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Prix unitaire parNuits-Saint-Georges Aux Croix Rouges Blanc 2021
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Prix unitaire parLa Chassornade Blanc Pétillant 2021
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Prix unitaire parBourgogne blanc Bigotes Qvevris Blanc 2021
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Prix unitaire parBourgogne Bedeau Qvevris Rouge 2021
€110,00
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Prix unitaire parMagnum Les Orgues Rouge 2019,
Frédéric Gounan
Fruit, minéralité, droiture, fruits rouges nets et savoureux, arrondis et sublimé par le format magnum : l’expression volcanique et minérale des sols basaltiques à travers le pinot noir, unique à l’Auvergne, est incomparable. Les Orgues est un pur pinot noir d’Auvergne obtenu en biodynamie sur des sols argilo-calcaires riches en granite et en basalte. La vendange est foulée et vinifiée en grappes entières. L’élevage en fûts est de trente mois. Ce vin appelle des plats traditionnels solides, des potées, des soupes à la fourme d’Ambert, de pountis ou des saucissons en brioche.
Pour en savoir plus
Issu d’une famille de paysans établie sur la commune de Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme) depuis au moins deux siècles, Frédéric Gounan fut dans une première vie mécanicien et créateur de prototypes pour la marque française de motos Voxan, dont le siège était à Issoire. Il s’est détourné du monde industriel pour se consacrer au vin avec sa compagne Caroline. Il entend tirer partie des magnifiques terroirs de son village natal, bien loin de faire « pisser la vigne », comme on faisait autrefois : il constate que tout ce qui sort de cette terre possède des qualités gustatives exceptionnelles. Il reprend des parcelles de gamay d’Auvergne, plante d’autres cépages, et finit par produire des cuvées qui comptent parmi les plus savoureuses et les plus recherchées d’Auvergne. Sur cette terre de la chaîne des puys, les pinots noirs croissent sur des sols noirs basaltiques, les sauvignons et les pinots gris reposent sur des sols blancs argilo-calcaires cailloutés de basalte. Adepte de l’agriculture biologique et biodynamique, Frédéric applique également des méthodes qu’il juge appropriées au climat et au terroir : pour faciliter la photosynthèse dans ce climat rude et contrasté, il pratique le palissage en lyre qui permet d’aérer et d’exposer au soleil le feuillage des vignes, garantie de fruits mûrs à la vendange. Toujours mécanicien dans l’âme, il fabrique ses outils et bricole ses tracteurs selon ses besoins. Ses vins sont rares et distingués, très recherchés des amateurs : à petit domaine (moins de deux hectares), petite production (par le volume, non par l’esprit).
GT Garrut Rouge 2017
Partida Creus
Avec GT Garrut, joli et atypique vin de monocépage, la surprise ne connaît pas de borne et la soif trouve très vite sa satisfaction. Déjà, la robe violacée renseigne sur son originalité. Il est entièrement à base de garrut, un cépage catalan apparenté au mourvèdre, également appelé monastrell. GT Garrut présente de belles qualités terriennes et intenses, très typé fruits noirs et notamment mûre (mûre de ronce ou mûre d’arbre). Belles notes de fruits rouges également, une délicieuse acidité. Ce vin brillant et parfait pour les mois d’été est issu de vendanges manuelles. Entièrement égrappés, les raisins macèrent pendant trois jours avec un pigeage toutes les trois heures, et la fermentation alcoolique sur levures indigènes se déroule pendant quatre mois en cuves d’inox, suivi de vingt mois en barriques de chêne. Non filtré, non collé, pas de sulfites ajoutés. GT Garrut sent la treille de famille, l’artisanal, le vin sans limites.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
Hip Hip Chardonnay Blanc 2020,
Domaine de l'Octavin
