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1672 produits
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Gigondas Rouge 2021
Les Grandes Serres
Gigondas ! Grand terroir dont la sonorité même du nom évoque la truculence, la gourmandise, la profondeur d’un vin de tradition déjà aimé au temps des papes et des chevaliers. Ses vignes de grenache noir (majoritaire), de syrah et de mourvèdre croissent paisiblement en Vaucluse, au pied des dentelles de Montmirail, et la production est exclusivement en rouges et en rosés. Les rouges sont réputés pour leur profondeur, leur densité et leurs qualités de garde, leurs notes de cerise noire et leur charpente. Ils ont la caractéristique de « truffer » en vieillissant, ce qui n’étonne guère dans un pays où croît la truffe. Ce gigondas fait partie de la gamme bio et naturelle Comics du domaine castel-papal des Grandes Serres. Contrairement à la plupart des gigondas où le grenache noir est majoritaire, il se compose de 60 % de syrah et 40 % de grenache. Les syrahs sont plantées sur terrain sableux et les grenaches croissent sur un sol calcaro-graveleux. La qualité des raisins est exceptionnelle et le vin transmet bien l’information. La vendange, manuelle, est égrappée, fermentée en cuves de béton et en demi-muids. Un pigeage modéré est nécessaire pour une bonne extraction. L’élevage est de six mois en cuve avant mise en bouteilles.
Pour en savoir plus
Châteauneuf-du-Pape, tout le monde sait où cela se trouve, mais connaît-on réellement bien cette appellation ? Le domaine des Grandes Serres en représente à la fois l’excellence et la vitalité. Auteur de vins exceptionnels de propriété et de négoce, rouges ou blancs, il récolte, achète des raisins, vinifie et élève sur un périmètre étendu, centré autour de Châteauneuf et des Côtes-du-Rhône méridionales et incluant des zones plus périphériques telles que Lirac ou les Costières de Nîmes. À Châteauneuf-du-Pape proprement dit, le domaine possède douze hectares. Créé en 1977, il est depuis longtemps fondé sur le respect de l’environnement et du terroir. Actuellement, une grande partie de ses cuvées sont biologiques et sans sulfites ajoutés, sans pour autant s’en vanter publiquement. Modestement, Samuel Montgermont, directeur général du domaine, explique que les conditions géologiques et climatiques, en particulier le mistral, favorisent la santé du vignoble et permettent de se passer d’intrants. Couvrant toute la palette des vins blancs et rouges du Midi et tous leurs cépages, le domaine s’engage à présent dans la production de vins natures sous des étiquettes qui ne se prennent nullement au sérieux, mais les vins contenus dans les bouteilles — chacun portant le nom de son appellation — sont tout ce qu’il y a de solide et de sérieux, en plus d’être frais et savoureux.
€70,50
Prix unitaire par€70,50
Prix unitaire parMercurey - Les Vignes Blanches Qvevris Rouge 2021
€125,00
Prix unitaire par€125,00
Prix unitaire parGevrey Chambertin les Genevrières Qvevris Rouge 2021
Riesling Origin Blanc 2021
Jean-Marc Dreyer
Fruits verts, acidité équilibrée, élégance, complexité : beaucoup de charpente et de profondeur ; Riesling Origin de Jean-Marc Dreyer est ce qu’on appelle un vin de méditation. La gamme Origin de Jean-Marc Dreyer est consacrée à des cuvées monocépages autour de variétés alsaciennes. Ici, la macération en grappes entières expose le riesling sous un jour tout à fait nouveau : foin des notes pétrolées (pourtant présentes, mais attendant poliment la fin de bouche pour se manifester), le vin exprime une verticalité structurée équilibrée par une douce rondeur. Très minéral, mais cette fois c’est le sol qu’on ressent, pas le bidon de gas-oil. Ce vin a été élevé onze mois à l’alsacienne, c’est-à-dire en foudre et en demi-muids. Accords gustatifs ? Ne cherchez pas, ça va avec tout. Méthode biodynamique, fermentation par levures indigènes, non filtré, non clarifié, sans sulfites ajoutés à la vigne ou au chai.
