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G&M Blanc 2022,
Patrick Bouju
G&M (grenache-muscat et bien d’autres choses) est un vin blanc sec de négoce bio et nature réalisé en Auvergne par Patrick Bouju, une cuvée de macération sans sulfites ajoutés, vinifiée à partir de raisins du Languedoc et d’Auvergne. Il manifeste tout le savoir-faire du vigneron à travers des cépages blancs biologiques de diverses provenances. Classé Vin de France, c’est un vin très complet et adaptable à toutes les occasions.
À la vigne et au chai
Pour obtenir G&M, Patrick Bouju a assemblé du grenache blanc, du grenache gris, du viognier de Pézenas, du muscat d’Alexandrie de Canet-en-Roussillon, de l’ugni blanc et du grenache gris de Pinet en Languedoc, et enfin du chardonnay d’Auvergne de ses propres vignes. C’est une cuvée de macération vinifiée en cuve et en amphores de terre cuite.
Dégustation
G&M offre un superbe équilibre entre opulence, parfum, vivacité et acidité. C’est un vin orange riche et complexe par son assemblage qui s’apparente au grand écart par la variété des provenances qui ne compromettent en rien l’unité de la cuvée, harmonisée par un élevage en cuves et en terre cuite. Il ira avec tout, et notamment des Viandes Blanches, des volailles, des poissons, des entrées chaudes, des fromages affinés ou des pâtisseries feuilletées.
En savoir plus sur Patrick Bouju et le domaine La Bohème
Près de Billom, la Toscane auvergnate, autrefois couverte de vignes, est le domaine privilégié du gamay d’Auvergne, une souche ancienne du cépage. C’est là, sur ces sols volcaniques, que travaille Patrick Bouju, principalement des vieilles vignes.
Viticulture et négoce
Patrick donne une nouvelle vie aux les terroirs du Puy-de-Dôme, souvent abandonnés, et à ses cépages autochtones. Sous l’entité du domaine La Bohème, il exerce une activité de négociant vinificateur à base de raisins bio achetés. Ses partenariats en exclusivité Culinaries sont célèbres : avec Action Bronson pour la série A la Natural, avec Jason Ligas en Grèce pour Sous le Végétal…
Un vigneron qui prête main forte
La renaissance actuelle du vignoble auvergnat (qui fut autrefois le troisième de France) doit beaucoup à Patrick. Le fait qu’il aime prêter main forte à ses amis vignerons de France et d’ailleurs ne fait que confirmer son image de modèle, de chef de file. Ses vins nobles, ciselés, distingués, jamais anodins, sont immédiatement reconnaissables dans le verre.
Super B Rouge 2021
Patrick Bouju
Super comme super-bon, B comme beaujolais. Voici un délicieux vin rouge de négoce de Patrick Bouju, qui, pour l’occasion, sort du gamay d’Auvergne pour se tourner vers des gamays plantés plus à l’est. Super B est en effet un très bel assemblage de gamays du Beaujolais et de gamays de Brouilly (lieu-dit Pisse-Vieille) élevés sur sols de granites et de pierres bleues. Ses arômes de petits fruits rouges et de noisette apportent une sensation de fraîcheur en bouche et en font un vin de soif très agréable. Super B possède une certaine aptitude à descendre à toute vitesse, c’est un glouglou de toute beauté. La vendange est macérée quinze jours en grappes entières, vinifiée par levures indigènes, et l’élevage se fait partiellement en cuve, le reste en amphore de grès. Pas de clarification, pas de filtration, pas de sulfites ajoutés. Ce vin peut vieillir environ sept ans.
Pour en savoir plus
Près de Billom, la Limagne clermontoise s’élève vers l’est pour former une zone vallonnée au climat doux, dominée par des buttes volcaniques. C’est la Toscane auvergnate, ainsi nommée à cause de sa ressemblance avec la province italienne. Ce pays de polyculture vivrière était autrefois couvert de vignes et était le domaine privilégié du gamay d’Auvergne, une souche ancienne robuste, origine de vins denses, profonds et fruités. C’est là que cultive et vinifie Patrick Bouju, sur ces sols volcaniques de haute qualité et principalement sur vieilles vignes. Les sols varient entre basaltes, calcaire, argilo-calcaire et pouzzolane. Patrick collectionne et soigne les meilleurs terroirs du Puy-de-Dôme, souvent abandonnés, et leur donne une nouvelle vie. Il préserve aussi les cépages autochtones, dont il cultive une bonne cinquantaine, et exerce en parallèle une activité de négociant vinificateur à base de raisins bio achetés. La renaissance actuelle du vignoble auvergnat (qui fut autrefois le troisième de France) doit beaucoup à Patrick. Le fait qu’il aime prêter main forte à ses amis vignerons de France et d’ailleurs ne fait que confirmer son image de modèle, de chef de file. Ses partenariats sont célèbres : avec Action Bronson pour la série A la Natural, avec Jason Ligas en Grèce pour Sous le Végétal… Patrick pratique des macérations longues, et les vins reposent jusqu’à six mois après mise en bouteilles. Très sensible aux sulfites dans les vins, Patrick a constaté que les siens s’en passaient très bien. Il a également constaté que si les raisins sont sains et concentrés, l’équilibre se fait tout seul, quelles que soient les phases que traverse successivement une cuvée. Ses vins nobles, ciselés, distingués, jamais anodins, sont immédiatement reconnaissables dans le verre. Ils sont droits, nets, précis, souvent marqués par des notes florales et une minéralité épicée. Ils constituent aussi une formidable anthologie des terroirs et des vignes anciennes de Basse-Auvergne et de ses sols volcaniques.
