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VY Vinyater Blanc 2020
Partida Creus
Arrondi, beurré, expressif et minéral, VY Vinyater s’annonce d’abord par un nez tout en fruits blancs et en fleurs blanches. Zeste de citron jaune, un peu de cire d’abeille. En bouche, du volume, du corps, une très longue finale. Issu de vieilles vignes (soixante ans) du cépage catalan vinyater croissant sur sol argilo-calcaire, élevé en dames-jeannes de cinquante litres et classé en Vino de Mesa (vin de table), VY Vinyater est un blanc frais et séduisant qui excelle sur les fruits de mer, les grillades de Viandes Blanches et les ris de veau, mais il peut aussi séduire sans accompagnement ni prétexte.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction. "
XL Ancestral Blanc Pétillant 2021
Partida Creus
"Avec sa délicieuse acidité droite et saline, ses bulles fines et festives, ce pétillant naturel fumé, profond, ample, minéral et explosif est une véritable invitation à la fête. Le nez offre des arômes de fruits blancs à maturité — pomme, poire, pêche blanche — auxquels succèdent en bouche des notes minérales qui donnent une trame à des touches levurées rappelant la pâtisserie au beurre et le pain frais. Très élégant, XL Xarel·lo Ancestral est un Vino de Mesa (vin de table) hautement buvable et agréable. Issu du cépage autochtone catalan xarel·lo, Issu de vendanges manuelles et d’un pressurage direct, il est fermenté en cuves d’inox par levures indigènes et finit de fermenter en bouteilles sur lies fines pendant un minimum de dix mois, sans le moindre ajout de sulfites.
Pour en savoir plus
Partida Creus est un domaine important, tant sur le plan vinique que sur le plan historique – nous parlons ici de l’histoire de la vigne en Catalogne. Massimo Marchiori et Antonella Gerosa, Piémontais d’origine – et même venant de la région des Langhe, où l’on s’y connaît en vins –, mènent d’abord une carrière d’architectes à Barcelone. Mais le virus du vin les chatouille, et bientôt ils abandonnent la grande ville et sa sophistication pour les vignes de la Catalogne méridionale, à Bonastre en Baix-Penedés. Ils y trouvent une quantité de vignobles abandonnés plantés d’une étourdissante diversité de cépages traditionnels catalans qu’ils reprennent avec passion pour sauver ces variétés – et leurs vins – de l’oubli. De leur part, ce n’est pas seulement une affaire de sauvetage patrimonial, non : c’est une affaire de goût et de nature. De vins nature, qu’ils ne cesseront de faire désormais sur ces terres sableuses, pauvres, argilo-calcaires ou argilo-graveleuses, pauvres et peu irriguées, où la vigne souffre pour donner son meilleur jus. Massimo et Antonella pratiquent une viticulture bio, biodynamique, entièrement manuelle et naturelle afin de donner une nouvelle vie à ces vins. Vinyater, sumoll, garrut, monastrell, ull de perdiu, ull de llebre, sumoll, queixal de llop, cariñena, trepat, subirat parent, maccabeu, parellada, pansé, vinel·lo, bobal, cartoixà vermell ou xarel·lo : c’est un véritable conservatoire des cépages autochtones catalans que soigne Partida Creus. On y trouve aussi du moscatel, du grenache, du merlot et du cabernet (entre autres). Peu de domaines viticoles peuvent se vanter de cultiver autant de cépages différents. Les vins reflètent cette diversité, les vignerons s’appliquant à transmettre le mieux possible la signature du sol et du cépage : le monocépage est fréquent chez eux, voisinant avec des assemblages très fournis, le tout dans les styles chers à la Catalogne : vin tranquille, vin pétillant de type « ancestral », et même vermouth. Les bouteilles en soi sont des œuvres d’art : en verre nu, simplement marqué de deux grandes initiales au pochoir qui signalisent la cuvée. Les vins, frais, vibrants, luxuriants mais toujours droits et impeccablement juteux et fruités, respirent la vie. L’arrivée à table d’un Partida Creus suscite toujours des cris de satisfaction. "
Le Rocher rouge 2018,
Nicolas Chemarin
Ce rouge infiniment soyeux et gourmand, minéral et très droit, est un Beaujolais-Villages qui sera idéalement dégusté entre 14 et 16 °C. Il est issu de gamay du Beaujolais cultivé au lieu-dit Combe Fleurette, à 550 mètres d’altitude et sur une pente de 40 % en moyenne, exposé au sud, sur une parcelle de granite bleu au sol très peu profond. Les vignes, âgées de vingt-cinq ans, reposent sur une tête de roche. La vendange cuve quarante jours en grappes entières avec retournements réguliers. Après pressurage, le jeune vin est élevé sur lies fines dans des fûts de chêne bourguignon. La mise en bouteille est faite en lune descendante, sans collage ni filtration.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Je t'ai dans la peau Blanc, 2018
