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Prix unitaire parMorey-Saint-Denis 1er Cru Monts Luisants Rouge 2016
Le Rocher rouge 2018,
Nicolas Chemarin
Ce rouge infiniment soyeux et gourmand, minéral et très droit, est un Beaujolais-Villages qui sera idéalement dégusté entre 14 et 16 °C. Il est issu de gamay du Beaujolais cultivé au lieu-dit Combe Fleurette, à 550 mètres d’altitude et sur une pente de 40 % en moyenne, exposé au sud, sur une parcelle de granite bleu au sol très peu profond. Les vignes, âgées de vingt-cinq ans, reposent sur une tête de roche. La vendange cuve quarante jours en grappes entières avec retournements réguliers. Après pressurage, le jeune vin est élevé sur lies fines dans des fûts de chêne bourguignon. La mise en bouteille est faite en lune descendante, sans collage ni filtration.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Finisterra Blanc 2019,
Jean-Marc Dreyer
Aromatique et floral, tout en écorces d’agrumes et en fruits tropicaux, Finisterra est une sorte de quintessence du vin d’Alsace, un cru rare et ciselé d’une envoûtante complexité. Litchi, fruit de la Passion, fleurs blanches, gingembre et rose jaune, sur un fond aromatique de cire d’abeille. Ce vin a des accents balsamiques de bois ancien ciré et de fruits jaunes (pêche), d’épices, sur une trame minérale délicate de tannins rappelant ceux d’un thé oolong de Chine. Le secret ? Jean-Marc Dreyer a assemblé cinq cépages — riesling, muscat, pinot gris, auxerrois et gewurztraminer — pour obtenir cette cuvée en macération pelliculaire avec structure, note oxydative et robe ambrée soutenue. Il s’alliera très bien avec les volailles rôties, le gibier et tout ce qui a trait de près ou de loin à la cuisine du canard ou de l’oie : magrets, canard au sang, canette rôtie, confits et foies gras. Nous l’imaginons aussi avec des champignons sauvages bien mijotés. Un vin de retour de promenade automnale. Méthode biodynamique, fermentation par levures indigènes, non filtré, non clarifié, sans sulfites ajoutés à la vigne ou au chai.
Pour en savoir plus
« La macération, en Alsace, c’est une tradition ! affirme Jean-Marc Dreyer, ajoutant que le pressurage direct dans cette région est une invention moderne, liée à l’apparition de l’électricité. Autrefois, on travaillait à la main et on laissait macérer les raisins avant d’envoyer les marcs au pressoir. » La macération en grappes entières est la signature de Jean-Marc Dreyer et représente 85 % de la production du domaine, le reste consistant en blancs de pressurage direct, souvent élevés en oxydation ménagée. Jean-Marc succède à plusieurs générations de sa famille au domaine Dreyer & Fils, créé en 1830 entre Obernai et Molsheim. Dès sa reprise du domaine, il opte immédiatement pour la biodynamie, mais il hésite quelque temps entre plusieurs méthodes : au début, ses vins sont plus boisés, élevés en barriques neuves avec bâtonnage. Ensuite, période sucrée : tous ses vins contiennent du sucre résiduel. En 2008, il essaie de vinifier sans aucun soufre et trouve sa direction : l’hiver suivant, au retour du pèlerinage de Compostelle, il jure de ne plus jamais ajouter de soufre dans aucun vin. Cette décision prise, il affirme son style autour de la macération pelliculaire, assez poussée, ciselée, toujours surprenante sur les cépages alsaciens, dont elle fait ressortir la structure sans sacrifier la délicatesse. Jean-Marc travaille en cuvées monocépage ou d’assemblage et réalise également des rouges de pinot noir d’une profondeur surprenante.
