Confirmez votre âge
Vous devez être âgé(e) de 18 ans minimum pour naviguer sur ce site.
On fait souvent remonter la Genèse du vin au septième millénaire avant notre ère, dans le Caucase là où le vin était élevé en kvrevris (ou qvrevris), de grandes jarres de 3500 litres enterrées dans le sol. Traditionnellement, le vin a toujours été comme ce que l'on considère aujourd'hui bio mais la mention "vin bio" apparait elle à la fin du XXe siècle, en réaction à l'hyper-industrialisation du vin. En effet, c'est dans un contexte de globalisation du vin au sortir de la Seconde Guerre Mondiale que les productions viticoles commencent à inonder le marché mondial à coup de vins remplis d'intrants et produits chimiques de synthèse afin d'obtenir des rendements plus élevés et une production plus standardisée, c'est ce qu'on appelle le vin conventionnel. Le vin bio est donc une réponse logique au vin conventionnel, il se veut plus respectueux de l'environnement et répond à un cahier des charges stricte qui encadre la production du vin.
Le vin biologique est donc un vin (vin rouge, vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) issu de l'agriculture biologique. Le vin bio a d'abord répondu au cahier des charges européen de 1991 encadrant les principes de l'agriculture biologique seulement à la vigne. Ce n'est qu'en 2012 qu'est publié un nouveau cahier des charges européen stipulant cette fois une réglementation de l'agriculture biologique également en cave.
Comme susmentionné, le vin issu de l'agriculture bio existe théoriquement depuis toujours mais ce n'est donc que depuis 2012 qu'il est encadré et réglementé par un cahier des charges stricte à la vigne comme au chai. Pour faire un résumé succinct de ses obligations, le vin bio doit être composé de raisins certifiés biologiques, tout comme le sucre, le moût ou l'alcool qui sont utilisés lors de la chaptalisation et le mutage. Aussi, son cahier des charges interdit certaines pratiques de vinification comme la désalcoolisation, l'électrodialyse ou la thermovinification. L'Union Européenne ordonne également un taux de sulfite inférieur de 50 milligrammes par litre par rapport aux vins conventionnels, soit 100 milligrammes par litre maximum pour les vins rouges bio et 150 milligrammes par litre maximum pour les vins blancs bio.
Le secteur du bio est en plein essor, il représente près de 10% des surfaces viticoles mondiales en 2021 avec une croissance de +3.2% par rapport à 2020 et +78% en 10 ans. La France est leader dans le domaine en accueillant près d'un tiers des vignes biologiques mondiales, suivie de ses voisins italiens et espagnols. Mais l'agriculture biologique n'est pas seulement un bienfait pour l'environnement, c'est également un vecteur de bien-être social. Selon une étude menée par Riccardo Vecchio, l'industrie des vins issus de l'agriculture biologique crée 50% d'emplois en plus que l'industrie du vin conventionnel, offrant des emplois d'ailleurs plus stables avec un tiers des exploitations certifiées embauchant un ou plusieurs salariés permanents, contre un sur cinq pour les exploitations non certifiées.
Quels sont les différents labels bio reconnus en France?
C'est l'INAO qui délègue les activités de contrôle et de certification Agriculture Biologique à des organismes certificateurs indépendants et agréés, dont Agrocert, Bureau Veritas Certification France, Certipaq bio, Certis, Certisud, Ecocert, Qualisud, Bureau Alpes Contrôles. Tous les ans, les vignobles certifiés sont auditées par un de ces organismes, en cas d'irrégularité c'est un catalogue unique de mesures qui est appliqué. Un projet de label pour identifier les exploitations en phase de conversion (sur une ou plusieurs années) est également à l'étude.
Cependant, pour certains vignerons le label AB est trop souple et laisse place à une agriculture qui se veut biologique mais qui présente des dérives à certains égards industrielles, avec notamment un soutien de la grande distribution qui tente de s'accaparer ces nouvelles opportunités de marché. Dès lors, deux nouveaux labels voient le jour: Nature & Progrès et Bio Cohérence présentent un cahier des charges plus strict avec notamment l'interdiction de vente par les canaux de grande distribution, une mesure dont la mise en place vise à favoriser le circuit court.
