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BS Blanc de Sumoll blanc 2017 (Magnum)
Finement macéré, d’un superbe ton doré tirant sur l’orange, BS Blanc de sumoll est fait pour la table et les mets raffinés. Vibrant, aromatique, il offre des notes d’agrumes (pamplemousse, orange, citron), de rose, de pêche, de pomme, de coing, de garrigue (thym, romarin), de coing, avec une finale assez saline. Il est également minéral avec des notes miellées, du cuir, de la pierre. Ce blanc de noirs tranquille et ensoleillé, 100 % sumoll blanc (un cépage devenu extrêmement rare en Catalogne) en presse directe, est une cuvée historique, la première réalisée par Massimo et Antonella. C’est un vin très rare qu’il ne faut pas rater quand quelques bouteilles montrent leur nez.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
L'Enchanteresse Rouge 2016,
La Grapperie
Cuvée de vieilles vignes, L’Enchanteresse, ici en format magnum, est un 100 % pineau d’Aunis qui possède un excellent potentiel de garde. Un nez très intense de fruits noirs se prolonge par un beau volume en bouche, et la longueur laisse songeur. Le terroir de cette Enchanteresse, fort bien nommée, est constitué d’argiles à silex sur calcaire. Le pineau d’Aunis qui constitue entièrement la cuvée est vendangé à pleine maturité, trié, puis macéré quatre semaines en cuve tronconique avec pigeage aux pieds. La fermentation se fait naturellement par levures indigènes, sans aucun additif œnologique afin de préserver la pureté du raison et l’expression du millésime et du sol. Le vin est élevé entre douze et vingt-quatre mois sur lies en demi-muids dans des caves creusées à même le tuffeau.
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La Grapperie, en appellation Coteaux du Loir, est le nom du domaine de Renaud Guettier, que l’on peut décrire comme un orfèvre du chenin, mais aussi du pineau d’Aunis qui est un des plus anciens cépages du Val de Loire. Son principe, confie-t-il, est « d’élaborer des vins complexes, riches, dotés de bonnes capacités de garde et empreints de la minéralité de leur terroir ». Les vignes sont situées sur des coteaux, entre 60 et 120 mètres d’altitude, protégées des vents du nord par la forêt de Bercé. En fonction de l’altitude, les terroirs présentent une dominante d’argiles (en bas de pente), de silex (à mi-pente) ou de sables (sur les hauteurs). Le vignoble de 60 hectares compte une quinzaine de parcelles. Les cépages sont les deux variétés traditionnellement autorisées dans l’appellation : chenin pour les blancs et pineau d’Aunis pour 90 % des rouges, le reste consistant en quelques ares de côt, de gamay et de grolleau. L’âge moyen des vignes est de soixante-dix ans, dont presque deux hectares de pieds centenaires et un hectare et demi de vignes âgées de soixante à quatre-vingts ans. Persuadé du potentiel énorme que ces vieux ceps peuvent apporter à ses cuvées, Renaud se livre à un méticuleux travail de remise en état du vignoble. Tout le domaine est cultivé en bio. Les sols sont travaillés et toutes les interventions viticoles sont manuelles, y compris les vendanges, effectuées à pleine maturité, ce qui se ressent dans l’ampleur et la suavité des vins. Pour les rouges, les pineaux d’Aunis sont partiellement éraflés (selon les parcelles) et les macérations sont assez longues, de trois à quatre semaines, avec pigeages, pour favoriser l’aptitude au vieillissement. Les vins sont élevés en fûts entre douze et vingt-quatre mois, puis soutirés, assemblés et mis en bouteille sans filtration. Pour les blancs, les chenins sont pressurés directement à basse pression puis entonnés par gravité. Les fermentations ont lieu en fûts, sur levures indigènes, avec fermentation malolactique complète, pendant au moins dix-huit mois et parfois jusqu’à trente-six mois.
Gamay Rouge 2019,
Domaine de l'Octavin
Dans quelque sens qu’on le prenne, Mayga gamay est très gamay : fruité, juteux, doté d’agréables notes de framboise, de mûre, de réglisse et de cerise. Belle acidité, belle minéralité, beaucoup d’arôme et une souplesse qui s’affirme dans le verre. Mayga Gamay offre également une légère touche perlante qui réveille un mort. Les raisins viennent du domaine de Pierre Boyat, à Leynes, en Beaujolais et macèrent pendant vingt jours en grappes entières.