Magnum Charpenay Blanc 2017
Domaine de La Gapette
Un de ces purs (et trop rares) blancs du Beaujolais ! Un 100 % chardonnay issu de vignes plantées sur les sols granitiques et sableux des alentours du mont Brouilly. Au nez comme en bouche, la cuvée Charpenay enjôle par de belles notes de fruits blancs fraîchement cueillis et une finale légèrement miellée.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Les Vignes de Jeannot Rouge 2017
Nicolas Chemarin
Ce cru rouge en appellation Beaujolais-Villages (bien entendu cent pour cent gamay), au rapport qualité-prix plus que raisonnable, est issu de vieilles vignes ayant appartenu à Jean Chemarin, ancêtre de notre vigneron actuel : de là le nom sur l’étiquette. Une fraîcheur qu’explique l’altitude de la parcelle (450 mètres). Ce vin a subi deux ans d’élevage pour moitié en cuves et pour l’autre moitié en barriques bourguignonnes. Il est charmeur, enjôleur, fruité, avec de belles notes de fraise.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées
Magnum P'tit Poussot Blanc 2018,
Domaine de l'Octavin
Minéral et sec quoique fruité, joyeux et aimable, ce P’tit Poussot (En Poussot est le nom de la parcelle) offre un nez de poire et en bouche des notes opulentes, de pomme, d’agrumes et d’ananas, ainsi que beaucoup de fraîcheur et d’acidité. Frais et aimable, parfait à l’apéro et à table. Il est issu de100 % chardonnay obtenu en biodynamie sur sols de marnes rouges et traité en presse directe avec fermentation en cuve. Mis en bouteille en septembre 2019. il est taillé pour les très bonnes charcuteries : on peut aller jusqu’au pata negra ou au chorizo ibérique. Un excellent vin d’apéritif ou de table.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau ». Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Magnum Pamina Blanc 2018
Domaine de l’Octavin
Une très belle fraîcheur caractérise ce Pamina, joli blanc croquant et aromatique cent pour cent chardonnay obtenu en biodynamie à partir de sols de marnes blanches et grises typiques de la région d’Arbois. Bien équilibré entre légèreté et puissance, soutenu par une superbe acidité et relevé par une touche levurée et herbacée, il accompagnera les grillades de Viandes Blanches ou de poisson, ou tout plat salé comportant une pâte feuilletée ou brisée : vol-au-vent, quiches, croustades…
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau ». Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
€41,00
Prix unitaire par€41,00
Prix unitaire parHip Hip Chardonnay Savagnin blanc 2018
Domaine de l’Octavin
Une acidité vibrante, une fraîcheur équilibrée par de belles notes aromatiques, des fruits exotiques et une jolie touche de tannins et d’épices, c’est la cuvée Hip Hip consacrée aux deux cépages blancs typiques de la région d’Arbois. Alice Bouvot vinifie sous ce nom divers cépages locaux, blancs ou rouges. Cette version chardonnay-savagnin est issue d’une macération de deux mois en grappes entières. Le pressurage est suivi d’une année d’élevage en cuve. La longue macération donne à Alice Bouvot l’occasion de mettre en valeur les aspects les plus aromatiques de ces deux cépages : fruits exotiques, une acidité vibrante, une jolie touche de tannins et d’épices. Un magnifique équilibre entre sécheresse et souplesse. Vraiment taillé pour tous les accords.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau ». Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
Morgon Corcelette 2023
Jean Foillard est une figure emblématique du Beaujolais, reconnu pour son approche naturelle et intuitive de la vigne comme de la cave. À Villié-Morgon, il façonne depuis plusieurs décennies des vins d’une pureté remarquable, profondément ancrés dans leur terroir. Son travail s’inspire du vivant, avec un respect absolu du sol, des raisins et du rythme naturel des choses.
Morgon Corcelette 2023 est l’une des expressions les plus fines du domaine Foillard. Issue de vieilles vignes sur des sols granitiques sableux, cette cuvée incarne la délicatesse du climat Corcelette, tout en offrant une profondeur et une énergie vibrante. C’est un vin qui conjugue élégance florale et intensité minérale.
À l’ouverture, le vin dévoile un nez pur de cerise fraîche, de framboise et de pivoine. La bouche est fluide, soyeuse, marquée par une belle tension et des tanins d’une grande finesse. La finale, tout en fraîcheur, laisse une empreinte délicatement épicée.
Ce Morgon Corcelette 2023 se marie parfaitement avec une volaille rôtie aux herbes, un filet de poisson grillé ou une cuisine végétarienne parfumée. Servez-le légèrement rafraîchi pour apprécier pleinement sa fraîcheur et son éclat. Un vin à la fois gourmand et subtil, idéal pour des repas conviviaux et raffinés.
