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On fait souvent remonter la Genèse du vin au septième millénaire avant notre ère, dans le Caucase là où le vin était élevé en kvrevris (ou qvrevris), de grandes jarres de 3500 litres enterrées dans le sol. Traditionnellement, le vin a toujours été comme ce que l'on considère aujourd'hui bio mais la mention "vin bio" apparait elle à la fin du XXe siècle, en réaction à l'hyper-industrialisation du vin. En effet, c'est dans un contexte de globalisation du vin au sortir de la Seconde Guerre Mondiale que les productions viticoles commencent à inonder le marché mondial à coup de vins remplis d'intrants et produits chimiques de synthèse afin d'obtenir des rendements plus élevés et une production plus standardisée, c'est ce qu'on appelle le vin conventionnel. Le vin bio est donc une réponse logique au vin conventionnel, il se veut plus respectueux de l'environnement et répond à un cahier des charges stricte qui encadre la production du vin.
Le vin biologique est donc un vin (vin rouge, vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) issu de l'agriculture biologique. Le vin bio a d'abord répondu au cahier des charges européen de 1991 encadrant les principes de l'agriculture biologique seulement à la vigne. Ce n'est qu'en 2012 qu'est publié un nouveau cahier des charges européen stipulant cette fois une réglementation de l'agriculture biologique également en cave.
Comme susmentionné, le vin issu de l'agriculture bio existe théoriquement depuis toujours mais ce n'est donc que depuis 2012 qu'il est encadré et réglementé par un cahier des charges stricte à la vigne comme au chai. Pour faire un résumé succinct de ses obligations, le vin bio doit être composé de raisins certifiés biologiques, tout comme le sucre, le moût ou l'alcool qui sont utilisés lors de la chaptalisation et le mutage. Aussi, son cahier des charges interdit certaines pratiques de vinification comme la désalcoolisation, l'électrodialyse ou la thermovinification. L'Union Européenne ordonne également un taux de sulfite inférieur de 50 milligrammes par litre par rapport aux vins conventionnels, soit 100 milligrammes par litre maximum pour les vins rouges bio et 150 milligrammes par litre maximum pour les vins blancs bio.
Le secteur du bio est en plein essor, il représente près de 10% des surfaces viticoles mondiales en 2021 avec une croissance de +3.2% par rapport à 2020 et +78% en 10 ans. La France est leader dans le domaine en accueillant près d'un tiers des vignes biologiques mondiales, suivie de ses voisins italiens et espagnols. Mais l'agriculture biologique n'est pas seulement un bienfait pour l'environnement, c'est également un vecteur de bien-être social. Selon une étude menée par Riccardo Vecchio, l'industrie des vins issus de l'agriculture biologique crée 50% d'emplois en plus que l'industrie du vin conventionnel, offrant des emplois d'ailleurs plus stables avec un tiers des exploitations certifiées embauchant un ou plusieurs salariés permanents, contre un sur cinq pour les exploitations non certifiées.
Quels sont les différents labels bio reconnus en France?
C'est l'INAO qui délègue les activités de contrôle et de certification Agriculture Biologique à des organismes certificateurs indépendants et agréés, dont Agrocert, Bureau Veritas Certification France, Certipaq bio, Certis, Certisud, Ecocert, Qualisud, Bureau Alpes Contrôles. Tous les ans, les vignobles certifiés sont auditées par un de ces organismes, en cas d'irrégularité c'est un catalogue unique de mesures qui est appliqué. Un projet de label pour identifier les exploitations en phase de conversion (sur une ou plusieurs années) est également à l'étude.
Cependant, pour certains vignerons le label AB est trop souple et laisse place à une agriculture qui se veut biologique mais qui présente des dérives à certains égards industrielles, avec notamment un soutien de la grande distribution qui tente de s'accaparer ces nouvelles opportunités de marché. Dès lors, deux nouveaux labels voient le jour: Nature & Progrès et Bio Cohérence présentent un cahier des charges plus strict avec notamment l'interdiction de vente par les canaux de grande distribution, une mesure dont la mise en place vise à favoriser le circuit court.