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« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
€126,00
Prix unitaire par€126,00
Prix unitaire parSaint Romain Sous Roche Rouge 2018
Rubaiyat Rouge 2009
Barranco Oscuro
Élégamment vieilli en format magnum pendant plus de treize ans, voici un classique du domaine Barranco Oscuro. Il offre un profil corsé, tannique et sec, riche en notes matures de fruits noirs et de fruits rouges (cassis, framboise). Le cuir et la terre dominent également, accentués et sublimés par le vieillissement. Notes onctueuses, rôties et nuancées de chocolat et d’épices, et un superbe équilibre. Rubaiyat est une allusion et un hommage au poète persan Omar Khayyam, esprit universel qui écrivit au XIe siècle un cycle poétique intitulé Rubaiyat, à la gloire de l’ivresse mystique et physique. L’origine persane du cépage syrah, dont ce vin est entièrement constitué, n’a pas été pour rien dans ce choix d’intitulé. Rubaiyat provient en effet de vignes de syrah plantées en 1996 à environ 1 290 mètres d’altitude et exposées au sud sur des sols schisteux et argileux. La vendange, manuelle, soigneusement triée et éraflée, macère en cuve d’inox et fermente par levures indigènes. La vinification est naturellement contrôlée par la fraîcheur des nuits automnales en montagne. La fermentation malolactique suivie de l’élevage se déroule pendant seize mois en vieux fûts. Aucun ajout de sulfites, vin non clarifié, légèrement filtré à la mise en bouteilles.
Pour en savoir plus
Entre la Sierra Nevada et la mer, en Andalousie, la Sierra Contraviesa porte à son sommet le plus haut vignoble d’Europe (1 368 mètres). Barranco oscuro signifie « vallon sombre » en espagnol, mais ce vallon fait partie du passé ; c’était le site initial de la propriété, mais celle-ci fut déplacée à la fin du XIXe siècle, lorsque le phylloxéra mit fin à une période de forte activité viticole et de production de masse. En 1979, le domaine est repris par Manuel Valenzuela, qui décide de le travailler par des méthodes naturelles et sans recourir aux méthodes de l’œnologie moderne. D’abord, il achète des raisins, mais son objectif est de replanter des vigne, ce qui est fait entre 1982 et le milieu des années 90. Actuellement, les douze hectares de Cortijo Barranco Oscuro s’étendent sur un dénivelé de presque 1 400 mètres. Sur un terroir sec pauvre et schisteux, deux lieux-dits concentrent les parcelles : Cerro Las Monjas tout en haut et Hoyo y Cerro de Las Gayumbas plus bas, près des bâtiments viticole. De forts contrastes thermiques expliquent la fraîcheur des vins, élaborés sans ajout de levures exogènes et sans intrants à la vigne ou au chai. Bien que le domaine ne soit pas certifié biologique en raison des désillusions que les fraudes en ce domaine ont valu à Manuel, son domaine est membre de l’Association espagnole des producteurs de vin naturel. Ses vins sont droits et nets, sans concession : ce sont des vins qui donnent de la joie par le sérieux du travail qui a été nécessaire pour les produire.
Le Rosé 2021,
Clos des B
Provence - Côtes de Provence AOC AOP
Très fruité, avec un nez de sorbet aux fruits rouges, des notes de petits fruits rouges en bouche et une finale marquée par le zeste d’orange, Le Rosé est (comme son nom l’indique) un vin rosé nature emblématique du terroir sablo-schisteux du golfe de Saint-Tropez et du microclimat particulier des hauteurs de Grimaud. Il est produit en appellation Côtes-de-Provence et obtenu à partir de deux cépages du Sud courants dans la région : 90 % de grenache en majoritaire et 10 % de cinsault. C’est un rosé de pressurage direct, extrait au pressoir vertical après égrappage des raisins. Aucun foulage n’est pratiqué. Les deux cépages fermentent ensemble en cuves d’acier inoxydable thermorégulées, sans sulfites ajoutés. Pas de collage, de filtration ni d’ajout de sulfites à la mise en bouteille.