A noter qu'il existe de nombreux autres labels catégorisant les vins bio qui présentent un cahier des charges plus strict. Demeter et Biodyvin encadrent les vins biodynamiques ou issus d'une vinification en biodynamie, une viticulture ésotérique qui considère la vigne comme un écosystème vivant avec une législation plus rigoureuse sur les opérations réalisées en cave. Plus strict que la biodynamie (ou vin biodynamique), le label Vin Méthode Nature propose une charte du vin nature avec un accent mis sur le faible ajout de sulfites dans le vin et l'usage de levures indigènes. Terra Vitis et Haute Valeur Environnementale sont deux labels qui agissent en faveur du développement durable, passant par la préservation de la biodiversité, des stratégies phytosanitaires et une gestion de la fertilisation et de l'irrigation des sols.
Enfin, il convient également de rappeler que de nombreux viticulteurs refusent d'être catégorisés dans un label quel qu'il soit car cela reviendrait à renier le principe du contre-modèle agricole: s'émanciper des normes standardisées, ne pas rentrer dans des cases. On peut y voir un moyen pour le vigneron de s'affirmer comme unique et identitaire.
En quoi consommer du vin bio est meilleur pour l'environnement ?
L'une des grandes forces des vignerons bio c'est leur capacité à redonner vie aux sols ainsi qu'à la faune et flore environnante. En France, la viticulture concentre 20% de l'usage des pesticides agricoles, contre seulement 3% des surfaces agricoles. La viticulture biologique s'impose donc comme un espoir écologique: peu voire pas d'utilisation des produits phytosanitaires, un recours aux engrais organiques et au compost, une réduction jusqu'à un tiers des émissions de CO2 par rapport au vin conventionnel. Avec un meilleur respect de la vigne, on assiste d'un côté à une renaissance des sols qui vient ralentir l'érosion et favoriser la faune et flore souterraine, et d'un autre côté à une renaissance des pollinisateurs (abeilles, papillons...) grâce à une présence de vie de plus en plus accrue entre les vignes (haies, plantes sauvages, arbustes...).
La viticulture biologique permet également une meilleure gestion de l'eau avec notamment moins de stress hydrique (plus de matière organique dans les sols permet de mieux retenir l'eau) et surtout une plus faible irrigation artificielle (on privilégie plutôt la résilience de la vigne). Chaque cuvée, chaque millésime, chaque bouteille, en bref chaque vin issu de l'agriculture biologique est donc directement influencé par les aléas climatiques, ce qui permet de produire un vin (vin rouge, vin blanc, vin rosé, vin orange, vin pétillant) à la personnalité propre et bien marquée.
En quoi consommer du vin bio est-ce meilleur pour la santé ?
Nul ne peut nier que l'alcool et donc le vin est dangereux pour la santé et est à consommer avec modération, néanmoins là où le vin conventionnel peut contenir des résidus de pesticides, intrants et produits chimiques, le vin biologique lui réduit la présence de ces substances nocives. Il regorge également de bactéries et levures vivantes qui peuvent avoir des bienfaits sur le microbiote, parmi lesquels on retrouve une amélioration du fonctionnement des vaisseaux sanguins, une amélioration de la protection des cellules du cerveau contre les dommages cognitive, une réduction du risque de certains types de cancer (et notamment le cancer du sein), une meilleure digestion grâce à la production d'enzymes digestives stimulées par le vin.
Une autre qualité indéniable du vin biologique pour la santé, c'est la réduction des sulfites, ces conservateurs utilisés massivement dans le vin conventionnel pour stabiliser le vin. A quantité équivalente ingérée, un vin biologique causera moins de maux de tête le lendemain qu'un vin conventionnel !
Quels sont les avantages à faire du bio pour les vignerons ?
Quand on parle de vin bio, on pense souvent à la santé de notre planète ou de notre corps mais on pense bien moins souvent à celle de nos vignerons. Il n'est malheureusement pas rare d'observer des cas de cancers ou problèmes respiratoires chez les viticulteurs, à cause des produits chimiques de synthèse utilisés comme les pesticides, herbicides, fongicides ou engrais. A l'inverse, le vin bio a pour ambition la réduction drastique de ces substances, une viticulture biologique est donc bénéfique pour ceux qui travaillent la vigne au quotidien.