A noter qu'il existe de nombreux autres labels catégorisant les vins bio qui présentent un cahier des charges plus strict. Demeter et Biodyvin encadrent les vins biodynamiques ou issus d'une vinification en biodynamie, une viticulture ésotérique qui considère la vigne comme un écosystème vivant avec une législation plus rigoureuse sur les opérations réalisées en cave. Plus strict que la biodynamie (ou vin biodynamique), le label Vin Méthode Nature propose une charte du vin nature avec un accent mis sur le faible ajout de sulfites dans le vin et l'usage de levures indigènes. Terra Vitis et Haute Valeur Environnementale sont deux labels qui agissent en faveur du développement durable, passant par la préservation de la biodiversité, des stratégies phytosanitaires et une gestion de la fertilisation et de l'irrigation des sols.
Enfin, il convient également de rappeler que de nombreux viticulteurs refusent d'être catégorisés dans un label quel qu'il soit car cela reviendrait à renier le principe du contre-modèle agricole: s'émanciper des normes standardisées, ne pas rentrer dans des cases. On peut y voir un moyen pour le vigneron de s'affirmer comme unique et identitaire.
En quoi consommer du vin bio est meilleur pour l'environnement ?
L'une des grandes forces des vignerons bio c'est leur capacité à redonner vie aux sols ainsi qu'à la faune et flore environnante. En France, la viticulture concentre 20% de l'usage des pesticides agricoles, contre seulement 3% des surfaces agricoles. La viticulture biologique s'impose donc comme un espoir écologique: peu voire pas d'utilisation des produits phytosanitaires, un recours aux engrais organiques et au compost, une réduction jusqu'à un tiers des émissions de CO2 par rapport au vin conventionnel. Avec un meilleur respect de la vigne, on assiste d'un côté à une renaissance des sols qui vient ralentir l'érosion et favoriser la faune et flore souterraine, et d'un autre côté à une renaissance des pollinisateurs (abeilles, papillons...) grâce à une présence de vie de plus en plus accrue entre les vignes (haies, plantes sauvages, arbustes...).
La viticulture biologique permet également une meilleure gestion de l'eau avec notamment moins de stress hydrique (plus de matière organique dans les sols permet de mieux retenir l'eau) et surtout une plus faible irrigation artificielle (on privilégie plutôt la résilience de la vigne). Chaque cuvée, chaque millésime, chaque bouteille, en bref chaque vin issu de l'agriculture biologique est donc directement influencé par les aléas climatiques, ce qui permet de produire un vin (vin rouge, vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) à la personnalité propre et bien marquée.
En quoi consommer du vin bio est-ce meilleur pour la santé ?
Nul ne peut nier que l'alcool et donc le vin est dangereux pour la santé et est à consommer avec modération, néanmoins là où le vin conventionnel peut contenir des résidus de pesticides, intrants et produits chimiques, le vin biologique lui réduit la présence de ces substances nocives. Il regorge également de bactéries et levures vivantes qui peuvent avoir des bienfaits sur le microbiote, parmi lesquels on retrouve une amélioration du fonctionnement des vaisseaux sanguins, une amélioration de la protection des cellules du cerveau contre les dommages cognitive, une réduction du risque de certains types de cancer (et notamment le cancer du sein), une meilleure digestion grâce à la production d'enzymes digestives stimulées par le vin.
Une autre qualité indéniable du vin biologique pour la santé, c'est la réduction des sulfites, ces conservateurs utilisés massivement dans le vin conventionnel pour stabiliser le vin. A quantité équivalente ingérée, un vin biologique causera moins de maux de tête le lendemain qu'un vin conventionnel !
Quels sont les avantages à faire du bio pour les vignerons ?
Quand on parle de vin bio, on pense souvent à la santé de notre planète ou de notre corps mais on pense bien moins souvent à celle de nos vignerons. Il n'est malheureusement pas rare d'observer des cas de cancers ou problèmes respiratoires chez les viticulteurs, à cause des produits chimiques de synthèse utilisés comme les pesticides, herbicides, fongicides ou engrais. A l'inverse, le vin bio a pour ambition la réduction drastique de ces substances, une viticulture biologique est donc bénéfique pour ceux qui travaillent la vigne au quotidien.