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Le Clos des B (initiale des deux propriétaires, Gwendolyn Berger et Jean-Jacques Branger) se trouve à Grimaud, dans le golfe de Saint-Tropez. Ils sont donc les heureux producteurs des toutes premières cuvées nature de cette zone géographique. Ceux qui savent que cette région abrite une viticulture digne d’intérêt éviteront de penser à la station balnéaire people et au rosé de piscine : avant le rachat de ces trois hectares de vignes par les deux B, tous ces vins allaient à la cave coopérative des Vignerons de Saint-Tropez. Animés d’une « soif de vignes », comme ils disent, Gwendolyn et Jean-Jacques surmontent les difficultés administratives, remettent le vignoble en état et produisent bientôt rouges, rosés et même un blanc de noirs. Leurs cépages sont typiques de la région : grenache, cinsault, mourvèdre, croissant sur sables schisteux traversés de veines de quartz. La propriété bénéficie d’un microclimat qui protège les vignes de l’humidité, des maladies et du gel. Le parti pris de viticulture et de vinification embrasse résolument le bio (le domaine est en conversion depuis 2020), la biodynamie et le nature. Les vins sont sans sulfite ajouté, sans collage ni filtration. Les vins du Clos des B sont le reflet fidèle de leur terroir et de leur climat : frais, fruités et très agréables à boire.
Vino Rosato Rosé 2021,
Corva Gialla
La jolie robe rose clair de ce Vino Rosato annonce le plaisir de notes florales au nez et en bouche : rose, fruits rouges, agrumes, belle acidité et une touche d’amertume en finale, rappelant l’écorce de pamplemousse, qui lui donne beaucoup de charme. Pour obtenir ce Rosato, assemblage de montepulciano et de sangiovese, la vendange de montepulciano macère pendant quarante-huit heures sur les peaux avant d’être pressée, tandis que le sangiovese est pressé directement à l’entrée du chai. Les moûts sont ensuite fermentés ensemble en cuves de fibre de verre où ils s’affinent encore jusqu’à la mise en bouteilles au mois de mars. Rosato conviendra à tout ce que vous voulez faire d’un rosé, et plus encore : par sa pureté et son équilibre, il s’élève au-dessus de l’image passe-partout des rosés estivaux.
Pour en savoir plus
L’azienda Corva Gialla (« corneille jaune ») est un domaine viticole du Latium, en Italie, situé aux confins de l’Ombrie dans l’Alta Tuscia Viterbese. Une région volcanique considérée comme une des plus belles d’Italie et caractérisée par ses calanche, de hautes formations rocheuses en tuf délimitant des vallées profondes creusées par de nombreux cours d’eau et torrents. C’est à Lubriano, face à Civita di Bagnoregio, que se trouve Corva Gialla. L’Alta Tuscia se révèle une pépinière de jeunes talents viticoles consacrés au nature qui valorisent ces terres déshéritées au cours de l’histoire. Fondé en 2017, le domaine compte quatre hectares cultivés par Beatrice Arweiler, originaire d’une autre région viticole, entre Rhin et Moselle. La nouvelle propriétaire a également planté une oliveraie (variétés frantoio et leccino) et aménagé le domaine en polyculture-élevage. Les vignes ont été plantées avec l’aide de Gian Marco Antonuzzi, du domaine Le Coste. Le sol volcanique friable se prête magnifiquement à la viticulture et à la plantation de cépages tels que grechetto d’Umbria, trebbiano, vermentino, sangiovese ou ciliegiolo. Les vins du domaine sont foncièrement italiens, c’est-à-dire conçus avant tout pour le plaisir. Ils sont droits, profonds et faciles à boire, exprimant la forte minéralité de leurs sols.
Vin de France Cuvée Madloba Blanc 2020
Paul Estève
Madloba blanc est un vin orange qui s’affirme dès le premier nez intensément floral, plein de caractère et de profondeur. La nature florale se confirme en bouche avec une abondance de rose thé, accompagnée d’une expression étonnante, exotique, de litchi et de mangue. Avec une matière plutôt riche et dense, la fraîcheur fait office d’équilibrant, et de jolies touches amères marquent la finale. Ce Madloba (« merci » en géorgien) en version blanche est produit en AOP Saint-Joseph. Il résulte d’un assemblage de 50 % marsanne et 50 % viognier. Les vignes, âgées de bientôt quarante ans, sont plantées à 350 mètres d’altitude, sur une parcelle en coteau aux sols de granites et de micas noirs. Les deux cépages sont fermentés ensemble pendant six mois en tinajas, jarres de terre cuite non enterrées, et après pressurage le vin retourne en tinaja pour un élevage de six mois. Ce mode d’élevage favorise la texture du vin et développe le fruit. À carafer une heure avant de servir. Parfaitement indiqué pour des cuisines orientales, asiatiques et exotiques en général.