Cuvée YARD Rouge 2019,
Jean Louis Pinto
Cette cuvée a été spécialement réalisée pour YARD par Jean-Louis Pinto ! Un vin rouge souple, buvable quoique complexe, taillé pour les repas d’amis. Les raisins proviennent des trois terroirs différents : terrains argilo-calcaires de Campagnac, au nord-ouest de Gaillac ; terrains argilo-calcaires de Saint-Jean-Laseille (Perpignan) et cailloutis calcaires villafranchiens d’Adissan, au nord de Pézenas. L’assemblage se compose de braucol, de mourvèdre, de carignan et de colombard. Tous les cépages sont vinifiés séparément avec une macération en grappes entières d’environ vingt jours (selon le cépage) et assemblés après élevage. Celui-ci est mené en cuve d’inox ou de résine époxy.
Pour en savoir plus
Enfant de l’Ariège, Jean-Louis Pinto a choisi de rester au pays et de faire des vins qui ressemblent à leur terroir, d’où le nom Es d’Aqui (« C’est, il est d’ici ») qu’il a donné à son négoce de vinification, situé à Moulin-Neuf, commune proche de l’Aude, entre Mirepoix et Limoux. Une région où autrefois, les vignes abondaient, jusqu’aux grosses attaques de mildiou au début du XXe siècle. Jean-Louis achète des raisins cultivés en bio par d’autres vignerons, ses amis, en qui il a toute confiance. Il ne se contente pas d’acheter le produit, il surveille la nouaison, la maturation, et fait des passages réguliers jusqu’au mois d’août, afin de connaître le raisin avant de le vendanger. Il le vinifie chez lui selon des méthodes naturelles, pratiquant de longues macérations en grappes entières. La macération de trois semaines est fréquente chez lui, ainsi que les pressurages très doux au pressoir vertical. Il a, dit-il, « beaucoup de vignes en commun » avec son ami Anthony Tortul (La Sorga, faire lien). Son aire de collecte s’étend sur tout le Languedoc, et notamment dans l’Hérault, autour d’Adissan, de Faugères et de Saint-Chinian, ainsi que dans l’Aude (Limoux) et le Tarn (Gaillac), deux terroirs qui lui sont chers. Il se trouve que les sols typiques du Languedoc – schistes, basaltes, cailloux, argilo-siliceux – lui plaisent particulièrement pour la fraîcheur qu’ils donnent aux vins. « Je fais des vins du Sud, dit-il. Je cherche surtout des terroirs qui donnent de la fraîcheur, même si les vins titrent 14 degrés. » Les cépages sont, bien entendu, typiquement languedociens : grenache, carignan, mauzac, cinsault, braucol, duras et sauvignon. Les rouges les plus puissants sont réalisés dans cinq jarres en terre cuite, qui l’aident à contrôler l’extraction et à donner à ses vins, dit-il, « un côté très cristallin ». Le sol, le lieu, on l’a compris, sont de toute première importance pour lui : encore une fois, le nom de son domaine Es d’Aqui n’a pas été choisi par hasard.