Bien que l'agriculture biologique demande davantage d'efforts physiques et organisationnels, elle expose largement moins les viticulteurs aux produits toxiques. L'utilisation de méthodes alternatives est par ailleurs bénéfique d'un point de vue psychologique dans la mesure où certains producteurs déclarent que la qualité du vin bio produit offre et apporte un sens profond à leur métier, et selon un cercle vertueux, cela permet de préserver une relation respectueuse, attentive et intuitive à leur travail du vin.
Mais l'agriculture biologique est également synonyme de circuit court et donc de soutien des économies locales avec un jeu gagnant pour tous : le consommateur dispose d'une traçabilité totale des bouteilles consommées et le producteur dispose d'un revenu qui reflète davantage la réalité de son travail. On obtient donc un système vertueux où le viticulteur dispose de davantage de moyens financiers, il peut donc se permettre d'expérimenter de nouvelles choses (nouveaux cépages par exemple) et ainsi augmenter la satisfaction de ses consommateurs.
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Susucaru Rosso Rouge 2024
Frank Cornelissen
Le Susucaru Rosso de Frank Cornelissen, cuvée désormais culte, nous emmène au cœur des terres noires de l’Etna pour une expression unique du vin rouge naturel sicilien. Produit en IGP Terre Siciliane, ce millésime 2024 est un assemblage de Nerello Mascalese, Nerello Capuccio, Minnella, Alicante Bouschet et Uva Francesa, cultivés en agriculture biologique sur des sols volcaniques à haute altitude.
Un vin nature, précis et profond
Les raisins sont égrappés puis macèrent durant un mois, avant fermentation en levures indigènes sans ajout d’intrants œnologiques. L’élevage s’étend sur un an en cuve époxy, matériau neutre permettant de préserver l’intégrité du fruit et la finesse du terroir. Ici, tout est mis en œuvre pour traduire la minéralité et la tension des pentes de l’Etna, tout en conservant une buvabilité remarquable.
Entre finesse et structure
Le nez est intensément floral et fruité, mêlant violette, fruits noirs, épices douces et une touche légèrement fumée. En bouche, la trame est tannique mais fluide, avec une attaque vive, un cœur généreux et une finale poivrée, saline, pleine d’énergie. Le style est à la fois rustique et moderne, élégant mais sans maquillage.
À carafer et à partager
Servez caraffé 30 minutes, entre 16 et 18 °C. Susucaru Rosso est à l’aise sur des plats relevés, viandes rouges, grillades, charcuteries, ou tout simplement à l’apéritif pour ceux qui aiment les rouges naturels à forte personnalité. Potentiel de garde : jusqu’à 5 ans.
Canoupe Blanc 2023
Danis dans la vigne
Un blanc vibrant du Sud-Ouest, à la fraîcheur éclatante
Canoupe 2023 est une ode à la légèreté et à la vivacité. Derrière cette cuvée se cache Danis dans la vigne, jeune domaine engagé en agriculture biologique dans le terroir encore confidentiel de Cahors, au cœur du Sud-Ouest. Ici, le Colombard, cépage aromatique souvent sous-estimé, est mis à l’honneur dans une version pure, directe et profondément rafraîchissante.
Vinifié en presse directe, sans intrants œnologiques, avec les seules levures indigènes, ce blanc naturel est élevé 8 mois en cuve inox, afin de préserver l’expression la plus sincère du fruit. Le sol argilo-calcaire apporte tension et minéralité à l’ensemble, et le faible degré alcoolique (11,5 %) accentue sa buvabilité. On est loin des clichés lourds du Sud-Ouest : ici, tout respire l’agilité, la transparence et la sincérité.
Nez expressif et bouche éclatante
À l’ouverture, le nez séduit immédiatement par des arômes d’agrumes frais, de citron jaune, relevés de délicates touches de fleur d’oranger. En bouche, la texture est fluide, tendue, avec une belle acidité naturelle qui appelle une gorgée après l’autre. C’est un vin d’apéritif idéal, mais aussi un formidable compagnon des viandes blanches, de poissons grillés ou même de plats exotiques aux saveurs citronnées.
Ce Colombard 100 % naturel se savoure dès aujourd’hui, sans carafage, à 10-12°C, mais pourra aussi évoluer doucement sur 2 ans. Une cuvée lumineuse, joyeuse et sincère, parfaite pour celles et ceux qui cherchent à redécouvrir le Sud-Ouest autrement.