Bien que l'agriculture biologique demande davantage d'efforts physiques et organisationnels, elle expose largement moins les viticulteurs aux produits toxiques. L'utilisation de méthodes alternatives est par ailleurs bénéfique d'un point de vue psychologique dans la mesure où certains producteurs déclarent que la qualité du vin bio produit offre et apporte un sens profond à leur métier, et selon un cercle vertueux, cela permet de préserver une relation respectueuse, attentive et intuitive à leur travail du vin.
Mais l'agriculture biologique est également synonyme de circuit court et donc de soutien des économies locales avec un jeu gagnant pour tous : le consommateur dispose d'une traçabilité totale des bouteilles consommées et le producteur dispose d'un revenu qui reflète davantage la réalité de son travail. On obtient donc un système vertueux où le viticulteur dispose de davantage de moyens financiers, il peut donc se permettre d'expérimenter de nouvelles choses (nouveaux cépages par exemple) et ainsi augmenter la satisfaction de ses consommateurs.
Trier par:
966 produits
966 produits
Emilien - 1989
Château Le Puy
Avec Émilien 1989, Jean-Pierre Amoreau du Château Le Puy livre une interprétation magistrale de son terroir historique de la rive droite bordelaise. Issu de vignes cultivées en agriculture biologique et en biodynamie bien avant que ces pratiques ne deviennent une norme, ce vin incarne une vision pionnière et profondément respectueuse du vivant.
Aucune chimie de synthèse n’est utilisée à la vigne, et au chai, les fermentations se font naturellement grâce aux levures indigènes, sans intrants superflus. L’élevage long permet au vin de développer une complexité remarquable, tout en conservant une énergie intacte.
Après plus de trois décennies, la robe se pare de reflets tuilés, annonçant une évolution noble. Le nez dévoile des arômes profonds de fruits confits, de cuir, de tabac et de sous-bois, enrichis par des nuances épicées et légèrement fumées. En bouche, la matière est soyeuse, ample et parfaitement fondue. Les tanins se sont patinés avec le temps, laissant place à une texture délicate et une longueur impressionnante.
Ce vin accompagne idéalement des plats raffinés comme un gibier, une viande en sauce ou des champignons. Une bouteille rare, à la fois mémoire du passé et témoignage vivant du savoir-faire de Jean-Pierre Amoreau.
Barthelemy - 2001
Château Le Puy
Barthélemy 2001 du Château Le Puy, élaboré par Jean-Pierre Amoreau, est une cuvée parcellaire d’exception issue des plus vieilles vignes du domaine. Conduit en biodynamie, sans aucun produit de synthèse, ce vin incarne l’essence même du terroir dans une expression pure et sans artifice.
Vinifié sans intrants, grâce aux levures indigènes, ce vin bénéficie d’un élevage long qui lui confère profondeur et complexité. Le millésime 2001 se distingue par son équilibre et sa finesse, offrant une lecture précise et nuancée.
La robe, profonde et élégante, annonce un vin de caractère. Le nez est intense, dévoilant des arômes de fruits noirs, de cuir, de tabac et d’épices, avec une touche minérale. En bouche, la structure est dense mais parfaitement maîtrisée, avec des tanins présents mais soyeux. La longueur est remarquable, laissant une impression persistante et noble.
Ce vin s’accorde idéalement avec des plats riches, des viandes en sauce ou du gibier. Une cuvée de grande garde, rare et recherchée, qui séduira les amateurs exigeants.
Zapoï Rouge 2020
Les En Hauts
Plutôt glouglou mais doté de substance, soyeux et velouté, sec et acidulé, ce vin délicieux et gourmand offre un nez assez animal avec des notes de foin. En bouche, de la cerise, une jolie longueur et une belle acidité. Zapoï, une cuvée du projet des En-Hauts, est le résultat du travail en commun des vignerons Damien Coquelet et Frédéric Cossard. Il est issu de vieilles vignes cinquantenaires de gamay croissant en Beaujolais. Il résulte de macération semicarbonique en grappes entières, et l’élevage est de dix mois en œuf de béton.