Ti'Blanc Blanc 2021,
Paul Estève
C’est bon, c’est blanc, c’est aromatique, c’est léger, c’est frais et ça se laisse boire, c’est le moins qu’on puisse dire. La robe est bien marquée, tirant sur l’orange, en raison d’une brève macération sur l’un des cépages. Ti’blanc s’impose comme une synthèse ampélographique du domaine des Miquettes pour la simple raison qu’il rassemble tous ses cépages blancs. 2021 a été, en effet, un millésime très pluvieux avec beaucoup de charge à la vendange : les vins obtenus présentaient peu de degré alcoolique. Chrystelle et Paul ont donc rassemblé tous leurs viogniers, leurs marsannes et leurs chasselas et en ont fait Ti’blanc au lieu de réaliser leurs cuvées habituelles. C’est donc un vin unique, exclusif à ce millésime. Seul le chasselas est macéré deux jours, ce qui donne la robe orange bien marquée et une certaine structure. Les viogniers et les chasselas ont été pressés directement. Ti’blanc titre peu d’alcool (10,5 °) mais présente une jolie acidité ; il se gardera donc un peu mais nous conseillons de profiter de sa jeunesse.
Pour en savoir plus
Paul Estève et Chrystelle Vareille sont les créateurs du domaine des Miquettes, dont la grande spécificité est l’emploi des techniques géorgiennes. Ils se passionnent en effet pour ce pays du Caucase, berceau du vin, où des techniques de vinification vieilles de huit mille ans sont encore en vigueur. Au cœur de cette viticulture est le qvevri, la jarre enterrée où se déroule toute la vinification : fermentation avec macération pelliculaire et élevage. Ils partent à la découverte de ce pays et en reviennent avec la décision d’élever tous leurs vins en jarres enterrées. Ils en ont vingt-six, mais distinguent les tinajas (jarres espagnoles) pour les fermentations-macérations et les « amphores » enterrées pour l’élevage. Aucun soufre n’est ajouté. Pour les rouges comme pour les blancs, la terre cuite gomme l’astringence et la transmute en une texture veloutée, une matière fruitée et souple.
Le domaine, situé en Ardèche, se trouve au sud de l’appellation Saint-Joseph. Paul a fait ses classes auprès de René-Jean Dard et François Ribo, deux grandes figures du vin naturel en vallée du Rhône. Avec Chrystelle, il commence par récupérer la ferme de la famille de Paul avec deux ares de vigne, puis en 2004 la totalité du domaine, lequel compte à présent 4,3 hectares. Les cépages blancs sont situés autour de la maison, les cépages rouges sont plantés sur coteaux escarpés, entre 300 et 450 mètres d’altitude. Les parcelles reposent sur un socle de granit avec des sols légers : granits à micas noirs, schistes et gneiss. Tout est cultivé en bio (Écocert) avec pratiques biodynamiques. Les vignes sont soignées et fortifiées à l’aide de décoctions de plantes et d’argile. Les sols sont travaillés au cheval ou au treuil et à la pioche. Aucun intrant chimique n’est ajouté au travail viticole. Les vendanges sont entièrement manuelles.
Tannat Rouge 2020,
Domaine Capmartin
Tannat, comme son nom l’indique, est entièrement issu du cépage emblématique de l’appellation Madiran. Sans intrant, sans sulfites ajoutés, c’est le pendant nature des beaux madirans du domaine. Les tannats dont il est issu, d’une moyenne d’âge de quinze ans et vendangés bien mûrs, croissent sur des sols argilo-graveleux sur des parcelles orientées au nord. La mise en place de couverts végétaux permet la décompaction des sols et fait un apport nutritionnel, alterné avec un enherbement naturel. La vendange est éraflée. La macération est entièrement semicarbonique, suivie d’un pressurage au premier tiers de la fermentation. La fermentation alcoolique se termine en phase liquide. L’élevage est de six mois en cuve d’inox. Ce Tannat est déjà un classique. L’objectif de Simon Capmartin a été de réaliser une cuvée pur fruit, de capturer l’intensité du cépage : c’est du tannat cueilli et mis en bouteille. « Le moins d’extraction possible est pratiqué, on essaie de saisir le fruit. » Le profil est assez frais, mais le vin reste assez charnu et même gouleyant. C’est un vin de caractère, pour la table, pour manger. Un vin de gastronomie.
Pour en savoir plus
Guy Capmartin s’installe en 1985 à l’ancien couvent de Maumusson-Laguian, dans le Gers, pour y exploiter les magnifiques sols environnants, dont il tirera bientôt des vins très remarqués en appellations Madiran et Pacherenc-du-Vic-Bilh. En 1987 naît Tradition, sa première cuvée. Dès les années 2000, il décide de ne travailler qu’en agriculture biologique et biodynamique, décision renforcée et enracinée par son fils Simon, qui prend la relève. Les vins sont remarqués et obtiennent de nombreuses distinctions. La certification est obtenue en 2013, le label Demeter est en cours. Tirant parti de ses parcelles les plus spécifiques du domaine, Simon entreprend aussi de réaliser des cuvées nature, sans intrant et selon le principe de l’interventionnisme minimal. Labellisées en Vin de France ou en Côtes-de-Gascogne, ce sont ces cuvées que nous vous proposons à Culinaries.