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« La macération, en Alsace, c’est une tradition ! affirme Jean-Marc Dreyer, ajoutant que le pressurage direct dans cette région est une invention moderne, liée à l’apparition de l’électricité. Autrefois, on travaillait à la main et on laissait macérer les raisins avant d’envoyer les marcs au pressoir. » La macération en grappes entières est la signature de Jean-Marc Dreyer et représente 85 % de la production du domaine, le reste consistant en blancs de pressurage direct, souvent élevés en oxydation ménagée. Jean-Marc succède à plusieurs générations de sa famille au domaine Dreyer & Fils, créé en 1830 entre Obernai et Molsheim. Dès sa reprise du domaine, il opte immédiatement pour la biodynamie, mais il hésite quelque temps entre plusieurs méthodes : au début, ses vins sont plus boisés, élevés en barriques neuves avec bâtonnage. Ensuite, période sucrée : tous ses vins contiennent du sucre résiduel. En 2008, il essaie de vinifier sans aucun soufre et trouve sa direction : l’hiver suivant, au retour du pèlerinage de Compostelle, il jure de ne plus jamais ajouter de soufre dans aucun vin. Cette décision prise, il affirme son style autour de la macération pelliculaire, assez poussée, ciselée, toujours surprenante sur les cépages alsaciens, dont elle fait ressortir la structure sans sacrifier la délicatesse. Jean-Marc travaille en cuvées monocépage ou d’assemblage et réalise également des rouges de pinot noir d’une profondeur surprenante.
€81,90
Prix unitaire par€81,90
Prix unitaire parGrandes Orgues Rouge 2018,
Frédéric Gounan
Doté d’une superbe maturité et d’une grande minéralité, Les Grandes Orgues de Frédéric Gounan est un monocépage de pinot noir d’Auvergne cultivé sur sols basaltiques. Une matière généreuse, concentrée, une grande vivacité, une fraîcheur qui en fait un somptueux vin vivant, énergique et capable d’être apprécié pour lui-même. Belles notes de fruits rouges minéralisés par le basalte et la lave, un vrai vin issu de la terre. La distinction entre grandes orgues et petites orgues n’est en rien liée à la parcelle mais au millésime et à l’assemblage. Elle se fait à la dégustation, en toute fin d’élevage. C’est le premier vin à être soutiré, la quintessence du millésime. Ce qui paraît le plus grand, le plus évident, fait l’objet du premier assemblage. Ensuite, le reste est assemblé pour constituer la cuvée Les Petites Orgues. On dégustera ces Grandes Orgues avec plaisir avec une cuisine de terroir.
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Issu d’une famille de paysans établie sur la commune de Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme) depuis au moins deux siècles, Frédéric Gounan fut dans une première vie mécanicien et créateur de prototypes pour la marque française de motos Voxan, dont le siège était à Issoire. Il s’est détourné du monde industriel pour se consacrer au vin avec sa compagne Caroline. Il entend tirer partie des magnifiques terroirs de son village natal, bien loin de faire « pisser la vigne », comme on faisait autrefois : il constate que tout ce qui sort de cette terre possède des qualités gustatives exceptionnelles. Il reprend des parcelles de gamay d’Auvergne, plante d’autres cépages, et finit par produire des cuvées qui comptent parmi les plus savoureuses et les plus recherchées d’Auvergne. Sur cette terre de la chaîne des puys, les pinots noirs croissent sur des sols noirs basaltiques, les sauvignons et les pinots gris reposent sur des sols blancs argilo-calcaires cailloutés de basalte. Adepte de l’agriculture biologique et biodynamique, Frédéric applique également des méthodes qu’il juge appropriées au climat et au terroir : pour faciliter la photosynthèse dans ce climat rude et contrasté, il pratique le palissage en lyre qui permet d’aérer et d’exposer au soleil le feuillage des vignes, garantie de fruits mûrs à la vendange. Toujours mécanicien dans l’âme, il fabrique ses outils et bricole ses tracteurs selon ses besoins. Ses vins sont rares et distingués, très recherchés des amateurs : à petit domaine (moins de deux hectares), petite production (par le volume, non par l’esprit).