Nicolas Chemarin
Profond, terrien et extrêmement complexe, ce vin orange présente une belle couleur vieil or et des notes finement oxydatives, noix et noisette, débouchant sur une palette fruitée exotique. Beaucoup de caractère et des promesses d’évolution considérables. Comme son nom l’indique, Je t’ai dans la peau est une affaire d’épiderme. De peau de raisin, bien sûr, puisqu’il s’agit d’un blanc de macération, expérience réalisée par Nicolas avec diverses nuances depuis 2009 pour obtenir des vins à la personnalité marquée. L’objectif n’est pas d’obtenir des vins orange exubérants à l’italienne ou à la méridionale, mais des macérations maîtrisées avec du fruit et de la profondeur. La vendange provient de la même parcelle que celle de P’tit Grobis blanc : tout chardonnay bien entendu, sols granitiques caillouteux. Le millésime 2017 est réalisé en macération pure. Celle-ci est courte : de cinq à sept jours. L’élevage est de trois ans en fûts. Superbe équilibre à savourer, à classer sans hésiter dans la catégorie des beaujolais fous.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé P’tit Grobis en qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées.
Les Vignes de Jeannot Rouge 2017
Nicolas Chemarin
Ce cru rouge en appellation Beaujolais-Villages (bien entendu cent pour cent gamay), au rapport qualité-prix plus que raisonnable, est issu de vieilles vignes ayant appartenu à Jean Chemarin, ancêtre de notre vigneron actuel : de là le nom sur l’étiquette. Une fraîcheur qu’explique l’altitude de la parcelle (450 mètres). Ce vin a subi deux ans d’élevage pour moitié en cuves et pour l’autre moitié en barriques bourguignonnes. Il est charmeur, enjôleur, fruité, avec de belles notes de fraise.
Pour en savoir plus
Nicolas Chemarin, surnommé « P’tit Grobis » en sa qualité d’habitant de Marchampt (Beaujolais), est la quatrième génération de vigneron sur son domaine viticole familial en appellation Beaujolais-Villages, sur une terre tout en cailloux où il cisèle des vins surprenants de profondeur et de sincérité. C’est en 2005 qu’il reprend deux hectares de vignes de son père et en 2006 qu’il signe ses premières cuvées. En 2008, il acquiert d’autres vignes et décide de se consacrer uniquement à son domaine dont le terroir, très escarpé, consiste en sols rocailleux et pauvres sur une roche granitique grise. Les vignes reposent sur le substrat rocheux à travers un sol très mince, et leurs racines plongent profondément dans la roche. Selon la configuration du sol, les vignes sont taillées en gobelet ou relevées sur échalas. Leur âge moyen est de quatre-vingts ans. L’encépagement, gamay et chardonnay, est classiquement beaujolais. Nicolas exploite aussi deux autres terroirs sur l’appellation Régnié : Les Bullats, aux sols sableux légers et filtrants, et La Haute Ronze, très proche de Morgon, dont les sols, plus profonds et argileux, donnent des vins charpentés. Les crus subissent de longues macérations (de 18 à 30 jours) avec pigeage et contrôle des températures (Nicolas travaille à froid, autour de 20 °C). L’élevage se fait partiellement en cuves de béton thermorégulées pour un tiers, les deux tiers restants passant en fûts de quatre à dix vins afin d’apporter une oxygénation mais peu ou pas de sensation boisée. Nicolas Chemarin est déjà très connu dans le milieu du nature pour ses cuvées friandes et fruitées, des vins de plaisir, et pour des crus issus de terroirs ardus et magnifiques, pourvus d’admirables et complexes notes minérales, aromatiques et épicées
€30,50
Prix unitaire par€30,50
Prix unitaire parBain de Bulles - Guy Wurtz Blanc 2022
I Vicini Grignolino Rouge 2019
Jean-Yves Peron
C’est en Savoie, à Chevaline, près du lac d’Annecy, que Jean-Yves Péron associe avec talent une viticulture engagée et une vinification de négoce toutes deux sous le signe du nature. Ses rouges de mondeuse sont magnifiques, ses blancs de cépages locaux anciens – jacquère, altesse, bergeron, persan – ne le sont pas moins. Son vignoble actuel, trois hectares en biodynamie depuis l’origine, se divise entre Conflans, près d’Albertville, et Fréterive, un peu en aval dans la vallée de l’Isère.
