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In a Gadda da Vida Blanc 2020,
La Senda
La Bodega La Senda est la création de Diego Losada, enfant du Bierzo, une région au nord-ouest de la province de León, bordée au nord par les Asturies et à l’ouest par la Galice. Les pèlerins qui se rendent à Compostelle par le Camino francés ou le Camino de invierno peuvent admirer ses magnifiques paysages où d’anciennes parcelles de vigne couvrent les sommets des collines. La viticulture remonte à l’époque romaine, mais la région fut à tel point traumatisée par la crise du phylloxéra qu’on n’y replanta la vigne qu’à partir du milieu du XXe siècle, sans arrachages massifs, ce qui donne à ces vignes une moyenne d’âge de quarante à soixante-dix ans. Né à Ponferrada, dans le Bierzo du Nord, Diego n’a jamais été adepte du compromis. Résolument radical, épris de liberté et de rigueur, il applique d’abord cette disposition à la musique dans le groupe de heavy metal qu’il forme avec ses camarades de lycée. C’est au vin, plus tard, qu’il consacrera cette même passion, étudiant la chimie organique à l’université et s’initiant aux aspects scientifiques de la viticulture. Mais la rigidité scientifique et les méthodes conventionnelles, découvertes sur quelques domaines où il travaille, ne le satisfont pas. Attiré par une viticulture plus proche de la terre, Diego récupère quelques parcelles pour mettre en valeur, le plus naturellement possible, le terroir du Bierzo. En 2012, il crée à la périphérie de sa ville natale le domaine La Senda, dont le nom signifie « le sentier ». Ses vins seront comme lui : honnêtes, francs, naturels et expressifs. Non gratifiés de l’appellation d’origine, ils sont le pur reflet de leurs sols et de leur climat, de la personnalité et de l’énergie de leur créateur.
Ce vin, le seul blanc de ce domaine, se compose pour moitié de cépage godello, le reste étant constitué de doña blanca, de palomino et de malvasia (malvoisie), le tout provenant de plusieurs parcelles anciennes dont les vignes sont âgées de soixante-dix à quatre-vingt-dix ans. Il s’ajoute à tout cela une petite proportion d’un cépage mystère en cours d’identification par Diego. Le vignoble se trouve dans le nord du Bierzo, sur sols argilo-calcaires quartzeux, à 550 mètres d’altitude. Les raisins macèrent dix jours dans de vieux fûts de chêne et de châtaignier ouverts, puis le vin est élevé en fûts de chêne français pendant cinq mois. Aucune filtration n’est faite, aucun sulfite n’est ajouté. C’est un beau blanc de soif et de caractère à la robe or et aux notes de fruits jaunes, bien sec avec un certain gras et une note oxydative due à l’élevage en fûts ouverts. Sa longueur en bouche et sa typicité « quatrième dimension » justifient le nom de la cuvée : celui d’une chanson du groupe californien Iron Butterfly (1968) qui, longue de dix-sept minutes, lança la mode des morceaux psychédéliques interminables des années 70. À servir bien frais à l’apéritif, par exemple.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
In Absentia Rouge 2018
La Senda
Entièrement élaboré dans le nord du Bierzo à partir de trousseau (appelé localement bastarda) sur différentes parcelles argilo-calcaires quartzeuses à 550 mètres d’altitude. Les vignes sont âgées de soixante-dix à quatre-vingt-dix ans. Macération de trois à quatre jours en cuve de châtaignier, suivie d’un élevage de neuf mois en fûts de chêne français. Pas de filtration, pas d’ajout de sulfites. Robe grenat sombre, nez bien fumé et fruité (façon trousseau : cerise noire et framboise), avec une touche caractéristique de cacao amer et de pivoine. La matière en bouche est pleine et veloutée, la saveur est fruitée et fumée, à la fois croquante et minérale. La gourmandise en fin de bouche appelle une autre gorgée… À servir avec des gibiers à plume rôtis, des pigeons saignants, un rôti de biche, un coq au vin ou un mole poblano de poulet. En carafe, il laissera ses charmes s’exprimer entièrement.