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Paul Estève et Chrystelle Vareille sont les créateurs du domaine des Miquettes, dont la grande spécificité est l’emploi des techniques géorgiennes. Ils se passionnent en effet pour ce pays du Caucase, berceau du vin, où des techniques de vinification vieilles de huit mille ans sont encore en vigueur. Au cœur de cette viticulture est le qvevri, la jarre enterrée où se déroule toute la vinification : fermentation avec macération pelliculaire et élevage. Ils partent à la découverte de ce pays et en reviennent avec la décision d’élever tous leurs vins en jarres enterrées. Ils en ont vingt-six, mais distinguent les tinajas (jarres espagnoles) pour les fermentations-macérations et les « amphores » enterrées pour l’élevage. Aucun soufre n’est ajouté. Pour les rouges comme pour les blancs, la terre cuite gomme l’astringence et la transmute en une texture veloutée, une matière fruitée et souple.
Le domaine, situé en Ardèche, se trouve au sud de l’appellation Saint-Joseph. Paul a fait ses classes auprès de René-Jean Dard et François Ribo, deux grandes figures du vin naturel en vallée du Rhône. Avec Chrystelle, il commence par récupérer la ferme de la famille de Paul avec deux ares de vigne, puis en 2004 la totalité du domaine, lequel compte à présent 4,3 hectares. Les cépages blancs sont situés autour de la maison, les cépages rouges sont plantés sur coteaux escarpés, entre 300 et 450 mètres d’altitude. Les parcelles reposent sur un socle de granit avec des sols légers : granits à micas noirs, schistes et gneiss. Tout est cultivé en bio (Écocert) avec pratiques biodynamiques. Les vignes sont soignées et fortifiées à l’aide de décoctions de plantes et d’argile. Les sols sont travaillés au cheval ou au treuil et à la pioche. Aucun intrant chimique n’est ajouté au travail viticole. Les vendanges sont entièrement manuelles.
€73,00
Prix unitaire par€73,00
Prix unitaire parAuxey Duresses Les Crais Rouge 2020
€105,00
Prix unitaire par€105,00
Prix unitaire parSaint Romain Sous Roche Qvevris Rouge 2020
Saint Joseph Blanc 2020,
Thierry Alexandre
Le saint-joseph blanc est un vin à découvrir pour son équilibre remarquable entre gras et fraîcheur, marque de reconnaissance des blancs de la haute vallée du Rhône. En voici un, tout à fait délicieux, qui possède bien la netteté et la rondeur de son appellation. Ses notes légèrement grillées et fumées, cette invasion de pêche et de pomme mûre commenceront par vous ensorceler. Ensuite, au palais, douceur et fraîcheur finiront de prouver la beauté et la solidité de ce vin fin et complexe, équilibré entre la richesse de son fruit, sa fraîcheur et sa texture douce et satinée. En finale, des notes balsamiques : épices, lavande. Ce beau vin est issu de vignes de marsanne et de viognier anciennes, plantées vers 1960, cultivées en biodynamie sur des sols de lœss, de granite décomposé et de gneiss à Saint-Jean-de-Muzols, au bord d’une Ardèche proche de son embouchure. Le lieu-dit, près de Sainte-Épine, exposé au sud-est, est un des meilleurs de l’appellation. La vendange est entièrement manuelle, suivie d’un passage en chambre froide avant pressurage, et aucun intrant n’est utilisé à la vigne ou au chai. Le vin est issu de pressurage direct et passe en vieilles barriques où il fermente sur levures naturelles pendant deux mois. Il est ensuite soutiré et retourne en barriques pour un élevage d’un an. Attention : toute petite production, profitez-en !