Léger, salin, légèrement crémeux, soutenu par une superbe acidité et une belle minéralité, Hip Hip Chardonnay ne fait aucun mystère de ses notes tropicales (ananas, papaye, mangue) et de ses jolies notes d’agrumes : écorce d’orange et de citron, mandarine, citron vert. Quelle richesse ! S’ajoutent à cela des fleurs blanches, du chèvrefeuille, de l’origan, du poivre blanc, et une belle touche pierreuse et des tannins tout à fait équilibrés. Finale nette et minérale. S’il est vrai que le chardonnay fait merveille en Bourgogne, il réussit tout aussi bien dans le Jura, où il trouve son style local et se voit souvent associer au savagnin. Selon la méthode appréciée en Jura, il subit fréquemment une macération pelliculaire. Ce chardonnay est ici macéré deux mois en grappes entières en 2020 et élevé en cuve. La mise en bouteille a été effectuée en juillet 2021.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau. » Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Magnum P'tit Poussot Blanc 2018,
Domaine de l'Octavin
Minéral et sec quoique fruité, joyeux et aimable, ce P’tit Poussot (En Poussot est le nom de la parcelle) offre un nez de poire et en bouche des notes opulentes, de pomme, d’agrumes et d’ananas, ainsi que beaucoup de fraîcheur et d’acidité. Frais et aimable, parfait à l’apéro et à table. Il est issu de100 % chardonnay obtenu en biodynamie sur sols de marnes rouges et traité en presse directe avec fermentation en cuve. Mis en bouteille en septembre 2019. il est taillé pour les très bonnes charcuteries : on peut aller jusqu’au pata negra ou au chorizo ibérique. Un excellent vin d’apéritif ou de table.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau ». Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Vieille Vigne Rouge 2017,
Domaine Bois Moisset
Avec quelques années au compteur, ce beau vin bio et naturel révèle encore plus de complexité et de profondeur : à boire dès maintenant ! Vigne Vieille du Falgueyras est un vin rouge fruité et gourmand, riche en notes de fruits rouges (cassis, mûre, griotte) et magnifiquement poivré. Son profil s’agrémente d’épices douces, de pruneau au nez, d’olive noire, ainsi que d’accents plus minéraux (fumée, encens naturel). Il a du caractère, du boisé sans exagération et une très belle matière. Typique des terroirs de Gaillac, c’est un rouge élaboré à 100 % à partir de vieilles vignes de syrah âgées de trente et quarante ans, plantées sur boulbènes (sables graveleux et limoneux) sur la deuxième terrasse du Tarn. La vendange éraflée macère en cuves de ciment avec deux pigeages du marc. La température de fermentation n’a pas dépassé 21 °C. L’élevage se poursuit pendant neuf mois avant une mise en bouteille sans filtration et, bien entendu, sans ajout de sulfites.
Pour en savoir plus
Le nom de Gaillac, région où se situe le domaine de Bois-Moisset, aux mains de Sylvie Ledran et Philippe Maffre, est associé aux vins depuis l’Antiquité ; il s’agit du plus vieux vignoble de France, avec deux mille ans d’histoire et une impressionnante ampélothèque de cépages autochtones anciens. C’est aussi une région d’une beauté éblouissante, surnommé « la Toscane française » en raison de ses douces collines plantées de bocages et de sa luminosité quasi florentine. De nombreux domaines, en même temps que celui de Bois-Moisset, mettent en valeur cet héritage viticole d’une richesse unique. En même temps qu’un domaine planté de vignes, il s’agit d’une ferme en polyculture biologique qui vend directement sa production de lentilles, d’huile de tournesol, de farines de céréales et de jus de raisin. Un troupeau de vaches de races locales anciennes y prospère également et des chambres d’hôtes sont proposées à la belle saison. C’est dans ce petit paradis rural que naissent des vins naturels typiques de leur origine et de leur terroir, sur quinze hectares de boulbènes, des sols graveleux et sablo-limoneux charriés par le Tarn pendant des milliers d’années. L’encépagement est dominé par la syrah et le duras, mais la richesse ampélographique du Gaillacois (braucol, prunelart, loin-de-l’œil…) se manifeste également dans les cuvées du domaine de Bois-Moisset, qui consistent particulièrement en vins rouges d’un fruité croquant, concentrés mais aux tannins déliés et délicats.
