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On fait souvent remonter la Genèse du vin au septième millénaire avant notre ère, dans le Caucase là où le vin était élevé en kvrevris (ou qvrevris), de grandes jarres de 3500 litres enterrées dans le sol. Traditionnellement, le vin a toujours été comme ce que l'on considère aujourd'hui bio mais la mention "vin bio" apparait elle à la fin du XXe siècle, en réaction à l'hyper-industrialisation du vin. En effet, c'est dans un contexte de globalisation du vin au sortir de la Seconde Guerre Mondiale que les productions viticoles commencent à inonder le marché mondial à coup de vins remplis d'intrants et produits chimiques de synthèse afin d'obtenir des rendements plus élevés et une production plus standardisée, c'est ce qu'on appelle le vin conventionnel. Le vin bio est donc une réponse logique au vin conventionnel, il se veut plus respectueux de l'environnement et répond à un cahier des charges stricte qui encadre la production du vin.
Le vin biologique est donc un vin (vin rouge, vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) issu de l'agriculture biologique. Le vin bio a d'abord répondu au cahier des charges européen de 1991 encadrant les principes de l'agriculture biologique seulement à la vigne. Ce n'est qu'en 2012 qu'est publié un nouveau cahier des charges européen stipulant cette fois une réglementation de l'agriculture biologique également en cave.
Comme susmentionné, le vin issu de l'agriculture bio existe théoriquement depuis toujours mais ce n'est donc que depuis 2012 qu'il est encadré et réglementé par un cahier des charges stricte à la vigne comme au chai. Pour faire un résumé succinct de ses obligations, le vin bio doit être composé de raisins certifiés biologiques, tout comme le sucre, le moût ou l'alcool qui sont utilisés lors de la chaptalisation et le mutage. Aussi, son cahier des charges interdit certaines pratiques de vinification comme la désalcoolisation, l'électrodialyse ou la thermovinification. L'Union Européenne ordonne également un taux de sulfite inférieur de 50 milligrammes par litre par rapport aux vins conventionnels, soit 100 milligrammes par litre maximum pour les vins rouges bio et 150 milligrammes par litre maximum pour les vins blancs bio.
Le secteur du bio est en plein essor, il représente près de 10% des surfaces viticoles mondiales en 2021 avec une croissance de +3.2% par rapport à 2020 et +78% en 10 ans. La France est leader dans le domaine en accueillant près d'un tiers des vignes biologiques mondiales, suivie de ses voisins italiens et espagnols. Mais l'agriculture biologique n'est pas seulement un bienfait pour l'environnement, c'est également un vecteur de bien-être social. Selon une étude menée par Riccardo Vecchio, l'industrie des vins issus de l'agriculture biologique crée 50% d'emplois en plus que l'industrie du vin conventionnel, offrant des emplois d'ailleurs plus stables avec un tiers des exploitations certifiées embauchant un ou plusieurs salariés permanents, contre un sur cinq pour les exploitations non certifiées.
Quels sont les différents labels bio reconnus en France?
C'est l'INAO qui délègue les activités de contrôle et de certification Agriculture Biologique à des organismes certificateurs indépendants et agréés, dont Agrocert, Bureau Veritas Certification France, Certipaq bio, Certis, Certisud, Ecocert, Qualisud, Bureau Alpes Contrôles. Tous les ans, les vignobles certifiés sont auditées par un de ces organismes, en cas d'irrégularité c'est un catalogue unique de mesures qui est appliqué. Un projet de label pour identifier les exploitations en phase de conversion (sur une ou plusieurs années) est également à l'étude.
Cependant, pour certains vignerons le label AB est trop souple et laisse place à une agriculture qui se veut biologique mais qui présente des dérives à certains égards industrielles, avec notamment un soutien de la grande distribution qui tente de s'accaparer ces nouvelles opportunités de marché. Dès lors, deux nouveaux labels voient le jour: Nature & Progrès et Bio Cohérence présentent un cahier des charges plus strict avec notamment l'interdiction de vente par les canaux de grande distribution, une mesure dont la mise en place vise à favoriser le circuit court.
