical entre les deux.
Dégustation
La robe de Lune rayée 2021 est nettement plus sombre que celle du millésime précédent. L’extraction a été un peu plus poussée, ce qui intensifie la minéralité et la structure du vin. La robe reste brillante, d’un beau rubis limpide. En bouche, toujours cette longueur sapide, fruitée (encore et toujours la fraise fraîche), une structure marquée et une finale saline. Lune rayée 2021 du domaine Pic-Épeiche est un vin vif et intense, sur une trame de fruits rouges. Ce vin sans intrant est prêt à se mesurer à une cuisine de terroir — un coq au vin par exemple — mais aussi à des charcuteries et salaisons de pays , qu’il mettra en valeur à l’apéritif. Le top, ce serait un pigeonneau rôti . À servir un peu rafraîchi.
En savoir plus sur le domaine Pic-Épeiche
Entièrement naturel, travaillé de manière traditionnelle et artisanale, le domaine Pic-Épeiche est situé dans le Haut-Layon, en Anjou. Il est dirigé par Jean-Baptiste Peltier, qui a appris le métier auprès de Jérôme Lambert https://culinaries.fr/producteurs/jerome-lambert/ et Patrick Desplats : encore un bel exemple de domaine viticole nature et non interventionniste dans cette région de Loire où il y en a beaucoup.
Vigne et chai
Très peu d’intervention, donc, mais beaucoup de vigilance : « Les raisins, on les accompagne », dit Jean-Baptiste à propos de ses vins naturels. Cabernet franc et cabernet sauvignon, chenin et grolleau, tous de vieilles vignes, cultivés et vinifiés sans intrant. Les macérations sont courtes mais les élevages sont longs, près d’un an en cuve, entièrement sur lies.
Le style
Toute la fraîcheur et la vivacité des sols argilo-calcaires sont intactes dans les vins du domaine Pic-Épeiche, qui offrent la pleine typicité des terroirs d’Anjou travaillés en mode nature. Vins rouges et blancs sont fruités et savoureux, offrant une expression vivante et nuancée des cépages locaux : cabernet sauvignon, cabernet franc, grolleau et chenin.
TP Trepat Rouge 2021
Partida Creus
À base de trepat, ancien cépage autochtone catalan, ce vin rouge classé en Vino de Mesa (vin de table) offre beaucoup de fraîcheur avec des notes de fruits rouges et noirs (prune, grenade, cerise, framboise), d’herbes méditerranéennes, et des tannins bien fondus, avec des touches de cuir et une texture souple. En bouche, il est vif, léger et équilibré, avec de la souplesse. Il permet un très large éventail d’accords gustatifs.
Pour en savoir
plus Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
€39,00
Prix unitaire par€39,00
Prix unitaire parL'Opéra des Vins Lumière de Silex Blanc 2021
Jean-Pierre Robinot
Voici un vin dont on peut deviner les qualités à travers sa dénomination : sa vivacité et son expressivité doivent tout aux sols calcaro-siliceux de ses parcelles natales, dans le coteaux du Loir, sur lesquelles croissent des vignes de cinquante ans vendangées manuellement. Cent pour cent chenin, c’est un vin subtil et complexe, bourré de fleurs et de fruits : acacia, coing, pomme rôtie zeste de mandarine, avec une pointe d’épices et une somptueuse minéralité. La vendange est traitée en presse directe, la fermentation se fait par levures indigènes, aucun ajout de sulfites ou de tout autre intrant n’est effectué au chai et à la mise en bouteilles. L’élevage est d’un an en barriques de plusieurs vins. Nous conseillons de carafer ce vin une heure afin de le laisser développer tous ses arômes.