Pastis du Zeppelin 44.8° - 70cl
Distillerie Awen Nature
On admire d’abord la magnifique étiquette, et l’on découvre ensuite le bouquet. Le nez de ce pastis certifié biologique est frais et anisé, la bouche est très fraîche et finement épicée. Mais du pastis en Bretagne ? Bien sûr. D’ailleurs, si l’on sait faire de l’absinthe, on sait faire du pastis, ce dernier étant en fait l’un des spiritueux qui ont remplacé l’absinthe après son interdiction en 1915. Le pastis, dès lors, est devenu un produit provençal et surtout marseillais, mais rien n’empêche l’existence d’un pastis breton. Celui-ci tire son goût d’une combinaison de treize plantes distillées, toujours avec une dominance d’anis vert et des notes complexes, épicées et herbacées : fenouil, badiane, racine d’angélique, coriandre, cannelle, orange, iris, réglisse, muscade, girofle. Le tout est d’une grande fraîcheur, comme il sied à un pastis. Il ne reste plus qu’à l’allonger d’eau fraîche.
Pour en savoir plus
La distillerie Awen Nature est une fabrique de potions magiques : des breuvages à forte teneur celtique, des liqueurs biologiques avec une forte touche de poésie. Cette distillerie bretonne, située en Ille-et-Vilaine et dirigée par Julien Fanny, s’est d’abord consacrée à l’absinthe, une liqueur que Julien a contribué à réhabiliter. Ce n’est pas « la liqueur qui rend fou, dit-il : on était déjà fou avant. » Il s’efforce — avec succès — de reproduire le goût d’antan, celle des absinthes qu’on donnait autrefois aux enfants sur un morceau de sucre comme vermifuge. « Il faut un grain de folie pour être distillateur aujourd’hui », dit Julien. Outre l’absinthe, Julien distille une vaste gamme d’alcools et de liqueurs : gins, vodkas, rhums botaniques, élixir du Suédois, concoctions inspirées des jeux de rôles… Le tout à base de plantes, dans le respect de l’environnement, sans conservateur ni arôme artificiel. Une ode au végétal que doivent siroter en secret les korrigans, la nuit, sur les landes.
Bon Papa Blanc 2021,
Domaine Bois Moisset
La robe est or clair, légèrement trouble. Bon Pâpâ est un vin blanc qui offre une minéralité décidée mais légère et un nez, d’abord un peu fermé, aux accents fermentaires et lactés avec une légère touche fumée et un peu de foin frais. En bouche, le vin est rond, ample et frais avec une matière juteuse, charnue. La mâche est savoureuse et fruitée : pomme chaude, brugnon, poire acidulée et une finale herbacée, tonique, avec une fine acidité et une noble amertume (noyau d’abricot). Le vin se caractérise par une fraîcheur délicieuse. Beaucoup de croquant et un fruit très prononcé. Quelques notes d’agrumes citronnés, de pamplemousse, et une belle coexistence de la rondeur (sans sucrosité) et de l’acidité. Réalisé en catégorie Vin de France, Bon Pâpâ est un des rares blancs du domaine de Bois-Moisset. Sa composition : 10 % muscadelle, 45 % sauvignon et 45 % len-de-l’el (loin de l’œil). Les vignes ne reçoivent aucun produit chimique de synthèse, et les amendements sont des fumiers compostés provenant du petit élevage de bovins du domaine. Le désherbage se fait mécaniquement, voire parfois manuellement. Les raisins sont pressés dès la récolte et assemblés en jus frais. La fermentation se déroule à 19 °C, avant la fermentation malolactique. Le vin a été mis en bouteille avec un sulfitage minime de 1 g pour 100 litres.