€15,00
Prix unitaire par€15,00
Prix unitaire parCuvée YARD x Bois Moisset (cuvée exclusive) Rouge 2024
Terroir, parcellaire et encépagement
Née sur les terres vivantes du Gaillacois, la Cuvée YARD x Bois Moisset Rouge 2024 est une ode à la diversité des cépages ancestraux du Sud-Ouest. Dans cette cuvée libre, classée en Vin de France, le Domaine Bois Moisset assemble avec talent trois variétés emblématiques : le Braucol, aux accents rustiques et sauvages, le Duras, nerveux et épicé, et un soupçon de Gamay qui vient arrondir l’ensemble avec sa fraîcheur fruitée. Cette combinaison audacieuse, pensée comme un clin d’œil aux racines locales autant qu’aux envies contemporaines, exprime un terroir argilo-calcaire baigné de soleil, qui donne au vin sa puissance et sa franchise.
Méthodes culturales
Au Domaine Bois Moisset, la vigne est avant tout une alliée vivante, respectée dans son rythme et ses besoins. Certifiée en Agriculture Biologique, la conduite du vignoble exclut tout artifice : ici, les sols respirent, nourris de compost naturel, travaillés avec soin, et les ceps sont observés, écoutés, accompagnés plutôt que contraints. Les vendanges sont manuelles, gage de tri minutieux et de grappes intactes. En cave, la vinification suit la même philosophie : intervention minimale, levures indigènes, extraction douce pour préserver le fruit et révéler la texture, sans masquer l’âme du raisin. Le résultat est un vin sincère, enraciné, qui parle d’humanité autant que de nature.
Dégustation & accords
La Cuvée YARD x Bois Moisset Rouge se dévoile dans une robe rubis intense, lumineuse et profonde. Le nez s’ouvre sur un bouquet franc et charmeur de fruits rouges mûrs — cerise, fraise, groseille — relevé de notes poivrées et d’une touche légèrement fumée, signature des cépages Duras et Braucol. En bouche, l’attaque est vive, juteuse, puis la structure s’installe : des tanins présents mais fondus, qui donnent au vin son caractère et sa tenue. La finale, longue, laisse une empreinte épicée et gourmande, pleine de vitalité.
C’est le compagnon idéal des moments conviviaux : un barbecue entre amis, des côtelettes d’agneau grillées, une entrecôte au feu de bois, ou même une cuisine d’inspiration orientale aux épices douces. Structurée et généreuse, cette cuvée appelle le partage et la chaleur, tout en laissant la part belle à l’expression du fruit et du terroir.
La Cuvée YARD Rouge 2024 par Bois Moisset n’est pas seulement un vin : c’est une main tendue, une invitation à redécouvrir le Gaillac sous un jour libre et vibrant.
€16,00
Prix unitaire par€16,00
Prix unitaire parToile de Fond (cuvée exclusive) Rouge 2024
Fond Cyprès
La vivacité du sud, version nature
Au pied des Corbières, le domaine Fond Cyprès livre une cuvée rouge 2024 empreinte de liberté et d’énergie. Ce vin naturel, certifié AB, naît sur des sols argilo-calcaires baignés de soleil, dans le respect total du vivant : travail des sols sans produits de synthèse, vendanges manuelles, vinification en macération courte sans levures exogènes ni intrants œnologiques. Ici, le fruit s’exprime dans toute sa sincérité, sans maquillage.
Le trio méditerranéen – Carignan, Grenache, Syrah – donne une cuvée tout en fraîcheur, avec un profil légèrement plus épicé que le millésime précédent. La robe rubis limpide annonce un vin jeune et joyeux. Au nez, un bouquet immédiat de fruits rouges (cerise, framboise), mêlé à une touche herbacée et poivrée qui évoque les sentiers de garrigue après la pluie. La bouche, fluide et vive, séduit par sa buvabilité : tanins fondus, belle acidité, finale nette sur les épices douces. Un vin qui ne cherche pas l’effet mais la franchise du terroir.
Servi à 16-18°C, il accompagnera aussi bien une viande rouge grillée qu’un apéritif entre amis autour de charcuteries fines. Sans besoin de carafage, cette cuvée peut être dégustée dès maintenant, mais gagnera en complexité au fil des années, avec un potentiel de garde de 5 à 10 ans.