L'arroseur Rosé 2021,
De Vini
L’Arroseur est un rosé atypique à haute buvabilité, le genre de vin que son auteur, Christophe Bosque, appelle un « 4 X 4 », c’est-à-dire un tout-terrain, aussi bien à sa place à l’apéro et à table qu’en toute autre circonstance. « C’est un bon vin de conversation, ça passe avec tout », dit-il. Christophe s’était pourtant dit, naguère, « Je ne ferai jamais de rosé », parce qu’il en avait bu peu qui lui aient vraiment plu. Pour lui, un rosé, c’est très dur à faire, pour un résultat souvent décevant. Pourtant, il en a fait un, et il ne déçoit personne ! « On s’attend à un rosé en bouche, mais on a tout autre chose, plus sec et plus variétal : c’est un de ces vins qui, pour moi, ne sont ni un rosé, ni un blanc, ni un rouge. Je les appelle blouge ou rouange. » Quelque catégorie qu’on lui choisisse, cette cuvée est intéressante pour elle-même. C’est un assemblage de merlot, de cabernet franc, de gamay, de colombard et de grolleau, avec un complément de melon de Bourgogne. « La grande surprise, dit Christophe, c’était le colombard, un cépage très acide avec du variétal, et dont on se servait autrefois pour donner de l’arôme au muscadet (le melon de Bourgogne est aussi neutre qu’on peut l’être, et c’est justement ce qui fait sa magie). On a assemblé des cépages de trois domaines différents, et comme il manquait un peu de volume, on a ajouté du melon de Bourgogne. Ce colombard variétal a bien matché avec le cabernet franc et le merlot. Je n’hésite pas à dire que ce vin est un OVNI. » Tous les cépages constitutifs de L’Arroseur sont pressés directement. Le moût est fermenté en cuve enterrée à la nantaise, revêtue de carreaux de grès, et son élevage se déroule également en cuve, sur lie. La mise en bouteilles a été faite au printemps 2022.
Pour en savoir plus
Le domaine De Vini, Vinilibre, c’est l’activité multicasquette de Christophe Bosque, originaire de Saint-Nazaire. Le vin le passionne depuis toujours, et après avoir passé des années en tant que négociant, importateur, puis négociant vinificateur, cet ancien cameraman formé à l'œnologie et à la viticulture acquiert en 2017 quelques parcelles (deux hectares) de vignes de melon de Bourgogne à Gorges, en Loire-Atlantique, près de Clisson. Les sols y sont constitués de gabbro sur substrat granitique, configuration pédologique particulière à la région nantaise et notamment à Clisson. Les cuvées de Christophe peuvent être issues de raisins achetés sur les meilleurs terroirs français, notamment en Languedoc, mais le vigneron garde une affection particulière pour ses vignes, qu’il entretient avec passion et attention au terroir. On dénote sur ses étiquettes et dans ses appellations une touche d’humour et de sens du calembour, mais dans la bouteille, c’est du sérieux, des vins hors des sentiers battus comme il les aime. Nous nous intéressons particulièrement à ses créations locales, issues de sa vigne de quelques deux hectares et fermentées en cuve enterrée à la nantaise — véritable réinvention du muscadet (hors appellation) en mode nature.
Moscatell Blanc 2019,
Cyclic Beer Farm
Cyclic Beer Farm, c’est un binôme de copains barcelonais, Alberto et Joshua. Basés dans la capitale catalane, ils ont deux volets à leur activité : la bière (Cyclic Beer) et le vin (Cyclic Wine). Les bières, inspirées du modèle belge, se déclinent en gammes surprenantes et bigarrées où les cocktails de levures savamment dosées et les brassins maison s’allient à des macérations variées de fruits, de légumes, d’herbes et de marcs de raisins de variétés catalanes traditionnelles, ces derniers prélevés après la fermentation de leurs vins — car le second volet, c’est le vin, exclusivement réalisé à base de cépages catalans autochtones. Vinificateurs de négoce, Alberto et Joshua vont eux-mêmes vendanger à la main des domaines viticoles bio de toute la Catalogne et rapportent la vendange dans leur chai-atelier brassicole de La Sagrera (Barcelone). Ils y trient les raisins, les foulent aux pieds et cuvent les moûts exclusivement à l’aide de levures indigènes. En fonction du type de vin, la macération pelliculaire se fait sur les peaux et les rafles entre un et trois jours pour les blancs et entre six et quinze jours pour les rouges. Le jus de goutte est ensuite transféré sans pressurage dans des cuves en acier inoxydable où la fermentation se poursuit avant la mise en bouteille. Les peaux et les rafles, et parfois une partie du jus, sont ensuite utilisées pour la macération des bières saison : intéressante synergie entre la bière et le vin. Aucun sulfite n’est ajouté à la vinification ; rien n’est ajouté ni retiré au vin, qui n’est jamais filtré. La vendange et les autres opérations viticoles sont décidées en fonction du calendrier lunaire.
Moscatell est entièrement issu de muscat de Frontignan (une variante du muscat blanc à petits grains) cultivé en Haut-Penedès, à Sant Pere de Ribes, sur terrains calcaires. L’âge des vignes n’est pas précisé, mais l’altitude de la parcelle est de 80 mètres. La vendange est foulée aux pieds et macère une journée sur les peaux et les rafles. Elle est ensuite doucement foulée de nouveau avant de terminer sa fermentation en cuves d’acier inoxydable. Si ce vin nous semblait avoir besoin d’un peu de temps pour se développer lorsque nous l’avons dégusté à son arrivée, il promet beaucoup : sec, aromatique, belle acidité croquante, zeste de citron au nez et en bouche, floral et hautement buvable. Carafage recommandé.