D’abord destiné à une carrière dans la biochimie, Jean-Yves s’est vite laissé entraîner par la vigne et a suivi une formation d’œnologue à Bordeaux. Il a fait ses gammes de vigneron chez Thierry Allemand à Cornas, puis chez Bruno Schueller en Alsace, avant de séjourner quelque temps en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Son activité de négoce, débutée en 2011, lui permet d’acheter la vendange de vignerons bio proches de chez lui, mais aussi en Italie du Nord : pour lui, c’est une nouvelle dimension donnée à son travail de vigneron, lui permettant de multiplier les terroirs et d’approfondir ses expériences de vinification et d’élevage.
Le travail vinicole de Jean-Yves Péron répond aux principes de l’intervention minimale. Sur des surfaces étroites et abruptes, ses vignes de montagne ne reçoivent aucun produit de synthèse, Jean-Yves leur préférant les purins de prêle et d’ortie. La végétation environnante est d’une grande richesse : elle protège les vignes et contribue à les fortifier. Les sols sont enherbés, fauchés et retravaillés à la pioche et au treuil. Les vendanges sont entièrement manuelles. Une fois encuvés en grappes entières, les raisins, en rouge comme en blanc, subissent une macération semi-carbonique qui permet d’extraire des arômes de fruits frais. Ce temps de macération varie entre cinq jours et neuf semaines en fonction des cuvées. La veille ou l’avant-veille du pressurage, Jean-Yves pratique un foulage aux pieds directement dans la cuve. Après cette fermentation, les moûts partent en fûts pour un élevage sur lies de douze mois en fûts de cinq cents litres de deux ou trois vins (pour limiter la sensation boisée), suivi d’un assemblage et d’un repos en cuve. Aucun sulfite n’est ajouté, ou le moins possible, et les vins ne subissent ni collage ni filtration.
Le vin savoyard a longtemps pâti d’une image un peu fluette, insuffisamment prise au sérieux. Pourtant, quels trésors produisent ses sols à la pédologie variée et ses nombreux cépages anciens ! Jean-Yves Péron incarne la renaissance de ce très beau vignoble.
La série « I Vicini » de Jean-Yves Péron est réalisée à partir de raisins bio vendangés en Piémont. Ici, le cépage est le grignolino, connu pour donner des vins relativement peu colorés et très aromatiques. La vendange est macérée quatorze semaines en chêne neutre et le vin est âgé un an en barriques. Le vin est intense, puissant et structuré, avec un très joli nez et une robe rouge rubis.