Hupnos (cuvée exclusive) Blanc 2023,
Sous le Vegetal
Avec Hupnos 2023, Sous le Végétal propose une cuvée audacieuse où le Muscat Petit Grain s’épanouit à travers une macération longue d’un mois. Best seller de Culinaries, ce vin blanc puissant et gastronomique séduit par sa texture soyeuse et sa profondeur aromatique.
Un Muscat envoûtant et structuré
Issu de vignes cultivées sur des sols granitiques, Hupnos bénéficie d’une vinification patiente qui sublime la richesse du cépage. La macération prolongée lui confère une belle matière tannique, tout en conservant une fraîcheur remarquable.
Un nez complexe et une bouche ample
Dès l’ouverture, il dévoile des arômes d’abricot, de miel et d’épices douces, accompagnés d’une belle minéralité. En bouche, la matière est généreuse, structurée par une acidité ciselée et une finale longue et saline.
Comment déguster Hupnos ?
Servi à 10-12°C et carafé, Hupnos se marie parfaitement avec des poissons en sauce, des fromages affinés ou des plats aux influences asiatiques. Avec un potentiel de garde de plus de 10 ans, il évoluera vers des notes encore plus profondes et miellées.
Je t'aime moi non plus Rosé Pétillant 2024,
Un pétillant naturel qui joue avec les émotions, "Je t’aime moi non plus" est un rosé effervescent signé La Tribu Alonso, pensé comme un hommage à la sensualité et à la spontanéité du Gamay. Issu d’un terroir granitique ensoleillé du Beaujolais, ce vin festif et délicatement fruité est élaboré selon la méthode ancestrale, offrant une bulle fine et gourmande, à la fois fraîche et veloutée.
Un Pet' Nat’ séduisant et aérien
Composé de trois variétés de Gamay (Vialla, Troye et Gascon), ce vin séduit par sa finesse et sa faible titration en alcool (8,5%), en faisant un allié parfait pour des moments de partage sans lourdeur. La méthode ancestrale, qui consiste à embouteiller le jus en cours de fermentation, lui confère une effervescence naturelle et une belle vivacité en bouche.
Un bouquet délicat et envoûtant
Dès l’ouverture, le nez dévoile un mélange gourmand de framboise fraîche, d’agrumes éclatants et de poire juteuse, avec une touche légèrement florale. En bouche, la texture veloutée enveloppe le palais tout en conservant une acidité rafraîchissante qui équilibre parfaitement sa générosité fruitée.
Un compagnon idéal pour l’apéritif
Avec sa bulle fine et sa fraîcheur éclatante, "Je t’aime moi non plus" est le complice parfait des moments conviviaux. À servir entre 10 et 12°C, il s’apprécie dès l’apéritif, mais accompagne aussi à merveille des plats légers comme des tapas, des fruits de mer ou encore une salade de fraises et basilic. À déguster dès maintenant ou à conserver jusqu’à 5 ans pour en explorer l’évolution.
La Petite Robe Blanc 2022
Jean-Yves Péron
La Petite Robe est un vin blanc sec de macération, bio, biodynamique et nature, réalisé en Savoie par Jean-Yves Péron. C’est un blanc 100 % jacquère, classé Vin de France. Ni collé, ni filtré, ni sulfité.
Vinification
Les vignes de jacquère croissent sur terrain argilo-calcaire, au lieu-dit Les Marches, au pied du mont Granier. La Petite Robe provient à peu près du même terroir que celui des Œillets, mais cette cuvée est vendangée plus tôt. La macération carbonique est de quinze jours. Le vin est élevé un an en foudres de 15 hectolitres et en barriques.
Dégustation
La Petite Robe, merveilleusement friande et croquante, est encore une belle réussite de Jean-Yves Péron. Il y a en fait deux Petites Robes : le vin sera très différent selon qu’il sera en magnum ou en bouteille. Jean-Yves aime à parler dans ce cas d’exercice de style. Ici, en 75 cl, la jacquère donne son côté opulent, gourmand, fruité, charnu, avec du volume en bouche. La Petite Robe offre des notes de fusain, de fruits blancs, un bel équilibre et une grande intensité, assorti d’une note d’oxydation ménagée. Ce vin est idéal pour accompagner les produits de la mer fumés, crus ou cuits.