Pour en savoir plus
Quiconque s’intéresse au vin naturel en France a forcément croisé un jour Jean-Pierre Robinot et n’a jamais oublié cette silhouette souriante et bondissante. Force est de constater que si l’on n’a pas encore réussi à prouver que tous les vins ressemblent à leur vigneron (étude à entreprendre), les crus réalisés par Jean-Pierre, chaleureux, aimables et lumineux, sont à l’image de leur auteur. Après avoir tenu pendant près de quinze ans le bar à vins L’Ange Vin rue Richard-Lenoir, dans le XIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre est retourné dans son Chahaignes natal, petit village du sud de la Sarthe, aux confins de l’Anjou et de la Touraine. Son rêve est d’acquérir son vignoble et de faire des vins sans soufre. Il récupère des friches en coteau, sur de grands terroirs, ainsi que des caves troglodytes creusées dans le tuffeau. 2002 sera son premier millésime. En parallèle, sous la marque L’Opéra du vin, il vinifie des raisins achetés à des vignerons locaux. Jean-Pierre Robinot pratique une viticulture biologique exigeante, sans désherbage chimique. Le sol est travaillé et amendé au moyen de composts naturels. Toutes les vendanges, pratiquées à maturité sur des raisins sains, sont faites à la main. Le lieu et la climatologie favorisent la pourriture noble.
€185,00
Prix unitaire par€185,00
Prix unitaire parVosne Romanée les Champs Perdrix Rouge 2021
Puls'Art Blanc 2021
Domaine Einhart
La robe de ce Puls’Art, splendide vin blanc de macération, est orangée, brillante. Le premier nez, très engageant, apporte des arômes d’abricot confit et de pétales de rose. Le second nez, tout en fraîcheur, évoque la cardamome verte. L’attaque en bouche est ample, équilibrée, avec une sensation veloutée. On retrouve au palais les arômes d’abricot mûr du premier nez. La finale est puissante et épicée, vibrante, « une sucette au calcaire » selon l’expression du vigneron. N’allez pas, à cause de son nom, confondre ce Puls’Art avec un poulsard (le cépage poulsard, c’est le Jura, la région un peu plus au sud). Ce vin magique s’appelle Puls’Art tout simplement parce qu’il pulse et que le gewurztraminer en macération pelliculaire, c’est du grand art, nous l’affirmons. Les gewurztraminers, âgés de vingt-cinq ans et entièrement issus de la propriété, sont vendangés à la main, puis égrappés. La macération se déroule entre quatre et neuf jours et la fermentation se fait par levures indigènes. L’élevage sur lies fines est de dix mois en foudre et précède une mise en bouteilles sans filtration. De la vigne au chai, ce vin a été réalisé sans aucun intrant. Le carafage est recommandé afin que votre Puls’Art déploie ses ailes et exprime ses notes minérales et charmeuses, à la fois terriennes et exotiques.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges . Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer [faire lien], il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.
La Pinya Blanc 2021
Belly Wine Experiment
La robe est d’un blond très pâle, telle une infusion de tilleul, légèrement trouble ; La Pinya est un vin blanc sec frais, minéral et aromatique, vif et délicat, éventuellement perlant à l’ouverture. Dans Belly Wine Experiment, il y a Experiment, soit l’expérimentation. C’est un principe que ce petit domaine de négoce viticole bio et nature s’applique à démontrer cuvée après cuvée. La Pinya, étiquetée d’une pomme de pin, est un assemblage à parts égales de deux cépages autochtones catalans : xarel·lo et macabeu du Pla del Penedès vendangés sur sols argilo-calcaires. Cet assemblage est assez courant en Catalogne, pays dont Claire Sage est originaire. Le macabeu, pour cette cuvée, est travaillé en presse direct, puis assemblé au xarel·lo foulé. Le tout est macéré une semaine. Ce vin est issu d’agriculture biologique et n’a reçu aucun intrant chimique ni sulfite, à la vigne comme au chai. Notez que la formation naturelle de tartre peut provoquer une légère mousse à l’ouverture de la bouteille. La Pinya est à conserver debout et à boire bien frais.
Pour en savoir plus
Fondé et dirigé par Claire Sage et Aimé Duveau, situé à Chanteuges (Haute-Loire), Belly Wine Experiment est une expérience autant qu’un négoce de vinification. Le binôme de créateurs a de qui tenir : Claire est la sœur de Daniel Sage, adepte de l’élevage sous-marin des vins mais surtout importateur de vins catalans. De là la présence de cépages catalans dans les assemblages de Belly Wine Experiment, à côté de cépages bourguignons, auvergnats ou jurassiens, volontiers dans la même bouteille. Aimé est le fils de Manu Duveau, vigneron-poète d’Auvergne, ex-tailleur de pierre et grand vinificateur de gamays locaux à son domaine de l’Égrappille. La spécificité de Belly Wine Experiment est l’exotisme (au sens propre) des assemblages, le xarel·lo de Catalogne pouvant côtoyer par exemple le gamay du Puy-de-Dôme avec le plus grand naturel. Les vins sont réalisés en macération semicarbonique, sans ajouts d’intrants chimiques ni manipulation excessive au chai. La maison est également connue pour ses poirés, vineux et de très haute qualité.