L’encépagement du domaine est organisé autour du tannat, cépage roi du madiran, entouré d’une palette aussi riche et diversifiée que les sols du domaine : cabernet sauvignon, cabernet franc, un peu de syrah et de grenache noir, plus quelques ceps rouges anciens en cours d’identification. Une parcelle de tannat, située sur un sol argilo-marneux à gravettes très fin et très souple, est préphylloxérique. Pour le blanc, petit manseng, gros manseng et petit courbu, ainsi que, pour les côtes-de-gascogne, sauvignon blanc, sauvignon gris et viognier.
L’objectif principal du domaine Capmartin est de faire des vins francs, fruités, authentiques et honnêtes, reflétant parfaitement leur terroir, ce qui explique le caractère parcellaire des vins sous appellation : à une parcelle correspond un cru, et inversement. Cela explique également le nombre et la variété des cuvées.
€115,00
Prix unitaire par€115,00
Prix unitaire parJuliette Blanc 2015,
Jean-Pierre Robinot
Cent pour cent chenin, Juliette (qui doit son nom à Juliette Robinot, la fille du vigneron) est sec et doté d’une belle fraîcheur. C’est une remarquable expression du cépage, issue de vignes plus que centenaires. La vendange est tardive, marquée par le botrytis (pourriture noble). Après un pressurage direct en barriques, le vin fermente et s’affine pendant plus de six ans dans le même contenant. Un vin rare, à chérir.
Pour en savoir plus
Quiconque s’intéresse au vin naturel en France a forcément croisé un jour Jean-Pierre Robinot et n’a jamais oublié cette silhouette souriante et bondissante. Force est de constater que si l’on n’a pas encore réussi à prouver que tous les vins ressemblent à leur vigneron (étude à entreprendre), les crus réalisés par Jean-Pierre, chaleureux, aimables et lumineux, sont à l’image de leur auteur. Après avoir tenu pendant près de quinze ans le bar à vins L’Ange Vin rue Richard-Lenoir, dans le XIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre est retourné dans son Chahaignes natal, petit village du sud de la Sarthe, aux confins de l’Anjou et de la Touraine. Son rêve est d’acquérir son vignoble et de faire des vins sans soufre. Il récupère des friches en coteau, sur de grands terroirs, ainsi que des caves troglodytes creusées dans le tuffeau. 2002 sera son premier millésime. En parallèle, sous la marque L’Opéra du vin, il vinifie des raisins achetés à des vignerons locaux. Jean-Pierre Robinot pratique une viticulture biologique exigeante, sans désherbage chimique. Le sol est travaillé et amendé au moyen de composts naturels. Toutes les vendanges, pratiquées à maturité sur des raisins sains, sont faites à la main. Le lieu et la climatologie favorisent la pourriture noble.
Le Blouge à Nestor Rouge 2022
Domaine Bélicard
Avec Le Blouge à Nestor 2022, le Domaine Bélicard nous offre une cuvée à part, résolument naturelle, libre et décalée. Le nom en dit long : un "blouge", contraction joyeuse de blanc et rouge, élaboré à partir d’un assemblage de Gamay et de Chardonnay, tous deux issus de l’agriculture biologique dans le Beaujolais. Un vin sans artifice, à partager sans hésitation.
Ici, on joue la carte de l’infusion : les raisins, vendangés manuellement, sont vinifiés en grappes entières, avec une fermentation semi-carbonique qui préserve toute la fraîcheur du fruit. La macération est courte (environ un mois), puis le vin est élevé en cuve bois, dans le respect total du jus, sans aucun intrant œnologique, avec levures indigènes et un sulfitage très réduit, voire absent.
Dans le verre, Le Blouge à Nestor séduit par sa robe rubis légère, presque trouble. Le nez évoque les fruits rouges frais, la cerise kirschée, des notes épicées et une touche florale. La bouche est souple, fluide, ultra glouglou mais pas simpliste. On retrouve une belle vivacité, une matière légère, des tanins fondus, et une finale légèrement épicée.
C’est un vin fait pour les apéros entre amis, les charcuteries fines, une salade tiède, des tapas, ou simplement pour ouvrir une bonne bouteille sans occasion précise. Le Blouge, c’est du plaisir pur en bouteille, avec cette touche artisanale et sincère qu’on attend d’un vin naturel bien fait.