En savoir plus sur Jean-Yves Péron
Jean-Yves Péron incarne avec talent la renaissance en bio, biodynamique et nature du vignoble savoyard, qui repose sur des sols variés et de nombreux cépages autochtones (jacquère, altesse, mondeuse…). À son chai de Chevaline, dans les Bauges, il vinifie les raisins de ses parcelles de Conflans, près d’Albertville, et de Fréterive, dans la vallée de l’Isère.
Biodynamie d’altitude
Le travail de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et escarpées, ses vignes de montagne en microparcelles, travaillées la main, ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. Tous les vins de Jean-Yves Péron sont sans sulfites, issus de raisins vendangés à la main, vinifiés en grappes entières et foulés aux pieds dans la cuve. Pour toutes les cuvées, la goutte et la presse sont assemblées, puis élevés sur lies au minimum un an, en barriques de deux ou trois vins, amphores ou foudres, avant assemblage final. Elles doivent être conservées à une température inférieure à 18 °C. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Négoce italo-savoyard
Depuis 2011, une activité de négoce permet à Jean-Yves Péron d’acheter la vendange de vignerons bio voisins et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : c’est la série I Vicini, qui lui permet de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
TP Trepat Rouge 2021
Partida Creus
À base de trepat, ancien cépage autochtone catalan, ce vin rouge classé en Vino de Mesa (vin de table) offre beaucoup de fraîcheur avec des notes de fruits rouges et noirs (prune, grenade, cerise, framboise), d’herbes méditerranéennes, et des tannins bien fondus, avec des touches de cuir et une texture souple. En bouche, il est vif, léger et équilibré, avec de la souplesse. Il permet un très large éventail d’accords gustatifs.
Pour en savoir
plus Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction.
VY Vinyater Blanc 2020
Partida Creus
Arrondi, beurré, expressif et minéral, VY Vinyater s’annonce d’abord par un nez tout en fruits blancs et en fleurs blanches. Zeste de citron jaune, un peu de cire d’abeille. En bouche, du volume, du corps, une très longue finale. Issu de vieilles vignes (soixante ans) du cépage catalan vinyater croissant sur sol argilo-calcaire, élevé en dames-jeannes de cinquante litres et classé en Vino de Mesa (vin de table), VY Vinyater est un blanc frais et séduisant qui excelle sur les fruits de mer, les grillades de Viandes Blanches et les ris de veau, mais il peut aussi séduire sans accompagnement ni prétexte.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction. "
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Prix unitaire parSkin-Contact Zizifredo Blanc 2021
Le Rocher rouge 2018,
Nicolas Chemarin
Ce rouge infiniment soyeux et gourmand, minéral et très droit, est un Beaujolais-Villages qui sera idéalement dégusté entre 14 et 16 °C. Il est issu de gamay du Beaujolais cultivé au lieu-dit Combe Fleurette, à 550 mètres d’altitude et sur une pente de 40 % en moyenne, exposé au sud, sur une parcelle de granite bleu au sol très peu profond. Les vignes, âgées de vingt-cinq ans, reposent sur une tête de roche. La vendange cuve quarante jours en grappes entières avec retournements réguliers. Après pressurage, le jeune vin est élevé sur lies fines dans des fûts de chêne bourguignon. La mise en bouteille est faite en lune descendante, sans collage ni filtration.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Je t'ai dans la peau Blanc, 2018
Nicolas Chemarin
Profond, terrien et extrêmement complexe, ce vin orange présente une belle couleur vieil or et des notes finement oxydatives, noix et noisette, débouchant sur une palette fruitée exotique. Beaucoup de caractère et des promesses d’évolution considérables. Comme son nom l’indique, Je t’ai dans la peau est une affaire d’épiderme. De peau de raisin, bien sûr, puisqu’il s’agit d’un blanc de macération, expérience réalisée par Nicolas avec diverses nuances depuis 2009 pour obtenir des vins à la personnalité marquée. L’objectif n’est pas d’obtenir des vins orange exubérants à l’italienne ou à la méridionale, mais des macérations maîtrisées avec du fruit et de la profondeur. La vendange provient de la même parcelle que celle de P’tit Grobis blanc : tout chardonnay bien entendu, sols granitiques caillouteux. Le millésime 2017 est réalisé en macération pure. Celle-ci est courte : de cinq à sept jours. L’élevage est de trois ans en fûts. Superbe équilibre à savourer, à classer sans hésiter dans la catégorie des beaujolais fous.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé P’tit Grobis en qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
I Vicini Grignolino Rouge 2019
Jean-Yves Peron
C’est en Savoie, à Chevaline, près du lac d’Annecy, que Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature. Ses rouges de mondeuse sont magnifiques, ses blancs de cépages locaux anciens – jacquère, altesse, bergeron, persan – ne le sont pas moins. Son vignoble actuel, trois hectares en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère.