€34,00
Prix unitaire par€34,00
Prix unitaire parBain de Bulles Artemus Ka Blanc 2021
Ivre de Vivre Blanc 2021,
Domaine de l'Octavin
Ivre de vivre est constitué d’un assemblage complexe : 50 % vermentino en presse directe et 50 % de roussanne et de marsanne macérées dix jours en grappes entières. L’assemblage est fait après fermentation et pressurage de la roussanne et de la marsanne. Les raisins viennent du domaine SCEA L’Authentique de Claude Ughetto (Carpentras) et sont vinifiés au domaine d’Alice Bouvot à Arbois. Ce vin comporte une part de macération pelliculaire qui lui donne une texture souple et agréable. Il présente des notes tropicales (mangue verte, mangue mûre, litchi, mandarine), miellées, hespéridées (orange et citron), mais aussi minérales : craie, caillou, terre sèche après la pluie.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Les Poupettes Rouge 2021,
Clos des B
De beaux arômes de fruits frais : framboise, cerise… Une bouche ronde et gourmande, mais l’ensemble reste assez minéral. Beaucoup de fraîcheur et une incroyable robe claire et brillante. Sous ce nom joli à croquer, voilà un magnifique glouglou, un véritable don du terroir de Grimaud, dans le golfe de Saint-Tropez. Les Poupettes est un vin léger facile à boire, totalement adapté au printemps et à l’été. C’est une cuvée qui témoigne du parti pris de réduire au maximum l’extraction volontaire. Produit en catégorie Vin de France, Les Poupettes est un rouge 100 % grenache résultant d’une macération carbonique de vingt jours en cuve d’acier inoxydable fermée, suivie d’un égrappage. Aucun sulfite n’est ajouté, ni à la vinification ni à la mise en bouteilles. La fermentation malolactique est complète.
Pour en savoir plus
Le Clos des B (initiale des deux propriétaires, Gwendolyn Berger et Jean-Jacques Branger) se trouve à Grimaud, dans le golfe de Saint-Tropez. Ils sont donc les heureux producteurs des toutes premières cuvées nature de cette zone géographique. Ceux qui savent que cette région abrite une viticulture digne d’intérêt éviteront de penser à la station balnéaire people et au rosé de piscine : avant le rachat de ces trois hectares de vignes par les deux B, tous ces vins allaient à la cave coopérative des Vignerons de Saint-Tropez. Animés d’une « soif de vignes », comme ils disent, Gwendolyn et Jean-Jacques surmontent les difficultés administratives, remettent le vignoble en état et produisent bientôt rouges, rosés et même un blanc de noirs. Leurs cépages sont typiques de la région : grenache, cinsault, mourvèdre, croissant sur sables schisteux traversés de veines de quartz. La propriété bénéficie d’un microclimat qui protège les vignes de l’humidité, des maladies et du gel. Le parti pris de viticulture et de vinification embrasse résolument le bio (le domaine est en conversion depuis 2020), la biodynamie et le nature. Les vins sont sans sulfite ajouté, sans collage ni filtration. Les vins du Clos des B sont le reflet fidèle de leur terroir et de leur climat : frais, fruités et très agréables à boire.