Pour en savoir plus
Thierry Alexandre produit peu (deux hectares à Saint-Jean-de-Muzols, en Ardèche, et un peu de vignes au nord de Crozes-Hermitage), mais il produit bien et soigneusement, tout en biodynamie et sans intrants à la vigne ou au chai. Ses bouteilles sont en appellation Saint-Joseph, Crozes-Hermitage blanc et Vin de France. Les cépages sont typiques de ce nord de la vallée du Rhône : marsanne, roussanne, syrah, viognier. Le domaine repose sur des sols assez variés, principalement des granites décomposés, ainsi que du gneiss, de l’argilo-sableux et du lœss. Il pratique la fermentation semicarbonique en grappes entières pour des durées assez longues et un vieillissement, selon la cuvée, en inox ou en barriques anciennes. Ses vins sont aussi rares et recherchés que le vigneron est humble et discret, mais ils n’ont rien de hautain ou d’inaccessible : aimables, chaleureux, fluides et bien équilibrés entre fruit et minéral, ce sont des vins de plaisir qu’il faut réserver aux réunions les plus amicales.
Riesling Origin Blanc 2020
Jean-Marc Dreyer
Fruits verts, acidité équilibrée, élégance, complexité : un vin de méditation. La gamme Origin de Jean-Marc Dreyer est consacrée à des cuvées monocépages autour de variétés alsaciennes. Ici, la macération en grappes entières expose le riesling sous un jour tout à fait nouveau : foin des notes pétrolées (pourtant présentes, mais attendant poliment la fin de bouche pour se manifester), le vin exprime une verticalité structurée équilibrée par une douce rondeur. Très minéral, mais cette fois c’est le sol qu’on ressent, pas le bidon d’essence. Ce vin a été élevé onze mois à l’alsacienne, c’est-à-dire en foudre et en demi-muids. Accords gustatifs ? Ne cherchez pas, ça va avec tout. Méthode biodynamique, fermentation par levures indigènes, non filtré, non clarifié, sans sulfites ajoutés à la vigne ou au chai.
Pour en savoir plus
« La macération, en Alsace, c’est une tradition ! affirme Jean-Marc Dreyer, ajoutant que le pressurage direct dans cette région est une invention moderne, liée à l’apparition de l’électricité. Autrefois, on travaillait à la main et on laissait macérer les raisins avant d’envoyer les marcs au pressoir. » La macération en grappes entières est la signature de Jean-Marc Dreyer et représente 85 % de la production du domaine, le reste consistant en blancs de pressurage direct, souvent élevés en oxydation ménagée. Jean-Marc succède à plusieurs générations de sa famille au domaine Dreyer & Fils, créé en 1830 entre Obernai et Molsheim. Dès sa reprise du domaine, il opte immédiatement pour la biodynamie, mais il hésite quelque temps entre plusieurs méthodes : au début, ses vins sont plus boisés, élevés en barriques neuves avec bâtonnage. Ensuite, période sucrée : tous ses vins contiennent du sucre résiduel. En 2008, il essaie de vinifier sans aucun soufre et trouve sa direction : l’hiver suivant, au retour du pèlerinage de Compostelle, il jure de ne plus jamais ajouter de soufre dans aucun vin. Cette décision prise, il affirme son style autour de la macération pelliculaire, assez poussée, ciselée, toujours surprenante sur les cépages alsaciens, dont elle fait ressortir la structure sans sacrifier la délicatesse. Jean-Marc travaille en cuvées monocépage ou d’assemblage et réalise également des rouges de pinot noir d’une profondeur surprenante.
Auxerrois Origin Blanc 2020,
Jean-Marc Dreyer
Avec sa gamme Origin, Jean-Marc Dreyer met en lumière les cépages alsaciens à travers des vinifications singulières et engagées. Auxerrois Origin 2020 est une interprétation vibrante de ce cépage, aussi appelé Pinot Blanc, vinifié en macération de grappes entières, lui conférant une superbe intensité aromatique et une texture envoûtante.
Un vin nature, entre tradition et modernité
Installé en biodynamie, Jean-Marc Dreyer travaille ses vignes avec un respect absolu du vivant. La fermentation est assurée uniquement par levures indigènes, sans intrants ni artifices. Non filtré et non clarifié, cet Auxerrois macéré révèle une personnalité unique, alliant pureté et complexité. Son élevage précis et sa méthode artisanale donnent naissance à un vin dense, sec et structuré, porté par une magnifique salinité et une expression aromatique intense.