Into the Wine rouge 2016
La Sorga
Les mourvèdres qui composent ce rouge de négoce monovariétal proviennent de l’aire d’appellation Saint-Chinian. Les raisins égrappés macèrent en demi-muid (fût épais de 500 à 650 litres) pendant soixante jours en quasi-infusion, puis le vin est élevé six mois en amphore. Notes de violette et de fruits noirs : parfait pour un tajine, un bortsch ou un velouté de chou rouge. Potentiel de garde : vingt ans.
Va avec : Cuisines orientales, Pot au feu
Iris Blanc 2022
Jean-Pierre Robinot
L’évidence du temps et du vivant
Vigneron à part, Jean-Pierre Robinot compose ses vins comme on écrit un poème : avec attention, patience et intuition. Il élabore des Chenins profonds, vibrants, toujours sans intrants ni soufre ajouté. Son approche lente de la vinification, associée à une écoute du rythme naturel du vin, donne naissance à des cuvées puissantes et pleines de relief.
Iris, entre densité et éclat
Cette cuvée 2022 est issue de vignes cultivées sur sols argilo-calcaires, dans un climat propice à la maturité. Le raisin, pressé directement, est ensuite élevé pendant un an en barriques de plusieurs vins, permettant une oxygénation lente et subtile, sans apport boisé marqué. Le résultat est un vin d’équilibre, concentré mais précis.
Un Chenin complexe et lumineux
Au nez, on est saisi par l’intensité : fleurs blanches, miel sec, fruits exotiques comme l’ananas ou la mangue, le tout soutenu par une touche minérale. En bouche, le vin impressionne par sa richesse, sa texture ample, presque veloutée, et sa finale salivante aux notes de pierre chaude. Iris combine maturité, énergie et élégance.
Accords & service : noblesse gastronomique
Parfait avec des poissons rôtis, des fromages à pâte molle affinés, ou des viandes blanches en sauce. Servir entre 10 et 12°C, sans carafage. Ce grand vin nature peut être bu maintenant ou patienté plus de 10 ans, pour évoluer vers une complexité plus tertiaire et saline.
Ivre de Vivre Blanc 2021,
Domaine de l'Octavin
Ivre de vivre est constitué d’un assemblage complexe : 50 % vermentino en presse directe et 50 % de roussanne et de marsanne macérées dix jours en grappes entières. L’assemblage est fait après fermentation et pressurage de la roussanne et de la marsanne. Les raisins viennent du domaine SCEA L’Authentique de Claude Ughetto (Carpentras) et sont vinifiés au domaine d’Alice Bouvot à Arbois. Ce vin comporte une part de macération pelliculaire qui lui donne une texture souple et agréable. Il présente des notes tropicales (mangue verte, mangue mûre, litchi, mandarine), miellées, hespéridées (orange et citron), mais aussi minérales : craie, caillou, terre sèche après la pluie.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
J - Jacquere 2018
Patrick Bouju
J comme jacquère, ce beau cépage blanc savoyard vinifié par Patrick Bouju à partir de raisins issus de parcelles dénichées avec l’aide de Jean-Yves Péron, quelque part près de Chambéry. Un blanc de macération distingué, structuré et plein de caractère, qui peut attendre quelques années.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Jaen Touriga Encruzado Rouge 2021,
Ladidadi/Pinheiro
Tout est dans le titre : Jaen Touriga Encruzado est à base des cépages rouges jaen et touriga d’une part, encruzado et cerceal d’autre part, tous caractéristiques de la région viticole portugaise du Dão où est produit ce vin rouge. L’assemblage, vinifié par Hugo Pinheiro et Florian Tonello à Penalva do Castelo, possède la richesse d’un vin rouge avec la fluidité qu’apportent les cépages blancs. Cela donne un somptueux glouglou à la robe vermeille, délicieusement croquant et plein de sève. En bouche, il est bien équilibré entre corps et légèreté, fruité et acidité, offrant des notes douces de fruits rouges et de cassis. Les tannins sont joliment fondus, donnant une texture souple et veloutée.