Pour en savoir plus
Le nom de Gaillac, région où se situe le domaine de Bois-Moisset, aux mains de Sylvie Ledran et Philippe Maffre, est associé aux vins depuis l’Antiquité ; il s’agit du plus vieux vignoble de France, avec deux mille ans d’histoire et une impressionnante ampélothèque de cépages autochtones anciens. C’est aussi une région d’une beauté éblouissante, surnommé « la Toscane française » en raison de ses douces collines plantées de bocages et de sa luminosité quasi florentine. De nombreux domaines, en même temps que celui de Bois-Moisset, mettent en valeur cet héritage viticole d’une richesse unique. En même temps qu’un domaine planté de vignes, il s’agit d’une ferme en polyculture biologique qui vend directement sa production de lentilles, d’huile de tournesol, de farines de céréales et de jus de raisin. Un troupeau de vaches de races locales anciennes y prospère également et des chambres d’hôtes sont proposées à la belle saison. C’est dans ce petit paradis rural que naissent des vins naturels typiques de leur origine et de leur terroir, sur quinze hectares de boulbènes, des sols graveleux et sablo-limoneux charriés par le Tarn pendant des milliers d’années. L’encépagement est dominé par la syrah et le duras, mais la richesse ampélographique du Gaillacois (braucol, prunelart, loin-de-l’œil…) se manifeste également dans les cuvées du domaine de Bois-Moisset, qui consistent particulièrement en vins rouges d’un fruité croquant, concentrés mais aux tannins déliés et délicats.
Ti'Blanc Blanc 2021,
Paul Estève
C’est bon, c’est blanc, c’est aromatique, c’est léger, c’est frais et ça se laisse boire, c’est le moins qu’on puisse dire. La robe est bien marquée, tirant sur l’orange, en raison d’une brève macération sur l’un des cépages. Ti’blanc s’impose comme une synthèse ampélographique du domaine des Miquettes pour la simple raison qu’il rassemble tous ses cépages blancs. 2021 a été, en effet, un millésime très pluvieux avec beaucoup de charge à la vendange : les vins obtenus présentaient peu de degré alcoolique. Chrystelle et Paul ont donc rassemblé tous leurs viogniers, leurs marsannes et leurs chasselas et en ont fait Ti’blanc au lieu de réaliser leurs cuvées habituelles. C’est donc un vin unique, exclusif à ce millésime. Seul le chasselas est macéré deux jours, ce qui donne la robe orange bien marquée et une certaine structure. Les viogniers et les chasselas ont été pressés directement. Ti’blanc titre peu d’alcool (10,5 °) mais présente une jolie acidité ; il se gardera donc un peu mais nous conseillons de profiter de sa jeunesse.
Pour en savoir plus
Paul Estève et Chrystelle Vareille sont les créateurs du domaine des Miquettes, dont la grande spécificité est l’emploi des techniques géorgiennes. Ils se passionnent en effet pour ce pays du Caucase, berceau du vin, où des techniques de vinification vieilles de huit mille ans sont encore en vigueur. Au cœur de cette viticulture est le qvevri, la jarre enterrée où se déroule toute la vinification : fermentation avec macération pelliculaire et élevage. Ils partent à la découverte de ce pays et en reviennent avec la décision d’élever tous leurs vins en jarres enterrées. Ils en ont vingt-six, mais distinguent les tinajas (jarres espagnoles) pour les fermentations-macérations et les « amphores » enterrées pour l’élevage. Aucun soufre n’est ajouté. Pour les rouges comme pour les blancs, la terre cuite gomme l’astringence et la transmute en une texture veloutée, une matière fruitée et souple.