Finisterra Blanc 2019,
Jean-Marc Dreyer
Aromatique et floral, tout en écorces d’agrumes et en fruits tropicaux, Finisterra est une sorte de quintessence du vin d’Alsace, un cru rare et ciselé d’une envoûtante complexité. Litchi, fruit de la Passion, fleurs blanches, gingembre et rose jaune, sur un fond aromatique de cire d’abeille. Ce vin a des accents balsamiques de bois ancien ciré et de fruits jaunes (pêche), d’épices, sur une trame minérale délicate de tannins rappelant ceux d’un thé oolong de Chine. Le secret ? Jean-Marc Dreyer a assemblé cinq cépages — riesling, muscat, pinot gris, auxerrois et gewurztraminer — pour obtenir cette cuvée en macération pelliculaire avec structure, note oxydative et robe ambrée soutenue. Il s’alliera très bien avec les volailles rôties, le gibier et tout ce qui a trait de près ou de loin à la cuisine du canard ou de l’oie : magrets, canard au sang, canette rôtie, confits et foies gras. Nous l’imaginons aussi avec des champignons sauvages bien mijotés. Un vin de retour de promenade automnale. Méthode biodynamique, fermentation par levures indigènes, non filtré, non clarifié, sans sulfites ajoutés à la vigne ou au chai.
Pour en savoir plus
« La macération, en Alsace, c’est une tradition ! affirme Jean-Marc Dreyer, ajoutant que le pressurage direct dans cette région est une invention moderne, liée à l’apparition de l’électricité. Autrefois, on travaillait à la main et on laissait macérer les raisins avant d’envoyer les marcs au pressoir. » La macération en grappes entières est la signature de Jean-Marc Dreyer et représente 85 % de la production du domaine, le reste consistant en blancs de pressurage direct, souvent élevés en oxydation ménagée. Jean-Marc succède à plusieurs générations de sa famille au domaine Dreyer & Fils, créé en 1830 entre Obernai et Molsheim. Dès sa reprise du domaine, il opte immédiatement pour la biodynamie, mais il hésite quelque temps entre plusieurs méthodes : au début, ses vins sont plus boisés, élevés en barriques neuves avec bâtonnage. Ensuite, période sucrée : tous ses vins contiennent du sucre résiduel. En 2008, il essaie de vinifier sans aucun soufre et trouve sa direction : l’hiver suivant, au retour du pèlerinage de Compostelle, il jure de ne plus jamais ajouter de soufre dans aucun vin. Cette décision prise, il affirme son style autour de la macération pelliculaire, assez poussée, ciselée, toujours surprenante sur les cépages alsaciens, dont elle fait ressortir la structure sans sacrifier la délicatesse. Jean-Marc travaille en cuvées monocépage ou d’assemblage et réalise également des rouges de pinot noir d’une profondeur surprenante.
€42,00
Prix unitaire par€42,00
Prix unitaire parSkin-Contact Zizifredo Blanc 2021
Marguerite Rouge 2020
Domaine Bois Moisset
Marguerite est un beau bouquet d’épices, douces et piquantes : cannelle, poivre noir, muscade. Ce vin rouge du terroir gaillacois offre en bouche beaucoup de fraîcheur et de volume, il exprime aussi bien la qualité de son terroir que celle de son cépage. Il est en effet composé à 100 % de duras, cépage typique de la région de Gaillac, croisement de savagnin et de tressot. Une partie des vignes, d’une trentaine d’années, croissent sur la troisième terrasse du Tarn, donc sur un sol de limon sableux, et l’autre partie, également trentenaire, croît sur sols argilo-graveleux exposés au nord. La vendange est éraflée et cuve deux semaines sans ajout de sulfite dans une cuve en ciment. Le marc est pigé deux fois à faible température. Le vin est élevé en foudre de ciment avant mise en bouteille.
Pour en savoir plus
Le nom de Gaillac, région où se situe le domaine Bois-Moisset, aux mains de Sylvie Ledran et Philippe Maffre, est associé aux vins depuis l’Antiquité ; il s’agit du plus vieux vignoble de France, avec deux mille ans d’histoire et une impressionnante ampélothèque de cépages autochtones anciens. C’est aussi une région d’une beauté éblouissante, surnommé « la Toscane française » en raison de ses douces collines plantées de bocages et de sa luminosité quasi florentine. De nombreux domaines, en même temps que celui de Bois-Moisset, mettent en valeur cet héritage viticole d’une richesse unique. En même temps qu’un domaine planté de vignes, il s’agit d’une ferme en polyculture biologique qui vend directement sa production de lentilles, d’huile de tournesol, de farines de céréales et de jus de raisin. Un troupeau de vaches de races locales anciennes y prospère également et des chambres d’hôtes sont proposées à la belle saison. C’est dans ce petit paradis rural que naissent des vins naturels typiques de leur origine et de leur terroir, sur quinze hectares de boulbènes, des sols graveleux et sablo-limoneux charriés par le Tarn pendant des milliers d’années. L’encépagement est dominé par la syrah et le duras, mais la richesse ampélographique du Gaillacois (braucol, prunelart, loin-de-l’œil…) se manifeste également dans les cuvées du domaine Bois-Moisset, qui consistent particulièrement en vins rouges d’un fruité croquant, concentrés mais aux tannins déliés et délicats.