Chaque mois recevez 2 vins naturels uniques, sélectionnés chez des vignerons indépendants qui travaillent la vigne avec passion et transparence.
Pas de maquillage, pas d’artifice : uniquement des raisins, du savoir-faire et la pure expression du terroir. Résiliable à tout moment, sans engagement.
Dans chaque box :
🍷 2 cuvées rares ou confidentielles premium
📖 Fiches de dégustation pédagogiques
🌱 Engagement : agriculture biodynamique, vinification naturelle, pas d’intrants.
Concerto Rouge 2020
Jean-Pierre Robinot
Chef d’orchestre des émotions
Jean-Pierre Robinot façonne des vins comme on compose une œuvre musicale : avec équilibre, temps et inspiration. Fidèle à sa vision naturelle, il vinifie sans intrants, sans filtration et laisse parler la vigne et le millésime. Concerto, sa cuvée de Pineau d’Aunis, en est l’illustration : un vin vibrant, texturé, et d’une grande précision aromatique.
Pineau d’Aunis, pureté et structure
Cultivé sur sols argilo-calcaires, ce cépage emblématique de la Loire est ici vinifié avec exigence : macération de trois semaines pour extraire la structure tout en finesse, puis un élevage d’un an en barriques de plusieurs vins, permettant au jus de gagner en texture sans empreinte boisée excessive. Le résultat est un rouge dense, équilibré, au charme singulier.
Poivre, fruits rouges et nobles amers
Le nez est riche : fruits rouges mûrs, notes d’herbes sèches, touches de poivre noir et de fruits secs. En bouche, l’attaque est franche, les tanins présents mais élégants. Le vin déroule ensuite sa partition aromatique, portée par une finale persistante et une pointe d’amertume noble qui appelle la table.
Accords & service : pour plats expressifs
Concerto s’accorde parfaitement avec des viandes rouges, des plats mijotés, ou des légumes rôtis aux épices. Il se déguste entre 16 et 18°C, sans besoin de carafage. Cette cuvée naturelle possède un potentiel de garde de dix ans ou plus, et s’exprimera avec toujours plus de complexité au fil du temps.
Beaujolais Lancié, Rouge 2020
Domaine Bélicard
Cette cuvée Beaujolais Villages signée Domaine Bélicard incarne une version plus mûre et profonde du Gamay, grâce à un millésime solaire et un élevage prolongé en foudre. Un vin naturel, sincère, 100 % Gamay noir, qui puise sa structure et sa tension dans les sols granitiques de Lancié, au cœur du Beaujolais.
Un élevage noble pour un fruit vibrant
Vinifié en grappes entières, avec une courte macération pour préserver la vivacité du raisin, ce vin suit une fermentation spontanée, sans aucun intrant œnologique. La particularité de cette version 2020 réside dans son élevage de 8 mois en foudre, un contenant noble qui respecte le fruit tout en lui apportant complexité et relief. Ce choix donne naissance à une cuvée plus aboutie, capable de vieillir tout en restant plaisante dans sa jeunesse.
Un rouge souple mais de caractère
Le nez s’ouvre sur des fruits rouges confiturés, relevés d’épices douces et d’une touche kirschée typique du Gamay bien mûr. En bouche, l’attaque est ample, la texture veloutée, soutenue par une belle fraîcheur minérale. L’équilibre est là : rondeur, profondeur et buvabilité s’unissent sans lourdeur.
Pour l’apéritif ou plus si affinités
À servir entre 14 et 16 °C, ce Beaujolais Lancié 2020 s’exprime aussi bien seul à l’apéro qu’en accompagnement de plats mijotés, de viandes blanches rôties ou de charcuteries artisanales. Un vin vivant à boire dès maintenant ou à garder jusqu’à 5 ans.
i Vicini Barbera Rouge 2021
Jean Yves Peron
Cette bouteille de la série I Vicini de Jean-Yves Péron est un vin rouge biologique, biodynamique et nature de négoce. Il est vinifié en Savoie à partir de raisins vendangés en Piémont. Le cépage est le barbera, cultivé à Asti et à Alba. Deuxième cépage rouge le plus utilisé en Italie après le sangiovese, la barbera donne des vins corsés, colorés, sur les fruits rouges. Ce cru est classé en Vin de la Communauté européenne.