Le mot « Zapoï » vous fait penser à Groland, évidemment, mais connaissez-vous l’origine du terme ? Le zapoï est une pratique russe consistant en une cuite de plusieurs jours, résultat d’une consommation d’alcool de longue durée. Un zapoï en bonne et due forme doit entraîner un black-out (on ne se souvient plus de rien), et des reprises de conscience régulières où l’on se saoule de nouveau pour éviter la gueule de bois. Dans certains cas, on se réveille loin de chez soi dans la neige. Ce fléau pour l’espérance de vie, heureusement, n’a de rapport logique que très lointain avec le vin qui nous occupe ici. Disons que, vraisemblablement, la sonorité du nom a plu aux deux vignerons.
Pour en savoir plus
Les En-Hauts n’est pas à proprement parler un domaine viticole mais un projet de cuvées réalisées en partenariat entre Damien Coquelet et Frédéric Cossard. Ces deux grandes figures de la viticulture bourguignonne — oui, le Beaujolais est en Bourgogne — avaient toutes les raisons de s’associer pour réaliser à deux des cuvées truculentes et savoureuses.
Frédéric Cossard est une étoile biodynamique et nature de la Bourgogne viticole, qui rend la parole aux terroirs et aux vins bourguignons, non déformés par la chimie agricole. Ses cuvées sont d’une pureté et d’une élégance sans artifice et comptent parmi les plus recherchées de Bourgogne. Son exercice ne se limite pas à la Bourgogne puisque des cuvées sont réalisées à partir de raisins achetés dans d’autres régions. Ses vignes sont soignées selon les principes de la biodynamie : traitements homéopathiques à base d’huiles essentielles, de cuivre et de soufre en doses minimales. Les vendanges sont entièrement manuelles, pratiquées à pleine maturité.
Damien Coquelet, quant à lui, est le digne successeur des grands vignerons bio auxquels on doit l’avènement du nature dans la région beaujolaise : il est le beau-fils de Georges Descombes et Jean Foillard a été son mentor, continuateurs du travail pionnier de Jules Chauvet et Marcel Lapierre. Possédant neuf hectares à Morgon sur terrains granitiques-sableux, il en cultive deux hectares et demi plus quelques vignes reprises en location : en tout, quatre hectares sur la mythique côte du Py. Spécialiste des morgons qui morgonnent et des chiroubles qui chiroublent, il incarne la vraie nature du Beaujolais.
La vi y sone Blanc 2012
Bodega Barranco Oscuro
Ce viognier est issu d’un parcelle plantée a 1 300 mètres d’altitude sur sols schisteux et argileux. La vendange fermente en cuve d’inox et l’élevage se fait en vieilles barriques.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
Avec Retour des Hirondelles Rouge 2024, cuvée exclusive, La Tribu Alonso célèbre le renouveau et la vitalité du vivant à travers un Gamay d’une grande précision. Issu d’une collection de 31 parcelles plantées sur un coteau spectaculaire à 42 % de pente, exposé plein sud, ce vin puise son énergie dans un terroir exigeant et baigné de lumière.
Les vignes sont conduites sans aucun produit de synthèse, dans une approche respectueuse des équilibres naturels. Au chai, la philosophie reste la même, sans intrants ni artifices, avec des fermentations spontanées grâce aux levures indigènes. La macération semi carbonique permet de préserver l’éclat du fruit et la finesse aromatique, tandis que l’utilisation exclusive du jus de goutte apporte pureté et élégance. L’élevage de 15 mois sur lies vient structurer le vin tout en conservant sa fraîcheur.
Dans le verre, la robe se présente dans un rouge lumineux, légèrement trouble, signature d’un vin vivant. Le nez est expressif et délicat, mêlant des notes de fruits rouges frais, d’agrumes et une touche herbacée subtile qui évoque les paysages naturels du vignoble.