D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, Jean-Yves s’est vite laissé entraîner par la vigne et a suivi une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui, mais aussi en Italie du Nord : pour lui, c’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de multiplier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Le vin savoyard a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens ! Jean-Yves Péron incarne la renaissance de ce très beau vignoble.
La série « I Vicini » de Jean-Yves Péron est réalisée à partir de raisins bio vendangés en Piémont. Ici, le cépage est le grignolino, connu pour donner des vins relativement peu colorés et très aromatiques. La vendange est macérée quatorze semaines en chêne neutre et le vin est âgé un an en barriques. Le vin est intense, puissant et structuré, avec un très joli nez et une robe rouge rubis.
L'air de Rien Rosé pétillant 2020
Jérome Lambert
Malgré son nom, L’Air de rien ne manque pas d’air, car il a sa bonne dose de bulles, d’effervescence, de plaisir et de couleur. Il s’agit d’un pétillant naturel rosé à la belle robe claire, cerise Montmorency, fraise écrasée. Intensément rafraîchissant avec de délicats arômes minéraux et pas mal de petits fruits rouges, ennoblis par une douce amertume qui apporte une dimension supplémentaire à ce beau vin avec des écorces d’orange douce en finale. Ce joli et tendre pet’nat’provient d’une vendange manuelle de gamay croissant sur sols schisteux et argilo-calcaires. La vendange est traitée en pressurage direct et le vin est élevé sur lies avant dégorgement.
Pour en savoir plus
Sur son domaine de quatre hectares, entièrement biologique et planté de chenin, de grolleau, de gamay et de cabernet franc, Jérôme est vigneron autant qu’il est fermier : il élève poules, cochons, moutons et prend très à cœur cette activité de polyculture-élevage, doublée de la fabrication de charcuteries bien angevines. Son Eden ligérien, en effet, est situé au sud de l’Anjou, à Rablay-sur-Layon. Fils de vigneron, tout petit, il s’amusait déjà à cueillir des raisins, à les fouler et à les laisser fermenter. L’envie de faire du vin ne l’a jamais quitté, en fait : en 2003, il met la main à la pâte, prend part à la taille des vignes chez Philippe Cesbron et en profite pour se faire la main avec quelques raisins donnés par des vignerons locaux. L’année suivante, son aventure commence vraiment avec vingt ares de vignes, mais si son domaine s’agrandit d’année en année, il n’atteindra l’hectare qu’au bout de quinze ans. En 2003, il découvre que l’ajout de sulfite nuit aux vins : il n’en ajoutera jamais plus et se trouvera tout à fait satisfait du résultat, sans trop ébruiter la chose autour de lui. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’il apprendra l’existence des vins nature et comprendra qu’il n’est pas seul. Toutes ses cuvées, depuis, sont sans soufre ajouté, et n’en sont pas moins droites, buvables et sans défaut. Pour lui, même le bois des barriques est un additif ; c’est dire l’attention qu’il porte au naturel et à la vérité de la vigne.
Je t'ai dans la peau Blanc 2017,
Nicolas Chemarin
Nicolas Chemarin, surnommé P’tit Grobis en qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Comme son nom l’indique, Je t’ai dans la peau est une affaire d’épiderme. De peau de raisin, bien sûr, puisqu’il s’agit d’un blanc de macération, expérience réalisée par Nicolas avec diverses nuances depuis 2009 pour obtenir des vins à la personnalité marquée. L’objectif n’est pas d’obtenir des vins orange exubérants à l’italienne ou à la méridionale, mais des macérations maîtrisées avec du fruit et de la profondeur. La vendange provient de la même parcelle que celle de P’tit Grobis blanc : tout chardonnay bien entendu, sols granitiques caillouteux. Le millésime 2017 est réalisé en macération pure. Celle-ci est courte : de cinq à sept jours. L’élevage est de trois ans en fûts. Cet orange-ci offre une belle couleur vieil or et des notes finement oxydatives, noix et noisette, débouchant sur une palette fruitée exotique. Superbe équilibre à savourer.