Terre Mère Rouge 2020,
Clos des B
Provence - Côtes de Provence AOC AOP
Les fruits rouges et surtout noirs (cassis, mûre, myrtille) abondent au nez et en bouche, le vin est structuré, les tannins sont souples et fondus, et la note d’amande amère en fin de bouche rappelle un peu un amarone de la Valpolicella. On perçoit nettement à travers la dégustation de Terre Mère, qui n’est pas baptisé ainsi par hasard, un désir du producteur de coller au terroir, d’en extraire la quintessence. Cette typicité mûre et évoluée (15 % d’alcool) résulte de méthodes de vinification particulières : Terre Mère, un rouge en AOP Côtes-de-Provence, se compose de 50 % grenache, 20 % cinsault et 30 % mourvèdre vendangés en surmaturité dans la seconde moitié de septembre (19 septembre en 2020). Comme le dit le biodynamiste Jean-Michel Deiss, « quand la maturité est bonne, le cépage disparaît et le terroir apparaît ». La vinification se fait à 90 % en cuves d’acier inoxydable thermorégulées et à 10 % en barriques ouvertes. Un pigeage au pied est pratiqué, ainsi que quelques petits remontages. La fermentation malolactique est complète. Le vin est élevé en fûts de 600 litres et dn barriques de plusieurs vins de 228 litres. Aucun sulfite n’est ajouté, ni à la vigne, ni à la vinification, ni à la mise en bouteilles.
Pour en savoir plus
Le Clos des B (initiale des deux propriétaires, Gwendolyn Berger et Jean-Jacques Branger) se trouve à Grimaud, dans le golfe de Saint-Tropez. Ils sont donc les heureux producteurs des toutes premières cuvées nature de cette zone géographique. Ceux qui savent que cette région abrite une viticulture digne d’intérêt éviteront de penser à la station balnéaire people et au rosé de piscine : avant le rachat de ces trois hectares de vignes par les deux B, tous ces vins allaient à la cave coopérative des Vignerons de Saint-Tropez. Animés d’une « soif de vignes », comme ils disent, Gwendolyn et Jean-Jacques surmontent les difficultés administratives, remettent le vignoble en état et produisent bientôt rouges, rosés et même un blanc de noirs. Leurs cépages sont typiques de la région : grenache, cinsault, mourvèdre, croissant sur sables schisteux traversés de veines de quartz. La propriété bénéficie d’un microclimat qui protège les vignes de l’humidité, des maladies et du gel. Le parti pris de viticulture et de vinification embrasse résolument le bio (le domaine est en conversion depuis 2020), la biodynamie et le nature. Les vins sont sans sulfite ajouté, sans collage ni filtration. Les vins du Clos des B sont le reflet fidèle de leur terroir et de leur climat : frais, fruités et très agréables à boire.
€77,50
Prix unitaire par€77,50
Prix unitaire parVolnay 1er cru « Les Lurets » Rouge 2015
Pommeau "Premium"
Domaine de la Flaguerie
Le Pommeau Premium du Domaine de la Flaguerie séduit par sa couleur acajou brillante et son élégance aromatique. Vieilli pendant deux ans, il offre un nez suave mêlant notes confites de pain d’épice, de pruneau et de fruits cuits. En bouche, sa rondeur moelleuse dévoile des saveurs complexes et équilibrées.
À l’apéritif, avec des fromages affinés ou sur un dessert, ce pommeau bio se distingue par sa finesse et sa gourmandise, à déguster entre 8 et 10°C.