Beaujolais Village P'tit Grobis Rouge 2021
Nicolas Chemarin
P’tit Grobis rouge de Nicolas Chemarin est un beaujolais rouge d’une incroyable vitalité, fruité, minéral et tendu, capable de convertir au beaujolais les plus réfractaires. C’est la cuvée la plus personnelle de Nicolas, qu’il a baptisée de son surnom au pays. Cent pour cent gamay en appellation Beaujolais-Villages, robe rubis clair, glouglou tout en élégance, il représente le gamay noir à jus blanc dans ce qu’il a de plus jouissif. Léger mais consistant, joliment équilibré entre fruit et minéralité, il offre des notes de cerise, de griotte, de framboise, tout en traduisant à merveille le substrat minéral granitique si important pour les vins du Beaujolais. Joliment acide et adaptable à toutes les situations : c’est aussi bien un vin d’apéro que de dégustation.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé P’tit Grobis en qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vignerons sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Un rosé de caractère, libre et gourmand, entre fruits rouges, agrumes et épices douces. Frais, juteux et légèrement vineux, il se boit comme un rouge très léger, avec beaucoup d’énergie et de personnalité.
Clef à Molette Blanc 2021,
Domaine de l'Octavin
Beaucoup de charme, d’agrumes jaunes et de fleurs blanches, et une finale nette et saline pour ce Clé à molette, ainsi dénommé parce qu’il est, naturellement, constitué à 100 % du cépage local appelé molette (d’où l’étiquette), vendangé au domaine Trichon à Lhuis (Bugey), ce vin est obtenu en biodynamie sur sols argilo-calcaires. Les raisins sont pressés directement ; le moût fermente et s’affine en cuves pendant neuf mois.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Gamay Rouge 2020,
Domaine de l'Octavin
Belle acidité, belle minéralité, beaucoup d’arôme et une souplesse qui s’affirme dans le verre. Dans quelque sens qu’on le prenne, ce gamay est très gamay : fruité, juteux, doté d’agréables notes de framboise, de mûre, de réglisse et de cerise. Mayga Gamay offre également une légère touche perlante qui réveille un mort. Les raisins viennent du domaine de Pierre Boyat, à Leynes, en Beaujolais et macèrent pendant vingt jours en grappes entières.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Ganache Rouge 2021,
Domaine de l'Octavin
Un vin complexe, novateur et délicieux, obtenu au bout de huit semaines de macération en grappes entières. La mise en bouteilles a été faite en juin 2022. Ganache n’est pas loin de grenache, ça y est, vous avez compris, et le gamay se met de la partie. Le fameux cépage méridional, cultivé en biodynamie et vendangé à Carpentras (SCEA L’Authentique de Claude Ughetto), vinifié dans le Jura, ne se sent pas du tout dépaysé : rien ne l’empêche de déployer ses notes effrontément fruitées – cerise, fraise fraîche et confite, framboise, mûre, prune, fruits secs – relevées de prune, de poivre noir, d’épices et de chocolat. Tout ça ? Oui. Ne vous étonnez pas d’une légère réduction à l’ouverture : aérez le vin, carafez, ou faites un peu attendre dans le verre, elle s’envolera.