Munjebel Rouge 2016
Frank Cornelissen
Ce Munjebel est un bouquet de fruits rouges sauvages, pur nerello mascalese classique, riche et aromatique, portant en lui tout le croquant du fruit mûr, avec un côté pinotant et une robe translucide éclatante. Il est issu de plusieurs parcelles, notamment de celles dont proviennent les plus grands crus de l’azienda (Zottorinoto, Feudo di Mezzo-Porcaria, Pontale Palino), et de vignes spécialement consacrées à ce cru : Rampante, Piano Daini et Crasà. Parmi les cuvées de Frank Cornelissen, il représente le mieux la typicité de la vallée nord de l’Etna.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Le bon accord produit : La Coucou de Rennes rôtie au four
€34,00
Prix unitaire par€34,00
Prix unitaire parMorgon Côte du Py Rouge 2020
MC Macabeu Blanc 2019,
Partida Creus
MC Macabeu 2019 de Partida Creus est une rareté à saisir : ce millésime pourrait bien être le seul de cette cuvée unique. Véritable hommage au Macabeu, cépage emblématique de Catalogne et du nord de l’Espagne, ce vin est issu d’une parcelle ancienne et sauvage, où les vignes poussent en hauteur, façon lianes, offrant une production réduite et ultra concentrée.
Un vin de macération au caractère affirmé
Cultivé en biodynamie et vinifié sans intrants, MC Macabeu est un vin nature et vivant, qui revendique une forte identité. La macération sur les peaux pendant dix jours lui confère une structure tannique fine et une belle intensité aromatique. Non filtré et sans sulfites ajoutés, il est le reflet pur du terroir catalan et du savoir-faire artisanal de Massimo Marchiori et Antonella Gerosa.
Explosion aromatique et texture envoûtante
À l’œil, il arbore une robe ambrée lumineuse, caractéristique des vins de macération. Le nez est une explosion de fruits à noyau, avec des notes intenses de pêche, abricot, écorce d’orange et fleurs blanches. En bouche, la texture est ample, soyeuse et légèrement tannique, équilibrée par une fraîcheur vibrante et une belle tension minérale. Une finale longue et saline apporte encore plus de relief à ce vin de caractère.
Accords mets-vins et moments de dégustation
Servi autour de 12-14°C, MC Macabeu accompagne à merveille des plats méditerranéens, des fromages affinés ou encore des poissons en sauce et fruits de mer grillés. Il surprendra aussi sur une cuisine épicée ou asiatique, grâce à son équilibre entre puissance et fraîcheur. Un vin authentique et vibrant, à essayer absolument avant qu’il ne disparaisse.
Palli et Genesia Blanc 2019,
Sous le Végétal
Fin, délicat, frais et délicieusement muscaté, Palli & Genesià exprime la minéralité du sol granitique (granit rose) dont il est issu. est l’une des cinq cuvées en blanc de la série Sous le Végétal, et comme trois autres d’entre elles, elle est à base de muscat à petit grain indigène de l’île de Samos (archipel de l’Égée orientale). Palli & Genesià provient de vignes plantées près du village de Platanos, taillées en gobelets sur un vignoble ancien, abandonné et rendu à la vie — d’où le nom de la cuvée, dérivé de palingenesià, « renaissance » en grec. La vigne est travaillée en agriculture biologique en conversion à la permaculture, sans aucun additif à la vigne ou au chai, et la vendange est manuelle. La fermentation se fait en cuves d’inox et en amphores de terre cuite. Le vin est mis en bouteilles par gravité et bouché au liège avec protection en cire d’abeille noire. La bouteille de verre noir garantit l’élevage. Ce vin accompagnera parfaitement les produits de la mer et les meze de Méditerranée orientale.
Pour en savoir plus
Sous le végétal se trouve le minéral : tel est le sens de ce concept de cuvées nature réalisé en Grèce, sur l’île de Samos, par une équipe d’amis rassemblée autour des vignerons Jason Ligas et Patrick Bouju. L’entreprise, couronnée de succès, marque une renaissance du vignoble millénaire de cette île de la mer Égée du Nord qui doit à sa végétation dense et boisée divers surnoms reçus dans l’Antiquité, de Dryoussa (« couverte de chênes ») à Kyparissia (« couverte de cyprès ») en passant par Melamphyllos (« Aux feuillages sombres »). Cette richesse naturelle recouvre un sous-sol unique et varié : roches volcaniques et notamment basaltes, calcaire, quartz, granits roses, schistes, fontes ferreuses… L’idée est née de la rencontre de Jason avec la Coopérative viticole de Samos. Patrick Bouju s’associe bientôt au projet. Les cinq cuvées de Sous le Végétal — Livia, Hüpnos, Octave, Palli & Genesia et Auguste — sont réalisées sur une soixantaine de parcelles de muscat à petits grains de Samos (et d’avgoustiatis pour la cuvée rouge), entre 400 et 910 mètres d’altitude. Chaque parcelle est vinifiée à part. Pour la vinification, quatre types de contenants sont employés : amphores, œufs de béton, cuves en inox et barriques de 500 litres. Chaque lieu-dit est vinifié dans au moins deux des quatre contenants et l’élevage se déroule en bouteilles noires scellées à la cire. Pas d’ajout de soufre, pas de filtration : les vignerons de Samos retrouvent le vin tel qu’on le faisait dans leur enfance. C’est là une des merveilles du vin nature : il permet, à travers les projets les plus novateurs, de renouer avec des traditions oubliées. Sous le Végétal reprend également sous son aile les cuvées A la Natural signées Patrick Bouju.