€41,00
Prix unitaire par€41,00
Prix unitaire parHip Hip Chardonnay Savagnin blanc 2018
Domaine de l’Octavin
Une acidité vibrante, une fraîcheur équilibrée par de belles notes aromatiques, des fruits exotiques et une jolie touche de tannins et d’épices, c’est la cuvée Hip Hip consacrée aux deux cépages blancs typiques de la région d’Arbois. Alice Bouvot vinifie sous ce nom divers cépages locaux, blancs ou rouges. Cette version chardonnay-savagnin est issue d’une macération de deux mois en grappes entières. Le pressurage est suivi d’une année d’élevage en cuve. La longue macération donne à Alice Bouvot l’occasion de mettre en valeur les aspects les plus aromatiques de ces deux cépages : fruits exotiques, une acidité vibrante, une jolie touche de tannins et d’épices. Un magnifique équilibre entre sécheresse et souplesse. Vraiment taillé pour tous les accords.
Pour en savoir plus
« Il n’y a besoin de rien », dit Alice Bouvot, vigneronne du domaine de l’Octavin, « juste d’un raisin qui est bien dans sa peau ». Tout est dit en faveur du vin naturel, c’est une description parfaite. Créé en 2005, le domaine d’Alice est situé à Arbois, dans ce Jura viticole souvent qualifié de vignoble le plus bio de France. L’habitude de réaliser – entre autres – des vins oxydatifs est une bonne préparation au nature, ce type de vin n’admettant aucun additif chimique et surtout pas de sulfite. C’est un secret de cette magnifique région. Originellement étendu sur deux hectares, le domaine, entièrement conduit en biodynamie (Demeter) depuis 2010, s’est agrandi par l’acquisition progressive de parcelles et couvre à présent sept hectares.
Musicienne accomplie et mélomane passionnée, Alice entend appliquer sa sensibilité musicale aux vins qu’elle réalise. Elle établit un parallèle entre la perfection technique des vins conventionnels qui risque d’exclure le sentiment, tandis qu’« un musicien qui ne connaît pas le solfège et joue avec ses tripes procure de l’émotion ». Pour elle, le vin vivant est ainsi : instinctif, improvisé, émotionnel. Initiée au vin naturel par Stéphane Planche, sommelier chez le chef Jean-Paul Jeunet à Arbois, elle suivra fidèlement cette voie. Les intitulés parfois fantasques de ses cuvées s’inspirent tantôt de l’art musical (Dorabella, Zerline), tantôt des parcelles nombreuses dont son vignoble est composé (En Curon, Les Corvées, En Poussot, etc.), et ne dédaignent pas un calembour de temps en temps. De même, les étiquettes ornées de petits gnomes joyeux et salaces sont une signature du domaine. Quant aux cépages, ce sont les classiques du Jura — poulsard, trousseau, pinot noir pour les rouges, et chardonnay, savagnin pour les blancs. Parallèlement à ses vins d’Arbois, Alice a créé un négoce de raisins « sur pied » (certifiés Écocert) avec ses amis vignerons de la région. Naturels, engagés, joyeux et hautement buvables, les vins d’Alice Bouvot sont d’autant plus convoités que les cuvées, réalisées en mode parcellaire, apparaissent, disparaissent et réapparaissent selon le millésime et l’inspiration.
€115,00
Prix unitaire par€115,00
Prix unitaire parJuliette Blanc 2015,
Jean-Pierre Robinot
Cent pour cent chenin, Juliette (qui doit son nom à Juliette Robinot, la fille du vigneron) est sec et doté d’une belle fraîcheur. C’est une remarquable expression du cépage, issue de vignes plus que centenaires. La vendange est tardive, marquée par le botrytis (pourriture noble). Après un pressurage direct en barriques, le vin fermente et s’affine pendant plus de six ans dans le même contenant. Un vin rare, à chérir.