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« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Grenabar Rouge 2021,
Domaine de l'Octavin
Grenabar 2021 est un vin joyeux, fruité et à la limite du rosé, tirant résolument sur la cerise au marasquin, l’orange sanguine et la pastèque, avec des tannins d’une bonne maturité une acidité modérée qui le rend très adaptable. Originellement, il était à base de grenache et de colombard. Il est, pour ce millésime, constitué de carignan et de vermentino (rolle) produits en biodynamie sur sols granitiques et quartzeux (SCEA L’Authentique de Claude Ughetto à Carpentras). Il est réalisé au moyen d’une trempette de vermentino en grappes entières dans le moût de carignan obtenu en presse directe. Cette macération se déroule pendant trois semaines. La mise en bouteilles a été faite en juin 2022. C’est un vin rouge qui s’étend aussi aux accords traditionnellement associés aux vins blancs. Très polyvalent et frais au palais.
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« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
€49,00
Prix unitaire par€49,00
Prix unitaire parFeel Good Savagnin Qvevris Blanc 2020
Cotillon des Dames Blanc 2020,
Jean-Yves Péron
Côtillon des Dames 2020 est d’une grande finesse, sur le fruit, à savourer. C’est un vin blanc d’une grande complexité aromatique, élégant et sur le fruit, avec une superbe longueur en bouche. Tout a été fait par le vigneron pour préserver l’arôme et la typicité du cépage jacquère, présent ici en majorité, et la longueur et la maturité de l’altesse et de la roussanne. C’est une des cuvées phares de Jean-Yves Péron. Pour ce millésime, le vin est donc construit sur 50 à 60 % de jacquère, avec altesse et roussanne en cépages complémentaires. Toutes ces vignes croissent sur différents terroirs : schistes et calcaires, éboulis calcaires à Fréterie, micaschistes à Albertville. Les raisins sont vinifiés séparément et assemblés environ deux mois avant la mise en bouteille. L’idée est de pouvoir contrôler précisément l’évolution du jus et d’équilibrer le vin en fonction du comportement de chaque cépage. Les jacquères sont vendangées très mûres et macérées entre deux et trois mois avec pigeages. Les altesses et les roussannes macèrent pendant deux à trois semaines en carbonique avec quelques pigeages. L’élevage est d’un an en barriques de 300 litres.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350m et 550m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
La Grande Journee Blanc 2020,
Jean-Yves Péron
La Grande Journée est un magnifique blanc de macération « polyphonique », un orange distingué doté d’une structure en couches. Il fera merveille à toutes les occasions. Cette cuvée est entièrement produite à partir de la parcelle d’altesse en terrasses de Jean-Yves, sur terrains micaschisteux. Les raisins sont vendangés à la maturité la plus poussée possible (vers la fin du mois de septembre, l’altesse étant un cépage à maturité précoce). Ils passent ensuite par deux semaines de macération pelliculaire carbonique et trois mois de pigeage, jusqu’à la fin de la fermentation alcoolique. Après un décuvage vers fin décembre-début janvier, le vin est élevé au moins un an en barriques de 300 litres.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
€325,00
Prix unitaire par€325,00
Prix unitaire parPuligny-Montrachet 1er Cru les Folatières Blanc 2020
€14,00
Prix unitaire par€14,00
Prix unitaire parCyprès de Toi Blanc 2021,
Fond Cyprès
Merveilleusement équilibré, tendu et pourtant affable, ce tout-chardonnay renverse d’abord sur la table une corbeille de fruits blancs — poire nashi mûre et croquante, poire de jardin de curé — qui font vite place à des notes exotiques en milieu de bouche : une fine touche de mangue et d’abricot. En toile de fond, serpolet, thym, garrigue, un souffle de feuille de figuier et de citron frais. Une palette large et généreuse qui se prête à tous les instants. Façonné par les sols de calcaire et de marnes bleues d’Escales, vinifié et vieilli en cuve d’inox, ce vin est un séducteur, éblouissant de fraîcheur et assez gourmand pour évoquer les accords culinaires les plus divers.