1984 Rouge 2020,
La Senda
La Bodega La Senda est la création de Diego Losada, enfant du Bierzo, une région au nord-ouest de la province de León, bordée au nord par les Asturies et à l’ouest par la Galice. Les pèlerins qui se rendent à Compostelle par le Camino francés ou le Camino de invierno peuvent admirer ses magnifiques paysages où d’anciennes parcelles de vigne couvrent les sommets des collines. La viticulture remonte à l’époque romaine, mais la région fut à tel point traumatisée par la crise du phylloxéra qu’on n’y replanta la vigne qu’à partir du milieu du XXe siècle, sans arrachages massifs, ce qui donne à ces vignes une moyenne d’âge de quarante à soixante-dix ans. Né à Ponferrada, dans le Bierzo du Nord, Diego n’a jamais été adepte du compromis. Résolument radical, épris de liberté et de rigueur, il applique d’abord cette disposition à la musique dans le groupe de heavy metal qu’il forme avec ses camarades de lycée. C’est au vin, plus tard, qu’il consacrera cette même passion, étudiant la chimie organique à l’université et s’initiant aux aspects scientifiques de la viticulture. Mais la rigidité scientifique et les méthodes conventionnelles, découvertes sur quelques domaines où il travaille, ne le satisfont pas. Attiré par une viticulture plus proche de la terre, Diego récupère quelques parcelles pour mettre en valeur, le plus naturellement possible, le terroir du Bierzo. En 2012, il crée à la périphérie de sa ville natale le domaine La Senda, dont le nom signifie « le sentier ». Ses vins seront comme lui : honnêtes, francs, naturels et expressifs. Non gratifiés de l’appellation d’origine, ils sont le pur reflet de leurs sols et de leur climat, de la personnalité et de l’énergie de leur créateur.
Ce rouge 100 % mencia (un descendant du trousseau) est issu de sols argilo-calcaires très riches en quartz, en fer et en ardoise, à environ 650 mètres d’altitude dans le sud du Bierzo. Les vignes sont âgées de soixante-dix à quatre-vingt-dix ans. Les raisins macèrent trois à quatre jours dans de vieux fûts de chêne, et les vins sont élevés sept mois en fûts de chêne français et en foudres. Pas d’ajout de sulfite, pas de filtration. Robe grenat sombre, nez d’ardoise chauffée avec des accents fruités — le mariage de la cerise et du caillou —, une bouche pleine et juteuse : un vin éclatant, parfaitement fidèle à son terroir. Le carafage est recommandé.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Riesling Blanc 2021
Domaine Einhart
La robe de ce riesling du domaine Einhart est d’un beau jaune orangé. Le premier nez est tout en finesse, légèrement musqué, avec des notes de pomelo et de fleur de pissenlit. Le second nez est plus frais et minéral avec des arômes de thym, d’herbes aromatiques et de silex. La bouche attaque avec vivacité et une belle verticalité, la minéralité est typique du calcaire. Les herbes sèches reviennent avant une fin de bouche persistante dotée d’une remarquable salinité. Le riesling, seigneur des cépages de l’Est, trouve ici une expression digne de sa noblesse. La légère macération pelliculaire réussit à ce cépage, et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Les vignes, âgées de vingt-cinq ans, croissent sur les terroirs de muschelkalk (calcaire oolithique) du lieu-dit Kreutzweg. Les raisins sont vendangés à la main, puis passés en presse directe. La macération, sur levures indigènes, se déroule entre quatre et huit jours. L’élevage sur lies fines est de dix mois en foudre de bière centenaire (spécialité alsacienne) et précède une mise en bouteilles sans filtration. De la vigne au chai, ce vin a été réalisé sans aucun intrant ni ajout de sulfite. Le carafage est recommandé afin qu’il déploie ses ailes et exprime ses notes minérales.