Le jaen, équivalent de la mencia d’Espagne, est un cépage rouge fréquemment cultivé dans le Dão, bien qu’il tende à s’effacer car il demande beaucoup d’attention. Parfumé et fruité, il mérite d’être sauvegardé. Le touriga nacional est un cépage quintessentiellement portugais et l’un des principaux cépages du pays, jusqu’à jouer un rôle essentiel dans l’assemblage des portos. C’est une grappe de couleur sombre, à petits grains et à faible rendement. Il produit des vins corsés et équilibrés, aux notes de fruits noirs et de fleurs.
Ces deux cépages représentent la moitié de l’assemblage, l’autre moitié étant constituée d’encruzado et de cerceal, cépages blancs locaux d’une grande délicatesse, connus pour produire des vins blancs exceptionnels. Ils sont utilisés ici pour ajouter à la fluidité du vin rouge. Les vignes, d’une trentaine d’années, croissent sur des parcelles granitiques et argilo-sableuses exposées au sud à une altitude située entre 420 et 460 mètres. La vendange est égrappée et, selon la couleur du raisin, reçoit un traitement différent : les cépages rouges macèrent pendant 5 ou 6 jours sous pressurage lent dans une cuve en béton. Les cépages blancs passent en presse directe. La fermentation, sous levures indigènes, se fait en cuves d’inox qui sont assemblées avant la mise en bouteille. Après la fermentation malolactique, l’élevage est de dix mois. Pas de filtration, aucun intrant chimique à la vigne ou au chai.
Pour en savoir plus
La dualité du nom Ladidadi/Pinheiro tient simplement au fait que cette entité vinique est le résultat d’une amitié : celle de Florian Tonello, créateur de la marque Ladidadi Wine, caviste-DJ-globe-trotter qui consacre sa vie à faire connaître et aimer les vins nature, et Hugo Pinheiro, vigneron à la tête d’un petit domaine de deux hectares et demi à Penalva do Castelo, district de Viseu, appellation Dão (centre du Portugal). Ensemble, ils ont résolu de produire plusieurs cuvées de vins naturels, obtenus par agriculture biologique, vendanges manuelles, fermentation par levures indigènes, sans filtration ni ajout de sulfites, à partir des cépages emblématiques de l’appellation sur un domaine planté il y a une trentaine d’années, avec une petite partie plantée dans les années 80. On trouve donc le touriga nacional comme cépage principal en rouge, suivi du clarete, du jaen et de l’encruzado, et en blanc la malvasia, le cerceal, le bical et du terrantez. Des vins vibrants, vivants, et une belle occasion de découvrir le Portugal viticole en mode nature.
Jamaica Bière 2022,
Cyclic Beer Farm
Funkin’for Jamaica, chantait Tom Browne (cherchez sur Youtube si vous ne connaissez pas, vous ne regretterez pas le clic). Si possible, accompagnez cette écoute d’un verre rafraîchissant de cette bière vermillon délicieusement adiculée, fleurie et fruitée. Ce millésime 2022 est doté d’un arôme particulièrement orange-citron et d’une acidité plus prononcée : une vraie fontaine de jouvence pour le printemps, l’été et l’été qui s’attarde. La composition de cette bière inclut, à part les fleurs d’hibiscus qui donnent cette fantastique couleur rouge-orangé, le zeste et le jus d’oranges biologiques récoltées à la ferme familiale d’Alt Empordà (Catalogne). Jamaica titre 7 %.