Pour en savoir plus
Quiconque s’intéresse au vin naturel en France a forcément croisé un jour Jean-Pierre Robinot et n’a jamais oublié cette silhouette souriante et bondissante. Force est de constater que si l’on n’a pas encore réussi à prouver que tous les vins ressemblent à leur vigneron (étude à entreprendre), les crus réalisés par Jean-Pierre, chaleureux, aimables et lumineux, sont à l’image de leur auteur. Après avoir tenu pendant près de quinze ans le bar à vins L’Ange Vin rue Richard-Lenoir, dans le XIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre est retourné dans son Chahaignes natal, petit village du sud de la Sarthe, aux confins de l’Anjou et de la Touraine. Son rêve est d’acquérir son vignoble et de faire des vins sans soufre. Il récupère des friches en coteau, sur de grands terroirs, ainsi que des caves troglodytes creusées dans le tuffeau. 2002 sera son premier millésime. En parallèle, sous la marque L’Opéra du vin, il vinifie des raisins achetés à des vignerons locaux. Jean-Pierre Robinot pratique une viticulture biologique exigeante, sans désherbage chimique. Le sol est travaillé et amendé au moyen de composts naturels. Toutes les vendanges, pratiquées à maturité sur des raisins sains, sont faites à la main. Le lieu et la climatologie favorisent la pourriture noble.
Munjebel MC Rouge 2016, Frank Cornelissen
Ce pur nerello mascalese provient de la contrada Monte Colla, une parcelle très escarpée, disposée en terrasses et magnifiquement exposée au soleil et au vent, juste en face du mont Etna. Le sol y est argilo-sableux. Les vignes, plantées en 1946, donnent un vin riche et puissant, tout en élégance. C’est un peu l’hermitage de l’Etna. La vendange est éraflée et légèrement foulée, puis macérée soixante jours. Pas de collage, filtration avant la mise en bouteilles.
Vin naturel sans sulfites ajoutés.
ChatZen Blanc 2015
Ce vin est un assemblage à 40 % sauvignon blanc (vignes de vingt-sept ans) et 60 % chasan (un croisement de listan et de chardonnay ; vignes de quarante-deux ans) provenant de terrains calcaires sablonneux près de Carcassonne. Le sauvignon est traité en pressurage direct et le chasan macère dans le moût en grappes entières pendant soixante-dix jours. L’élevage est de deux ans en cuve. Notes de fruits exotiques, de banane séchée et de curry : une riche palette aromatique taillée pour les fromages persillés, le vieux comté et les cuisines d’Asie du Sud-Est. Potentiel de garde : vingt ans.
Va avec : Cuisines d'Asie, Fromages
Beaujolais Lancié, Rouge 2020
Domaine Bélicard
Cette cuvée Beaujolais Villages signée Domaine Bélicard incarne une version plus mûre et profonde du Gamay, grâce à un millésime solaire et un élevage prolongé en foudre. Un vin naturel, sincère, 100 % Gamay noir, qui puise sa structure et sa tension dans les sols granitiques de Lancié, au cœur du Beaujolais.
Un élevage noble pour un fruit vibrant
Vinifié en grappes entières, avec une courte macération pour préserver la vivacité du raisin, ce vin suit une fermentation spontanée, sans aucun intrant œnologique. La particularité de cette version 2020 réside dans son élevage de 8 mois en foudre, un contenant noble qui respecte le fruit tout en lui apportant complexité et relief. Ce choix donne naissance à une cuvée plus aboutie, capable de vieillir tout en restant plaisante dans sa jeunesse.
Un rouge souple mais de caractère
Le nez s’ouvre sur des fruits rouges confiturés, relevés d’épices douces et d’une touche kirschée typique du Gamay bien mûr. En bouche, l’attaque est ample, la texture veloutée, soutenue par une belle fraîcheur minérale. L’équilibre est là : rondeur, profondeur et buvabilité s’unissent sans lourdeur.
Pour l’apéritif ou plus si affinités
À servir entre 14 et 16 °C, ce Beaujolais Lancié 2020 s’exprime aussi bien seul à l’apéro qu’en accompagnement de plats mijotés, de viandes blanches rôties ou de charcuteries artisanales. Un vin vivant à boire dès maintenant ou à garder jusqu’à 5 ans.