Le domaine, situé en Ardèche, se trouve au sud de l’appellation Saint-Joseph. Paul a fait ses classes auprès de René-Jean Dard et François Ribo, deux grandes figures du vin naturel en vallée du Rhône. Avec Chrystelle, il commence par récupérer la ferme de la famille de Paul avec deux ares de vigne, puis en 2004 la totalité du domaine, lequel compte à présent 4,3 hectares. Les cépages blancs sont situés autour de la maison, les cépages rouges sont plantés sur coteaux escarpés, entre 300 et 450 mètres d’altitude. Les parcelles reposent sur un socle de granit avec des sols légers : granits à micas noirs, schistes et gneiss. Tout est cultivé en bio (Écocert) avec pratiques biodynamiques. Les vignes sont soignées et fortifiées à l’aide de décoctions de plantes et d’argile. Les sols sont travaillés au cheval ou au treuil et à la pioche. Aucun intrant chimique n’est ajouté au travail viticole. Les vendanges sont entièrement manuelles.
Skin Contact Bière au vin 2021,
Cyclic Beer Farm
Belle harmonie de saveurs brassicoles et de notes vineuses, Skin Contact millésime 2021 est un assemblage de plusieurs bières différentes fermentées avec les levures indigènes de la brasserie Cyclic et celles, tout aussi indigènes, des raisins du domaine. Il faut ajouter à cela les levures de leur assemblage de brasserie acidulé. Les marcs de raisins employés pour Skin Contact proviennent de leurs cuvées 2021 et des cépages suivants : sumoll, parellada, ull de llebre et cabernet sauvignon. Skin Contact titre 6,8 %.
Pour en savoir plus
Cyclic Beer Farm, c’est un binôme de copains barcelonais, Alberto et Joshua. Basés dans la capitale catalane, ils ont deux volets à leur activité : la bière (Cyclic Beer) et le vin (Cyclic Wine). Les bières, inspirées du modèle belge, se déclinent en gammes surprenantes et bigarrées où les cocktails de levures savamment dosées et les brassins maison s’allient à des macérations variées de fruits, de légumes, d’herbes et de marcs de raisins de variétés catalanes traditionnelles, ces derniers prélevés après la fermentation de leurs vins — car le second volet, c’est le vin, exclusivement réalisé à base de cépages catalans autochtones. Conditionnées en bouteilles de 75 cl afin que chacun en ait pour sa soif, les bières jouent entre classicisme et envolées d’inspiration, de façon contrastée et créative, à la catalane, sans oublier d’oser la bière au vin, bien entendu. Sur des bases classiques et un modèle de fermentation belge, les deux brasseurs-vinificateurs Joshua et Alberto jouent des ingrédients, des arômes, des macérations, entre céréales, fruits, légumes ou peaux de raisin de cépages catalans, pour atteindre des saveurs qui tiennent de l’Obni (objet buvable non identifié). Qu’elles s’affirment sur l’équilibre ou sur une certaine dissonance ménagée, ces bières ne vous laisseront jamais indifférent et révéleront leur plein potentiel au temps des chaleurs estivales, servies bien frappées (comme leurs auteurs).
I Vicini Favorita Blanc 2020,
Jean-Yves Péron
En comparaison avec les deux millésimes précédents (2018 et 2019), cette cuvée offre une structure tannique beaucoup plus marquée (sans être trop puissante ou intrusive) et une typicité semi-aromatique. Le fruit ressort davantage que sur 2018 et 2019, issus de jeunes vignes. On perçoit donc des notes salines, une magnifique acidité, et du fruit, du fruit et du fruit. C’est donc l’opulence du cépage qui ressort, résultat du choix d’une parcelle différente, plantée de vieilles vignes et orientée sud-est. La peau de ces raisins est beaucoup plus épaisse, ce qui influe sur la tannicité du vin. On garde les caractéristiques du cépage : sapidité, belle base acide, tension, beaucoup de parfum sans excès d’exotisme.