Un blanc atypique et séduisant
Sa robe ambrée aux reflets dorés témoigne de sa macération. Le nez est un bouquet enivrant de fleurs blanches, de fruits à noyau et d’épices douces, avec une touche légèrement oxydative qui évoque les grands vins de macération. En bouche, l’attaque est ample et vibrante, offrant une belle tension et une finale saline qui prolonge le plaisir. Un vin à la fois frais, droit et gourmand, qui s’impose comme une véritable expérience sensorielle.
Accords mets et moments de dégustation
Servi entre 12 et 14°C, Auxerrois Origin s’accorde parfaitement avec une assiette de jambon ibérique de bellota, un poisson grillé aux agrumes, ou encore des fromages affinés comme un vieux Comté ou un Munster affiné. Son caractère structuré lui permet aussi d’accompagner des plats épicés ou une cuisine fusion.
Pour en savoir plusP'tit Grobis Blanc 2020,
Nicolas Chemarin
Tout-chardonnay granitique comme il se doit, le pendant blanc de la cuvée P’tit Grobis, classé en Vin de France, offre une robe jaune pâle opalescente. Les sensations de ce beaujolais-villages blanc sont complexes et difficiles à résumer : d’abord, au nez comme en bouche, la note lactique, levurée est présente. L’acidité fraîche s’accompagne de pierre à fusil, de notes de fleurs blanches et d’une expressivité juvénile. Bu jeune, il exprime bien sa juvénilité, et un peu d’âge révèle des fruits blancs, un léger gras et des notes friandes. La vendange passe en presse directe, suivie d’un débourbage au cours duquel le vigneron prend soin de ne pas dérober au vin toutes ses lies fines.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
€115,00
Prix unitaire par€115,00
Prix unitaire parVolnay 1er Cru Les Lurets Rouge 2020
Es d’aqui Trachéo Rouge 2016
Jean-Louis Pinto
Un vin superbe, fin et frais, joliment fruité. Nez de framboise, de rose, de réglisse et de garrigue languedocienne. En bouche, des tannins très bien fondus. Une belle énergie, du soleil et beaucoup de structure. C’est un pur grenache dont les raisins proviennent des terrains schisteux de Cabrerolles, dans la région de Faugères. Le potentiel de garde est de six ou sept ans, mais il peut être apprécié dès maintenant. La vendange macère vingt-trois jours en grappes entières et le vin est élevé en cuves de résine.
Pour en savoir plus
Enfant de l’Ariège, Jean-Louis Pinto a choisi de rester au pays et de faire des vins qui ressemblent à leur terroir, d’où le nom Es d’Aqui (« C’est, il est d’ici ») qu’il a donné à son négoce de vinification, situé à Moulin-Neuf, commune proche de l’Aude, entre Mirepoix et Limoux. Une région où autrefois, les vignes abondaient, jusqu’aux grosses attaques de mildiou au début du XXe siècle. Jean-Louis achète des raisins cultivés en bio par d’autres vignerons, ses amis, en qui il a toute confiance. Il ne se contente pas d’acheter le produit, il surveille la nouaison, la maturation, et fait des passages réguliers jusqu’au mois d’août, afin de connaître le raisin avant de le vendanger. Il le vinifie chez lui selon des méthodes naturelles, pratiquant de longues macérations en grappes entières. La macération de trois semaines est fréquente chez lui, ainsi que les pressurages très doux au pressoir vertical. Il a, dit-il, « beaucoup de vignes en commun » avec son ami Anthony Tortul (La Sorga, faire lien). Son aire de collecte s’étend sur tout le Languedoc, et notamment dans l’Hérault, autour d’Adissan, de Faugères et de Saint-Chinian, ainsi que dans l’Aude (Limoux) et le Tarn (Gaillac), deux terroirs qui lui sont chers. Il se trouve que les sols typiques du Languedoc – schistes, basaltes, cailloux, argilo-siliceux – lui plaisent particulièrement pour la fraîcheur qu’ils donnent aux vins. « Je fais des vins du Sud, dit-il. Je cherche surtout des terroirs qui donnent de la fraîcheur, même si les vins titrent 14 degrés. » Les cépages sont, bien entendu, typiquement languedociens : grenache, carignan, mauzac, cinsault, braucol, duras et sauvignon. Les rouges les plus puissants sont réalisés dans cinq jarres en terre cuite, qui l’aident à contrôler l’extraction et à donner à ses vins, dit-il, « un côté très cristallin ». Le sol, le lieu, on l’a compris, sont de toute première importance pour lui : encore une fois, le nom de son domaine Es d’Aqui n’a pas été choisi par hasard.