Pour en savoir plus
Cyclic Beer Farm, c’est un binôme de copains barcelonais, Alberto et Joshua. Basés dans la capitale catalane, ils ont deux volets à leur activité : la bière (Cyclic Beer) et le vin (Cyclic Wine). Les bières, inspirées du modèle belge, se déclinent en gammes surprenantes et bigarrées où les cocktails de levures savamment dosées et les brassins maison s’allient à des macérations variées de fruits, de légumes, d’herbes et de marcs de raisins de variétés catalanes traditionnelles, ces derniers prélevés après la fermentation de leurs vins — car le second volet, c’est le vin, exclusivement réalisé à base de cépages catalans autochtones. Conditionnées en bouteilles de 75 cl afin que chacun en ait pour sa soif, les bières jouent entre classicisme et envolées d’inspiration, de façon contrastée et créative, à la catalane, sans oublier d’oser la bière au vin, bien entendu. Sur des bases classiques et un modèle de fermentation belge, les deux brasseurs-vinificateurs Joshua et Alberto jouent des ingrédients, des arômes, des macérations, entre céréales, fruits, légumes ou peaux de raisin de cépages catalans, pour atteindre des saveurs qui tiennent de l’Obni (objet buvable non identifié). Qu’elles s’affirment sur l’équilibre ou sur une certaine dissonance ménagée, ces bières ne vous laisseront jamais indifférent et révéleront leur plein potentiel au temps des chaleurs estivales, servies bien frappées (comme leurs auteurs).
JC Blanc 2019,
La Sorga
Antony Tortul aime les vieux vignobles : il consacre sa vie à les trouver et à les vinifier. Comme il existe des bergers sans terre, on peut le définir comme un vigneron sans terre, autrement dit un négociant vinificateur dont l’aire d’action s’étend sur tout le Languedoc et, vers l’est, jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, à la recherche des meilleurs terroirs. Né à Foix, riche d’une expérience de six années en tant que technicien viticole et œnologue dans divers vignobles du sud de la France, il a créé La Sorga en 2008. Son enthousiasme le mène sur une trajectoire faite de coups de cœur, et chacun de ces coups de cœur est un vignoble. Le résultat est une étourdissante mosaïque de vins naturels, vivants et pleins d’esprit, qui se réinvente chaque année avec une trentaine de cuvées par millésime. Peu de vignerons peuvent inscrire à leur tableau une telle variété de cépages : tout le Sud français y passe avec muscats, grenaches, picpoul, mauzac, carignan, cinsault, marsanne, alicante, braucol, duras, viognier, len-de-l’el, e tutti quanti.
Les terroirs villafranchiens d’Aspiran, dans le haut pays de l’Hérault, ont produit le grenache blanc (vignes de soixante-deux ans d’âge) dont est entièrement fait ce Jean-Claude, pétillant naturel blanc dont l’étiquette est inspirée par un Van Damme plus aware que jamais. La vendange est pressée directement, et seule le « cœur de presse », non débourbé, est conservé. La mise en bouteilles est effectuée par gravité, à la pleine lune. L’élevage est d’un an, sur lattes, et le dégorgement manuel effectué par le vigneron. Au nez, le citron, la poire, l’anis s’affirment immédiatement : un début aimable annonçant une bouche bien tendue, une fine effervescence, beaucoup de clarté et d’éclat. Un pet’ nat’ qui n’est pas sans profondeur et que l’on peut apprécier de l’apéritif au dessert et pour toutes les célébrations.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Je t'ai dans la peau Blanc 2015,
Nicolas Chemarin
Nicolas Chemarin, surnommé P’tit Grobis en qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Comme son nom l’indique, Je t’ai dans la peau est une affaire d’épiderme. De peau de raisin, bien sûr, puisqu’il s’agit d’un blanc de macération, expérience réalisée par Nicolas avec diverses nuances depuis 2009 pour obtenir des vins à la personnalité marquée. L’objectif n’est pas d’obtenir des vins orange exubérants à l’italienne ou à la méridionale, mais des macérations maîtrisées avec du fruit et de la profondeur. La vendange provient de la même parcelle que celle de P’tit Grobis blanc : tout chardonnay bien entendu, sols granitiques caillouteux. Le millésime 2015 est réalisé en macération pure. Celle-ci est courte : de cinq à sept jours. L’élevage est de deux ans en fûts. Cet orange-ci offre une belle couleur or et des notes beurrées, caressantes, rondes, fruitées en milieu de bouche. Un bel équilibre à savourer.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Je t'ai dans la peau Blanc 2017,
Nicolas Chemarin
Nicolas Chemarin, surnommé P’tit Grobis en qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Comme son nom l’indique, Je t’ai dans la peau est une affaire d’épiderme. De peau de raisin, bien sûr, puisqu’il s’agit d’un blanc de macération, expérience réalisée par Nicolas avec diverses nuances depuis 2009 pour obtenir des vins à la personnalité marquée. L’objectif n’est pas d’obtenir des vins orange exubérants à l’italienne ou à la méridionale, mais des macérations maîtrisées avec du fruit et de la profondeur. La vendange provient de la même parcelle que celle de P’tit Grobis blanc : tout chardonnay bien entendu, sols granitiques caillouteux. Le millésime 2017 est réalisé en macération pure. Celle-ci est courte : de cinq à sept jours. L’élevage est de trois ans en fûts. Cet orange-ci offre une belle couleur vieil or et des notes finement oxydatives, noix et noisette, débouchant sur une palette fruitée exotique. Superbe équilibre à savourer.