En 2017, Jean-Yves Péron a décidé d’élargir sa gamme en allant récupérer des raisins bio au cœur du Piémont italien. Il en est résulté plusieurs cuvées, dont I Vicini favorita, blanc de variété locale si proche du vermentino (rolle en France) qu’on considère les deux cépages comme identiques. On a donc en quelque sorte un vermentino non maritime, avec la signature d’un terroir et d’un climat plus continental. Le vin résulte d’une macération carbonique de deux semaines, avec un pigeage d’une dizaine de jours. Le vin est élevé en barriques de 300 litres.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Les Barrieux Blanc 2020,
Jean-Yves Péron
Attention, nouvelle vinif ! Gourmandise, friandise, richesse, volume, puissance : ce millésime des Barrieux est différent des précédents. Jusqu’à une date récente, il était vendangé en légère surmaturité avec des macérations longues, mais en 2020 Jean-Yves Péron a désiré une maturité plus juste et plus classique, pour retrouver le côté gourmand du merveilleux cépage roussanne en éliminant l’austérité des tannins. Le vin est donc moins tannique et moins oxydatif qu’avant. Outre ces nuances, il reste Barrieux jusqu’au bout des ongles, c’est-à-dire un vin blanc de macération généreux aux extraordinaires notes de cuir, de fumé, de coing confit, après un bouquet olfactif complexe floral et hespéridé et avant une longue finale aromatique. Cuvée rare car exceptionnelle, c’est un vin sans équivalent, entièrement constitué de roussanne pour ce millésime. Les vignes croissent sur terrain schisteux et sont vendangées manuellement. S’ensuivent deux semaines de macération carbonique. L’élevage est d’un an en petits foudres de 12 hectolitres. Les Barrieux n’a subi ni filtration, ni collage ni ajout de sulfites. C’est un tout-terrain gastronomique à toute épreuve.
Pour en savoir plus
Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
I Vicini Barbera Rouge 2020,
Jean-Yves Péron
Un grand vin dans tous les sens du terme que cet I Vicini Barbera. Long, très fruité, généreux, profond, présentant une superbe acidité résultant d’une vendange à maturité modérée, il est à la fois grave et joyeux, merveilleusement intense et concentré. Finesse, minéralité, tension, belle robe rouge intense et colorée : un superbe exemple de ce que le cépage barbera peut accomplir, surtout en altitude comme c’est le cas ici. Ses 13,5 degrés d’alcool témoignent de la volonté de ne pas exagérer sa richesse et sa puissance : la moyenne des barberas d’aujourd’hui avoisine plutôt les 15 degrés. Deuxième cépage rouge le plus utilisé en Italie après le sangiovese, la barbera donne des vins corsés, colorés, sur les fruits rouges.
En 2017, Jean-Yves Péron a décidé d’élargir sa gamme en allant récupérer des raisins bio au cœur du Piémont italien, en collaboration avec ses amis vignerons Paolo Angelino à Casale Monferrato et Giorgio Barbero à Asti. Il en est résulté plusieurs cuvées, dont ce rouge 100 % barbera, à partir des raisins de Paolo. Les vignes, âgées d’une quarantaine d’années, croissent sur des sols de marnes grises et blanches cultivées en biodynamie. Ce sont des vieilles vignes à petit rendement, vendangées à la main en légère sous-maturité pour contrebalancer la richesse du cépage. La macération pelliculaire, en mode carbonique pur sans pigeage, se déroule sur quatre semaines, sur levures indigènes. I Vicini Barbera vieillit ensuite pendant au moins un an dans des amphores en grès de 900 litres, ce qui renforce la tension et la minéralité du vin. Pas de filtration, de collage ni d’ajout de sulfites.
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Jean-Yves Péron incarne la renaissance en mode nature du beau vignoble savoyard, qui a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens !
Près de Conflans, à Albertville (Savoie), Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature et de la vigne bio d’altitude. D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, il se laisse vite entraîner par la vigne et suit une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Le vignoble actuel de Jean-Yves, un hectare et demi en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère. Composé de microparcelles de vignes, il est étagé entre 350 m et 550 m d’altitude et entièrement travaillé à la main. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui (tel que Raphaël Marin et Adrien Dacquin). Aussi, la construction d’un nouveau chai en 2017 lui permet d’augmenter la production et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : Paolo Angelino à Casale Monferrato (Turin), Giorgio Barbero à Asti. C’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
XL Blanco Blanc 2018,
Partida Creus
Ce très beau XL Blanco est un blanc classique de Partida Creus. Il offre une expression pure et typique du cépage autochtone catalan xarel·lo et constitue une bonne initiation à ce domaine viticole aux nombreuses cuvées, tant il est représentatif de leur style. C’est un blanc fumé, explosif, vivant et minéral qui se caractérise également par une très grande buvabilité et une amabilité conviviale associées à une profondeur et à une persistance peu communes. Associez XL Blanco avec des fruits de mer, des poissons, des Viandes Blanches, des volailles rôties ou grillées.
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Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
Magnum Munjebel Blanc 2020,
Frank Cornelissen
La version blanche de la cuvée Munjebel associe une belle concentration, de la fraîcheur et des parfums orientaux : fleur d’oranger, jasmin, abricot sec. Produit sur des parcelles de moyenne altitude à partir de grecanico dorato et de carricante à parts égales, sur les parcelles Calderara, Borriglione, Crasà et Picciolo, ce blanc est d’une grande maturité. L’âge des vignes dépasse quarante ans ; les raisins sont éraflés, légèrement foulés et macérés quatre jours environ. Pas de collage, pas de sulfitage, légère filtration avant mise en bouteilles. Ce vin s’associera avec une variété de plats quasi infinie, viandes et poissons, huîtres et coquillages, et toutes les cuisines asiatiques.
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Grand incontournable et figure universellement respectée du vin naturel, Frank Cornelissen est un classique. Cet homme en questionnement constant vit en résonance humaine et cosmique avec son terroir contrasté : il a su démontrer que la minéralité puissante d’un grand sol volcanique pouvait être mise en valeur par la naturalité de ses vins. La brillance, la droiture et le fruité exquis de ses cuvées lui valent l’admiration même des récalcitrants au « nature ». Ce sont de bons vins d’initiation.
Son azienda sicilienne se trouve à Passopisciaro, dans le nord de la vallée de l’Etna. C’est, dit-il, la « côte de Nuits » de l’Etna pour la grande diversité de ses vins répartis sur de nombreuses localités (contrade) à différentes altitudes. Le climat est continental et rude, voire neigeux, en hiver, mais très chaud et ensoleillé de juin à septembre. L’altitude donne aux vins tension et élégance. Les vignes cohabitent avec une polyculture méditerranéenne : oliviers, amandiers, potagers… (Frank produit aussi de l’huile d’olive). L’âge des vignes va de quarante ans à plus de cent ans. Les parcelles, au nombre de dix-neuf, sur vingt-quatre hectares en tout, sont toutes en altitude, entre 600 et 900 mètres, sur plusieurs coulées volcaniques. Elles sont toutes vinifiées séparément : Frank décide de l’assemblage en fonction de la qualité des vins de chaque parcelle. En général, sept ou huit crus sont réalisés en dehors des vins génériques (rosé, rouge de base et blanc). Les sols sont constitués de différents types de basalte, entre poudre et roche, avec un drainage parfait qui permet de faire des vins concentrés et fins.