Zerlina Rouge 2018,
Domaine de l’Octavin
Cet arbois présente toute la palette de fruits rouges du pinot noir associée aux notes d’épices et de sous-bois du trousseau. La bouche est franche, équilibrée, structurée. Zerlina, dont le nom évoque les opéras de Mozart – un trait récurrent chez la mélomane Alice Bouvot –, est composée d’un tiers de pinot noir pour deux tiers de trousseau provenant de la parcelle En Curon, au sol de marnes grises et de calcaire. La vendange, manuelle, est égrappée et partiellement pressée avant fermentation par levures indigènes et élevage de dix mois sur lies fines, en foudres de chêne. Jus de presse et jus de goutte sont ensuite mélangés pour réaliser un assemblage savant. Ce vin est réalisé intégralement sans intrant chimique.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau ». Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Commendatore Rouge 2018,
Domaine de l'Octavin
Commendatore est un vin plein de charme, tout en fruits rouges, en épices, en herbes aromatiques et en notes minérales. Sapide, long et persistant, il doit à une longue macération des arômes complexes soutenus par une grande acidité et des tannins bien fondus. Issu à cent pour cent de trousseau cultivé en biodynamie sur un terroir de marnes grises calcaires, il est élégant et intense comme la statue du Commandeur mais infiniment moins menaçant. Réalisé sans intrant à la vigne ou au chai, c’est un parfait compagnon pour les Viandes Rouges et les gibiers, mais il ne dédaignera pas non plus un veau à l’os longuement rôti en cocotte.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau ». Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
i Vicini Favorita Blanc 2019,
Jean-Yves Peron
Près du lac d’Annecy, à Chevaline, Jean-Yves Péron associe une viticulture engagée et une vinification de négoce (notamment en Italie du Nord) toutes deux sous le signe du nature. Ses rouges de mondeuse sont magnifiques, ses blancs de cépages locaux anciens – jacquère, altesse, bergeron, persan – ne le sont pas moins. Il réside à Chevaline, mais son vignoble actuel, trois hectares en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Le vin savoyard a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens ! Jean-Yves Péron incarne la renaissance de ce très beau vignoble.
D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, Jean-Yves s’est vite laissé entraîner par la vigne et a suivi une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui et en Italie : pour lui, c’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de multiplier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
En 2017, Jean-Yves Péron a décidé d’élargir sa gamme en allant récupérer des raisins bio au cœur du Piémont italien. Il en est résulté plusieurs cuvées, dont ce blanc 100 % favorita, variété locale si proche du vermentino (rolle en France) qu’on considère les deux cépages comme identiques. On a donc en quelque sorte un vermentino non maritime, avec la signature d’un terroir et d’un climat plus continental. Le vin résulte d’une macération pelliculaire de deux semaines. Il offre les caractéristiques du cépage : une belle base acide, de la tension, dues à la parcelle et au terroir. Il est sapide, semi-aromatique à la manière de certains cépages alsaciens : parfumé sans être exotique, avec une minéralité de jeunes vignes ayant crû en semi-coteau, au sommet d’une petite croupe qui permet une jolie maturité.
Les OEillets blanc 2019,
Jean-Yves Peron
À Chevaline, en Savoie, près du lac d’Annecy, Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature. Ses rouges de mondeuse sont magnifiques, ses blancs de cépages locaux anciens – jacquère, altesse, bergeron, persan – ne le sont pas moins.
D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il s’est vite laissé entraîner par la vigne et a suivi une formation d’œnologue à Bordeaux. Son vignoble actuel, trois hectares en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui, mais aussi en Italie du Nord : pour lui, c’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de multiplier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Le vin savoyard a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens ! Jean-Yves Péron incarne la renaissance de ce très beau vignoble.
Ce blanc 100 % jacquère croissant sur terrain calcaire résulte de deux semaines de macération pelliculaire suivies d’un an d’élevage en barrique. Pour cette cuvée, Jean-Yves attend une maturité phénolique plus poussée des raisins afin d’obtenir une concentration tannique plus importante. Superbement structuré, il offre de la mâche, de la texture. La tension est forte, équilibrée par une note d’abricot. Boisé, doté d’une minéralité explosive et d’une belle tension, c’est un blanc de macération très atypique.