La Petite Robe Blanc 2020,
Jean-Yves Péron
Il y a en fait deux cuvées différentes de La Petite Robe en une seule : la typicité ne sera pas la même selon le choix de contenant, magnum ou bouteille. Jean-Yves aime à parler d’exercice de style dans ce cas. Attachons-nous ici à la bouteille de 75 cl. La jacquère donne ici son côté le plus opulent, gourmand, fruité, charnu, avec du volume en bouche. Le vin offre des notes de fusain, de fruits blancs, un bel équilibre et une grande intensité, assorti d’une note d’oxydation ménagée. La Petite Robe est un vin blanc de macération idéal pour produits de la mer crus ou cuits, qu’il soulignera de sa droiture minérale. Merveilleusement friand et croquant, c’est encore une belle réussite de Jean-Yves Péron, qui cisèle ce cépage blanc typiquement savoyard avec la précision que donnent les sols calcaires. Les raisins proviennent en effet des parcelles d’Adrien Dacquin, sur sol calcaro-granitique du côté de Chambéry. Les vignes ont une cinquantaine d’années. La vendange passe par dix jours de macération carbonique, après quoi La Petite Robe s’affine une année en foudres de 34 hectolitres. Pas de filtration, de collage ni d’ajout de sulfites.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Champ Levat Rouge 2020,
Jean-Yves Péron
Champ Levat est un vin rouge tendre et équilibré, tendu et droit, avec une note poivrée et beaucoup d’épices. Il offre en bouche une profusion de fruit frais et intense, avec des notes balsamiques. La fraîcheur donne une bouche agréable et dense. Les tannins sont bien fondus, polis, et la finale est longue. On peut envisager une longue garde pour ce 100 % mondeuse résultant de l’assemblage de deux parcelles : Le Pas de l’Ours et Côte pelée. Deux terroirs sont mis en valeur : des sols de micaschiste à Albertville donnant un accent minéral et floral, et des sols calcaires à Fréterive favorisant le côté rustique et fruité. Les deux terroirs s’équilibrent. La vendange, entièrement manuelle, est encuvée en grappes entières et subit deux semaines de macération carbonique avant décuvage, pressurage, puis élevage d’un an en barrique de plusieurs vins (entre trois et dix ans) dont le bois ne s’impose pas au fruité du vin. Pas de filtration, de collage ni d’ajout de sulfites. Champ Levat s’accordera très bien avec les salaisons et toutes les cuisines de montagne.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Vers la Maison Rouge 2019,
Jean-Yves Péron
Robe claire, belle richesse aromatique avec de petites notes muscatées, toucher de bouche tannique joliment arrondi par un passage en barriques de plusieurs vins (ce qui arrondit les tannins sans boiser le vin). Vers la Maison rouge 2019 (le nom provient de la parcelle principale) garde les caractéristiques de la cuvée — beau vin rouge de soif vif et énergique, à la grande minéralité, d’aspect clair et limpide, presque rosé, offrant en bouche des notes de groseille et de petits fruits rouges — mais en raison de son élaboration, il présente une structure plus solide. En effet, il s’agit d’un millésime particulier de Vers la Maison rouge, vin rouge de mondeuse vinifié sur peaux en macération carbonique mais élaboré cette fois selon le principe de la « repasse » : après assemblage est effectuée une refermentation (ou plusieurs refermentations successives) sur des marcs de raisin de divers cépages. Cette opération produit des rouges présentant des caractéristiques de vin blanc de macération (vin orange), notamment pour la structure et la charpente. Ici, la cuvée 2019, pour éviter une volatile qui risquait de se manifester pour ce millésime, a été mise à refermenter sur des marcs de mondeuse, puis de jacquère, et enfin de muscat. On obtient ainsi un vin clair, structuré, plus proche de la couleur désirée. Pour fondre davantage les tannins, après les refermentations sur marc, le vin est remis en barriques pour un élevage de huit à dix mois, ce qui explique que ce 2019 soit commercialisé en 2020. Pas de filtration, de collage ni d’ajout de sulfites.
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Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
BB Bobal Ancestral Rouge Pétillant 2019
Partida Creus
Frais et acidulé, parfait vin d’apéritif et de table, tout cela fait une belle carte d’identité pour BB Bobal Ancestral, pétillant naturel de Partida Creus. Son très joli bouquet de fruits rouges additionné d’une touche d’écorce d’agrumes et d’une sensation crémeuse en bouche se combine avec une structure solide et une saveur intense. Si l’on peut lui trouver une affinité spéciale avec les poissons bleus crus ou cuits (sardine, maquereau, chinchard, thon ou anchois, les accords ne sont là qu’à titre indicatif) BB Bobal Ancestral est parfait avec toute sorte de mets, des poissons et fruits de mer aux viandes grillées ou rôties. Comme sa dénomination l’indique, c’est un 100 % bobal, cépage courant en Espagne mais dont l’expression est ici très originale. À servir bien frais.