En bouche, le vin séduit par sa légèreté et sa tension. L’attaque est souple, puis laisse place à une matière fine, florale et aérienne. L’équilibre entre fraîcheur et délicatesse donne un vin digeste, précis et particulièrement élégant, avec une finale vive et persistante.
Retour des Hirondelles Rouge 2024 s’accorde idéalement avec des charcuteries artisanales, des grillades ou des viandes blanches. Il accompagne aussi parfaitement des repas conviviaux où la simplicité des produits met en valeur la pureté du vin.
Avec cette cuvée exclusive, La Tribu Alonso propose un vin naturel lumineux et sincère, reflet d’un terroir exigeant et d’un savoir faire engagé.
Avec Tête D’a Fish Blanc 2024, La Tribu Alonso explore avec audace le potentiel des cépages hybrides, en assemblant Floréal, Villard et Alain Bouquet dans une cuvée aussi originale que précise. Fidèle à son approche artisanale, le domaine signe ici un vin naturel sincère, issu de vignes cultivées sans produits de synthèse et vinifié sans intrants, dans le respect total du vivant.
Cette collection de cépages hybrides, encore trop souvent méconnus, permet de révéler une autre lecture du terroir et d’ouvrir de nouvelles perspectives gustatives. Après la fermentation grâce aux levures indigènes, le vin bénéficie d’un élevage de 12 mois sur lies, apportant texture, complexité et une belle profondeur aromatique.
Dans le verre, la robe se dévoile dans une teinte pâle aux reflets légèrement troubles, signe d’un vin non filtré. Le nez s’exprime avec finesse, dévoilant des arômes de fleurs blanches, de poire fraîche et une touche herbacée délicate qui évoque la nature dans ce qu’elle a de plus pur.
En bouche, l’attaque est vive et ciselée, portée par une belle tension. Le profil est résolument fruité, avec une matière souple mais dynamique, qui s’étire sur une finale fraîche et saline. L’élevage sur lies vient arrondir l’ensemble, offrant un équilibre subtil entre énergie et gourmandise.
Tête D’a Fish Blanc 2024 trouve naturellement sa place à table. Il accompagne avec justesse les fruits de mer, les poissons grillés ou en sauce légère, ainsi que des fromages frais ou affinés. Sa tension et sa fraîcheur en font également un excellent compagnon d’apéritif.
Avec cette cuvée, La Tribu Alonso confirme son goût pour l'expérimentation et sa capacité à révéler des vins naturels vibrants, accessibles et profondément ancrés dans leur époque.
Avec Antique Rouge 2023, La Tribu Alonso explore une facette rare et captivante du Gamay, loin des profils classiques. Cette cuvée dévoile un visage plus mûr et enveloppant du cépage, dans une interprétation libre et profondément artisanale, fidèle à la philosophie du domaine.
Les vignes sont conduites sans intrants chimiques, dans le respect des équilibres naturels. Comme toujours avec La Tribu Alonso, aucun produit de synthèse n’est utilisé, ni à la vigne ni au chai. La fermentation repose exclusivement sur les levures indigènes, et les interventions sont réduites au strict minimum afin de préserver l’expression la plus pure du raisin et du millésime.
Dans le verre, la robe se pare d’un rouge profond aux reflets légèrement évolués, annonçant un vin à la personnalité affirmée. Le nez est riche et généreux, marqué par des notes de caramel, de fruits secs et de tabac blond, évoquant presque l’univers des vins oxydatifs ou des vieux millésimes. Cette complexité aromatique invite immédiatement à la contemplation.
En bouche, l’attaque surprend par sa texture liquoreuse, ample et caressante. Le vin déploie une matière ronde, chaleureuse, où les saveurs de fruits confits et d’épices douces se prolongent longuement. L’équilibre se joue entre douceur et intensité, offrant une expérience à la fois gourmande et structurée, sans lourdeur.
Antique Rouge 2023 se prête particulièrement bien aux moments de partage. Il accompagnera avec originalité un apéritif, notamment avec des fromages affinés ou des mets légèrement épicés. Il saura également sublimer des plats aux saveurs orientales ou des cuisines relevées, grâce à sa rondeur enveloppante.
Avec cette cuvée, La Tribu Alonso propose un vin naturel atypique, sincère et profondément expressif, qui séduira les amateurs en quête de sensations nouvelles.