Vinification
Vendange manuelle, aucun ajout de sulfite, aucune filtration, aucun collage. Les deux barberas sont macérés pendant trois mois avec pigeage et passent par quinze jours de macération carbonique. Le vin est élevé un an en barriques de 225 litres. Les 13,5 degrés d’alcool témoignent de la volonté de ne pas exagérer sa richesse et sa puissance : la moyenne des barberas d’aujourd’hui avoisine plutôt les 15 degrés.
Dégustation
Un grand vin dans tous les sens du terme que cet I Vicini Barbera. Long, très fruité, généreux, profond, présentant une superbe acidité résultant d’une vendange à maturité modérée, il est à la fois grave et joyeux, intense et concentré. Finesse, minéralité, tension, belle robe rouge intense et colorée : il demande à accompagner de belles pièces de viande, qu’il s’agisse de porc noir de Bigorre ou de bœuf haut de gamme de la Maison Aitana.
En savoir plus sur Jean-Yves Péron
Jean-Yves Péron incarne avec talent la renaissance en bio, biodynamique et nature du vignoble savoyard, qui repose sur des sols variés et de nombreux cépages autochtones (jacquère, altesse, mondeuse…). À son chai de Chevaline, dans les Bauges, il vinifie les raisins de ses parcelles de Conflans, près d’Albertville, et de Fréterive, dans la vallée de l’Isère.
Biodynamie d’altitude
Le travail de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et escarpées, ses vignes de montagne en microparcelles, travaillées la main, ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. Les raisins sont encuvés en grappes entières et passent en macération semicarbonique. Peu avant le pressurage, ils sont foulés aux pieds dans la cuve, puis partent en barriques de deux ou trois vins pour un élevage de douze mois sur lies, avant assemblage et repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Négoce italo-savoyard
Depuis 2011, une activité de négoce permet à Jean-Yves Péron d’acheter la vendange de vignerons bio voisins et de collaborer avec des vignerons d’Italie du Nord : c’est la série I Vicini, qui lui permet de diversifier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Ô mon Païs Blanc 2011
Domaine La Sorga
Assemblage de sauvignon et de chenin, Ô Mon Païs offre des notes de litchi, de bergamote et de citronnelle : parfait pour accompagner les poissons crus et les cuisines d’Asie. La moitié des raisins est directement pressée, sans débourbage, et la seconde moitié macère en grappes entières pendant environ quarante-cinq jours avant un élevage d’un an en cuve. Potentiel de garde : vingt ans.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Plenus Blanc 2015
Azienda Agricola Marina Palusci
Terroir, parcellaire et encépagement
Le Plenus 2015 est né sur les terres vivantes des Abruzzes, à Montepulciano d’Abruzzo, où le cépage Pecorino trouve une expression singulière. Sur des sols argilo-calcaires, cette variété autochtone déploie une matière généreuse, portée par l’énergie minérale du terroir. C’est un vin de lieu, façonné par les courbes des collines italiennes et la main discrète des équipes de l’Azienda Marina Palusci.
Méthodes culturales
Ici, la vigne pousse librement, sans engrais chimiques ni produits de synthèse. Massimiliano D’Addario cultive avec patience et conviction, dans un respect total du vivant. La vendange, menée avec soin, est suivie d’une vinification la plus naturelle possible : fermentation spontanée, élevage prolongé de plus de douze mois, aucun ajout de sulfites à aucun moment. Le vin est embouteillé avec un bouchon à vis, choix pragmatique pour préserver son éclat originel.
Dégustation & accords
Dans le verre, le Plenus 2015 révèle une palette aromatique aussi riche que nuancée : pêche blanche, thym frais, poivre blanc, agrumes confits, coing, amande grillée, et une touche briochée qui trahit son évolution lente et gracieuse. La bouche est ample, vibrante, traversée par une acidité vive et une minéralité fumée, comme un souffle de roche chaude. Un vin blanc nature expressif, élégant et un brin indiscipliné, idéal pour les amateurs de vins au caractère libre. Il accompagne à merveille une volaille juteuse, des fromages affinés ou des fruits de mer iodés. À déguster entre 10 et 12 °C, ou à oublier en cave encore quelques années.
Du Bout des Lèvres Blanc 2009
Jérome Lambert
En pur chenin blanc liquoreux qui se respecte, Du bout des lèvres est issu d’un sol de schistes où poussent des vignes âgées de cinquante ans, vendangées à différents stades de maturité. C’est ici le botrytis, autrement dit la pourriture noble, qui permet d’atteindre cette puissance aromatique au nez comme en bouche. Il fera des merveilles à l’apéritif, accompagné de quelques biscuits au beurre salé.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.