Pour en savoir plus
Situé dans la partie nord du vignoble alsacien, à l’horizontale de Strasbourg, le domaine Einhart est une propriété familiale de dix hectares dont les vignes se trouvent sur les coteaux qui s’élèvent entre la plaine d’Alsace et les monts des Vosges. Le sol y est argilo-calcaire et riche en fossiles (muschelkalk, c’est-à-dire calcaire coquiller et calcaire à oolithes, et lettenkohle ou calcaire dolomitique). Depuis 1990, Nicolas Einhart est aux commandes, désormais secondé par son fils Théo. Fidèle à ses engagements pris pour l’association TIFLO, dont il est cofondateur, Nicolas consacre son travail viticole à la protection de la terre et de la biodiversité, la vinification sans intrant, le refus des produits phytosanitaires nocifs et le maintien des zones écologiques refuges. Son domaine est certifié bio à partir de 2011. Comme Jean-Marc Dreyer [faire lien], il s’oriente résolument vers la macération pelliculaire et réalise des vins blancs de macération (vins orange) en plus d’un rouge de pinot noir. Vendanges entièrement manuelles, éraflage des grappes, pigeages légers et pressurages délicats sont caractéristiques du domaine, ainsi que la vinification séparée de chaque terroir, l’élevage sur lies et l’absence de filtration avant mise en bouteilles. Les vins sont de pur raisin, vifs, puissants, toniques, et transcrivent la minéralité des très beaux terroirs des contreforts vosgiens.
€17,20
Prix unitaire par€17,20
Prix unitaire parToile de Fond - Cuvée Exclusive Rouge 2021,
Fond Cyprès
Du velours, du corps, du nez, une belle palette aromatique : ce rouge a tout pour plaire et s’harmonisera avec tout (moments, occasions, plats…). La Toile de fond est une cuvée exclusive de Fond Cyprès pour Culinaries. Elle consiste en quatre-vingts pour cent de jus de goutte du Carignan de la Source et vingt pour cent de jus de presse de la cuvée d’assemblage Corbières rebaptisée, cette année, Le Cordières des Andes (un tiers de Carignan de la Source, un tiers de Syrah de la Pinède et un tiers de Grenache du Bois Saint-Jaume). Les raisins sont vinifiés séparément avant d’être assemblés en cuve de béton pour l’élevage. Ce petit nouveau qui nous est très cher est un vin rouge pour toutes les occasions, dans le style droit et ensoleillé – sans excès de chaleur – qui caractérise ce domaine.
Pour en savoir plus
Ce domaine languedocien repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Dans le vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
Ah ! Ramon !!! Rouge 2017
La Sorga
Antony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Ah ! Ramon !!! est un assemblage bien tassé : aramon, cinsault, terret bourret, noir de La Calmette, alicante bouschet, mais c’est clairement l’aramon qui domine. Les vignes approchent le siècle d’âge. Les raisins proviennent de Vieussan, dans l’aire d’appellation de Saint-Chinian, sur sols schisteux. Tous les cépages assemblés macèrent quarante jours en jarre de grès, en quasi-infusion. La moyenne est égrappée manuellement, et tout ce qui est moins mûr ou moins joli est pressé directement. L’élevage se poursuit en jarre de grès pendant un an. Le profil est empyreumatique (entendez grillé, rôti), distingué, camphré, chargé de cerise noire, de tabac, de garrigue et d’épices douces. La bouche est tout en finesse avec un profil très bourguignon, également fumé et kirsché : des caractéristiques finalement assez typiques de l’aramon. Ce vin sera un bel bel accompagnement pour des pâtes cuisinées (lasagnes) ou des côtes d’agneau, mais il peut tout faire. Potentiel de garde : vingt ans.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Sans ordonnance Blanc 2021,
Les Vignes du domaine du Temps
Le nez de Sans ordonnance est fin, complexe, exotique sans excès : les notes musquées du muscat à petit grain sont d’abord très discrètes et se développent ensuite dans le verre. L’aromatique se déploie en bouche avec des notes très maîtrisées de maturité, de glycine, de bonbon au miel et de pêche jaune sur une jolie trame acide. La fraîcheur est merveilleuse, tempérée par un peu de gras. Un vin gourmand et expressif, excellent avec des poissons et des fruits de mer. Sans ordonnance est composé de 60 % muscat à petits grains et 40 % viognier croissant sur les sols argilo-calcaires de la région de Carcassonne, près de la Montagne Noire. La vendange fermente naturellement en cuve d’acier inoxydable avant un élevage de neuf mois en fûts de chêne. Sans ordonnance n’est ni collé ni filtré.