Pour en savoir plus
Ce domaine des Corbières repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Au cœur du vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
Pauvre Diable Rouge 2020,
Domaine Serre Besson
Gourmand, profond et velouté, ce vin offre de jolis tannins fondus. Les notes de cerise noire et de mûre sont affirmées, le milieu de bouche est caractérisé par des touches d’épices et de rose. Un beau rouge nature du terroir de Vinsobres, à la robe rubis brillante et limpide. Ne vous laissez pas influencer par ce que vous lisez sur l’étiquette : Pauvre Diable, doté de toutes les grâces citées plus haut, ne fait aucunement pitié. Le nom fait allusion à l’état dans lequel Victor Taylor, l’actuel propriétaire du domaine Serre Besson, a trouvé le domaine quand il l’a racheté en 2011. Un travail de restauration du vignoble s’est ensuivi, ainsi qu’une conversion au bio qui donne aujourd’hui ses fruits : en l’occurrence cette cuvée nature, sans ajout d’intrant à la vigne ou au chai, pure expression des sols variés du domaine (sables, calcaires, argiles) et des plus anciennes vignes de grenache qui y sont plantées. Vous pouvez le boire dès à présent, dans sa jeunesse et sa fraîcheur, ou le laisser vieillir de trois à cinq ans.
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En 2011, Victor, sommelier californien installé à Nyons après avoir quitté son poste de directeur de la restauration à l’hôtel Carlyle de New York, se prend de passion pour le domaine Serre Besson, alors petite propriété viticole à l’abandon, lovée autour d’une vieille bâtisse en pierre. Il rachète le tout, le rénove, et revitalise le vignoble. Quelques années plus tard, les vins rouges du domaine Serre Besson, en appellation Vinsobres, font parler d’eux, sont remarqués dans les concours et récoltent quelques médailles. Victor, dès sa reprise du domaine, a entrepris sa conversion à l’agriculture biologique, ce qui lui permet aujourd’hui de réaliser une cuvée entièrement nature à base de grenache : c’est le Pauvre Diable que nous vous proposons. En outre, il produit un vinsobres d’appellation d’origine dont l’encépagement rassemble syrah, cinsault, mourvèdre, carignan et grenache. Ainsi qu’un rosé ce macération à base de grenache noir, de syrah et de viognier. L’ambition du propriétaire n’est pas d’imposer un style nouveau mais de respecter le terroir et la nature dans un environnement qui offre toutes les possibilités pour faire des vins d’exception.
VéNéNuM Rouge 2018,
Aurélien Lefort
En Auvergne, sur les hauteurs du lieu-dit Lamouret, Aurélien Lefort façonne des vins rares, extrêmes, toujours sincères. Avec VéNéNuM Rouge 2018, il signe une œuvre à part dans le paysage du vin naturel : cent pour cent gamay d’Auvergne, VéNéNuM est une cuvée rouge réalisée en petite quantité à partir de vignes plus que centenaires, plantées en 1904 sur des sols d’argile rouge riches en quartz et en sables granitiques. La vendange, réalisée en septembre, a macéré en cuves en grappes entières pendant quarante-cinq jours, et le vin est élevé dix-huit mois en cuve suivis de onze mois en bouteille.
En bouche, VéNéNuM 2018 s’ouvre sur une trame veloutée, dense, avec une douceur naturelle (moelleux) portée par une acidité structurante et une puissance aromatique saisissante. Fruits noirs confiturés, prune, figue séchée, cacao, épices chaudes, un soupçon de volatile noble : c’est un vin de contraste et de tension, aussi intense qu’émouvant. Le nez, complexe et évolutif, oscille entre l’oxydatif maîtrisé et la gourmandise pure du fruit très mûr.
Produit en seulement 400 bouteilles de 50 cl en 2018, VéNéNuM 2018 est un vin de méditation, à servir entre 16 et 18°C, sans carafage. Il s’adresse aux amateurs de sensations fortes, aux explorateurs du vivant, aux amoureux du vin libre. Un vin qui traverse le temps avec panache.