Le nerello mascalese domine l’encépagement du domaine. Ce grand cépage rouge traditionnel de la vallée nord de l’Etna constitue l’unique cépage des grandes cuvées. Son cycle végétatif est long, ce qui permet à la vigne de travailler sur le sol et de capter sa minéralité dans le fruit. Parmi les autres cépages, citons : nerello capuccio, minella bianco, minella nera, alicante bouschet, malvasia, cattaratto, moscadella, grecanico dorato, carricante…
€24,00
Prix unitaire par€24,00
Prix unitaire parLe Blanc des Garennes Blanc 2020,
Fond Cyprès
Une belle texture, des notes d’agrumes et de fruits exotiques. Roussanne, grenache blanc et viognier croissant sur la même parcelle : un assemblage méridional qui produit un blanc vraiment sudien, original, équilibré, frais, charpenté par une légère macération, fermenté et élevé en barriques. Son profil est atypique en Corbières. Signe particulier : la parcelle a été plantée en fonction du vin désiré, et choisie orientée au nord pour assurer une bonne acidité. Les trois cépages sont vendangés avec des maturités différentes. Dès que le viognier (plus tardif) est mûr, tout est récolté ensemble : le grenache blanc se trouve souvent en surmaturité. Cela produit un équilibre gustatif très particulier, entre fraîcheur, gras et rondeur. Après un pressurage direct, le moût est vinifié en vieilles barriques de 225 litres, puis élevé dix mois. On peut le garder une dizaine d’années, si on lui laisse le temps : tous les accords lui conviennent.
Pour en savoir plus
Ce domaine languedocien repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Dans le vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.
€17,50
Prix unitaire par€17,50
Prix unitaire parLe Carignan de la Source Rouge 2020,
Fond Cyprès
Languedocien jusqu’au bout des ongles, délicat, dense et frais, fruité et généreux, tout en fraîcheur et en délicatesse : une belle bouteille vivante et épicée, avec de belles notes de cuir et de sous-bois, des tannins bien fondus qui n’agressent pas le palais. Provenant d’une parcelle calcaro-marneuse de carignans de soixante ans, ce vin, après vendange manuelle et égrappage, est fermenté quatre semaines en cuves de béton. Le vin est ensuite élevé douze mois en vieux demi-muid (barrique de 500 à 650 litres) qui a pour qualité de ne pas boiser le vin mais de lui assurer un vieillissement confortable, en douceur. Avec ses tannins mûrs et évolués, il offre un grand potentiel de garde, mais on peut déjà commencer à le boire. Une bouteille vivante, à associer à tout ce que la côte méditerranéenne de l’Ouest (Languedoc, Roussillon, Catalogne, région de Valencia…) peut offrir de délicieux. On n’oublie évidemment pas la région à l’est du Rhône : cuisines provençales, italiennes, grecques… À garder environ une dizaine d’années.
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Ce domaine languedocien repose sur des bases solides : ses deux vignerons, Rodolphe et Laetitia, sont aussi descendants de vignerons. Avant même de planter leur premier cep, ils ont déjà un objectif bien affirmé : « élaborer des vins du Sud qui nous ressemblent, des vins de caractère attachés à nos sols, avec de la fraîcheur et des tannins affinés ». Ils veulent obtenir des vins entièrement naturels, des concentrés de terroir. Dans le vieux massif des Corbières, ils reprennent un vieux cœur de domaine déjà planté de carignans et de grenaches à l’abandon, qui n’ont vu ni engrais ni pesticide depuis des années : ces sols propres et vivants sont une condition idéale pour se lancer dans le vin naturel. Autour de ce cœur historique, ils plantent d’abord grenaches noirs et syrahs, puis une parcelle de cépages blancs : viognier, grenache blanc, roussanne. Le domaine est certifié Écocert depuis 2010 et obéit également à la charte Nature & Progrès. Les vinifications se font sans ajout de sulfite ni levures exogènes. « Nous faisons des vins de plaisir », disent Laetitia et Rodolphe. Pour eux, le vin naturel s’évalue d’abord au goût, dès la vendange. Les cuvées suivent de très près le parcellaire, les moûts sont fruités, fluides, complexes. Les vins de Fond Cyprès évoquent de façon poétique l’écosystème du domaine et la végétation qui protège les parcelles : les pinèdes, les sources ombragées, la beauté du milieu naturel qui apporte aux vins fraîcheur et appose la signature du sol. Délicieusement équilibrés entre empreinte minérale, milieu végétal et expression du fruit, les vins de Fond Cyprès reflètent le Midi : la caresse de son soleil, mais aussi la fraîcheur de ses ombres.