Pour en savoir plus
Le domaine du Temps est situé dans le Cabardès, un petit pays du Languedoc qui fut autrefois une subdivision du Pays cathare. Partant du versant sud de la Montagne Noire à la ville de Carcassonne, il est limité à l’ouest par le Lauragais et à l’est par le Minervois. Vallonné, sauvage, riche en flore méditerranéenne, c’est un écosystème préservé, d’autant plus que le domaine du Temps, au lieu-dit Font Juvénal, est un lieu magique : autour d’un ancien prieuré du XVIIIe siècle, soixante hectares de forêts et de garrigues protègent treize hectares de vignobles sur sols argilo-calcaires pierreux. L’équilibre entre sécheresse et fraîcheur est une aubaine pour la viticulture, avec une palette de cépages étendue. En plus des cépages languedociens (syrah, grenache, roussanne, viognier, muscat) croissent cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot, sémillon et chenin. Le domaine est labellisé Ecocert depuis 1998, entièrement mené en biodynamie, et consacré au vin nature depuis 2015. Le travail de la vigne et du chai est méthodique, rigoureux et attentif : seul le meilleur du raisin est conservé, ce qui donne de petits rendements, et l’éraflage est décidé en fonction de la maturité de la grappe. Les rouges sont vinifiés en macération carbonique de cépages individuels, l’assemblage étant réalisé avant l’élevage d’un an. Les blancs sont lentement et doucement pressés afin de n’extraire que le meilleur du raisin. Ces précautions donnent des vins suaves et maîtrisés, d’une grande droiture, avec des tannins très souples. Ils sont frais, gourmands et expressifs.
CX Cartoixa Blanc 2020
Partida Creus
Cette rareté est un vin blanc sec tranquille à base de cartoixà vermell (autre identité du xarel·lo rosado, un cépage traditionnel rosé) qui explose de fraîcheur et de notes aromatiques d’une extrême richesse : pêche blanche, rhubarbe, fraise voire papaye. Une légère amertume appétissante gratifie ce vin absolument délicieux qui se comportera également bien en solo et à table.
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Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
Aphrodite Blanc 2019
La Grapperie
Pommes confites, épices, fraîcheur, tension, et équilibre : beaucoup de tenue et de minéralité. Un peu de sucre résiduel donne du gras et de l’ampleur sans la moindre trace de lourdeur. La signature des vieilles vignes (plus que centenaires) est évidente. Pur chenin blanc, Aphrodite est un vin charmeur issu de pieds plantés en 1935 sur des sols d’argiles à silex. Les raisins sont pressurés directement à basse pression puis entonnés par gravité avant de passer par une fermentation en fûts sur levures indigènes suivie d’un élevage de vingt-quatre mois en caves de tuffeau. Au nez, des notes de sous-bois que l’on retrouve en bouche avec des arômes légèrement caramélisés et briochés, équilibrés par quelques notes herbacées en fin de parcours. Un très, très grand vin.
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En appellation Coteaux du Loir, La Grapperie est le nom du domaine de Renaud Guettier, que l’on peut décrire comme un orfèvre du chenin, mais aussi du pineau d’Aunis qui est un des plus anciens cépages du Val de Loire. Son principe, confie-t-il, est « d’élaborer des vins complexes, riches, dotés de bonnes capacités de garde et empreints de la minéralité de leur terroir ». Les vignes sont situées sur des coteaux, entre 60 et 120 mètres d’altitude, protégées des vents du nord par la forêt de Bercé. En fonction de l’altitude, les terroirs présentent une dominante d’argiles (en bas de pente), de silex (à mi-pente) ou de sables (sur les hauteurs). Le vignoble de 60 hectares compte une quinzaine de parcelles. Les cépages sont les deux variétés traditionnellement autorisées dans l’appellation : chenin pour les blancs et pineau d’Aunis pour 90 % des rouges, le reste consistant en quelques ares de côt, de gamay et de grolleau. L’âge moyen des vignes est de soixante-dix ans, dont presque deux hectares de pieds centenaires et un hectare et demi de vignes âgées de soixante à quatre-vingts ans. Persuadé du potentiel énorme que ces vieux ceps peuvent apporter à ses cuvées, Renaud se livre à un méticuleux travail de remise en état du vignoble. Tout le domaine est cultivé en bio. Les sols sont travaillés et toutes les interventions viticoles sont manuelles, y compris les vendanges, effectuées à pleine maturité, ce qui se ressent dans l’ampleur et la suavité des vins. Pour les rouges, les pineaux d’Aunis sont partiellement éraflés (selon les parcelles) et les macérations sont assez longues, de trois à quatre semaines, avec pigeages, pour favoriser l’aptitude au vieillissement. Les vins sont élevés en fûts entre douze et vingt-quatre mois, puis soutirés, assemblés et mis en bouteille sans filtration. Pour les blancs, les chenins sont pressurés directement à basse pression puis entonnés par gravité. Les fermentations se font en barriques, sur levures indigènes, avec fermentation malolactique complète, pendant au moins dix-huit mois et parfois jusqu’à trente-six mois.