Avec Art Brut Rouge 2024, La Tribu Alonso signe une cuvée singulière et profondément vivante, véritable manifeste d’un vin naturel sans compromis. Issu d’une harmonie biocentrique de 140 cépages co-fermentés, ce vin intrigue autant qu’il séduit, incarnant une vision libre et collective du vin, fidèle à l’esprit artisanal du domaine.
Les raisins, cultivés sur des sols granitiques, puisent une minéralité subtile qui se retrouve dans la tension du vin. Conduit sans produits de synthèse à la vigne, le travail respecte pleinement les équilibres naturels. Au chai, la vinification se fait sans artifice, avec des levures indigènes uniquement, et une infusion douce de sept jours en cuve ouverte, suivie d’une macération courte qui préserve l’éclat du fruit et la finesse des arômes.
À la dégustation, la robe dévoile un rouge lumineux aux reflets légèrement troubles, signature des vins peu interventionnistes. Le nez s’ouvre sur une palette aromatique expressive mêlant agrumes frais, petits fruits rouges croquants et une touche herbacée délicate, presque sauvage. En bouche, l’attaque est souple et juteuse, laissant place à une matière ronde, florale et étonnamment complexe. L’équilibre entre fraîcheur et profondeur donne un vin digeste, vibrant et évolutif.
Ce Gamay revisité se prête aussi bien à des accords simples qu’à des associations plus audacieuses. Il accompagnera parfaitement une cuisine de saison, des légumes grillés, une volaille rôtie ou encore des plats végétariens aux herbes fraîches.
Art Brut Rouge 2024 est une invitation à explorer le vin autrement, dans toute sa spontanéité et son énergie brute.
Issu de vieilles vignes franches de pied de Merweh, âgées de 100 à 180 ans, ce vin provient de parcelles situées entre 900 et 1 300 mètres d’altitude, exposées au nord. Les vignes, sauvages et disséminées parmi les oliviers et les chênes, s’enracinent dans des sols complexes de calcaire, argile, sable et marne bleue.
Vinifié et élevé 12 mois en cuve inox sur lies, il exprime une grande fraîcheur, une texture subtile et une profondeur remarquable, reflet d’un terroir rare et préservé. Production confidentielle de 2 500 bouteilles.
Issu de 100 % Obeideh, ce vin provient de vignes de plus de 60 ans situées à Zahlé, à 1 150 mètres d’altitude, sur des sols d’argiles blanches et une exposition est.
Conduit en agriculture biologique, il est vinifié avec 7 mois de macération pelliculaire en cuve inox, puis élevé 12 mois sur lies. Cette vinification donne un vin de caractère, à la texture ample et structurée, mêlant profondeur, complexité aromatique et belle fraîcheur d’altitude. Production très confidentielle de 2 000 bouteilles.
Issu de Viognier (100 %), ce vin provient de vignes de plus de 25 ans situées à Riyaq, à 900 mètres d’altitude, sur des sols profonds d’argiles rouges et une exposition est.
Conduit en agriculture biologique, il est majoritairement vinifié en cuve inox, avec 25 % de la fermentation en fûts français de 400 L, puis élevé 6 mois sur lies. L’ensemble donne un vin expressif et élégant, alliant fraîcheur, texture soyeuse et subtil apport du bois. Production confidentielle de 3 000 bouteilles.
Issu de 100 % Obeideh, cépage emblématique du Liban, ce vin provient de vignes de plus de 60 ans situées à Zahlé, à 1 150 mètres d’altitude, sur des sols argilo-calcaires et une exposition est.
Cultivé en agriculture biologique, il est vinifié et élevé 12 mois en cuve inox sur lies, révélant un vin droit et lumineux, porté par une belle tension, une texture fine et une expression pure du terroir. Production limitée à 5 000 bouteilles.
Issu d’un assemblage de Tempranillo (60 %) et de Cabernet Sauvignon (40 %), ce vin provient de vignes de plus de 20 ans situées dans le Nord de la Bekaa, à 1 150 mètres d’altitude, sur des sols profonds d’argiles rouges et une exposition est.