A noter qu'il existe de nombreux autres labels catégorisant les vins bio qui présentent un cahier des charges plus strict. Demeter et Biodyvin encadrent les vins biodynamiques ou issus d'une vinification en biodynamie, une viticulture ésotérique qui considère la vigne comme un écosystème vivant avec une législation plus rigoureuse sur les opérations réalisées en cave. Plus strict que la biodynamie (ou vin biodynamique), le label Vin Méthode Nature propose une charte du vin nature avec un accent mis sur le faible ajout de sulfites dans le vin et l'usage de levures indigènes. Terra Vitis et Haute Valeur Environnementale sont deux labels qui agissent en faveur du développement durable, passant par la préservation de la biodiversité, des stratégies phytosanitaires et une gestion de la fertilisation et de l'irrigation des sols.
Enfin, il convient également de rappeler que de nombreux viticulteurs refusent d'être catégorisés dans un label quel qu'il soit car cela reviendrait à renier le principe du contre-modèle agricole: s'émanciper des normes standardisées, ne pas rentrer dans des cases. On peut y voir un moyen pour le vigneron de s'affirmer comme unique et identitaire.
En quoi consommer du vin bio est meilleur pour l'environnement ?
L'une des grandes forces des vignerons bio c'est leur capacité à redonner vie aux sols ainsi qu'à la faune et flore environnante. En France, la viticulture concentre 20% de l'usage des pesticides agricoles, contre seulement 3% des surfaces agricoles. La viticulture biologique s'impose donc comme un espoir écologique: peu voire pas d'utilisation des produits phytosanitaires, un recours aux engrais organiques et au compost, une réduction jusqu'à un tiers des émissions de CO2 par rapport au vin conventionnel. Avec un meilleur respect de la vigne, on assiste d'un côté à une renaissance des sols qui vient ralentir l'érosion et favoriser la faune et flore souterraine, et d'un autre côté à une renaissance des pollinisateurs (abeilles, papillons...) grâce à une présence de vie de plus en plus accrue entre les vignes (haies, plantes sauvages, arbustes...).
La viticulture biologique permet également une meilleure gestion de l'eau avec notamment moins de stress hydrique (plus de matière organique dans les sols permet de mieux retenir l'eau) et surtout une plus faible irrigation artificielle (on privilégie plutôt la résilience de la vigne). Chaque cuvée, chaque millésime, chaque bouteille, en bref chaque vin issu de l'agriculture biologique est donc directement influencé par les aléas climatiques, ce qui permet de produire un vin (vin rouge, vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) à la personnalité propre et bien marquée.
En quoi consommer du vin bio est-ce meilleur pour la santé ?
Nul ne peut nier que l'alcool et donc le vin est dangereux pour la santé et est à consommer avec modération, néanmoins là où le vin conventionnel peut contenir des résidus de pesticides, intrants et produits chimiques, le vin biologique lui réduit la présence de ces substances nocives. Il regorge également de bactéries et levures vivantes qui peuvent avoir des bienfaits sur le microbiote, parmi lesquels on retrouve une amélioration du fonctionnement des vaisseaux sanguins, une amélioration de la protection des cellules du cerveau contre les dommages cognitive, une réduction du risque de certains types de cancer (et notamment le cancer du sein), une meilleure digestion grâce à la production d'enzymes digestives stimulées par le vin.
Une autre qualité indéniable du vin biologique pour la santé, c'est la réduction des sulfites, ces conservateurs utilisés massivement dans le vin conventionnel pour stabiliser le vin. A quantité équivalente ingérée, un vin biologique causera moins de maux de tête le lendemain qu'un vin conventionnel !
Quels sont les avantages à faire du bio pour les vignerons ?
Quand on parle de vin bio, on pense souvent à la santé de notre planète ou de notre corps mais on pense bien moins souvent à celle de nos vignerons. Il n'est malheureusement pas rare d'observer des cas de cancers ou problèmes respiratoires chez les viticulteurs, à cause des produits chimiques de synthèse utilisés comme les pesticides, herbicides, fongicides ou engrais. A l'inverse, le vin bio a pour ambition la réduction drastique de ces substances, une viticulture biologique est donc bénéfique pour ceux qui travaillent la vigne au quotidien.
Bien que l'agriculture biologique demande davantage d'efforts physiques et organisationnels, elle expose largement moins les viticulteurs aux produits toxiques. L'utilisation de méthodes alternatives est par ailleurs bénéfique d'un point de vue psychologique dans la mesure où certains producteurs déclarent que la qualité du vin bio produit offre et apporte un sens profond à leur métier, et selon un cercle vertueux, cela permet de préserver une relation respectueuse, attentive et intuitive à leur travail du vin.