€29,00
Prix unitaire par€29,00
Prix unitaire par
Es d'aqui Casse Tête Rouge 2020
Jean Louis Pinto
Séduisant, profond, dense, doté d’une forte personnalité, Casse-Tête est un assemblage de 50 % cabernet sauvignon et 50 % mourvèdre. Le cabernet provient d’une terrasse alluvionnaire à gros galets du Tarn et le mourvèdre d’un sol argilo-calcaire. La vendange macère vingt jours en grappes entières et l’élevage se fait sur lies en jarres de grès.
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Enfant de l’Ariège, Jean-Louis Pinto a choisi de rester au pays et de faire des vins qui ressemblent à leur terroir, d’où le nom Es d’Aqui (« C’est, il est d’ici ») qu’il a donné à son négoce de vinification, situé à Moulin-Neuf, commune proche de l’Aude, entre Mirepoix et Limoux. Une région où autrefois, les vignes abondaient, jusqu’aux grosses attaques de mildiou au début du XXe siècle. Jean-Louis achète des raisins cultivés en bio par d’autres vignerons, ses amis, en qui il a toute confiance. Il ne se contente pas d’acheter le produit, il surveille la nouaison, la maturation, et fait des passages réguliers jusqu’au mois d’août, afin de connaître le raisin avant de le vendanger. Il le vinifie chez lui selon des méthodes naturelles, pratiquant de longues macérations en grappes entières. La macération de trois semaines est fréquente chez lui, ainsi que les pressurages très doux au pressoir vertical. Il a, dit-il, « beaucoup de vignes en commun » avec son ami Anthony Tortul (La Sorga). Son aire de collecte s’étend sur tout le Languedoc, et notamment dans l’Hérault, autour d’Adissan, de Faugères et de Saint-Chinian, ainsi que dans l’Aude (Limoux) et le Tarn (Gaillac), deux terroirs qui lui sont chers. Il se trouve que les sols typiques du Languedoc – schistes, basaltes, cailloux, argilo-siliceux – lui plaisent particulièrement pour la fraîcheur qu’ils donnent aux vins. « Je fais des vins du Sud, dit-il. Je cherche surtout des terroirs qui donnent de la fraîcheur, même si les vins titrent 14 degrés. » Les cépages sont, bien entendu, typiquement languedociens : grenache, carignan, mauzac, cinsault, braucol, duras et sauvignon. Les rouges les plus puissants sont réalisés dans cinq jarres en terre cuite, qui l’aident à contrôler l’extraction et à donner à ses vins, dit-il, « un côté très cristallin ». Le sol, le lieu, on l’a compris, sont de toute première importance pour lui : encore une fois, le nom de son domaine Es d’Aqui n’a pas été choisi par hasard.
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BB "Hondos" Rouge 2019,
Partida Creus
Antonella Gerosa et Massimo Marchiori, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. C’est pourquoi leur domaine est aussi important sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne.
Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel.lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel.lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des exclamations de joie.
Ce 100 % bobal est un rouge racé et finement sauvage provenant de la parcelle Hondos, construit sur un cépage courant en Espagne mais dont l’expression est ici très originale. Robe rouge cerise sombre ; au nez, du bonbon, des fleurs douces, des fruits frais, de la violette, du thym. En bouche, beaucoup de distinction : une acidité droite et de la griotte, de la prune mûre, du poivre noir, une petite touche saline en finale. À servir bien frais.
Eveil Blanc 2024
Le Domaine Einhart signe ici une cuvée tout en fraîcheur et en subtilité, fruit d’un assemblage inspiré de trois cépages emblématiques d’Alsace : Riesling, Auxerrois et Gewurztraminer. Cet Eveil 2024, est une ode à la liberté d’expression du raisin, sans artifice ni intervention superflue.
Issu de vignes cultivées en agriculture biologique certifiée sur des sols argilo-calcaires, Eveil est le reflet fidèle de son terroir. La vinification respecte l’énergie du fruit : le Riesling et l’Auxerrois sont pressés directement, tandis que le Gewurztraminer bénéficie d’une légère macération de 24 heures pour enrichir la matière et offrir une dimension aromatique plus complexe. L'élevage d’un an en cuve inox préserve toute la fraîcheur naturelle du vin.
À la dégustation, la robe claire et lumineuse annonce un nez expressif, floral et délicatement fruité. La fleur d’oranger, la rose, la verveine et les fruits blancs s’entrelacent dans une bouche fluide, désaltérante, portée par une belle tension et une aromatique raffinée. C’est un vin vivant, digeste et direct, qui se prête à de nombreuses occasions.
Servi frais (10-12°C), Eveil accompagnera avec élégance des poissons crus, un risotto aux herbes fraîches ou encore une volaille aux agrumes. Avec son profil naturel et sincère, il se déguste jeune, dans les deux ans, pour profiter pleinement de sa vivacité.