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Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
€145,00
Prix unitaire par€145,00
Prix unitaire parGevrey Chambertin les Genevrières Qvevris Rouge 2020
Cric Cric Blanc 2020,
Clos Lentiscus
Ce vin blanc tranquille est léger, aimable, fin et croquant. Il faut le boire jeune et bien rafraîchi. Il est heureux qu’il se présente en bouteille d’un litre, parce qu’on s’en ressert volontiers, surtout à l’apéro avec beaucoup de copains. À base du fameux cépage traditionnel catalan xarel·lo, il provient de vignes plantées sur sols calcaro-sableux vendangées à la main. Il est pressé directement, le moût est vinifié par levures indigènes et fermente pendant six mois en cuves d’inox.
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C’est à Sitges, en Catalogne, au cœur du parc naturel du Garraf, que Manel Avinyo et son frère Joan ont repris le domaine familial, renommé Clos Lentiscus par Manel. Même si Barcelone n’est qu’à une demi-heure de route, la beauté du paysage est saisissante et l’immersion dans la nature est totale : les forêts méditerranéennes côtoient les garrigues catalanes (thym, romarin, ciste, pistachier lentisque qui a donné son nom à l’exploitation…). Le pays du Penedès possède également une longue histoire viticole. Dans ses douces collines se niche le Clos Lentiscus, en appellation Penedés, sur vingt hectares de terrains sablonneux et argilo-calcaires exposés plein sud à 225 mètres d’altitude. Selon des documents historiques, la famille de Manel et Joan Avinyo y est implantée depuis au moins le XIVe siècle. Longtemps, les raisins furent vendus aux coopératives locales, mais dès la reprise du domaine par les deux frères, le bio et la biodynamie succèdent aux pratiques conventionnelles, toute la vendange va dans les cuvées maison, et les pratiques biologiques et biodynamiques permettent à cette belle propriété de renouer avec son prestige d’autrefois : au XIXe siècle, ses vins étaient vendus en France et jusqu’aux Amériques. Très vite, Manel reçoit un surnom : The Bubbleman, hommage à son talent pour vinifier les cavas, ces blancs pétillants caractéristiques du nord-est de la péninsule Ibérique, à partir de variétés indigènes dont la Catalogne a le secret : sumoll, ull de llebre, xarel·lo, malvoisie de Sitges, cartoixà vermell, cariñena (carignan), qu’accompagnent tempranillo et muscat d’Alexandrie. Les vignes sont anciennes, parfois centenaires. Aucun additif de synthèse n’est employé à la vigne, et les opérations telles que plantation, taille, épamprage et vendanges sont dictées par les phases lunaires. La pollinisation est facilitée par la présence de ruches ; des moutons contribuent à la fertilisation et au contrôle du couvert végétal. Ringo, le cheval blanc, se charge du travail des sols.
Élégance, pureté et une minéralité croquante due au calcaire caractérisent les productions de Clos Lentiscus. La note d’oxydation ménagée, quand elle se fait sentir, ne domine pas la dégustation et les vins ne sont jamais déviants. Les cavas sont réputés exubérants, mais ceux de Clos Lentiscus n’ont jamais plus de deux grammes de sucre résiduel par litre. Le domaine produit aussi des vins tranquilles, rouges, blancs et rosés.
L'air de Rien Rosé pétillant 2020
Jérome Lambert
Malgré son nom, L’Air de rien ne manque pas d’air, car il a sa bonne dose de bulles, d’effervescence, de plaisir et de couleur. Il s’agit d’un pétillant naturel rosé à la belle robe claire, cerise Montmorency, fraise écrasée. Intensément rafraîchissant avec de délicats arômes minéraux et pas mal de petits fruits rouges, ennoblis par une douce amertume qui apporte une dimension supplémentaire à ce beau vin avec des écorces d’orange douce en finale. Ce joli et tendre pet’nat’provient d’une vendange manuelle de gamay croissant sur sols schisteux et argilo-calcaires. La vendange est traitée en pressurage direct et le vin est élevé sur lies avant dégorgement.