Mais l'agriculture biologique est également synonyme de circuit court et donc de soutien des économies locales avec un jeu gagnant pour tous : le consommateur dispose d'une traçabilité totale des bouteilles consommées et le producteur dispose d'un revenu qui reflète davantage la réalité de son travail. On obtient donc un système vertueux où le viticulteur dispose de davantage de moyens financiers, il peut donc se permettre d'expérimenter de nouvelles choses (nouveaux cépages par exemple) et ainsi augmenter la satisfaction de ses consommateurs.
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Prix unitaire parVolnay 1er cru les roncerets Rouge 2017
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Prix unitaire parPommard 1er cru Les Pezerolles Rouge 2017
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Prix unitaire parSantenay 1er Cru Passetemps Rouge 2020
L'Enchanteresse Rouge 2017,
La Grapperie
Un nez très intense de fruits noirs se prolonge par un beau volume en bouche, et la longueur laisse songeur. Cuvée de vieilles vignes, L’Enchanteresse est un 100 % pineau d’Aunis qui possède un excellent potentiel de garde. Le terroir de cette Enchanteresse, fort bien nommée, est constitué d’argiles à silex sur calcaire. Le pineau d’Aunis qui constitue entièrement la cuvée est vendangé à pleine maturité, trié, puis macéré quatre semaines en cuve tronconique avec pigeage aux pieds. La fermentation se fait naturellement par levures indigènes, sans aucun additif œnologique afin de préserver la pureté du raison et l’expression du millésime et du sol. Le vin est élevé entre douze et vingt-quatre mois sur lies en demi-muids dans des caves creusées à même le tuffeau.
Pour en savoir plus
La Grapperie, en appellation Coteaux du Loir, est le nom du domaine de Renaud Guettier, que l’on peut décrire comme un orfèvre du chenin, mais aussi du pineau d’Aunis qui est un des plus anciens cépages du Val de Loire. Son principe, confie-t-il, est « d’élaborer des vins complexes, riches, dotés de bonnes capacités de garde et empreints de la minéralité de leur terroir ». Les vignes sont situées sur des coteaux, entre 60 et 120 mètres d’altitude, protégées des vents du nord par la forêt de Bercé. En fonction de l’altitude, les terroirs présentent une dominante d’argiles (en bas de pente), de silex (à mi-pente) ou de sables (sur les hauteurs). Le vignoble de 60 hectares compte une quinzaine de parcelles. Les cépages sont les deux variétés traditionnellement autorisées dans l’appellation : chenin pour les blancs et pineau d’Aunis pour 90 % des rouges, le reste consistant en quelques ares de côt, de gamay et de grolleau. L’âge moyen des vignes est de soixante-dix ans, dont presque deux hectares de pieds centenaires et un hectare et demi de vignes âgées de soixante à quatre-vingts ans. Persuadé du potentiel énorme que ces vieux ceps peuvent apporter à ses cuvées, Renaud se livre à un méticuleux travail de remise en état du vignoble. Tout le domaine est cultivé en bio. Les sols sont travaillés et toutes les interventions viticoles sont manuelles, y compris les vendanges, effectuées à pleine maturité, ce qui se ressent dans l’ampleur et la suavité des vins. Pour les rouges, les pineaux d’Aunis sont partiellement éraflés (selon les parcelles) et les macérations sont assez longues, de trois à quatre semaines, avec pigeages, pour favoriser l’aptitude au vieillissement. Les vins sont élevés en fûts entre douze et vingt-quatre mois, puis soutirés, assemblés et mis en bouteille sans filtration. Pour les blancs, les chenins sont pressurés directement à basse pression puis entonnés par gravité. Les fermentations ont lieu en fûts, sur levures indigènes, avec fermentation malolactique complète, pendant au moins dix-huit mois et parfois jusqu’à trente-six mois.
Vin paillé Rouge 2012
Marie et Vincent Tricot
Le vin de paille de Marie et Vincent Tricot est une curiosité, à n’en pas douter : c’est un vin doux 100 % gamay d’Auvergne, entièrement bio et naturel, réalisé comme un vin de paille du Jura. La vendange est séchée sur paille, dans un grenier, avant pressurage. On n’a pas l’habitude du gamay ainsi vinifié, et même du rouge ainsi vinifié.