Cultivé en agriculture biologique, il est vinifié et élevé 12 mois en cuves inox sur lies, offrant un vin à la fois précis et structuré, porté par une belle fraîcheur d’altitude et une expression nette du fruit. Production limitée à 6 000 bouteilles.
Côte de Brouilly 2022
Fils de Jean Foillard, Alex perpétue la philosophie familiale avec talent tout en affirmant son propre style. Installé depuis quelques années, il cultive ses vignes avec le même respect du vivant, en quête de précision, de fruit pur et de buvabilité. Sa vision : des crus du Beaujolais naturels, profonds, mais toujours accessibles.
Côte de Brouilly 2022 provient de vignes en coteaux sur les pentes volcaniques du mont Brouilly. Cette cuvée, au profil droit et ciselé, exprime avec justesse la fraîcheur minérale propre à ce terroir. C’est un vin d’altitude et de relief, tendu, vibrant et déjà très expressif.
Au nez, des arômes de myrtille, de violette et de pierre chaude se mêlent avec élégance. En bouche, la tension est immédiate, portée par une belle fraîcheur, des tanins fins et une finale saline. Un vin structuré, mais d’une grande buvabilité, qui garde une touche aérienne.
Idéal avec une viande grillée, un filet de volaille aux herbes ou des légumes rôtis au four. Il accompagnera aussi à merveille une cuisine asiatique légèrement épicée. À servir légèrement frais pour en révéler toute la finesse.
Brouilly 2022
Avec sensibilité et rigueur, Alex Foillard trace sa propre voie dans le Beaujolais, tout en s’inspirant de l’exigence paternelle. Il signe des cuvées pleines de fraîcheur, peu interventionnistes, où le fruit s’exprime librement. Un vigneron à suivre de très près.
Brouilly 2022 est une cuvée gourmande et charmeuse, issue des sols plus profonds de ce cru du sud du Beaujolais. Moins austère que la Côte de Brouilly, elle se montre plus souple, généreuse, avec un fruit éclatant. Un vin de plaisir, spontané et plein de vivacité.
Le nez explose sur la fraise des bois, la cerise fraîche et une légère touche poivrée. En bouche, le vin est souple, croquant, juteux, avec une texture soyeuse et une finale désaltérante. Une bouteille qui respire la jeunesse et la gourmandise.
Parfait à l’apéritif, avec une planche de charcuterie ou une tarte salée. Il accompagnera aussi très bien un carpaccio, un barbecue d’été ou une salade de lentilles. À déguster sans chichi, pour le simple plaisir du fruit.
Châteauneuf du pape Rouge 2022
Domaine Les Grandes Serres
Avec cette cuvée Châteauneuf-du-Pape 2022, le domaine Les Grandes Serres propose une version rare et singulière de cette appellation prestigieuse : un vin sans sulfites ajoutés, profondément enraciné dans son terroir, et issu d’un Grenache majoritaire récolté sur les galets roulés caractéristiques de la région.
La vinification, tout en finesse, commence par une macération égrappée, favorisant une extraction maîtrisée des arômes et des tanins. Le vin est ensuite élevé durant un an en barriques de plusieurs vins, ce qui lui apporte une belle structure, sans excès de boisé, et une oxygénation lente qui le stabilise naturellement. Aucun ajout de soufre, ni à la vinification ni à la mise, pour laisser s’exprimer le vin dans sa forme la plus libre.
En dégustation, cette cuvée dévoile une robe profonde et intense, aux reflets grenat. Le nez est généreux : fruits noirs bien mûrs, fruits secs, épices poivrées et une subtile note fumée évoquent la garrigue et la chaleur du Sud. En bouche, c’est dense, solaire, mais l’équilibre est là : tannins fondus, finale longue et chaleureuse, avec une belle réserve de fraîcheur.
Ce Châteauneuf accompagnera parfaitement des viandes rouges grillées ou en sauce, des plats d’automne riches ou une cuisine méditerranéenne bien épicée. Déjà séduisant jeune après carafage, il possède un potentiel de garde de plus de 10 ans. Une bouteille rare, sincère, et résolument expressive.