Le Desordre Blanc 2013
Domaine La Sorga
Les vignes de ce chardonnay de la haute vallée de Limoux croissent sur sol de poudingues. Les raisins sont directement pressés puis élevés sans ouillage en vieux fûts pendant vingt-quatre mois. Ses notes minérales et saumurées, chargées d’épices et de citron, accompagneront les poissons en sauce. Potentiel de garde : dix ans.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Va avec : Poissons cuisinés
Les Vignes de Jeannot Rouge 2017
Nicolas Chemarin
Ce cru rouge en appellation Beaujolais-Villages (bien entendu cent pour cent gamay), au rapport qualité-prix plus que raisonnable, est issu de vieilles vignes ayant appartenu à Jean Chemarin, ancêtre de notre vigneron actuel : de là le nom sur l’étiquette. Une fraîcheur qu’explique l’altitude de la parcelle (450 mètres). Ce vin a subi deux ans d’élevage pour moitié en cuves et pour l’autre moitié en barriques bourguignonnes. Il est charmeur, enjôleur, fruité, avec de belles notes de fraise.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées
Punch Maracudja 25° - 100cl
Distillerie Longueteau
Ce punch est à base de rhum Longueteau et de la variété de fruit de la Passion appelée maracudja : plus gros que le calibre ordinaire, lourd, juteux et très parfumé. Les fruits sont cultivés à la propriété : sur les cent hectares de terrain que compte le domaine, soixante-dix sont dédiés à la culture de la canne à sucre et les trente restants à celle des fruits tropicaux typiques de la région caraïbe. C’est de là que proviennent les maracudjas frais utilisés pour aromatiser ce punch. Récoltés le matin, ils partent pour la distillerie dès l’après-midi pour être macérés pendant plusieurs semaines dans du rhum agricole Longueteau 50. Ce savoir-faire correspond à une expérience de plus de vingt ans dans la création et la réalisation de punchs maison chez Longueteau : une recette authentique et gourmande, idéale pour l’apéritif.
Pour en savoir plus
La distillerie Longueteau, située à Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe), est la plus ancienne distillerie de l’île encore en activité. Elle a la particularité d’être entièrement autonome en production de canne à sucre, dont elle se sert pour obtenir ses magnifiques rhums agricoles de terroir. Le rhum agricole, nous le précisons, est issu de pur jus de canne à sucre contrairement à beaucoup d’autres rhums des Caraïbes, produits à base de mélasse de canne. Il est une spécialité des Antilles françaises. Le domaine est actuellement aux mains de François Longueteau, distillateur depuis 1979. La fabrication est, comme à l’origine, artisanale et traditionnelle, mais les terroirs de canne à sucre sont valorisés en mode parcellaire — c’est la grande originalité de Longueteau, première distillerie de l’île à avoir adopté cette approche. Deux variétés de canne à sucre, la canne bleue et la canne rouge, sont cultivées, ainsi que des fruits du terroir guadeloupéen. Les rhums Longueteau et les préparations qui en découlent (punchs, shrubbs…) sont fins, aromatiques, profonds et parfumés.
Aubunite Rouge Pétillant 2016
La Sorga
Assemblage d’aubun à 80 % et d’aramon à environ 20 %, avec un peu de gamay d’Auvergne et de carignan, cépages provenant pour la majeure partie de sables calcaires autour de Carcassonne et pour le reste de sols basaltiques d’Auvergne. L’aubun macère en grappes entières, les autres cépages sont éraflés. Le vin est mis en bouteille manuellement et le dégorgement est opéré par Antony lui-même. Ses notes de fruits rouges et d’épices accompagneront l’apéritif et ne dépareront pas une mousse au chocolat. Potentiel de garde : cinq ans.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Va avec : Desserts, Apéritif