C’est une expérience, mais le résultat justifie largement l’audace. La dessiccation sur paille concentre le sucre dans la baie de raisin et accentue les saveurs. Il ne reste plus qu’une goutte dans chaque grain, mais quelle goutte ! Doux, caressant, sirupeux, complexe, ce vin paillé est un régal. Sa robe se présente non pas rouge franc mais ambrée, et le nez est une véritable corbeille de fruits légèrement confiturés : prune, pruneau, raisins secs, fraise. Il est possible qu’une refermentation se fasse en bouteille, ce qui peut donner une attaque perlante à ce vin, mais elle disparaît vite. En bouche, une délicieuse douceur, beaucoup de fraise et d’amabilité. Très facile à boire.
Pour en savoir plus
Au sein de la génération de vignerons auvergnats qui, à l’aube du XXIe siècle, font renaître de ses cendres le vignoble de cette belle province volcanique du massif Central en mode bio et naturel, Marie et Vincent Tricot font figure de pionniers, et leur nom est fort connu de ceux qui aiment le vin nature de longue date. Après un parcours viticole bigarré qui les a menés du Beaujolais au Chili et du Chili aux Costières-de-Nîmes, ils atterrissent en Auvergne, au pied du puy de Dôme, sur la commune d’Orcet où ils reprennent la vigne de Claude Prugnard, une terre qui n’a pas vu le moindre intrant chimique depuis une trentaine d’années. Le domaine est situé en coteau, sur la rive gauche de l’Allier, dans une zone argilo-calcaire volcanique voisine des vignobles de Châteaugay, de Chanturgue et de Corent. Ils en font l’acquisition en 2003 et, depuis, confectionnent des vins de gamay d’Auvergne, de chardonnay et de pinot noir, avec un peu de sauvignon blanc et de muscat. Ces vins, rares et recherchés, sont principalement écoulés en vente directe. Ils présentent un profil droit et flamboyant, et s’expriment avec autant de caractère que de simplicité.
Côtes du Rhône Rouge 2024
Ce Côtes-du-Rhône du domaine des Grandes Serres est ce que son nom implique : un vin rouge de la basse vallée du Rhône, biologique et nature, en AOC-AOP Côtes-du-Rhône-Villages. Il fait partie de la série nature « Comics » du domaine (voir l’étiquette).
Vinification
Le Côtes-du-Rhône du Domaine des Grandes Serres est issu de syrah à 80 %, avec 5 % de chaque cépage suivant : grenache, mourvèdre, cinsault, le tout cultivé sur sols calcaires et gréseux. Les vendanges sont manuelles, les raisins sont égrappés et macérés sur les peaux pendant trois semaines. Après pressurage, le vin repose huit mois en cuve d’inox.
Dégustation
Un bon côtes-du-rhône dense, gourmand et fruité, sans la petite morsure des sulfites, ça vous tente ? Ce côtes-du-rhône fait partie de la série bio et nature « Comics » du domaine et viendra toujours à point quand vous aurez envie d’un vin rouge chaleureux, fruité et adapté à toutes les circonstances.
En savoir plus sur le Domaine des Grandes Serres
Le Domaine des Grandes Serres, créé en 1977 sous le signe du respect de l’environnement et du terroir, représente l’excellence et la vitalité, en mode bio et naturel, de la prestigieuse appellation Châteauneuf-du-Pape, où il couvre 12 hectares. Pour réaliser ses vins de propriété et de négoce, il récolte, achète des raisins, vinifie et élève sur un périmètre étendu, centré autour de Châteauneuf et des Côtes-du-Rhône méridionales et s’étendant à des zones telles que Lirac ou les Costières de Nîmes.
Un engagement bio sans ostentation
Une grande partie des cuvées du Domaine des Grandes Serres sont biologiques et sans sulfites ajoutés, sans que la maison s’en vante publiquement. Modestement, Samuel Montgermont, directeur général du domaine, explique que les conditions géologiques et climatiques, en particulier le mistral, favorisent la santé du vignoble et permettent de se passer d’intrants. Si les étiquettes ne se prennent pas au sérieux, les vins sont tout ce qu’il y a de solide, en plus d’être frais et savoureux.