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Sur son domaine de quatre hectares, entièrement biologique et planté de chenin, de grolleau, de gamay et de cabernet franc, Jérôme est vigneron autant qu’il est fermier : il élève poules, cochons, moutons et prend très à cœur cette activité de polyculture-élevage, doublée de la fabrication de charcuteries bien angevines. Son Eden ligérien, en effet, est situé au sud de l’Anjou, à Rablay-sur-Layon. Fils de vigneron, tout petit, il s’amusait déjà à cueillir des raisins, à les fouler et à les laisser fermenter. L’envie de faire du vin ne l’a jamais quitté, en fait : en 2003, il met la main à la pâte, prend part à la taille des vignes chez Philippe Cesbron et en profite pour se faire la main avec quelques raisins donnés par des vignerons locaux. L’année suivante, son aventure commence vraiment avec vingt ares de vignes, mais si son domaine s’agrandit d’année en année, il n’atteindra l’hectare qu’au bout de quinze ans. En 2003, il découvre que l’ajout de sulfite nuit aux vins : il n’en ajoutera jamais plus et se trouvera tout à fait satisfait du résultat, sans trop ébruiter la chose autour de lui. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’il apprendra l’existence des vins nature et comprendra qu’il n’est pas seul. Toutes ses cuvées, depuis, sont sans soufre ajouté, et n’en sont pas moins droites, buvables et sans défaut. Pour lui, même le bois des barriques est un additif ; c’est dire l’attention qu’il porte au naturel et à la vérité de la vigne.
Es d'aqui Paloma Rouge 2020,
Jean-Louis Pinto
Des notes de fraise, beaucoup d’acidité et de gourmandise. Paloma est un rouge de soif léger, clairet, presque un rosé. Les raisins proviennent tous d’Adissan, dans l’Hérault : clairette, colombard sur une langue de sol basaltique et grenache sur calcaires lacustres. La vendange macère quinze jours en grappes entières en cuves d’inox. L’élevage se fait pour moitié en barriques de 500 litres et pour l’autre en cuves de résine.
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Enfant de l’Ariège, Jean-Louis Pinto a choisi de rester au pays et de faire des vins qui ressemblent à leur terroir, d’où le nom Es d’Aqui (« C’est, il est d’ici ») qu’il a donné à son négoce de vinification, situé à Moulin-Neuf, commune proche de l’Aude, entre Mirepoix et Limoux. Une région où autrefois, les vignes abondaient, jusqu’aux grosses attaques de mildiou au début du XXe siècle. Jean-Louis achète des raisins cultivés en bio par d’autres vignerons, ses amis, en qui il a toute confiance. Il ne se contente pas d’acheter le produit, il surveille la nouaison, la maturation, et fait des passages réguliers jusqu’au mois d’août, afin de connaître le raisin avant de le vendanger. Il le vinifie chez lui selon des méthodes naturelles, pratiquant de longues macérations en grappes entières. La macération de trois semaines est fréquente chez lui, ainsi que les pressurages très doux au pressoir vertical. Il a, dit-il, « beaucoup de vignes en commun » avec son ami Anthony Tortul (La Sorga). Son aire de collecte s’étend sur tout le Languedoc, et notamment dans l’Hérault, autour d’Adissan, de Faugères et de Saint-Chinian, ainsi que dans l’Aude (Limoux) et le Tarn (Gaillac), deux terroirs qui lui sont chers. Il se trouve que les sols typiques du Languedoc – schistes, basaltes, cailloux, argilo-siliceux – lui plaisent particulièrement pour la fraîcheur qu’ils donnent aux vins. « Je fais des vins du Sud, dit-il. Je cherche surtout des terroirs qui donnent de la fraîcheur, même si les vins titrent 14 degrés. » Les cépages sont, bien entendu, typiquement languedociens : grenache, carignan, mauzac, cinsault, braucol, duras et sauvignon. Les rouges les plus puissants sont réalisés dans cinq jarres en terre cuite, qui l’aident à contrôler l’extraction et à donner à ses vins, dit-il, « un côté très cristallin ». Le sol, le lieu, on l’a compris, sont de toute première importance pour lui : encore une fois, le nom de son domaine Es d’Aqui n’a pas été choisi par hasard.