Pour en savoir plus
Établi depuis 2011 à Madriat, près de Boudes, dans la partie méridionale du Puy-de-Dôme, Aurélien Lefort est un artiste (diplômé des Beaux-Arts) passionné de vin et de nature. Après avoir fait ses classes chez Michel Auger (Loire) et Patrick Bouju, il se décide pour l’Auvergne et reprend en fermage des vignes à l’abandon. La région de Boudes est une ancienne terre à vins, un exceptionnel terroir volcanique, chaud et vibrant, exploitée depuis près de deux mille ans. La démarche d’Aurélien consiste à encourager la renaissance de ce magnifique vignoble. Il le fait sur de petites surfaces d’une diversité pédologique étourdissante : basaltes, granits, argiles rouges calcaire, argiles sableuses et graveleuses sur coulées de quartz, et, en pied de coteau, argiles blanches marneuses. Sur ce substrat, la trilogie auvergnate (gamay, pinot noir et chardonnay) se taille ma part du lion. Entre les mains d’Aurélien, le talent singulier du gamay d’Auvergne, un cépage ancien aussi dense et puissant qu’épicé qui trouve sur ces sols volcaniques une expression particulière. Ses parcelles sont enherbées mais tondues afin de contrôler l’humidité, et les pieds des ceps sont travaillés à la pioche pour éviter l’étouffement du système racinaire. Les vendanges, toujours manuelles, peuvent se prolonger jusqu’à trois semaines en raison du tri minutieux des baies. C’est à ce prix qu’Aurélien Lefort réalise ses cuvées rares et recherchées, issues de macérations à tendance longue (jusqu’à trois mois). Majoritairement rouges, parfois pétillantes, parfois aussi moelleuses (rouges de vendanges tardives), elles laissent toujours une sensation durable, voire inoubliable.
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Saint Joseph Rouge 2019
Thierry Alexandre
Un festival : violette, cassis, fruits noirs, cerise griotte, magnifiques notes fumées et rôties, du poivre et des épices ; une bouche croquante avec une pointe d’astringence. Ce beau rouge dense et minéral en appellation Saint-Joseph, réalisé en biodynamie, est issu à cent pour cent de vieilles vignes de syrah croissant sur des coteaux bien exposés à Saint-Jean-de-Muzols, sur la rive droite du Rhône. Les sols sont complexes : loess, granites décomposés et gneiss. La vendange est entièrement manuelle et aucun intrant n’est utilisé à la vigne ou au chai. Les raisins sont légèrement foulés et la macération est de trois semaines en grappes entières, et l’élevage est d’une année en vieilles barriques. Aucune filtration n’est effectuée avant la mise en bouteilles.
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Thierry Alexandre produit peu (deux hectares à Saint-Jean-de-Muzols, en Ardèche, et un peu de vignes au nord de Crozes-Hermitage), mais il produit bien et soigneusement, tout en biodynamie et sans intrants à la vigne ou au chai. Ses bouteilles sont en appellation Saint-Joseph, Crozes-Hermitage blanc et Vin de France. Les cépages sont typiques de ce nord de la vallée du Rhône : marsanne, roussanne, syrah, viognier. Le domaine repose sur des sols assez variés, principalement des granites décomposés, ainsi que du gneiss, de l’argilo-sableux et du lœss. Il pratique la fermentation semicarbonique en grappes entières pour des durées assez longues et un vieillissement, selon la cuvée, en inox ou en barriques anciennes. Ses vins sont aussi rares et recherchés que le vigneron est humble et discret, mais ils n’ont rien de hautain ou d’inaccessible : aimables, chaleureux, fluides et bien équilibrés entre fruit et minéral, ce sont des vins de plaisir qu’il faut réserver aux réunions les plus amicales.