Non Ouillé Blanc 2022
Terroir, parcellaire et encépagement
C’est en plein cœur du Beaujolais que La Tribu Alonso ose une échappée belle, une prise de risque joyeuse : celle de produire un vin blanc oxydatif, une rareté dans cette région plutôt réputée pour ses rouges fruités. Pour cette cuvée nommée Non Ouillé 2022, le cépage Chardonnay se prête avec grâce au jeu de l’oxydation maîtrisée, révélant une facette inattendue de son expression. Issu d’un terroir à la croisée des influences, entre les collines granitiques du Beaujolais et les brises plus méridionales de la Vallée du Rhône, ce vin incarne un véritable carrefour de sensations. Un premier essai dans cette veine pour le domaine — et une réussite pleine de promesses.
Méthodes culturales
La Tribu Alonso, comme son nom l’indique, fonctionne en collectif, avec une vision du vin résolument tournée vers l’humain et le vivant. Ici, pas de label, mais une philosophie claire : travailler au plus proche de la nature, sans artifice. Les vignes sont cultivées sans intrants chimiques, dans le respect des rythmes naturels, et le chai devient un lieu d’expérimentation bienveillante. Pour cette cuvée, le choix de ne pas ouiller le vin — c’est-à-dire de ne pas combler les fûts durant l’élevage — permet une lente oxydation, inspirée des vins du Jura. Une manière d’explorer de nouveaux horizons gustatifs, tout en valorisant le cépage et le terroir local sous un jour inédit.
Dégustation & accords
Dès le premier nez, Non Ouillé 2022 intrigue et séduit. On plonge dans un univers aromatique déroutant mais captivant : des notes d’anis, de curry doux, et surtout cette touche de noix typique des blancs oxydatifs, viennent chatouiller les sens. En bouche, la texture est ample mais tendue, avec une minéralité précise et une belle fraîcheur qui équilibre parfaitement le côté beurré et salin du vin. Un jeu d’équilibre subtil entre rusticité assumée et élégance profonde.
Ce vin appelle l’imprévu à table : parfait à l’apéritif, avec des olives vertes, des fromages affinés à pâte dure, ou encore une tarte fine au comté et oignons confits. Il s’accorde aussi magnifiquement avec une cuisine exotique légère, comme un curry de légumes ou des poissons marinés aux épices douces. C’est un vin pour les curieux, pour les amateurs de sensations nouvelles, pour ceux qui aiment sortir des sentiers battus et découvrir ce que le Beaujolais peut offrir quand il se laisse traverser par d’autres influences.
Avec Non Ouillé 2022, La Tribu Alonso signe une cuvée de caractère, aussi libre que précise, qui redéfinit les contours du vin blanc dans le Beaujolais et nous invite à élargir notre regard, verre en main.
Yeti Rouge 2024
La Tribu Alonso
La cuvée Yeti 2024 est un vin aussi atypique que son nom, né dans le Beaujolais sous l’impulsion passionnée du collectif La Tribu Alonso. Ce 100 % Gamay, ou plutôt devrions-nous dire « 100 % diversité de Gamay », réunit pas moins de 31 variétés différentes de ce cépage : Gamay teinturier, blanc, rose, clones anciens, plants oubliés… Une mosaïque de raisins qui reflète la richesse du vivant et l’esprit libre de ses vignerons.
Les raisins sont cultivés sur sols granitiques, sans produits de synthèse, selon une approche totalement naturelle, même sans certification. Après une macération semi-carbonique de 5 jours en cuve fibre, la fermentation s’effectue grâce aux levures indigènes, sans intrant œnologique. Le vin est ensuite élevé pendant 12 mois en œuf béton, ce qui lui apporte rondeur, énergie et équilibre, sans maquillage bois.
Le résultat ? Un vin rouge vibrant et juteux, à la robe légère et éclatante. Le nez dévoile des fruits rouges croquants, une touche herbacée, quelques épices douces et une pointe poivrée. En bouche, c’est fluide, digeste, avec une belle matière qui reste fraîche et élégante. Un Gamay glissant mais jamais simpliste.
Yeti se déguste à l’apéritif, sur de la charcuterie artisanale, des plats légèrement épicés ou même des viandes blanches grillées. C’est un vin de plaisir immédiat, qui parle à la fois aux curieux et aux amateurs éclairés de vins naturels vivants, à boire jeune ou dans les 5 ans.
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