Je t'ai dans la peau Blanc, 2018
Nicolas Chemarin
Profond, terrien et extrêmement complexe, ce vin orange présente une belle couleur vieil or et des notes finement oxydatives, noix et noisette, débouchant sur une palette fruitée exotique. Beaucoup de caractère et des promesses d’évolution considérables. Comme son nom l’indique, Je t’ai dans la peau est une affaire d’épiderme. De peau de raisin, bien sûr, puisqu’il s’agit d’un blanc de macération, expérience réalisée par Nicolas avec diverses nuances depuis 2009 pour obtenir des vins à la personnalité marquée. L’objectif n’est pas d’obtenir des vins orange exubérants à l’italienne ou à la méridionale, mais des macérations maîtrisées avec du fruit et de la profondeur. La vendange provient de la même parcelle que celle de P’tit Grobis blanc : tout chardonnay bien entendu, sols granitiques caillouteux. Le millésime 2017 est réalisé en macération pure. Celle-ci est courte : de cinq à sept jours. L’élevage est de trois ans en fûts. Superbe équilibre à savourer, à classer sans hésiter dans la catégorie des beaujolais fous.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé P’tit Grobis en qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Je t'aime moi non plus Rosé Pétillant 2024,
Un pétillant naturel qui joue avec les émotions, "Je t’aime moi non plus" est un rosé effervescent signé La Tribu Alonso, pensé comme un hommage à la sensualité et à la spontanéité du Gamay. Issu d’un terroir granitique ensoleillé du Beaujolais, ce vin festif et délicatement fruité est élaboré selon la méthode ancestrale, offrant une bulle fine et gourmande, à la fois fraîche et veloutée.
Un Pet' Nat’ séduisant et aérien
Composé de trois variétés de Gamay (Vialla, Troye et Gascon), ce vin séduit par sa finesse et sa faible titration en alcool (8,5%), en faisant un allié parfait pour des moments de partage sans lourdeur. La méthode ancestrale, qui consiste à embouteiller le jus en cours de fermentation, lui confère une effervescence naturelle et une belle vivacité en bouche.
Un bouquet délicat et envoûtant
Dès l’ouverture, le nez dévoile un mélange gourmand de framboise fraîche, d’agrumes éclatants et de poire juteuse, avec une touche légèrement florale. En bouche, la texture veloutée enveloppe le palais tout en conservant une acidité rafraîchissante qui équilibre parfaitement sa générosité fruitée.
Un compagnon idéal pour l’apéritif
Avec sa bulle fine et sa fraîcheur éclatante, "Je t’aime moi non plus" est le complice parfait des moments conviviaux. À servir entre 10 et 12°C, il s’apprécie dès l’apéritif, mais accompagne aussi à merveille des plats légers comme des tapas, des fruits de mer ou encore une salade de fraises et basilic. À déguster dès maintenant ou à conserver jusqu’à 5 ans pour en explorer l’évolution.